•             Compte rendu personnel  du débat du 4 Janvier  2020 .

                          Sommes nous obsédés par le sexe ?

      

    Le débat a tourné autour des sujets suivants :

     -les aspects cliniques

    -les aspects poétiques et sentimentaux.

    -l’importance de la reproduction

    -les déviances sexuelles

    -le sexe dans l’Histoire, la politique et les religions.

                    Les aspects cliniques.

              Le texte d’introduction faisait la part belle à ces aspects. Il tendait à ne pas différencier l’homme de la femme, ce qui a été contesté, ne serait-ce que parce que les corps ont des différences notables, notamment dans les caractères sexuels secondaires.

    Pour Freud, nous serions, comme les autres animaux, guidés dès notre naissance par nos « instincts » sexuels. Cela a prêté à discussion, d’où il est ressorti que le Freudisme n’est pas une science, qu’il peut donc être accepté ou contesté ; les femmes présentes ont montré leur désaccord avec cette théorie, écrite par un homme pour les hommes.

    La femme a une sexualité différente de celle de l’homme, en ce qu’elle peut avoir un nombre d’orgasmes par jour bien plus grand ; de plus l’acte sexuel ne la fatiguerait pas autant que l’homme (point contesté : par exemple les coureurs du tour de France peuvent faire l’amour tous les soirs s’ils le veulent). Bref l’acte sexuel profiterait plus à la femme qu’à l’homme (?). En tous cas, la ménopause est bien spécifique à la femme ; oui, mais elle n’interdirait pas le désir, la libido, surtout avec une compensation hormonale.

     

    .Les aspects poétiques et sentimentaux.

     

    Le sexe est ou devrait-être l’aboutissement d’une relation entre deux personnes, qui peut commencer par exemple  par une rencontre fortuite, ou  par une recherche d’âme sœur, ou bien encore par une séduction accompagnée de fantasmes, de représentations imaginaires, une affectivité liée à l’altérité…Et petit à petit, une tendresse peut naître et un désir d’union plus fort, de communion même, agrémenté d’un mystère, dans une complète liberté (Epicure), suivi par un désir de construire ensemble quelque chose  avec une certaine fidélité, dans les moments agréables comme dans les difficultés…

    C’est là qu’intervient le cerveau (ou le microbiote). .Les poètes en ont parlé (Roméo et Juliette, Tristan et Yseut,  par exemples).

    Dans ces conditions, l’idéal serait que les désirs des partenaires soient reconnus et assouvis.

             Mais il peut aussi y avoir une peur des relations sexuelles ; l’homme peut notamment avoir peur de la femme, et de lui laisser la liberté, comme sous le régime de Vichy.

     

    L’importance de la reproduction

     

    La reproduction ne peut être oubliée dans l’acte sexuel : elle est sous-jacente.

    La forme la plus primitive de la reproduction est asexuée (scissiparité, parthénogénèse…). La fécondation entre deux gamètes d’individus différents est un énorme progrès puisqu’elle introduit la diversité chez les descendants, favorisant ainsi l’adaptabilité des espèces aux variations des conditions de milieu extérieur. Deux c’est donc mieux. Alors pourquoi pas trois ? La conjonction d’individus de trois sexes différents ! Quand on voit les problèmes qui se posent pour réunir deux individus consentants, quelle serait (sur une autre planète ?) une telle société. Décidemment tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes !

     

    La Nature a fourni les moyens de reproduction avec une profusion étonnante (des milliards de spermatozoïdes dans un goutte de sperme) ; elle se sert de  nous comme véhicule de nos gênes, comme des machines à les reproduire. Richard Dawkins, dans la théorie du « gène égoïste »  résume la situation ainsi : sans attribuer aux gènes une personnalité quelconque, tout se passe comme s’ils déterminaient le comportement des individus pour que ceux-ci assurent leur pérennisation  

    Une différence importante entre l’homme et la femme : l’orgasme masculin est nécessaire pour la reproduction, mais pas l’orgasme féminin.

    Les animaux ont des sexualités diverses et variées, certains font des préliminaires, mais ont-ils accès à l’amour; cependant ils ont le phénomène de rut, ce qui n’est pas le cas de l’Humain.

    Il est curieux de constater qu’autrefois il ne devait pas y avoir de relation sexuelle sans procréation, alors que maintenant on revendique le doit d’avoir procréation sans relation sexuelle!

    La reproduction dans nos contrées est sans doute menacée par les perturbateurs endocriniens, qui ont pour conséquence un sperme moins riche ; on trouve ces perturbateurs dans beaucoup de produits agricoles, ou industriels.

     

    Les déviances sexuelles.

     

    Beaucoup d’unions se terminent, c’est certain, par un crime, généralement un féminicide. C’est l’aboutissement d’une relation dévoyée où l’homme exerce un pouvoir absolu sur la femme, qui finit par ne plus l’accepter.

    Moins dramatiques, les expressions comme « je l’ai eue », « je l’ai prise », sont symptomatiques d’un mépris de la partenaire.

