•                      « La nation, un concept dépassé ? »

     

     

     

     Le territoire national.  

     

     Le territoire commun à défendre ou à acquérir, par la force, est le point de départ d’une nation. Il est à cet égard remarquable, en visitant la France, de trouver un château-fort par village, signe que les questions de territoire ont débuté à l’échelle du village. En remontant plus loin, les clôtures entre les champs datent de la sédentarisation des agriculteurs.

     

     Certains peuples sont privés de territoire national: les Kurdes, les Rohingyas, des peuples du Moyen orient. Dans beaucoup de cas, les limites du territoire national ont été décidées sans consultation des peuples : au Sénégal par exemple, le fleuve du même nom a été choisi comme frontière avec la Mauritanie, sans souci des populations locales, les familles étant souvent séparées. De même, les frontières du Koweit ont été tracées par les Anglais, qui voyaient dans cette contrée une étape agréable sur le route des Indes ; le suite a été tragique. De même pour les frontières en Amérique,où elles sont stables, et au Moyen Orient ou dans les Balkans, où elles ne le sont pas.

     

     En Europe, les limites nationales ont été en gros déterminées par le traité de Westphalie en 1648, bien qu’il y ait eu des changements par la suite, après des guerres. Ces frontières jouent le même rôle que la porte d’entrée d’une maison.

     

               Les moyens de l’assimilation nationale.

                Dans le passé, les immigrés pouvaient s’assimiler en relation avec les institutions  locales communément reconnues ; l’école, l’église, et l’usine. Cependant ces institutions sont contestées : pour l'école, du fait de la contestation de plus en plus forte de sa légitimité et de son autorité ; pour l'église du fait de la sécularisation ; et a tendance à disparaître pour l'usine, du fait de la mondialisation et de la désindustrialisation.

     

                L'école reste le premier lieu de l'intégration. Cependant, si l'intégration par l'éducation nationale a longtemps bien fonctionnée, actuellement, cela réussit de moins en moins bien, du fait de la contestation, par certains élèves, de certaines valeurs républicaines et laïques (respect de l'autorité du professeur, égalité filles/garçons, par exemple) ou de certains faits scientifiques (évolution par exemple). De plus, la violence, la misère sociale, la drogue etc., venant de l'extérieur, ont un impact négatif sur l'école. Il a été cependant reconnu l'implication et la volonté de bien faire de beaucoup d'enseignants, avec souvent des réussites malgré les difficultés de plus en plus fortes.

     

    Pour faire réellement partie d'une nation, il faut le vouloir. Il est possible d'obtenir une nationalité par le droit du sang et/ou par le droit du sol, mais si l'on n'aime pas son pays, c'est une traîtrise. Pour "faire nation", aimer son pays est primordial. C'est une question de cœur. De trop nombreux français n'aiment pas la France (ceux qui combattent la France par les attentats bien sûr, mais aussi les évadés fiscaux, certains politiciens, certains "intellectuels" etc.). Par exemple, certains fraudent le fisc, profitent indûment de certains avantages, critiquent la France et les Français de façon officielle au vu et au su du monde entier, bradent de façon scandaleuse la technologie et des fleurons français etc. A cet égard, certains français naturalisés aimant la France peuvent être, en réalité, plus français que certains français qui ont obtenu la nationalité à la naissance et qui détestent la France.

     

    Pour le "vivre ensemble", i faut une culture et des valeurs communes (dans l'idéal) ou, au moins, des cultures compatibles entre elles et aussi avec les valeurs de la nation.

     

              Le « sentiment national », selon Michelet, remonterait à Jehanne d’Arc.

     

     La langue.

     

    Reste cependant la langue, nécessaire pour les échanges. Au passage, la clause « Molière », qui enjoint que les travailleurs parlent le Français serait nécessaire pour la sécurité.

    Sous Louis XIV, même les filles d’aristocrates parlaient les patois locaux, et Mme de Maintenon avait créé une école exprès pour qu’elles apprennent le Français.

     

     Il y a une cinquantaine d’années, ces patois locaux existaient encore un peu partout en France : ils ont presque tous disparu. Certains jeunes refusent de parler correctement le français, la vie en société les obligera à s’y mettre.

     

    Les pays ayant plusieurs langues sont fragiles : la Belgique, le Québec et l’Espagne (Catalans, Basques) par exemple. Oui, mais la Suisse !

     

    Il existe des cas où la langue est facteur de division ; c’est le cas d’Emile  Ciorand, qui apprit le Français pour atteindre un public plus vaste et n’hésitait pas à  dénoncer notre mauvais goùt supposé.

     

                 La colonisation.

     

    Il a beaucoup été question de colonisation. D’un côté, il était dit dans le texte d’introduction qu’elle consistait en une mise en esclavage du peuple conquis. Mais il a aussi été affirmé que, pour ce qui est de l’Afrique, la France a amené une certaine civilisation et la paix, plus une langue commune, sur le modèle des Romains.

     

    Le nationalisme, qui utilise la haine des étrangers, a été rejeté : la nation doit servir à aller vers le meilleur, et non le pire. Plutôt que le nationalisme, parlons de patriotisme, de l’amour de sa patrie..

                La religion.

