• Trois défis pour le futur

    Les 3 défis pour le futur.

     

    Il est toujours difficile de prédire l’avenir . Par exemple, il y a un peu plus d’un siècle, certains experts prévoyaient que, due à l’augmentation des transports particuliers, la ville de Paris aurait beaucoup de mal à éliminer tout le crottin de cheval… Arriva l’automobile…

    Néanmoins, il nous est possible maintenant de déterminer que notre consommation d’Energie a de très fortes chances de devoir changer, en qualité comme en quantité.

     

    Nous consommons de l’énergie pour nous déplacer, pour nous chauffer, et pour fabriquer des objets (automobiles, avions, machines à laver, armes, etc…).

     

    Nos ressources d’Energie sont :

    -le pétrole, le gaz et le charbon, qui viennent de la décomposition souterraine de forêts enfouies dans le sol depuis des dizaines de millions d’années ;

     

    -l’électricité, en majeure partie créée à partir du pétrole, de charbon et de combustible nucléaire (uranium, métal qui sert également à faire les bombes atomiques et que l’on trouve aussi sous terre), mais qui peut aussi être produite par des barrages sur les fleuves, par des éoliennes (moulins à vent) ou  par l’énergie solaire, dans laquelle la chaleur due au soleil est transformée en électricité (cette dernière permet aussi, de façon naturelle, la pousse des végétaux).

     

    -la combustion de bois et de végétaux (« biocarburants »), mais cette source d’énergie est peu importante par rapport aux autres.

     

                Les énergies fournies par les barrages, les Eoliennes, le soleil, le bois et les végétaux ne dépendent pas de réserves souterraines et sont donc « renouvelables » : les végétaux se renouvellent chaque année, le soleil est toujours présent, le vent aussi, les fleuves ne sont que rarement à sec. Mais la somme de ces énergies renouvelables disponibles n’est pour le moment qu’une faible partie de notre consommation globale.

     

                Premier défiles ressources de pétrole, de gaz, de charbon et d’uranium ne sont pas inépuisables.. Les experts estiment en effet que nous sommes très près d’avoir déjà dépensé la moitié des réserves totales de pétrole de notre planète. Pour le charbon et l’Uranium, la situation est moins mauvaise, mais sera la même dans moins d’un siècle.

     

    A cela s’ajoutent deux problèmes :

     

     le nombre d’habitants de notre planète croît avec le temps, bien que moins vite que par le passé. Nous sommes 6 milliards aujourd’hui, nous serons sans doute 9 milliards dans quarante ans. Ceci ne peut qu’augmenter la consommation d’énergie. C’est le second défi : la démographie, qu’il faut limiter.

     

    Le troisième défi, sans doute le plus sévère,  est lié au réchauffement climatique. La combustion de bois, de végétaux, et donc de pétrole, de gaz et de charbon qui sont d’anciens végétaux, produit un gaz bien connu, le gaz carbonique, ce gaz que nous rejetons en respirant, et que les végétaux aspirent au contraire pour faire leurs feuilles, branches , etc.. Or ce gaz retient une partie du rayonnement du soleil,   et donc la lumière réfléchie par le sol peut moins bien repartir vers le ciel : c’est l’effet de « serre ». Il s’ensuit que la planète se réchauffe lentement (environ 1°  ce dernier siècle) ; à vrai dire, 1° cela semble supportable, mais il y a déjà des changements très visibles, notamment aux pôles Nord et Sud, qui sont de moins en moins pris par les glaces ; et on se souvient de la canicule de 2003, du jamais vu sous nos latitudes. Les experts prévoient que si nous ne faisons rien, dans cent ans, le réchauffement pourrait être de 5 à 10°, ce qui serait catastrophique.

    Quels pourraient être les conséquences d’un tel réchauffement ?

    Tout d’abord, les océans se dilateraient et de nombreux pays, comme le Bengla-Desh seraient entièrement sous les eaux. Il faudrait prévoir un endroit où loger les habitants correspondants. Cela ne se ferait pas sans guerres! Ce effet est déjà visible dans de petites îles du Pacifique où des centaines de personnes ont été chassées de leurs maisons par la montée des eaux..

    Ensuite, le désert serait de plus en plus grand. En France, la partie Sud pourrait en faire partie. Il est vrai que certains pays nordiques accueilleraient ce réchauffement avec plaisir. Mais une bonne partie de l’humanité aurait des conditions de vie intenables.          

    Enfin, les hommes ne sont pas les seuls habitants de cette planète, il y a aussi les animaux. Beaucoup d’espèces seraient menacées. Déjà l’ours polaire est en grand danger.

     Une remarque enfin:  la raréfaction des sources de pétrole devrait aider à freiner le réchauffement climatique !

     

    Y-a t’il pour le moment une solution technique à ces trois défis ?

                S’il n’y a pas de solution prouvée, du moins y a t’il des essais. Le plus intéressant réside dans la construction, dans le Sud de la France, d’une centrale « nucléaire », appelée ITER, de type très spécial, utilisant un composant rare de l’eau, l’eau « lourde ». Cette centrale ne produira pas d’électricité, mais elle tend à montrer qu’on peut en produire, à volonté puisqu’on utilise l’eau (l’eau de mer est inépuisable), et, comme toutes les centrales nucléaires, sans production de gaz carbonique. Réponse dans dix ans au moins

    .           Et même si ITER ne fonctionne pas, la situation est elle pour autant désespérée ? Non, car l’Homme a toujours su s’adapter à la nouveauté. Et la prise de conscience se fait, quoique trop lentement. De plus, ce qui compte dans nos vies, ce n’est pas seulement nos niveaux de consommation, mais la qualité de nos êtres et de nos relations.

    . Il existe une loi simple en économie, qui dit que ce qui est rare est cher :  les prix du chauffage, des déplacements et des objets augmenteraient donc, et c’est déjà commencé. Nous serons donc naturellement moins gourmands d’énergie, du fait du prix. Dans les années cinquante, nos consommations étaient beaucoup moindres que celles de maintenant, et les Hommes n’étaient pas malheureux pour autant !

    Le second moyen est de faire des maisons mieux isolées, des voitures moins gourmandes (plus de 4*4 en ville par exemple) et d’utiliser au maximum les énergies renouvelables, de préférence celles qui ne produisent pas de gaz carbonique. C’est  le «développement durable»: on ne renonce pas au progrès, mais on le veut réel, et qu’il dure.

     

    Tous ces efforts demandent que, pour la première fois dans l’Histoire de l’Humanité, tous les pays travaillent contre nos trois défis. Car il ne sert à rien qu’un pays diminue ses consommations d’énergie polluant l’air si les voisins ne le font pas : l’air circule entre les pays. Ce sont donc bien les instances  internationales qui auront à résoudre ces problèmes. D’ailleurs, elles ont commencé à s’en occuper : la construction d’ITER est l’œuvre de 5 grands pays, le prix Nobel de la Paix a été attribué à des personnes mettent en garde contre le réchauffement climatique, il y a des réunions internationales sur le sujet, mais dont il faut dire que les résultats ne sont pas très bons.

     La première qualité d’un citoyen sera alors d’avoir conscience de ces problèmes, et d’œuvrer, à son niveau de citoyen, pour que la communauté internationale agisse efficacement, par exemple par le vote!