    Le sexe ne serait alors qu’une affirmation de puissance ; d’ailleurs, ne dit–on pas de quelqu’un qui ne peut avoir des relations sexuelles qu’il est  « impuissant » ?

    Les hommes ne sont parfois pas capables de maîtriser leur sexualité, d’où les violences sexuelles et les viols.

    Le cas de Gabriel Matzneff, ayant écrit, alors qu’il était quinquagénaire, des livres où il se vantait de  conquêrir de filles de 14 ans a été cité. Visiblement, le jugement qu’on a maintenant sur ce genre de relation n’est plus le même que celui d’il y a cinquante ans.

    Mais il existe aussi d’autres déviances inquiétantes : la généralisation de la pornographie, qui tend à ne voir dans le sexe qu’un besoin primaire à assouvir. Les jeunes sont spécialement visés par ce phénomène, ce qui serait inquiétant. De plus existent maintenant des applications permettant de trouver des partenaires au hasard des rencontres dans la rue. De même la prostitution, surtout celle qui s’opère dans des pays pauvres par des ressortissants de pays riches est une déviance grave.

    Un curé résumait autrefois ce qu’il entendait des hommes en confession : chaque mois, leurs femmes avaient leurs règles, et leur demandaient de l’argent… Ce n’était pas la gaieté !

    Une relation sexuelle sans amour est un acte machinal.

    Les personnes âgées, pour lesquelles le désir sexuel commence souvent à être en défaut, à moins que ce ne soit la disparition de partenaires masculins, compenseraient par l’abus de pâtisseries pour les femmes, et d’alcool pour les hommes.

     

     

                     Le sexe dans l’Histoire, la politique et les religions.

     

    L’amour était divinisé aussi bien chez les Egyptiens (Amon, en érection dans certains bas-reliefs), Pan, Eros, Priap chez les Grecs…

             Le cas des amours platoniques  d’Abélard et Eloïse a été cité : il peut y avoir amour sans sexualité.

             Dans les temps anciens, la femme n’a généralement pas été  reconnue dans ses désirs sexuels, sauf dans les cas, très rares, de sociétés matriarcales.

             Les hommes politiques ont souvent profité de leur pouvoir pour séduire des femmes en grand nombre, par exemple Louis XIV, DSK et bien d’autres. Les femmes n’ont que rarement fait de même, mais elles en avaient moins l’occasion.

    Il y a une cinquantaine d’années, a été légalisée la « pillule », qui devait libérer la femme. Cependant, cette pillule pouvait également faire peur, à cause d’effets potentiels imprévus. D’autres hommes n’envisagent les femmes que comme madone ou putain.

             Les religions monothéistes ont été très critiquées, que ce soit le catholicisme, avec le célibat des prêtres, l’Islam, avec la subordination de la femme, et le judaïsme. Pourtant, il a été remarqué que dans le chemin proposé par Jésus-Christ, ce dernier ne parle pas du tout de sexe, ayant des relations amicales avec les hommes comme avec les femmes: la religion chrétienne serait a-sexuelle, du moins en ses débuts.

    Il a aussi été remarqué que les œuvres d’art les plus belles seraient celles qui parlent de Dieu (exemple le requiem de Camille Saint-Saëns, qui pourtant était agnostique, ou celui de Fauré), ou de l’Amour (inutile de citer…). Pourtant, Dieu et l’Amour existent-ils ?

     

    En conclusion, le débat a été animé, sans débordement, et les participants étaient heureux d’avoir pu échanger sérieusement sur un sujet aussi intime. Et finalement, il n’y avait pas parmi nous, d’obsédé sexuel.

     

                                    Compte-rendu  rédigé par Benoît Delcourt.

     

     

     


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  •                         Compte rendu personnel  du débat du 14 Déc. 2019 :

     

                      Quand on attend un sauveur, on reçoit un dictateur.

     

    (Débat sans texte d’introduction).

     

    La discussion a tourné autour de quatre sujets principaux:

     

    Quelles sont les caractéristiques d’une dictature ?

    Comment naissent les dictatures ?

    Des exemples de dictateurs.

    Divers.

     

    Quelles sont les caractéristiques d’une dictature ?

     

    En politique nationale, on est en démocratie (le contraire d’une dictature) quand il y a séparation entre les 3 pouvoirs, législatif,  exécutif et judiciaire.

    Une dictature se signale par un culte de la personnalité, par l’usage de la violence, par la restriction des libertés publiques, par la propagande (cf. Maréchal nous voilà). Il y a souvent autour du dictateur une caste de personnes prêtes à tout (Algérie ?). Le dictateur se nomme lui-même de noms spéciaux guide (Führer, Hitler), conducteur (duce, Mussolini), petit père des peuples (Staline).

    Il y a des dictateurs originaux, comme dans Maître Puntilla et son valet Mati (de Bertold Brecht). Quand le maître est à jeun, il commande, quand il est saoul, c’est le valet qui commande.