     

    La religion peut avoir un effet fédérateur, comme écrit dans l’introduction, ayant l’avantage de fixer des rendez vous, et de faire participer à des rites communs. Mais elle peut aussi être source de conflits, comme c’est le cas actuellement en Birmanie, où des Bouddhistes intégristes chassent les musulmans de chez eux.

     

               L’Etat.

     

    On attend de l’Etat qu’il fixe les règles communes du vivre ensemble, celles de l’économie et de la redistribution, qu’il trouve sa place dans le commerce mondial et protège le territoire national et les citoyens, s’il le faut en utilisant les armes, et enfin qu’il aille dans le sens maintenant de la protection de la planète et du développement durable.

     

    L’Etat n’a pas toujours existé en France. Les premières administrations étatiques pourraient avoir commencé eu treizième siècle. Nous devons beaucoup de nos règles de vie au centralisme Napoléonien (le code civil !), qui héritait de l’absolutisme royal. Les unités Allemande et Italienne sont beaucoup plus récentes (fin 19ème).

     

             A propos d’économie, une relation étroite a été proposée entre la doctrine libérale, et la libéralisation des mœurs ; cela a été contesté.

     

    Pas de doute pour un intervenant, c’est bien la démocratie représentative qui est la solution.

     

    Daech n’est pas un Etat, ce n’est qu’une organisation criminelle.

     

                 Le patrimoine culturel et matériel.

     

              La culture est primordiale, et un exemple a été choisi dans la Renaissance : les pays nordiques avaient dans un premier temps négligé de suivre le bouillonnement culturel Italien, mené notamment  par Léonard de Vinci, et ils l’ont payé cher ; il a fallu que Christine de Suède fasse la voyage de Rome et celui de Paris pour rattraper ce retard, aidée en cela par rené Descartes qui a fini sa vie en Suède.

     

    De même le patrimoine matériel ( l’immobilier, l’aménagement du territoire, etc…) aurait du prendre sa place dans le texte d’introduction..

    Alors, dépassé ou pas ?

     

     La majorité est d’avis que non, le concept de nation n’est pas dépassé. Ne serait-ce que parce qu’une diversité est nécessaire.

     Cliquer ici pour le compte-rendu du débat

     

     


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    Sujet : sur quel critère choisit-on son conjoint ?

     

     

     

    29 personnes ont assisté à la séance de ce samedi et de nombreuses réactions se sont manifestées à propos du terme « faire honneur ». Faire honneur, c’est ne jamais accomplir une action ou tenir des propos qui soient contraires aux valeurs que l’on est supposé partager au sein d’un couple, d’une famille. On ne peut espérer devenir une personne honorable si on ne respecte pas l’honneur des siens auquel cas on prend le risque de détruire l’estime, la confiance qui sont les fondements de l’amour.

     

    A-t-on besoin d’un conjoint ? Une entente harmonieuse dans le couple aide chacun à avancer dans la vie et entretient un confort moral rassurant. L’amour, on l’a dit, est une vertu : il faut faire preuve de curiosité envers l’autre, de compréhension, de tolérance, parfois. La solidarité doit s’exercer en cas de coups durs tels la maladie, le chagrin qui peuvent accabler l’un des conjoints. On a rappelé que les preuves d’amour valent mieux que les paroles.

     

    Un participant a remarqué qu’il n’y a pas d’obligation à vivre avec un conjoint… ni d’ailleurs avec UN SEUL !  Il nous a mentionné un essai de Georges Anquetil sur le mariage polygamique de demain. Nous avons observé que si les messieurs souriaient à l’évocation d’un fantasme qui devrait se réaliser, les dames, elles, ont semblé ne pas souhaiter avoir plusieurs maris à la maison.

     

    En Inde, nombre de femmes sont mariées de force à deux, voire trois maris. Elles sont traitées en esclaves ménagères et sexuelles et accouchent tous les ans d’un enfant dont on ne sait lequel des époux est le père.

     

    Comment trouver l’âme sœur ? Un couple est, paraît-il, la rencontre de deux névroses. On ne choisit pas son ou sa partenaire de vie, car on est guidé par son inconscient plus que par un raisonnement rationnel. Pour aimer l’autre il faut s’aimer soi-même. L’autre est un miroir qui vient nous compléter et compenser nos difficultés personnelles, sans cela il ne sert à rien.  Si on ne peut choisir c’est aussi pour une autre raison : on ne peut ajuster ses critères de sélection sur un individu comme on ajusterait un costume. Les rencontres sont faites de hasard et on s’adapte à la réalité plutôt que de chercher un idéal qui n’existe pas. Quelqu’un a dit qu’il était tout à fait possible de choisir son conjoint en pleine conscience et avec beaucoup de lucidité.

     

    Il a été question des mariages arrangés : s’il y en a de moins en moins de nos jours, cela est encore courant dans de nombreux pays. Cependant une rencontre peut être provoquée par le bon copain, qui connaissant dans ses relations des « filles à marier » les présente à un ami qui, justement traverse un petit désert sentimental. Autrefois, les fiançailles étaient une période durant laquelle les jeunes gens apprenaient à se connaître avant de convoler. De nos jours, à peine les tourtereaux se sont-ils croisés qu’ils plongent joyeusement dans le mitan du lit et batifolent sous la couette. Ils croient ainsi vivre une vie de couple… comme les grands. Paradoxalement, tout en s’interrogeant sur ce changement de mœurs et en s’inquiétant sur la durée de vie de ces mini-couples, une personne disait son regret de n’avoir pas connu cette liberté du temps de ses premières amours ! Etait-il si charmant le temps des roses ?

