• C.R. personnel du 2 Février 2019 :

     

                                  Intolérable tolérance.

     

                                                               C.R proposé par Benoit Delcourt.

     

    Les interventions ont eu  surtout trait à la définition même de la tolérance et à ses rapports avec la mal,, puis à ses limites.

     

    Propriétés de la tolérance et ses rapports avec le mal.

    Il n’y a pas, d’après  beaucoup de participants, de rapport de la tolérance avec le mal. Le bien et le mal sont des notions  subjectives, dépendant largement de l’époque et du pays, alors que la tolérance n’en dépend  pas.

    Le verbe tollere, en latin, signifie  supporter, par exemple la faim et la soif pour les légions Romaines ; selon Quinte_Curce, l’Empereur  Alexandre  appréciait la qualité de ses soldats à leur capacité de « tolérer » ; par exemple, lors d’un incident incluant des flambeaux résineux,  tolérer les brûlures causées par de la cire en fusion coulant sur le bras.

    Le mot de tolérance a été beaucoup employé, en Françe, du temps de Louis IX (Saint Louis) qui avait fait dégager les ruelles de la capitale de toutes les prostituées, regroupées dans des maisons de « tolérance » dans les bois, où l’on pouvait donc  les tolérer.Cf Sacha Guitry : « la tolérance, il y a des maisons pour cela ».

    Le Mal est une notion dépendante  du temps, et d’ailleurs, il n’y aurait pas de morale universelle. Suivant Saint-Augustin et les personnalités  religieuses de la  Renaissance , le Mal c’est la non reconnaissance de la Vérité . Mais qui peut prétendre connaître la Vérité ? Le terrain de la Vérité est très dangereux !

    D’autre part, la notion de Bien et de Mal engendre celle de culpabilité, qui serait mauvaise.

     

    Cependant,, il faut reconnaître que le Mal est parfois évident, indiscutable : qui peut prétendre  que brutaliser un enfant est Bien, que les perversions sont Bonnes ? ou encore qu’Auschwitz n’était pas habité par le Mal ? Et c’est  à ce genre de Mal que faisait référence  le texte d’introduction.

    Et une définition du Mal peut être acceptée par tout le monde : c’est faire subir à l’autre ce qu’on ne voudrait pas qu’il vous fasse subir (définition attribuée au  Judéo-Christianisme , mais  peut-être plus universelle). Cela est même valable pour les singes, qui feraient eux aussi  des  guerres.

     

    L’intolérance, chez les Nazis, était vécue par un groupe, ce qui la rendait d’autant plus dangereuse.

     

    Au lieu de tolérance, il vaudrait mieux parler de la reconnaissance  non du Mal, mais de l’Autre (souvent dans le cas où il est minoritaire),  d’acceptation, dans la bienveillance, de ses choix différents ou de ses racines différentes , dans son altérité qui peut être  enrichissante, chose que ressentent tous ceux qui ont voyagé à l’étranger, où l’on est automatiquement minoritaire.

     

    La tolérance serait-elle «  la vertu des faibles » (Sade), et de ce point de vue, ne vaudrait-il pas mieux être intolérant, par exemple par rapport aux religions, quelles qu’elles soient ?

     

    La tolérance s’applique aux idées certes, mais aussi et surtout aux personnes. Cf  Voltaire : »Je suis contre ce vos idées, mais je me battrai pour que vous puissiez  les défendre ».

     

    Il y a un domaine où l’intolérance est de mise : la politique, car il y a des enjeux matériels. Alors que  les choix religieux relèvent plus de l’intime,

     

    Enfin, il y a une autre forme d’intolérance : celle qui apparaît quand on prend certains médicaments. Il a été cité le cas d’une femme qui ne supportait pas sa grossesse, et voulait avorter. Que faire dans ce cas ?  l’écouter est un minimum.

     

    limites de la tolérance.

     

    La tolérance peut cacher une certaine paresse, voire une lâcheté  (« Courage, fuyons »), un refus de voir. Pour prendre un exemple trivial, que dire à un maitre de chien dont le protégé lâche une crotte ? Laisser passer est plus confortable.