    Dans un couple, l’autoritarisme peut venir d’une tendance à l’obéissance de la femme par rapport à son mari : l’obéissance crée parfois la servitude. L’autoritarisme peut parfois dévier en « emprise », mise en esclavage que la victime accepte car elle ne peut s’y opposer.

    Dans l’Eglise catholique, l’autoritarisme s’appelle le cléricaliseme, et est, selon le pape François, « un péché qui se commet à deux, le clerc et le laïc ». Il est en effet plus confortable pour le laïc d’accepter tout d’un clerc, cela le dispense d’avoir à s’occuper de la vie paroissiale, mais cela laisse le champ libre aux abus de pouvoir  tragiques que l’on voit en ce moment dans l’Eglise. Ce qui vaut pour l’Eglise vaut aussi pour beaucoup d’autres communautés.

    Dans les sectes, le gourou est un dictateur.

    Dans les relations de travail, la désobéissance est parfois nécessaire pour contrer un trop fort autoritarisme, c’est le cas de la grève, prévue dans notre Constitution. Ce peut être aussi la désobéissance civile. Aussi, certains PDG pensent pouvoir se comporter de façon incorrecte avec leurs « collaborateurs ».

    Hégel voit dans les relations du maître et de l’esclave une « dialectique » (opposition féconde,) dans la mesure où l’esclave a la maîtrise de la production, ou au moins de ses outils de production.

    N’y a-t-il pas un peu de dictature dans une démocratie, quand 51%  des citoyens peuvent ne pas tenir compte des autres 49%, et même plus généralement quand la majorité ne tient aucun compte de la minorité. Le cas de Jaques Chirac a été cité : élu en 2002 avec un grand nombre de voies de gauche (pour éviter J.M.Le Pen), il n’en a pas du tout tenu  compte par la suite.

    Le problème actuel est qu’il y a une tendance internationale à ce que le pouvoir soit donné à des bouffons. Cela peut avoir des conséquences graves ! Il est de toutes  façons insuffisant de se moquer d’eux.

     

    Comment naissent les Dictatures ?

     

    Tout d’abord, la dictature n’a pas toujours été ressentie de façon négative : elle était souvent dans les temps anciens, un mal nécessaire, dans la mesure où la culture moyenne des personnes pouvant voter était trop faible. Exemple : Denys de Syracuse était populaire.

    Les dictatures naissent le plus souvent d’une « crise », d’un problème non résolu, par exemple dans le cas de désordres et d’anarchie, ou simplement quand « cela ne va plus »: on a alors besoin d’un « sauveur », (et non d’un sauveteur), pour assurer le « salut ». Elles naissent  en général avec le consentement d’une bonne partie de la population.

    Le sauveur devrait avoir quelques diplômes, mais on lui demande d’être charismatique, d’entraîner les foules.

    Le cas de la religion Juive a été cité : il y a une attente du messie, qui viendra libérer le peuple des oppressions extérieures (des Romains il y a deux mille ans).

    La cas du Christ est très spécial, en ce qu’on attendait un génie militaire, qui chasserait les Romains de la Palestine, et on a eu un prophète du respect, de l’amour  et de la charité, y compris vis à vis des Romains, qui a proposé un chemin de vie, une voie toujours d’actualité.  De plus, ce serait un précurseur de la laïcité, en ce qu’il sépare bien le spirituel du temporel (voir l’impôt payé à César). Enfin, serait-il mort sur la croix « à cause de nos péchés » ?

    Ne pas confondre sauveur et sauveteur ; le second cas est ponctuel et limité dans le temps, on devient un « héros » si l’occasion se présente, ou un « lâche », comme dans le cas des gens qui ont désarmé un tueur sur un pont de Londres, mais ceci est sans lendemain.

     

    Des exemples de Dictateurs.

     

    Les cas de Hitler, de Mussolini, de Staline, de Mugabe  (Zimbabwe) ont été cités.

    Le cas de Napoléon est un peu plus compliqué. Certes il a été d’un autoritarisme indéniable. Pourtant, il a laissé derrière lui le code civil, l’école polytechnique, et autres organisations qui durent encore. Alors qu’après une dictature, il ne reste rien le plus souvent.

    Dans le cas de de Gaulle, il y avait en 1958 une accusation de dictature, du fait que l’armée avait pris le pouvoir à Alger, et le lui avait donné. Mais ce dernier « n’avait aucune envie de devenir dictateur à 67 ans », et il s’est contenté, après s’être fait adouber paar une élection, après avoir résolu le problème Algérien, de donner une Constitution qui nous régit encore.

    Mandela était un « sauveur » démocrate. Et Gandhi ?

     

    Divers.

     

    On a bien sûr parlé des grèves de chemins de fer et des gilets jaunes. Pour certains, les cheminots et les gilets jaunes représentent le peuple, pour d’autres, le peuple exprime sa volonté par les élections. Et les brutalités policières ne peuvent faire oublier les brutalités des gilets-jaunes-black-blocks.

     

                  C.R. rédigé par Benoît Delcourt, Pierre Marsal ayant envoyé  les notes relatives à ses interventions.