     

    Mais qu’est-ce que le véritable amour ? demandait un jeune participant (14 ans). Et de citer François de la Rochefoucauld : « Il est du véritable amour comme de l’apparition des esprits : tout le monde en parle mais peu de gens en ont vu. » Il semble, disait-il, que rien n’a changé depuis le XVIIème siècle : on parle d’amour mais les gens, très vite, ne s’aiment plus et ils se séparent. L’amour ne peut donc progresser ?

     

    La réponse ne fut pas encourageante : on a cité Aragon « Il n’y a pas d’amour heureux » puis le philosophe Francis Wolff qui rectifie « Il n’y a pas d’amour parfait ».  Il est vrai que désormais on entre dans une relation en sachant que cela ne durera peut-être pas et, malheureusement, ce n’est pas l’enchantement qui a le plus souvent le dernier mot. Nous sommes des êtres inépuisables et le cadre monogame a explosé.

     

    On n’aime pas de la même façon selon l’âge et le temps que l’on a devant soi. Vingt ans est le temps de la découverte de l’amour et de toutes ses émotions, c’est aussi celui des aspirations et de l’enthousiasme propres à la jeunesse. A quarante ans c’est souvent, à la suite d’une rupture, une reconstruction, une recomposition de la famille et les « arrangements » ne sont plus les mêmes. Enfin, si on a le bonheur de rencontre l’amour à soixante ans, on ressent une urgence à être heureux ensemble ; le temps qui reste est devenu précieux et bien des précautions sont alors prises pour l’appréhender avec délicatesse.

     

    Serait-on soulagé de retrouver la liberté ? Les individus n’évoluent pas toujours de la même façon. Parfois après quelques années de vie commune, le couple n’a plus rien à voir avec celui qu’il était à son origine. Mais il est difficile de changer de « compagnon », terme préféré à celui de « conjoint », et de reconstruire sa vie. Une rupture peut entraîner une misère économique et on voit de plus en plus de ménages monoparentaux réduits à a précarité.

     

    Cependant, et pour terminer sur une note d’humour, un participant nous a donné l’exemple de veuves, non pas « joyeuses » mais très heureuses qui, se rendant en groupe au théâtre, s’entre-confiaient sur le chemin leur regret d’avoir perdu un mari bricoleur… il rendait tant de services à la maison ! On les comprend :  Il est difficile de nos jours de trouver un homme toute main, et les tarifs pratiqués sont exorbitants.

     

     

     

    CONCLUSION  

     

    Pour essayer de percer le mystère de l’amour, car c’est bien de cela qu’il s’est agi tout au long de notre discussion, nous avons évoqué le film de Wim Wenders : « Les ailes du désir ». Ce film raconte le voyage de deux anges, Damiel et Cassiel, à travers le monde des humains. Ils s‘interrogent sur la condition des hommes et ne comprennent pas le sens que ces êtres étranges peuvent donner à une existence qui doit fatalement finir et leur paraît très courte, à eux qui sont immortels. Cependant, eux n’ont aucune connaissance de ce qu’est le désir qui semble être le motif de leur vie. Comme un signe, Damiel se brûle la main et a cette révélation : « RESSENTIR C’EST VIVRE ! » Lorsqu’il verra la jolie trapéziste se balancer au-dessus du vide dans sa petite jupe blanche, lorsqu’il rencontrera son regard tellement inquiet et mélancolique, il tombera amoureux. Alors il sacrifiera son immortalité au bonheur d’aimer.

     

     

     

    Remarque : 18 millions de personnes vivent seules en France !

     

     

     

     


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  • Le pouvoir des médias représente-t-il un atout ou un danger pour la démocratie ?

     

    20 personnes présentes ont émis 24 commentaires et la conclusion du café débat.

     

    I/S’agissant de la démocratie, (mot composé du grec "demos", le peuple "qui habite la cité" et du grec "kratos", celui qui est fort, puissant, au sens de celui qui est "capable de gouverner"), le domaine d’informations des médias traité est principalement celui qui concerne la politique. L'étymologie du mot politique vient du grec"politikè" qui signifie : science des affaires de la Cité. La politique est donc l'organisation de la Cité ou de nos jours l'État. Par conséquent les informations liées aux sports, aux loisirs, la santé … n’ont pas été débattues.

    II/ Les propos tenus ont principalement été orientés sur les dangers et les critiques, puisque la question d’emblée a été posée ‘de quels dysfonctionnements parle-t-on ?’. On peut les structurer de la manière suivante :

     

    II-1/Critiques des médias centrées sur leur fonctionnement industriel :

    Les médias appartiennent à des grands groupes, 10 milliardaires se partagent le gâteau, ce qui conduit à un manque d’objectivité établi par une impartialité subjective, pouvant aller dans certains cas à une théorie du complot.

    Leurs objectifs est la course à l’audience. Avoir de l’influence, en ayant prise sur des décideurs politiques, mettre un pied dans l’opinion, garder la main mise sur la commande de sondages, brider les investigations.