    Pour ce qui est du foulard islamique, comment accepter qu’une femme en porte, alors que ce n’est pas « ce qui se fait  chez nous » (mais  cela sa faisait  il  y a un siècle) ? Oui, mais pourquoi ne pas accepter que des personnes soient en recherche d’une identité, même si cette identité n’est pas la vôtre ?

    De même pour les prières de rue. Oui, mais pourquoi interdire aux personnes d’afficher leur choix religieux ? Cependant, est-ce vraiment un choix, et non une contrainte sociale ? On voit bien que les comportements ne sont pas si simples, devant ces phénomènes.

    Le terme de vigilance a été avancé pour remplacer  celui de tolérance. Vigilance contre les excès de la repentance ; cependant « ceux qui ne s’intéressent pas à l’Histoire sont condamnés à la revivre » ; mais cette repentance  est-elle historiquement honnête, tient-elle compte de tous les faits et non pas seulement de ceux qui nous sont défavorables : cite-t-on , à propos du génocide indien, les sacrifices humains pratiqué par ces derniers, et à propos de la traite négrière, le fait qu’ielle existait en Afrique avant la colonisation et que les autochtones ont aidé à la développer? et ne vaudrait-il pas mieux présenter aux enfants un roman national, plus ou moins à l’eau de rose, pour leur faire aimer leur pays ?

     De même est-on assez vigilant  face à des juges trop politisés ? Et pour la liberté d’expression (surveillance sur Internet), à l’école comme à la maison

    Il y a des cas où c’est un devoir de dire non à l’oppression. Question sans réponse : pendanr la gruerre de 40, aurais-je été résistant ?

    Au lieu de tolérer, ne vaut-il pas mieux s’indigner, comme le conseillait le regretté Hessel.? Contre les voleurs, les violeurs, les terroristes, les excès de la finance…

     

    Il peut y avoir des cas où des décisions nécessaires interfèrent avec la notion d’intolérance. Cela peut arriver dans certains licenciements, toujours très difficiles à décider, même si on les sait nécessaires.

    La tolérance peut aussi être interprétée comme méprisante : je te tolère, mais je te laisse dans tes erreurs !

     

     La tolérance, cela s’apprend pendant l’éducation.  Oui, mais au lieu d’éducation, ne s’agit-il pas de dressage ? Pourtant, comment éviter le dressage dans l’éducation : apprendre à lire, à compter, ou à jouer du piano, ne comporte-t-il pas une bonne part de dressage ?

     

    Dans sa conclusion, Charlotte a prêché pour l’altérophilie (sans h !).

     

     

     

     

     


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  • C.R. personnel du 26 Janvier 2019 :

     

                Notre parc automobile n'est-il pas surdimensionné ?

     

                                                 Benoit Delcourt, avec l’aide de Pierre Marsal.

     

    Les interventions ont eu  trait aux avantages de la voiture, à ses inconvénients, enfin aux solutions proposées pour éviter ces inconvénients. La plupart de ces interventions étaient déjà  abordées dans le texte d’introduction de Bruno .

     

    Mais tout d’abord quelques chiffres : il y a aujourd’hui environ un millard de voitures en circulation sur la planète, cent millions en sont produites chaque année, 2 millions en France.

     

    Les +.

    La voiture est un formidable instrument au service de la liberté.

     Elle est par sa taille  parfaitement  adaptée  au transport des familles. Les familles d’ailleurs possèdent souvent deux voitures : une pour aller au travail, l’autre pour les déplacements de la famille  et aussi pour aller au traveil »

    Elle sert à des transports d’objets, notamment des courses, par exemple  d’alimentation .

    Elle est de plus en plus confortable, c’est même un plaisir de la conduire.

     

    Les « ni+, ni-» 

     

    La voiture est utilisée aussi pour marquer le prestige  et  la réussite sociale de son propriétaire, c’est ainsi qu’on  en voit d’énormes …  transportant une seule personne.. Ce point a été contesté,  

     

    Les -.

     

    La voiture est à la base d’un changement de l’urbanisme, reléguant les commerces en périphérie des villes,  et favorisant l’éloignement des travailleurs de leur lieu de travail (hypertrophie des banlieues). De ce fait, elle fait maintenant partie des « dépenses contraintes », elle est devenue nécessaire..