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  •                         Compte rendu personnel  du débat du 7 Déc. 2019 :

     

                                  Avoir du sens ? Faire du sens ?

     

    La discussion a tourné autour de quatre sujets principaux:

     Les propriétés du sens que nous donnons à nos vies.

    L’état est il en charge du sens de nos vies ?

    Y-a-t-il  un sens, et même y-a-t-il un futur ?

     

    Puis la discussion a dérivé vers l’actualité politique : le problème des gilets jaunes.

     

    Les propriétés du sens que nous donnons à nos vies.

     

    Le sens d’une vie est directement relié aux valeurs. Il est de la responsabilité de chacun, c’est sa vie. Il se construit en cherchant une certaine cohérence.  Il est lié au dernier étage de la pyramide de Maslow. Il se recherche avec ce qu’on a vécu avant.

    Trouver le sens de sa vie nécessite d’accepter de « sortir de sa zone de confort », de prendre des risques et d’accepter un chemin cahotique ; il est vrai cependant que la les parents ont parfois à « éponger » des erreurs de parcours..

    Trouver un sens dans sa religion : oui mais à quoi Dieu joue-t-il ?

    Le sens pourrait se former petit à petit depuis la petite enfance, avec les sensations du corps. Pour les chiots nés par Césarienne, la relation avec leur mère est souvent impossible. Et inversement, une vie pleine de sens se réfléchit sur la bonne santé du corps (« le corps ne ment pas »).

    Si sa vie n’a aucun sens, il y a risque de burn-out.

    Le sens peut aussi être recherché dans une certaine errance, comme c’est le cas de ces jeunes gens qui refusent le confort d’une voie que leurs parents, souvent inquiets,  veulent leur imposer, sans s’intéresser à la recherche qu’ils font pour trouver leur propre voie, et qui  risquent d’autres voies moins orthodoxes. A cet égard, il est recommandé d’accepter l’imprévu.

    Enfin, la résolution des problèmes qui se posent dans la vie « fait du senes ».

         L’Etat doit-il être responsable du sens de la vie ?

     Comme d’habitude, la discussion a dérivé sur la politique.

    Il a été suggéré que les problèmes actuels (grèves, gilets jaunes) pourraient  venir du fait que les citoyens ne trouvent pas de sens à leur vie et que les dirigeants soient obnubilés par la maîtrise du budget et du PIB. Il y avait autrefois des valeurs communes,  patriotisme, défense de la patrie, religion,  mais tout cela semblerait s’émietter, au profit d’un individualisme, d’une recherche exclusive du profit, ou encore, dans le cas d’une maladie, par la pratique exclusive de la médecine allopathique, qui ne s’occupe pas des maux de l’âme.

             Cependant, il n’est plus possible pour un Etat de dire aux citoyens quel chemin ils doivent suivre. L’Ancien Régime a bien montré les limites de cet exercice, de même que le communisme  (qui prétendait savoir  le « sens de l’Histoire »). L’Etat, aujourd’hui ne devrait s’attacher qu’à assurer l’intérêt général, et, en dehors des problèmes fiscaux,  faire pour cela des choix d’urbanisation, la décision revenant aux maires ou présidents d’intercommunalités. Les résultats de ces choix peuvent être critiqués, par exemple la prolifération des pavillons de banlieue, qui privilégient les déplacements en voiture, alors que marcher est dans notre nature depuis toujours. Ne vaudrait-il pas mieux construire en hauteur et  s’agrandir à surface constante?

    L’Etat , autrefois, avait de grands projets, reconstruisait les villes après une guerre, construisait des barrages,  et des centrales nucléaires, toutes choses qui faisaient du sens. Maintenant le grand projet qui s’impose est le sauvetage de la planète.

                     Le sens et le temps.

     Cette question du « sens » qui est sans cesse rabâchée  ne serait-elle pas encore un mot valise à la mode : voir le mouvement « sens commun » ? D’autant plus que quand on emploi ce mot on y mêle ses différentes acceptions qui n’ont souvent rien à voir : signification, direction. (le texte d’introduction précisait qu’on se limitait à : direction). Et de plus on le couple à un verbe décrivant un processus. Et dans l’exposé il y a au moins 5 verbes différents (il y en a peut-être plus) : avoir, donner, faire, produire, porter.

    - Cet exposé explicite le sens dans une optique sinon catho, en tout cas très occidentale et rationnelle. L’auteur du texte d’introduction  assume sa qualité d’occidental et pense que tous les participants étaient des occidentaux..

    - Dans la mesure où sens évoque un chemin parcouru ou à parcourir, sa signification dépend de la conception du temps que l’on a.

    - En Chine, comme le signifie le Dào Dé Jing, c-à-d. Chemin Vertu Livre, (note : on écrit parfois Tao Tê King, mais le pinyin, transcription officielle retient le premier), le temps est cyclique, caractéristique d’une civilisation d’essence agricole  qui commence ainsi :

    Le Chemin qui peut être nommé n’est pas le chemin pour toujours. 