    Il a été fait état de "marronnier ": Un marronnier en journalisme est un article ou un reportage d'informations de faible importance meublant une période creuse, consacré à un événement récurrent et prévisible. Les sujets « débattus » dans un marronnier sont souvent simplistes, parfois mièvres.

    Peu de médias sont indépendants financièrement, tels La Croix, le Canard enchaîné.

    Les médias perçoivent des subventions de la part de l’Etat.

     

    II-2/ Critiques centrées sur les journalistes :

    Les journalistes relatent des faits selon leurs opinions, un bon journaliste devrait être honnête pour faire un bon média. Les journalistes ont toujours la faculté de laisser poindre leurs opinions, la frontière est floue entre informer et expliquer, ce dernier volet donne lieu à des dérives, pour un même fait leurs commentaires sont différents selon les journaux.

    Notre temps est limité, les médias souhaitent capter notre attention. Les journalistes sont des otages des fabricants de buzz, au sens rumeur. Certains journalistes cherchent à développer le désordre.

     

    II-3/ Critiques centrées sur la médiacratie (pouvoir qu’exerce les médias au sein de la société, souligne leur influence sur les trois autres pouvoirs).

    Les médias ont la capacité de créer un évènement à partir d’un non évènement, c’est la démesure des médias, tout se passe comme s’ils avaient besoin de prouver leur force en créant quelque chose à partir de rien.

    L’affaire Fillon « nous a bassiné », il n’y a pas eu de campagne présidentielle. L’Etat est maltraité par les médias,voire caricaturé.

    Les médias des départements ou des régions sont moins à l’affut du scoop. Entre le bien et le mal,  c’est le mal qui est souvent relaté dans les médias.

    Le pouvoir des médias est relatif, on écoute ou on n’écoute pas, les guignols de l’info à la TV et les humoristes ont un pouvoir très important. On ne serait pas manipulés comme on le pense. Les médias véhiculent la pensée dominante, ce qui conduit à un esprit grégaire (penser ce que tout le monde pense, obéissance de l’individu à la masse de manière aveugle et sans réflexion). Le principal pouvoir des médias c’est d’orienter les réflexions, d’endormir la pensée de chacun d’entre nous, pour éviter de penser aux réels problèmes. Le pouvoir des médias c’est nous qui leur donnons, c’est aux gens de sélectionner leurs canaux d’information ou spectacles. Question qu’est-ce que cherchent les gens, ils cherchent « à être dans le bain » sentiment d’unité. Pour avoir une information correcte, il y a plusieurs sources d’informations : certaines émissions de radios, les émissions de TV bien faites et informatives (hélas en général en deuxième partie de soirée et/ou sur de petites chaines), les livres, certains films (ex "le capital" de Costa Gavras), les recherches sur Internet, les rapports parlementaires, certains débats qui peuvent être très utiles. La finance mondiale est le chef d’orchestre des gros médias. Bon nombre de ces derniers véhiculent la pensée unique "il n'y a pas d'autre voie que la mondialisation de concurrence dure". Le quatrième pouvoir souffre d’un mal : le cinquième pouvoir qui n’existe pas (serait de moins en moins vrai grâce à Internet).

    Questions : qu’entend-on par opinion et diversité, n’y a-t-il pas plusieurs peuples ?

     

    Question : comment juger les médias, à cette question il a été mentionné l’organisme ACRIMED Action CRItique des MEDias, à étudier car peut connue. Sur Internet il y a la liberté d’expression mais il n’y a pas de limite (ex : il y a certains propos racistes, xénophobes), il peut y avoir aussi de la désinformation.

     

    II-4/ Critique sur le traitement de l’information

    Rappels : l’information est devenue une marchandise, qui obéit à des contraintes de rentabilité. Elle entre dans des programmes où elle côtoie des désirs d’influence, la conquête incessante des parts de marché. Les risques sont d’aller dans le sens de la propagande, on peut noter aussi l’influence des publicités.

    Nous sommes matraqués par les médias, bien souvent ils utilisent un titre accrocheur mais l’article est creux. Toute communication est une manipulation, aujourd’hui on est saturés d’informations, il n’y a pas d’information parfaite. Les subventions de l’Etat pour la presse ne doivent pas être arbitraires.

    Lorsque l’on va chercher une information, nombre de personnes ont tendance à aller chercher une information qui se rapproche de leur opinion (croyance), (cela s’appelle biais de confirmation).

    On n’a pas le temps d’approfondir ce que disent les médias, alors que la justice prend le temps pour que la vérité émerge.

     

    Lorsqu’il y a eu le passage aux 35 heures, j’avais du mal à comprendre. Internet on y trouve de tout et n’importe quoi, c’est devenu le café du commerce, où certains consommateurs abusent des petits blancs. Ce que disent les médias c’est l’écume de l’information, c’est pour cela qu’il faut aller chercher des informations dans différents rapports parlementaires.

    Sur Tweeter il y a énormément de déclarations d’opinions dangereuses.

     

    III/ Démocratie et médias

    La France serait mal placée dans le tableau de classement des pays démocratiques, les médias véhiculent la pensée dominante.

     

    La démocratie est influencée par les médias qui ont le pouvoir de masquer les problèmes essentiels, et manipuler notre pensée.