    Elle est en grande partie responsable  de la pollution des villes (« Ca tue, ça pue, ca pollue »)

    Elle dépense beaucoup d’énergie (typiquement 100g de Co2 par km). Cette dépense était déjà indiquée  par  Aristote, qui avait remarqué que tout changement (naissance, croissance, déplacement) exige un coût (en énergie) !

    Elle est responsable de 3400 morts par an en France, plus dix fois plus de blessés.

    Ses avantages sont en partie annihilés par son succés ; villes embouteillées, voIre paralysées. En ce sens aussi, le parc automobile est surdimensionné ! Par exemple, il est difficile à un banlieusard d’accéder à Paris, alors que c’était beaucoup plus facile il y a cinquante ans. De plus, il est difficile  de trouver où garer sa voiture.

     

    Les problèmes et leurs solutions.

     

    Selon I. Ilitch (vers 1970), la vitesse moyenne d’une voiture en ville, qui intègre le temps passé pour se payer une bagnole et la faire fonctionner. ne dépasserait pas tellement celle des déplacements  à pieds. Point contesté.

    La voiture électrique : elle  a une efficacité énergétique bien meilleure (plus de 80%, contre 25% au grand maximum pour les moteurs thermiques, du fait du « cycle de Carnot »), et aussi un démarrage plus puissant (pas besoin d’une boîte de vitesse). Pour ce qui est de la pollution, elle est reportée en amont, aux usines de production d’électricité (qui sont en dehors des villes).

    La consommation d’énergie est proportionnelle  au poids des voitures ; or ce poid a doublé en cinquante ans (une tonne et demie contre 750 kg pour une « petite » voiture), du fait d’aménagements de confort : remonte glace électrique, direction assistée, et de l ‘augmentation des dimensions. Le prix énergétique de ces améliorations du confort ne risque-e-t-il pas de condamner l’usage des voitures ?

    La solution des problèmes de parking  n’est pas simple à trouver. Par exemple, à Pairs, il a été décidé de ne plus construire de parkings, pour décourager  les citoyens d’utiliser la voiture. Mais les automobilistes ont alors tendance à se garer en surface et à perdre du temps à se garer : la pollution alors augmente. De même, mettre des parkings aux alentours d’une gare de banlieue profite en fait aux automobilistes … des communes voisines.

    Le transport des camions par train : difficile dans un pays où les trains sont bloqués chaque année par des grèves, ce qui est incompatible avec les flux tendus, et le transport des produits frais.

    Le transport fluvial, comme à Venise : oui, mais très polluant.

    Les voitures volantes : oui, mais dans les années 1950, on prévoyait des déplacements généralisés en hélicoptère !

    La mutualisation des voitures : il n’est pas forcément utile de posséder la voiture dont on se sert.

    La voiture autonome : son utilité est un gain de temps pour les conducteurs.

    Le covoiturage, notamment pour les longues distances. Il a été remarqué  que les femmes sont en nette majorité parmi les usagers de ce moyen de transport. Serait-ce parce que les hommes n’aiment pas être conduits ?

    Les péages urbains, comme à Londres : une façon supplémentaire de pénaliser les banlieusards ?

     

    Divers.

    La façon de comparer le rendement énergétique de la machine humaine avec celle d’une voiture a été critiquée : cela n’aurait pas grand-chose à voir. De plus, les estimations des dépenses énergétiques des voitures et avions ne sont pas données en fonction des kms parcourus (le service rendu), mais en fonction du nombre d’heures  utilisées pour les parcourir. Il a été remarqué que le seul avantage de la machine sur l’Homme est qu’elle ne dépense pas d’énergie au repos.

     

    Enfin, une grave question, qui était mentionnée aussi dans le texte de Bruno : les besoins des occidentaux ne sont-ils pas trop grands, et même disproportionnés ?

     

     

     

     


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  • Quelques sujets abordés au cours du débat du 12 Janvier 2018. :

                             « Pour vivre heureux, faut-il s’abstraire du monde? ».