    - Le psychiatre Jung a développé le concept de « synchronicité », qui serait en quelque sorte une deuxième dimension du temps orthogonale au temps ordinaire en tout point de celui-ci . Il expliquerait les coïncidences, les simultanéités d’événements sans relation causale apparente.

    Point qui a intéressé certains physiciens comme W. Pauli, confrontés à des paradoxes de leur discipline (période de désintégration des atomes, paradoxe EPR).

    Si ce temps existe il n’est évidemment pas pris en compte dans les équations. (Ce point a été contesté : la physique quantique prend bien en compte le temps).

    - D’autres physiciens conjecturent l’existence de multi-univers. Dans cette optique ce n’est pas idiot de penser que le chat de Schrödinger. est à la fois vivant et mort, mais dans deux univers différents.

    Si ces deux hypothèses sont valides la notion de sens n’a plus de sens.

    - L’ennui, si ces représentations sont valides, c’est la négation des causalités et donc des responsabilités.

     

    Le problème des gilets jaunes.  

     

    La question était de savoir si ce mouvement, né d’une « colère » après la maladresse du gouvernement augmentant les taxes sur le diésel, pouvait déboucher sur une  Révolution. Un Révolution peut naître d’une « colère » du peuple, mais aussi du sentiment qu’ont une grande partie des citoyens qu’on les utilise à des tâches subalternes alors qu’ils sont capables de faire bien mieux. C’était le cas pour la Révolution Française, où la bourgeoisie se sentait déclassée et humiliée, et a produit le plus grand nombre des Révolutionnaires. Dans notre pays, beaucoup de talents partent aux Etats-Unis, où ils trouvent des occupations à leur niveau. Cependant, dans le cas des gilets jaunes, on ne voit pas poindre d’équivalent de Lafayette, Mirabeau ou Robespierre (d’ailleurs tous les trois issus de la noblesse). Or une Révolution ne peut pas se passer de leaders charismatiques. C’est pourquoi le mouvement des gilets jaunes ne pourrait déboucher sur une Révolution,  mais tout au plus sur l’équivalent du phénomène médiéval appelé  « jacquerie ».

     

    Pour finir, une utilisation du mot sens non citée dans le texte d’introduction : « en dépit du bon sens ». On peut employer cette expression dans le cas des urgences des Hôpitaux, où des internes sont pleins de bonne volonté, mais… ne parlent pas toujours le Français. Errreur de gestion des « ressources humaines » (quelle vilaine expression, comme si les humains pouvaient être un ressource !).

     

    P.S. Dans les « prophètes cités dans le texte d'introduction,, il serait judicieux de remplacer Confucius par Lao-Tseu , et dans les modèles du vingtième siècle, il faudrait rajouter Martin-Luther King.

     

    Ce C.R. a été rédigé par Benoît Delcourt, avec les notes des interventions  de Pierre Marsal rédigées par lui-même..


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  • Compte-rendu de la réunion du 23/11/2019 :

    Une opinion doit-elle toujours se fonder sur une connaissance ? 

     

    18 personnes étaient présentes à ce débat. 

    Signification des termes 

    Le sens des mots a été jugé très important, et la définition de l'opinion donnée dans le papier d'introduction, fondée sur la subjectivité, trop restrictive. D'autres déclinaisons ont été citées pour la compléter, sans vraiment les détailler : point de vue, jugement, avis, sentiment, intuition, conviction, croyance : 

    •  une opinion est quelque chose de personnel qui n'implique pas que ce qu'on pense est vrai, c'est d'abord un préjugé, 
    •  un avis résulte d'une réflexion, d'une délibération, d'un raisonnement, en vue de mener une action, 
    •  un sentiment est une connaissance plus ou moins claire et immédiate sur un sujet donné : « j'ai le sentiment que... ». C'est quelque chose proche de l'intuition 
    •  une opinion peut avoir une valeur heuristique, c'est à dire qu'elle se réduit à une hypothèse de travail qui doit être confirmée ; elle peut donc être vraie sans qu'on sache pourquoi. 

    Approfondissement de la notion d'opinion 

    Toutes les opinions ne sont pas de même nature. Par exemple, quand je dis : « Marie est une belle femme », c'est mon opinion, et elle est vraie pour moi, pas forcément pour les autres, elle ne s'appuie sur aucune connaissance. Il n'en va pas de même des opinions politiques ou religieuses, qui veulent souvent prouver leur véracité en s'appuyant sur des arguments qui ne sont pas des connaissances objectives. 

    Dans l'histoire, il y a de nombreux exemples où l'opinion générale, la « doxa », a changé quand les connaissances se sont accrues : l'apparition d'une supernova il y a 2000 ans a rendu caduque la croyance en la fixité de la sphère céleste, Galilée et la rotation de la Terre autour du soleil, les actions à distance pour expliquer la gravitation, l'hérédité par Mandel, Semmelweis pour l'asepsie et les microbes...Il y avait là une vision des choses qui donnait du sens aux observations. Ceux qui ont avancé ces hypothèses, au départ considérés comme des hérétiques dangereux, se sont opposés au dogmatisme de l'opinion majoritaire de l'époque, parfois au péril de leur vie, mais ont vu ensuite leurs opinions devenir réalité au travers de preuves les transformant en connaissances. 