     

    A ce propos, il a été rappelé ce que le Général de Gaulle voulait l’élection du Président de la République au suffrage universel, en premier lieu pour lui donner plus de légitimité, mais aussi pour empêcher les manipulations comme c’était le cas sous la IV e République. De Gaulle estimait qu’il était plus difficile de manipuler des millions d’électeurs que quelques centaines de députés et sénateurs. Les réseaux et groupes de pressions ont réussi à reprendre la main et manipuler ces millions d’électeurs depuis les années 1970.

     

    IV/ Conclusion : l’urgence est de préserver le véritable métier de journaliste.

    Comme il a été fait état de plusieurs critiques, cela donne matière à ce sur quoi il faudrait réfléchir, à ce qu’il faudrait faire, et d’être relayé par un « Zola » du XXI e siècle, au sens de « J’accuse ». Le rôle démocratique des médias est à redéfinir, à défaut ils seront balayés, et la démocratie y perdra tout.

                                                                                Daniel Soulat, avec l'aide de participants


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  •  ‘Nos valeurs Républicaines sont-elles recevables dans toutes les cultures ?’

     

    17 personnes présentes ont émis 30 commentaires et la conclusion du café débat.

     

    I/ Rappels, la République Française est fondée sur :

    -       Des valeurs, des principes, les Déclarations des Droits de l’Homme, une souveraineté, une constitution, des symboles.

    I-1/ Les valeurs annoncées par la devise « Liberté Egalité Fraternité » reposent  sur celles mentionnées dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 Août 1793, reprises ultérieurement dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme en 1948, et dans la Constitution de 1958.

    I-2/ Les principaux principes sur lesquels s’appuie la République :

    -       L’Article 1 de la Constitution de la Ve République 1958 contient :

    La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale.

     

    -       La loi de séparation des Eglises et de l’Etat décembre 1905 contient :

    Article 1er : La République assure la liberté de conscience, elle garantit le libre exercice des cultes.

    C’est l’application stricte de la laïcité.

    I-3/ Le respect des droits de l’Homme et du principe de souveraineté nationale (le pouvoir appartient à la nation, c'est-à-dire à l’ensemble des citoyens).

    I-4/ Les symboles de la République Française :

    -       La devise, le drapeau tricolore, Marianne, la Marseillaise, la fête nationale du 14 Juillet, le coq.

     

    II/Valeurs : vu dans le CD« Les Valeurs occidentales : quelles sont-elles et mode d’emploi ? ». Les « Valeurs » sont des principes auxquels doivent se conformer les manières d'être et d'agir, ces principes étant ceux qu'une personne ou qu'une collectivité reconnaissent comme  idéales… Elles constituent une morale qui donne aux individus les moyens de juger leurs actes etc….

    II-1/ Origine :La plupart des valeurs républicaines, notamment Démocratie, Liberté Egalité Fraternité, proviennent de la pensée Grecque, et de la Bible avec ses valeurs (sacrées) tombées dans le domaine public (profane) notamment la Fraternité. Les valeurs occidentales du type Judéo Chrétiennes, Gréco Romaines ont été rediffusées à la Renaissance, puis le mouvement des Lumières (émancipation) a été à l’origine de la Révolution Française. En Angleterre, il y a eu l’Habeas Corpus (présomption d’innocence) qui a permis que les individus puissent manifester pour leurs droits élémentaires. Au Danemark, via un philosophe des Lumières, il y a eu la liberté d’expression écrite et orale, et la diffusion. L’histoire coloniale a conduit à classer les populations selon leur origine.

     

    II-2/ Partage : L’individu est autonome, il a un statut, il est au sein d’une communauté, ceci diffère selon les pays, par exemple la République en Irlande a une constitution appuyée sur des valeurs catholiques, en Pologne il y a une forte pression religieuse.Bon nombre de pays partagent nos valeurs, avec des exceptions car cela dépend de leurs applications.

     

    II-3/ Comment sont-elles diffusées, à l’école avec des manuels scolaires et l’instruction civique. La langue commune facilite cette tâche. Autrefois au service militaire des éléments de civisme étaient rappelés. Il existe un guide du citoyen.

     

    II-4/ A quoi servent elles : notamment à faire en sorte qu’il y ait la paix au lieu de la haine, mais dans la réalité les ventes d’armes sont contraires à cet idéal. Comment faire pour que le bien prenne l’ascendant sur le mal ?

    Elles permettent d’avoir le sentiment d’histoire commune, de former les citoyens et de vivre ensemble. En France les valeurs qui nous relient conduisent au sentiment  d’appartenance à une nation, si on s’y reconnaît tant mieux, sinon cela fait émerger des conflits. Elles permettent de vivre une vie paisible en tant que citoyen, auquel il est demandé de  respecter les lois. S’il ne veut pas les respecter, il ne peut pas être reconnu citoyen.

    Le devoir de respecter la famille a régressé.

    Pour ceux qui refusent d’être citoyen leur voie est de faire la révolution.

    Au Liban, les peuples apprennent ensemble à se respecter, c’est profondément ancré chez ce peuple, peut être parce qu’ils font des affaires ensemble ?