     

    Note. A la suite d’une perte de mes notes, je ne peux pas prétendre à appeler ce texte un compte-rendu. Merci à la personne qui m ‘a permis d’essayer de déchiffrer les siennes. Si un participant veut ajouter quelque-chose qui a été dit au cours de la séance, qu’il le mette en commentaire de ce texte, et j’ajouterai dans ce texte (sur le blog donc)  le numéro de ce commentaire.

                                                   B.Delcourt, avec l’aide précieuse de Daniel Soulat.

     

    La séance a commencé par une intervention originale,  utilisant une peinture de Breughel, dont la reproduction sur papier circulait ; cette peinture montrait un vieillard tournait le dos à une cité de façon à ne pas y voir un début d’incendie ; une espèce de gnome tentait de ralentir la marche du vieillard vers le désert. Cette peinture avait la signification suivante : »on ne doit pas se retirer du monde, on doit essayer de le sauver ».

    Cette entré en matière faite, les interventions ont eu trait principalement à deux arguments :

    Se retire complètement du monde n’est pas possible

    Qu’appelle-t-on « le Monde ».

    Se retirer complètement du monde n’est pas possible.

    La raison principale est qu’il faut bien manger ! Certes, cependant, il est possible de limiter le plus possible ses relations  avec ses semblables, ou encore d’entrer dans des communautés fermées , comme des monastères ; dans ce cas, un participant a affirmé que le bonheur était possible.

    Autre objection, venant du philosophe Alain : ce n’est pas manger qui est le besoin premier, mais dormir ! Manger peut se concevoir sans l’appui de personne dans les civilisations de cueillette, et dans notre civilisation par l’aide d’associations. Tandis qu’on ne peut dormir tranquillement qu’en utilisant un système de protection fourni par la société.

    Se retirer du monde est beaucoup plus facile à une personne riche qu’à un pauvre : les relations avec le monde peuvent se limiter à des paiements  pour la nourriture et la tranquillité.

    Un exemple de personne n’ayant pas de relation avec quiconque : l’autiste, ou du moins certains autistes, incapables d’apprendre un langage de communication quel qu’il soit. Les bébés « normaux » apprennent rapidement à sourire, leur premier langage, avec lequel ils communiquent avec leurs parents. A ce propos, il a été avancé que si le langage met du temps à être appris, alors il ne sera plus possible de l’apprendre ensuite ; par exemple, si un enfant ne parle pas à quatre ans, dans tous les cas il ne parlera jamais ; ceci a été contesté par des professionnelles de l’enfance (le cerveau est « plastique »).

    Autre exemple : le jeune Mathématicien Evariste Galois (tué dans un duel, qu’il savait d’avance fatal)  ou encore les suicidés ; ce sont des cas où l’on se retire du monde, mais aussi de soi-même.

    Mais s’il est impossible de se retirer définitivement du monde, au moins est-il possible de le faire momentanément, par exemple en faisant de la peinture, ou de la méditation, ou en pratiquant un art quelconque. A ce propos, il est très touchant de contempler, dans des grottes, les peintures rupestres d’hommes préhistoriques, qui ont pris le temps de nous envoyer leur message d’admiration de la nature !

     

     Qu’appelle-t-on « le Monde ».

    Définir ce qu’on appelle le Monde n’est pas simple. Le dictionnaire  donne de nombreuses acceptions du terme, et le texte d’introduction choisissait  parmi elles. Cela n’a visiblement pas été suffisant.

    Tout d’abord, peut-on dire qu’il existe un seul monde ? alors que nous  sommes confrontés journellement à plusieurs : monde du travail, monde de la famille, monde du sport, etc…

     Autrefois, le Monde était confiné à notre province, ou au mieux, à notre pays. Aujourd’hui, avec la vitesse des communications, la Terre est devenue un village, et nous savons instantanément ce qui se passe à des milliers de kilomètres. Le Monde s’est donc beaucoup élargi ! Mais si le lointain s’est rapproché, le proche s’est éloigné !

    Dans le village planétaire, la vie privée a tendance à ne pas être facile à protéger, surtout depuis l’avènement d’internet et des réseaux sociaux.

     

    Divers.