    Ceci est également vrai de certains courants de pensée tels le marxisme léninisme, intéressant sur le plan des idées, mais piégé dans ses certitudes doctrinaires contraires au bon sens, l'amenant à ne pas tenir compte de la réalité vécue. 

    Il y a aussi des croyances qui perdurent contre toute rationalité, même quand des preuves les infirment : exemple de la corne de rhinocéros et de son effet supposé sur la virilité. Comment se dépouiller de cela pour faire admettre la vraie connaissance, pour éliminer les préjugés tenaces ? 

    L'articulation opinion / connaissance n'est pas simple à réaliser, car il n'y a généralement pas de solution unique à une question posée. Par exemple, lorsqu'un juge d'instruction instruit un dossier équitablement et expose les faits, les membres du jury amené à décider ont rarement tous la même appréciation. Il en va de même sur des sujets tels que les OGM ou le nucléaire, tout le monde n'a pas la même perception des faits, même quand ils sont énoncés de manière aussi pédagogique et impartiale que possible. 

    Confronter ses opinions avec celles d'autrui peut se révéler difficile si on n'a pas les mêmes références, car nous sommes tous imparfaits : soit on écoute réellement l'autre, avec bienveillance et ouverture, en essayant de garder le meilleur, soit on veut simplement le convaincre de sa propre opinion en rejetant la sienne. Cela peut aboutir à des blocages, à énoncer des jugements de valeur, à s'éloigner de la connaissance au lieu de s'en rapprocher. S'enrichir, c'est être tolérant et accepter la diversité des points de vue. 

    La connaissance par la science 

    Certains pensent que la science n'apporte pas forcément de connaissances définitives, puisqu'il y a toujours des exceptions qui infirment les lois qu'on dit générales : il y a des pratiques qui fonctionnent sans qu'on sache pourquoi, et qui dépendent du contexte. Pour appuyer ce point de vue, des exemples sont cités : 

    •  les théories physiques, qui sont remplacées par d'autres plus complètes ou différentes : Newton par la relativité, le darwinisme par d'autres hypothèses, la mémoire de l'eau qui n'aurait pas reçu d'explication, etc. Aucune théorie ne serait vraie, puisque chacune succède à une autre en la réfutant,
    •  les guérisons de maladies par des guérisseurs, par la simple volonté de retrouver la santé, par une alimentation saine, par l'effet placebo, etc. Sur ces sujets, il n'y a pas de connaissances fournies par la science, pourtant cela existe, et peut se fonder sur le fait que nous ne sommes pas des machines, nous avons un corps mais ausssi un esprit, pour lequel les explications ne peuvent être que psychiques. Ce n'est pas parce qu'on ne peut pas prouver quelque chose que cette chose n'existe pas, nous vivons dans un monde où trop d'attention est accordée à la démonstration scientifique, à la preuve. D'autre part, les médicaments ne marchent pas toujours, ont souvent des effets secondaires néfastes, et les vaccins sont parfois mortels, malgré la rigueur de leur conception. 

    La plupart des personnes présentes s'élèvent contre ce point de vue jugé sinon  « obscurantiste », du moins ignorant de la méthode scientifique, fondée notamment sur la reproductibilité des phénomènes. Une théorie est scientifique si elle est réfutable, et non le contraire. Toute connaissance qui se veut absolue n'est rien d'autre qu'une croyance. Certes, les physiciens ont aussi des opinions, émettent des hypothèses de travail pour avancer, mais la différence, c'est qu'ils essaient de les vérifier au travers d'expériences reproductibles. Il a été répété que, par nature, la science doute et cherche la vérité, la croyance l'a déjà trouvée et ne s'intéresse pas aux preuves. 

    Il est rappelé aussi que l'étude scientifique de phénomènes psychiques est possible, par exemple Boris Cyrulnik a étudié par IRM le fonctionnement du cerveau lorsque des croyants prient et lorsque des personnes méditent. 

    Même les sciences humaines, dites « molles », utilisent des méthodes scientifiques, généralement fondées sur des approches statistiques et les lois des grands nombres. Les résultats obtenus sont des corrélations entre paramètres, sans explication obligatoirement causales entre ceux-ci. 

    La science ne serait qu'une croyance rationnelle.aboutissant à des certitudes. 

    La science, depuis l'Antiquité, cherche des explications harmonieuses à ce qu'on observe dans le monde. Aujourd'hui, cette recherche d'harmonie est toujours jugée nécessaire dans les théories physiques (les « symétries »), mais ce n'est pas suffisant, car on sait que ce qui est harmonieux n'est pas forcément vrai. Une théorie scientifique doit d'abord être cohérente, mais il en va de même d'une opinion pour qu'elle soit crédible. 