     

    II-5/ Témoignage de vécu : « de par mon travail, j’ai visité plusieurs pays, là où il fallait s’adapter ». « Je vais souvent dans une région ou Jean Jaurès a laissé son empreinte », « ceci conduit à la question des régions : ont-elles les mêmes valeurs républicaines ?», une amorce de réponse a été formulée relative à l’Alsace, ceci issu du très long rattachement de cette région à l’Allemagne.

    Pour information, Il y a longtemps le sujet « Valeurs universelles » a été débattue au café débat. 

    III/ Définition de la culture, en fait il y a plusieurs définition (vu dans CD et son CR « Est-ce un devoir pour l’homme d’être cultivé ? ») : E.B. Tylor définissait le contenu de toute « culture » ou « civilisation » comme l'ensemble des connaissances, croyances, arts, lois et coutumes acquis par l'homme en tant que membre d'une société.Vu sur Internet : En sociologie, la culture est définie comme « ce qui est commun à un groupe d'individus » et comme « ce qui le soude », c'est-à-dire ce qui est appris, transmis, produit et créé. L' UNESCO définit la culture de cette manière-ci : « La culture, dans son sens le plus large, est considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts, les lettres et les sciences, les modes de vie, les lois, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances. »La culture est en fait un ensemble de normes et de valeurs, qu'un individu acquiert au cours de sa vie et qui le font entrer dans la société, mais aussi dans des catégories et des groupes sociaux. L'apprentissage de la culture se fait par la socialisation.

    IV/ Discussion sur les principales valeurs évoquées en séance :

    Un intervenant a dit ''nos valeurs républicaines ont créé notre Nation''.

     

    Suite à cette intervention, il a été rappelé que, malheureusement dans l'Histoire et encore aujourd'hui, il y avait de nombreux exemples où des Nations ou des Communautés avaient été/sont ''créées'' avec d'autres ''valeurs'', exemples : ''économie parallèle de la Mafia'', ''réseaux de drogue'', ''valeurs'' nazies''.

     

    Les 10 commandements du christianisme sont tout à fait respectables et utiles pour bien vivre en société, mais la république a été déclarée laïque en assurant, par ailleurs, la liberté de culte.

     

    Ces réflexions qui mettent en évidence la grandeur, mais aussi la difficulté, de faire progresser nos valeurs républicaines.

     

    IV-1/ Liberté : rappel, cf l’article 4 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 ‘La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaquehomme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Cesbornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.

     

    On peut la dissocier (liberté d’expression, d’être informé, de choix, …), selon certains la liberté individuelle est un mythe, une illusion.

     

    IV-2/ Egalité : elle est plutôt stricte dans le domaine des droits en France, l’égalité n’existe pas, le devoir d’une nation c’est de créer les conditions d’obtenir l’égalité des chances (exemple l’école), égalité différente selon les pays surtout au niveau de son application. 

    IV-3/ Fraternité : en France il y a différents systèmes de protections sociales, et indirectement une solidarité au travers de la répartition des impôts perçus évaluée à 52 milliards d’euros, concernant 15 à 20 millions de personnes qui en bénéficient. L’Etat devrait s’occuper en priorité des cas urgents. Le revenu universel, argument avancé au cours des élections présidentielles lors du premier tour en avril 2017 a été évoqué, cela ne semble pas avoir fait l’unanimité. Difficile à distinguer la Fraternité dons, de la Solidarité impôts.

    IV-4/ Laïcité : considérée comme très important pour certains.

    IV-5/ Valeur et démocratie: est-ce un beau discours ou une réalité ? 

    Il y a des fossés entre ce que l’on voudrait, ce qui est, ce qui devrait être : (exemple droit au logement, droit au travail…). Certaines valeurs sont même parfois confrontés à des lois contradictoires, notamment dans le domaine de la liberté d'expression : certains domaines sont tabous, les gens sont devenus hypocrites, le politiquement correct va bon train. Il y a même des cas où les gens sont condamnés à de lourdes amendes, à la ruine sociale, voire à la prison (avec mort possible) pour des idées. La France est mal classée pour la liberté d'expression (exemple classement international RSF).

    La devise, Liberté, Egalité, Fraternité : c’est un idéal, très loin de la réalité, cela pose la réflexion sur les différences qu’il y a entre ce que l’on voudrait, ce qui est, ce qui devrait être. Ceci mériterait d’être abordé dans un café débat spécifique.

    Question : Si le régime politique n’est pas démocratique, a-t-il des valeurs ?

    IV-6/ Peut-on exporter nos valeurs ? :

    Les valeurs sont subjectives. Pour certains la seule valeur actuelle c’est l’argent au sens économie.

    Définition sur Internet : "Les valeurs correspondent à ce à quoi les gens attribuent de la valeur, de l'importance : comme le partage, l'équité, la justice, l'honneur. Elles sont subjectives et varient selon les différentes cultures et sexes. Elles peuvent être renforcées par des normes sociales. Les types de valeurs sociologiques incluent les valeurs morales et éthiques, les valeurs idéologiques (politique) et spirituelles (religion), les croyances, les valeurs écologiques ou encore esthétiques, ouvertes, individuelles et collectives."

    Exemple, le livre : "Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus" (mais contesté pendant le débat).

    Les 12 valeurs universelles définies par le psychologue Shalom Schwartz n'ont pas fait l'unanimité.