    La définition du bonheur n’a pas été abordée dans le texte d’introduction (c’est un sujet pour un débat tout entier). Cependant, il a été remarqué que les animaux ne  s’inquiètent pas de leur bonheur, ils vivent sans aucune de nos règles, et cela leur suffit.  Il a cependant été remarqué que, si l’on ne peut parler à leur endroit de leur bonheur, on peut le faire de leur bien-être (bien-être animal). Une anecdote a été racontée faisant état du malheur ressenti par un chien.

    Une définition  a été donnée du bonheur : état intérieur pacifié.  Ou encore : absence de malheur.

     

    Citations : «  Pour vivre heureux, vivons caché ».

    « L’avenir est devant moi, mais si je me retourne, je l’ai dans le dos » (Pierre Dac).

    "Mourir pour des idées, d’accord, mais lentement ! "(Brassens).

     

     

     

     

     

     


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  •         Résumé personnel de la séance du 1er Décembre 2018.

                              « Notre civilisation peut-elle s’effondrer ?

     

                                                             (Benoit Delcourt et Pierre Renard)

     

    Les réactions ont été de deux sortes : d’une part les dénégations de la responsabilité de l’industrialisation sur le réchauffement climatique et de l’épuisement des ressources  naturelles, et d’autre part sur la méthode à utiliser pour éviter cet effondrement.

    1.              Les dénégations.

    Sur le réchauffement climatique.

    Certains ont émis l’hypothèse que les scientifiques du GIEC étaient sous influence politique. Par ailleurs, les prévisions des scientifiques seraient parfois faussées : celles du « club de Rome (vers 1970)  n’ont pas anticipé le phénomène des gaz à effet de serre (ce dernier n’a été dénoncé que vers 1995).

    Le livre de Pablo Servignes envisage cet effondrement comme certain, il est trop à charge, et donc manquerait de raisonnement scientifique.  Il y aurait des choses positives non signalées dans ce livre, et les besoins alimentaires de l’Humanité seraient assurés au moins jusqu’en 2100.

    . Cependant, le réchauffement depuis 1950 de 1° à la surface des océans, de 2° à celle de  la terre ferme, et de 4 ° au pôle Nord, ne peut s’expliquer que par l’industrialisation. Et les  effets sur le niveau de la mer, sur les ouragans et les sécheresses sont maintenant palpables.

     

    Sur l’épuisement des ressources naturelles.

    Là encore, les prévisionnistes du Club de Rome se sont trompés, qui annonçaient  l’épuisement des ressources de pétrole pour 2010. Trois facteurs ont été débattus:

    _l’amélioration du rendement des moteurs thermiques, notamment ceux des automobiles,

    _l’accroissement  continu du nombre de voitures dans le monde, (en France nous en sommes à 39 millions ; pour le monde, cela va bientôt dépasser le milliard), lié à la fois à l’accroissement démographique mondial (facteur 4 entre 1960 et 2025), et à l’augmentation du niveau de vie des pays émergents.

    _les nouvelles sources de pétrole, notamment le « gaz de schiste », présent dans beaucoup de puits déjà exploités pour le pétrole liquide.

     

    Malgré ces dénégations, et vu l’augmentation démographique, le caractère limité de notre planète et l’influence toxique des énergies fossiles sur le réchauffement climatique, il semble néanmoins indispensable   de se tourner vers d’autres sources d’énergie :

    -          les énergies renouvelables intermittentes, tels que le solaire et l’éolien qui ont pour inconvénient de ne pas pouvoir être stockées ; de ce fait ces sources ne produisent sur une année que 20 % de la puissance installée. Et par ailleurs elles consomment des ressources rares (dans les cellules photo électriques et les aimants).

    -          Les bio énergies (bois, biomasse, bio gaz), prometteuses mais en phase de décollage et pas toutes renouvelables.

    -          Le nucléaire, lorsque les problèmes de sécurité et de déchets auront été résolus.

     

      

       A côté de l’épuisement des ressources fossiles, il faut parler :

       --de l’épuisement des sols,

       --de la disparition de 80% des insectes en trente ans, qui a pour conséquence celle de beaucoup d’oiseaux. Disparition des hannetons, raréfaction des papillons, et même des abeilles.

       --de l’épuisement des ressources maritimes. 