    La connaissance ne s'acquiert pas seulement par la démonstration, ou la reproductibilité des expériences, mais aussi par l'approche pragmatique. Par exemple, l'effet placebo fonctionne très souvent, on le constate, même si on ne sait pas pourquoi. 

    La formation de l'opinion 

    Pour se forger sa propre opinion, il faudrait pouvoir réaliser l'analyse pondérée des faits, avant de les synthétiser. Mais l'accès aux sources fiables n'est pas aisé, on doit se méfier des médias, dont les sources sont toujours de seconde main, ou qui sont sous la coupe de ceux qui les possèdent. Néanmoins, dans les débats télévisés par exemple, même s'il y a  toujours les mêmes commentateurs porteurs d'une pensée dominante, des opinions variées peuvent s'exprimer, et de bons journalistes troublent souvent le jeu des politiques. 

    Les gens sont influençables, trop souvent on adopte le point de vue de celui qui parle le dernier, ou qui parle le mieux ou le plus fort. Ou encore nous sommes sommés, dans le milieu professionnel, d'adopter l'opinion du chef, qui n'a pas à se justifier, sous peine de rétorsion. 

    Une opinion se forge souvent instantanément, en négligeant les faits, surtout quand on est jeune. 

    Il n'est pas facile de se faire une opinion même quand on dispose des connaissances nécessaires. Il faut que cela soit cohérent avec notre système de valeurs et nos croyances  fondamentales. 

    Pour sensibiliser les gens, il faudrait pouvoir diffuser les informations pertinentes sur tous les sujets par des experts, plutôt que de se focaliser sur les goûts du public et les événements à sensation. 

    Opinions sur divers sujets 

    •  le tourisme : les opinions sont très variées. Il y a ceux qui voyagent beaucoup pour sentir l'histoire d'un pays, parce que « ça nous enrichit », jusqu'à ceux qui ne voyagent pas pour diminuer leur empreinte carbone. La plupart s'accordent cependant pour dire que ce qui justifie un voyage, c'est le désir de connaître intimement un pays et ses habitants ; pour cela il est nécessaire d'y être immergé pendant une durée suffisante, de partager la vie quotidienne (expatriation par exemple). Ce ne serait pas le cas des hordes de japonais et de chinois qui déferlent en France chaque année, sauf si on pense que c'est juste parce que leur culture les empêche d'être curieux. 
    • L'économie : cette science « molle » ne peut rien prévoir, car elle se fonde sur les comportements humains qui sont très souvent imprévisibles, peu reproductibles, inabordables par l'expérimentation ; au mieux, elle peut donner des « recettes ». Par contre, elle peut partiellement expliquer a posteriori ce qui s'est passé. Certains fondements semblent pourtant incontestables, telle que la loi de l'offre et de la demande. 
    •  L'alimentation : les opinions divergent sur l'importance de l'alimentation pour la santé des personnes. Une personne affirme que toutes les maladies proviennent d'une alimentation inadéquate et d'un système digestif insuffisamment bien traité ; d'autres font valoir que le corps est un système très complexe où un seul paramètre ne peut tout expliquer, sans nier l'importance d'une bonne alimentation. 

     

    Compte-rendu effectué par Jean-Jacques Vollmer d'après l'enregistrement du débat 


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      Compte rendu personnel  du débat du 19 Oct 2019 :

     

                     Les mots à la mode ?

     

    Le débat a tourné autour des mots et de leurs différentes utilisations.

     

    La vie des mots.

     

    Les mots ont en général une étymologie, une signification première, parfois dans une autre langue, A partir de là, ils ont une vie, et leur sens peut changer au cours du temps. C’est le cas des « faux amis », en Anglais par exemple, où  mousseron Français a donné mushroom, qui ne désigne plus le mousseron, mais les champignons en général. Le sens étymologique  d’un mot n’est donc souvent pas son sens actuel.

    Le mot qui a été le plus cité à cet égard est le mot « collaborateur », qui, étymologiquement signifie « qui travaille avec », ce qui n’incluse aucune subordination. Et pourtant « mon collaborateur » est souvent utilisé pour dire mes employés, mon subordonné (exemple Sarkosy parlant de Fillon). De plus, ce mot est employé par les usines Renault ou par l’Etat  pour désigner les agents de ces entités. De plus, ce mot a été sali par l’utilisation qu’en a faite le gouvernement Français pendant la deuxième guerre mondiale, au point qu’il peut même devenir une insulte. Enfin, pour certains parmi nous, ce mot a été remplacé par  « confrère »

    Les mots évoluent avec les conditions actuelles de la vie. Si on parle plus de compétitivité maintenant qu ‘autrefois, c’est que la situation, notamment internationale a évolué ; on essaie d’avoir le moins de travail à faire pour le plus de résultat.

    Une langue doit rester vivante : s’enrichir de néologismes ou d’emprunts à d’autres langues, par exemple, toubib ou couscous à l’arabe.