    Sur le site "Eduscol", il y a une définition des valeurs de la république :

    http://eduscol.education.fr/cid46702/les-valeurs-de-la-republique.html 

    "L'École transmet les valeurs de la République : liberté, égalité, fraternité ; laïcité ; refus de toutes les discriminations. Les élèves étudient les grands textes qui les fondent."

    Commentaire : cela exclue donc même la discrimination positive.

    L'égalité des filles et des garçons est également citée.

    Par extension c'est aussi l'égalité homme/femme, à voir si c'est recevable dans toutes les cultures.

    Pour la question "Nos valeurs républicaines sont-elles recevables dans toutes les cultures ?", nous pouvons prendre en exemples:

    - La "culture de la rue" (Exemple la chanson de Johny Halliday, faisant passer, en gros le message suivant : "Les portes du pénitencier se sont refermées derrière moi, femmes ne laissez pas vos fils trainer dans les rues le soir") et, dans la même veine, la culture de la citée : les valeurs républicaines ne sont pas forcément recevables dans ces cultures.

    - Religions / croyances : à voir si nos valeurs républicaines sont recevables dans toutes ces cultures.

    - Terrorisme : cette "culture" n'est apparemment pas compatible avec nos valeurs républicaines…

    Comme on le voit certaines cultures ont du mal avec nos valeurs républicaines.

    V/ Démocratie et légitimité, la démocratie représentative est contestée au regard du faible pourcentage des voix obtenues par rapport aux nombre d’électeurs (alors que sur la carte d’électeur il est mentionné ‘ le vote est un droit, c’est aussi un devoir’.

      .

    VI/ L’ injustice a été mentionnée indirectement, en citant le cas des cols blancs et de la délinquance financière, dont le montant est estimé à 100 milliards d’euros, sans être poursuivis, alors que les quelques salariés excédés par leur direction chez Air France ayant déchiré la chemise d'un dirigeant ont été condamnés  à de la prison.

     

    VII/ Tentative de réponse à la question: « Est-ce recevable dans toutes les cultures ? », en rappelant la sécularisation :

     

    Dans une démocratie, c’est un processus de libération, dans lequel l’individu acquiert une certaine autonomie vis-à-vis de la religion, prend en main sa destinée, et obtient le droit de penser, de juger indépendamment du religieux.

     

    Une société sécularisée devient autonome sur le plan politique, moral et scientifique, et élabore ses propres lois plutôt que d’être régie par des lois sacrées. Dans un régime politique démocratique, l’Etat porteur du pouvoir politique, est un instrument de médiation au service de la population. L’individu a une place centrale, et c’est à lui que revient la gestion de sa destinée individuelle et collective.

     

    On peut en déduire que,  c’est certainement, difficilement recevable par des personnes ayant une culture religieuse qui feraient passer la Religion et ses orientations  avant l’Etat et la République.

     

    VIII/ Conclusion: Suggestion proposée en fin du café débat, au travers des multiples contradictions ou manques évoqués ci-dessus, l’ensemble du débat a mis en évidence plusieurs interrogations, elles mériteraient d’avoir différents cafés débat d’approfondissement, de même la diversité des cultures à peu été abordée, à suivre donc.


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  • Compte-rendu du café débat du 9 Sept. 2017 :

     

          «L’éducation peut-elle seule permettre l’émergence d’un   homme libre ? » 

     

     

    Education et Instruction.

     

     L’éducation serait la tâche de la famille, complétée par la société, et la rue, elle consisterait en la transmission des valeurs, ou de la religion. L’Instruction serait celle de l’école, elle consisterait en la transmission de savoirs. Dans ce modèle, ce serait une erreur d’avoir transformé le nom du  ministère de l’ « Instruction publique »  en  « Education nationale ». Cependant l’école est aussi un lieu d’éducation, l’enfant y trouve des « copains », commence ainsi le « vivre ensemble ». D’ailleurs, les enfants qui apprennent en dehors de l’école ont un retard  dans leur sociabilité.

     

     

     

    L’instruction.

     

     Certains se sont plaints de la mauvaise qualité du l’instruction en France. Une majorité d’élèves ne saurait ni lire ni écrire en sortant de terminale, les enfants de maintenant ne s’intéresseraient qu’à la qualité du prof. Et non à ce qu’il enseigne : une génération de spectateurs, et non d’acteurs (mais les enfants de 10 ans sont incapables de juger de ce  qu’ils ont appris d’un prof).

     

    Au contraire, pour d’autres, certains progrès sont à constater depuis notre jeunesse : les enfants s’exprimeraient sans timidité, de façon plus intelligente  qu’autrefois, sans confondre une assertion et sa réciproque . Il est vrai que l’orthographe n’est souvent pas leur point fort, (de ce point de vue, regarder les forums sur Internet est instructif !), mais est-ce vraiment important ? Et la qualité du (de la) prof est essentielle : idéalement, c’est un être de chair, comme l’élève, qui se passionne pour le sujet enseigné, qui vous entraîne dans son goût pour la matière enseignée.