     

    2 Méthodes à utiliser pour éviter l’effondrement.

    Pour certains, il n’y a pas de problème :

     L’humanité a toujours connu des hauts et des bas, et aux bas succèdent les hauts, et les problèmes sont faits pour être résolus ! Il y a eu par exemple des épidémies de peste (1348), finalement surmontées, et plus récemment d’Ébola, rapidement éradiquée.

     Dans le même ordre d’idées, il y a eu la chute  de l’URSS, du la crise au Venezuela, et au du Zimbabwe, dues à des Etats défaillants. Dans ces trois cas,  l’effondrement n’était dû qu’à la mauvaise gouvernance des états ; il ne s’agissait pas d’effets  matériels et planétaires.

    Quant à la montée des eaux, ce serait simple pour certains : il faudrait remonter les digues aux Pays-Bas,  et en créer au Bengladesh et dans toutes les îles concernées (????).

     

    Cependant, diverses actions ont été citées :

    Les efforts de recyclage, notamment des plastiques, et même de l’eau. En Belgique, une usine récupère l’or des vieux circuits électroniques.

    En fait, il faudrait se fixer comme règle de ne jamais dépasser la quantité d’énergie qu’on peut renouveler, ce qui nécessite un gros effort. La consommation d’énergies  fossiles est beaucoup trop forte actuellement.

    Se méfier des solutions faciles : une voiture électrique, bien que moins polluante et plus économe en consommation qu’une voiture thermique, demanderait également de l’énergie  pour sa production et son utilisation. Toutefois en France, la production électrique étant décarbonée, le bilan carbone de la voiture électrique resterait très favorable (étude publiée par Renault).  Une étude prévoit qu’en 2050, 48% des voitures seront électriques, 28% hybrides, et 34% thermiques.

    Repenser les  façons d’habiter, et de se transporter(le CO2 dû aux transports vient pour moitié des voitures, et pour le reste des camions, bateaux, avions). A ce propos, blablacar, beaucoup utilisé par les jeunes fait réaliser des économies. En Afrique, les voiture-taxis de « louage »  sont astucieuses : on ne démarre que quand la voiture est pleine.

     

     

    Plus généralement, la  gouvernance de la planète est à revoir. La démocratie est  le modèle qui semblerait le plus adapté, bien que très fragile. Mais  quelle est la constitution qui convient ? Est-ce la démocratie directe, où l’on demande en permanence aux citoyens leur avis (c’était possible pour les Grecs, qui étaient peu nombreux, mais déjà pas pour les Romains, qui élisaient les sénateurs, et se contentaient ensuite d’avoir leur bains et leurs jeux du cirque assurés).  Est-ce la démocratie représentative ? Encore faudrait-il qu’on n’élise pas des imbéciles, ce qui est malheureusement parfois le cas, y compris aux plus hauts postes !

    De toute façon,  la prévention de l’effondrement se heurte aux intérêts locaux ou nationaux. C’est par exemple la contradiction entre la lutte « contre la fin du monde » versus celle « pour la fin du mois » , d’actualité en ce jour de manifestations de gilets jaunes, ou encore : « on ne fait pas de l’écologie le ventre vide »(Lula). Et pourquoi ferions- nous des efforts en France alors que nous ne représentons que 0,9% de la quantité mondiale de CO2 émise dans l’atmosphère ? Le cas de l’Australie a été cité, qui a d’énormes réserves de charbon, bien plus importantes que sa consommation envisageable, et devrait donc ne pas l’utiliser, sauf qu’elle  exporte ce charbon pour boucler son budget. Ces conflits d’intérêts sont pour le moins difficiles, (peut-être impossibles ?), à résoudre.

     

    Et serait-il possible, dans ces conditions difficiles, d’éviter les guerres ?

     

    D’un autre côté, sommes-nous vraiment attachés à cette civilisation de consommation ?

     

    Rappelons pour finir l’histoire de l’arche de Noé. Dieu, voyant que l’Homme péchait trop, se résolut à noyer l’humanité dans le « déluge ». Mais il sauva un couple par espèce. Bien sûr, ce n’est pas historique, mais ce mythe pourrait préfigurer l’effondrement de notre civilisation, qui alors serait dû à l’impossibilité de surmonter l’ égoïsme.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                          

      

     

     

     


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     C.R. personnel  du café débat du 10 Nov. 2018 :

     

                                                                    ( B. Delcourt.)