    Le mot « efficience » est un anglicisme ; il est « né » de la nécessité de compléter « efficacité », qui ne se réfère qu’au résultat d’une action, par une considération de son coût.

    Les mots peuvent aussi « mourir ». C’est le cas de « camarade », qui n’est plus employé  (« socialisme » va-t-il suivre ?).

     

    A quoi servent les mots.

     

    Au premier abord, ils servent à informer, à convaincre. Leur sens est confirmé par le ton utilisé pour les employer. En Chinois, un même mot peut avoir des significations très différentes suivant la tonalité employée successivement sur ses syllabes.

    Mais ils peuvent aussi servir à manipuler, ou même à injurier celui qui écoute : parler des « sachants » peut insinuer que celui qui écoute ne sait pas, ou même ne sait rien.

    On peut essayer de confisquer un mot ; c’est le cas de « mourir dans la dignité », comme si mourir naturellement était indigne, ou de « progressiste », comme si le progrès ne pouvait se discuter !.

    Et que penser de « politiquement correct », qui voudrait fermer la discussion ?

     

    L’erreur sur le sens des mots.

     

    Parfois, on se trompe sur le sens d’un mot. Par exemple, on parle d’un repas frugal quand il aurait fallu dire « copieux ».

    Parfois ces erreurs sont dramatiques, comme dans le cas de la dépêche d’Ems, où un malentendu a débouché sur la guerre de 1870. De même dans un des romans de Voltaire (Zadig ?).

     

    L’importance de savoir manier les mots.

     

    Il a été affirmé que l’incapacité de désigner des choses ou des situations débouchait sur la violence : quand on ne sait mettre des mots sur une situation, il n’y a plus que les coups.  C’est pourquoi la pauvreté du langage « jeune » a de quoi inquiéter.

    L’utilisation de l’argot (« je te kiffe grave « pour « je t’aime » ) ou du verlan (« la meuf » pour « la femme ») est–elle à ranger dans cette incapacité ?

    Parfois, deux personnes émettent la même idée avec des mots différents et sont persuadés qu’ils ne sont pas d’accord !

    Une participante nous a dit que parler en choisissant trop bien ses mots peut mener au bégaiement .

    Camus : »Mal nommer les mots, c’est participer au malheur du monde ».

     

    Les manies de langage.

    Les enfants utilisent souvent trop de superlatifs, si bien que dire « méga «  ou « super », ou « trop bon » a finalement moins de sens que de dire « très grand », « bien » ou « bon ». Cette éxagération peut faire oublier l’origine des mots ; par exemple,  « navré », à l’origine, voulait dire « tué ».

    Il y a aussi les modes successives,  qui décèlent une pauvreté d’élocution. Exemples :  répéter «  voilà «, ou « tout à fait » (tout à fait Thierry !), ou plus anciennement « on va dire ». La mode actuelle : « du coup ».

    Une tendance actuelle est d’accrocher à des mots le suffixe « phobe », qui signifie « haine » autant que « peur ».

     

    Le rabâchage.

     

    La publicité utilise volontiers le rabâchage pour vanter les produits (en ce moment : « comme j’aime »).

    Mais le rabâchage peut permettre aussi de faire passer en force des opinions ; c’est le cas de certains parents qui persuadent leurs enfants qu’ils n’y arriveront jamais. C’est aussi le cas de « travailler plus pour gagner plus », ou encore de « travailler plus pour  gagner moins ».

    Rabâcher le mot  »Intelligence artificielle » n’est il  pas essayer de nous convaincre que les machines seront, à l’avenir, aussi intelligentes que les humains, voire autant même plus humaines ?

    Dans le même ordre d’idée, quelle est la signification de « réalité virtuelle « (quel oxymore !).

    Rabâcher un mot peut aussi servir à injurier ; ce pourrait être le cas de « populiste », qui a pourtant le vieux sens de « démagogue », mais qui, seriné à tout bout de champ, peut être ressenti comme une injure.

     

    Les étiquettes.

     

    Les mots sont parfois des étiquettes que l’on colle sur son prochain, parfois pour le dénigre. Par exemple : « Européiste » di par un « souverainiste » à un partisan de l’U.E. Ou encore « Kurde » pour un Turc.

     

    Les mots et la conversation.

    Le sens des mots est souligné par l’intonation avec laquelle ils sont dits. Par exemple, le bébé comprend la musique des mots avant leur signification, et la première les aide, au bout d’un certain temps à percevoir la seconde ; ce que ne fait pas un dictionnaire.

    La conversation entre deux humains est facilitée par les mimiques des visages, et la difficulté des animateurs de radio-télévision est précisément qu’ils ne voient pas leurs interlocuteurs. C’est la difficulté de leur travail : ils sont privés de l’empathie.

     

    Pour finir, une question : avons-nous trop peu parlé des manipulations faites par les mots ? Car c’était  ce sujet qui avait motivé Josette  pour faire l’introduction de ce débat.

     

                                           C.R. personnel de Benoît Delcourt.


     

     


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