     

    En tous cas, l’instruction est absolument nécessaire pour la formation du citoyen. D’ailleurs, une forte proportion de chômeurs sont illettrés(estimation à 10%). En 1914, les « bleus » ne parlaient souvent que leur patois local, ce qui rendait difficile de les commander, d’où l’utilité d’enseigner à tous la même langue.

     

    Elle est essentielle pour permettre à l’adulte d’analyser des situations, d’en faire une synthèse et ensuite de prendre des décisions (par exemple dans l’urbanisme) ; il y aurait par exemple un trou dans les programmes de biologie : si on enseigne bien la biologie moléculaire, on n’enseigne rien sur  les éco-systèmes, et les politiques n’ont pas ce qu’il faut pour prendre des décisions environnementales.

     

    Le programme étudié est un reflet de la société, dépendant de la culture du pays, bien qu’on assiste à une uniformisation des savoirs. 

     

    Mais l’instruction n’est pas tout : les Allemands en 1930 étaient bien instruits, on a vu la suite ! Une bonne éducation SEULE ne fait pas émerger des.hommes libres, certes elle y contribue inlassablement 

     

    La connaissance  doit se construire, c'est un édifice. L'apprenant n'est pas un grand fourre-tout qui ingurgite pêle-mêle des savoirs sans cohérences entre elles. Les connaissances justes mémorisées mais non assimilées seront vite oubliées

     

    . 

    L’Education.

     

      Elle commence à la naissance. Le bébé apprend vite à communiquer ses émotions. Puis les parents sont là pour lui donner les outils nécessaires, lui apprennent à verbaliser, puis à lire et écrire, puis….Le but de l’éducation n’est pas de forcer l’enfant à reproduire les convictions de ses parents, ce serait du formatage, mais à l’amener à choisir les siennes propres au terme de son adolescence, à se réaliser, (voir CR du café débat du 3/12/2016 « nous sommes des produits pédagogiques semi-finis qui doivent mener seuls notre production à terme), à avoir du plaisir à apprendre (même si les parents ne sont  pas très instruits eux-mêmes), à trouver sa place dans la société. Trois qualités importantes, sinon primordiales : la confiance en soi, et l’harmonie avec les autres, ainsi que le courage. Tout cela se fait en rapport avec les parents (accord ou désaccord), car on ne peut rien construire à partir de rien.

     

    A bannir : le formatage, l’interdiction de la critique. L’esprit critique est une nécessité, d’ailleurs.

     

    Pour ce qui est de la vie en société et de la religion, il ne s’agit pas de transmettre la Vérité, toujours fluctuante, mais de montrer des chemins de vie possibles, pour trouver l’harmonie avec soi-même et avec les autres. Pour ce qui est de sciences exactes, à l’exclusion des « sciences humaines » (point contesté), c’est du ressort de l’Instruction.

     

    Si on ne s’occupe pas d’un enfant, il peut devenir autiste : cas cité d’un enfant de 2,5 années ayant un développement qui a fait penser qu'il était devenu autiste à cause issu d’une utilisation intensive d’écran seul dans son coin. L'arrêt de cette utilisation intensive lui a rendu un développement normal.

     

    Qui peut juger d’une éducation ? C’est un reflet de la société. (véracité de ce cas contestée)

     

    Pour la partie négative : apprendre à supporter les revers, les tristesses de la vie.

     

    Remarque : le mot éducation vient de « ducere », guider, et donc on pourrait penser qu’il est contraire à la liberté. Mais l’étymologie est parfois trompeuse !

     

     

     

    Liberté .

     

     La liberté, qui inclut la liberté de pensée et le libre arbitre, serait tout d’abord celle de choisir, et d’assumer ses choix.

     

    Ne pas confondre la liberté avec celle de faire n’importe quoi en nuisant à autrui !

     

     Quand l’Etat se mêle d’éduquer les enfants (autrement que par l’école), comme c’est le cas dans les pays totalitaires, il ne peut y avoir de liberté.

     

    De plus, dans un environnement hostile, totalitaire, où il y a risque d'être ruiné, emprisonné, voire tué pour des idées :

     

    - Celui qui est peu éduqué, inconscient de la situation peut se sentir libre (se laisse manipuler par la pensée dominante et s'y conforme, sans voir de problème).

     

    - Celui qui est éduqué, conscient, indépendant, qui voit les manipulations des foules, qui voit le pays s'enfoncer peu à peu dans un certain totalitarisme ne se sentira pas libre.

     

    Par contre, dans un environnement sain, non totalitaire, ce dernier sera d'avantage libre puisqu'il peut penser par lui-même.

     

    Devenir ce que l’on est ? Oui, mais qui suis-je ? Et ne sommes nous pas des êtres en devenir ? Michel Onfray : « on ne choisit pas d’être pédophile », à discuter !

     

    La liberté peut se définir par son contraire : l’addiction à toutes sortes de drogues , la prison évidemment. Les robots ne sont pas libres !

     

    Les milieux fermés ne favorisent pas la liberté : les enfants reproduisent le modèle qu’ils voient, leur choix est limité. L’exemple de milieux fermés : l’Ancien régime, qui a été violemment écarté par la Révolution Française.

     

    De même pour la société Anglaise qui refusait le droit de vote aux femmes : les suffragettes y ont mis bon ordre.

     

     

     

    La conclusion du président : il n’y a pas d’inquiétude sur notre capacité d’être libre.

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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