     

                        « La fraternité est elle une utopie? »

     

     

     

    La séance a tourné autour de deux définitions de la fraternité :

     

     

     

    1.    La solidarité.

     

     

     

    Quelques citations :

     

    « La fraternité, c ‘est donner ce qu’on a, mais aussi offrir ce qu ‘on est ».

     

    « Aimez vous les uns les autres » .

     

    « une démocratie doit être fraternelle, sinon c’est une imposture » (Saint- Exupéry).

     

    Ce serait aussi :

     

    --l’empathie, effort de s’intéresser à l’autre, éviter d’oublier qui il est.

     

    --la politesse, voire la galanterie.

     

     --au point de vue politique, les lois sociales (retraites, RSA, sécu, etc…).

     

    -- la réciprocité des relations, celle qu’on expérimente dans l’amitié.

     

     --les dons aux associations  caritatives, la participation à l ‘économie solidaire.

     

     --l’altruisme, (qui consiste à se sacrifier) qui pourrait se trouver dans tous les êtres vivants, depuis la bactérie, les abeilles… jusqu’aux arbres (mais dans ce cas, cet altruisme serait il conscient, ne serait-il pas seulement une conséquence de la l'évolution  Darwinique ?)

     

    --le contraire serait l’individualisme, l’égoïsme, qui seraient des valeurs au cœur du capitalisme (sa devise serait : liberté, compétitivité, productivité !)

     

    -- elle serait aussi un élan vers l’autre, plus que quelque chose de légal.

     

    --elle nécessiterait une absence de profit dans la relation.

     

    --elle serait incompatible avec la compétitivité.

     

     

     

    2.    la constatation d’un destin commun.

     

     

     

    Les révolutionnaires de 1789, en promouvant la fraternité (qui n’a été inscrite dans la Constitution qu'en 1848, sur proposition de Lamartine), luttaient contre l’affirmation des nobles qu’ils avaient un sang différent (bleu ?), qu’ils ne faisaient donc pas partie de la même espèce que les roturiers. De la même façon,  l’apôtre Paul disait : » il n’y a plus d’esclaves et d ‘Hommes libres , il n’y a que des fils de Dieu ».

     

     

     

    La fraternité n’exclurait pas  la jalousie, la violence, voire le crime (Caïn et Abel). Les Grecs, de même que la Bible, utilisaient cette définition de la fraternité dans leurs mythologies (cf Luc Ferry).

     

    Elle serait  compatible avec la compétitivité, qui par ailleurs est source de richesse.

     

     

     

    Les communistes se reconnaissent « camarades », une façon d’assumer un destin commun. Ils ont été peut-être un peu trop loin, en envoyant les femmes faire du terrassement.

     

    Dans le même ordre d’idées, on peut parler de la fraternité des soldats de 1914-1918, leur destin commun étant spécialement tragique !

     

    Opposés à cette conception de fraternité seraient : le racisme (certains êtres sont inférieurs), la xénophobie (l’étranger n’est pas mon frère), la génération de confréries, qui limitent la fraternité à leurs frontières ; de même pour les classes sociales.

     

     

     

    Divers.

     

     

     

    La figure de Robespierre continue à polariser les opinions dès qu’on parle de la Révolution. On lui attribue peut-être plus d’actions qu’il n'en a faites. La canalisation des "sans culotte", n’était certainement pas facile. A suivre !

     

     

     

    Pourquoi ne parle-t-on pas de sororité ? Implicitement, la fraternité englobe la sororité, mais la grammaire Française mériterait d’être corrigée, ce qui n’est pas simple.

     

     

     

    Une remarque importante : dans le triptyque liberté, égalité, fraternité, les deux premiers termes sont souvent en opposition, une égalité parfaite s’opposant à la liberté d’entreprendre (voir le communisme), une liberté sans régulation  n’étant pas non plus viable (est-ce ce qu’on vit en ce moment?). Or la fraternité est ce qui permettrait à ce triptyque de fonctionner. Mais sommes nous dans cette situation idéale ? On peut en douter et donc penser que, oui, la fraternité reste une utopie.   

     


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