• Programme

     

    Prochains débats et conférences.

    Samedi 6 Mai

    Machisme, féminisme, laquelle de ces deux idéologies aurait engendré l'autre?

    Débat introduit par Charlotte Morizur.

    Résumé:"Deux mondes ont coexisté dans l'Histoire de l'Humanité : le monde des hommes, absorbant toutes les lumières, celles du pouvoir, de la gloire et de la reconnaissance et le monde des femmes, monde ignoré et perdu dans la partie sombre de cette Histoire. Il semble pourtant que des hommes aient pris conscience de l'absurdité de ce déséquilibre et que les femmes accélèrent le combat pour que croisse le nombre de ces... "mutants" afin qu' émerge, le plus tôt possible,  un monde plus juste et plus harmonieux. "

    Samedi 10 Juin 2017

    Face à l'ambivalent pouvoir conféré par la connaissance,
    aurons-nous la sagesse d'en disposer pour le meilleur?"

    Débat introduit par             André Hans.

    Résumé:

    Les anciens avaient conscience du pouvoir inouï que confère la connaissance,et surtout de son ambivalence : en bien la prospérité, le progrès, les sciences; en mal le pouvoir de détruire, Cette conscience ne s'exprimait-elle pas de manière métaphorique dans des mythes?
    Nombre de ceux-ci doutent de la sagesse humaine d'en disposer. Saurons-nous les faire mentir ?

    ______________________________________________________________________

      L'entrée à nos débats est libre; ils  ont lieu le Samedi entre 16h30 et 18h30, au café "Le Marina ", 26 place Etienne Marcel  78180 MONTIGNY LE BRETONNEUX.. Il n'y a nul besoin, pour y participer, de faire partie de l'association "le café débat de Saint-Quentin en Yvelines"  (cotisation annuelle de 5 euros). Il est seulement demandé de payer sa consommation en sortant. 

     


    Conditions de participation.

     Toute personne peut proposer un sujet. Les sujets sont soumis au vote des adhérents de l'association, de telle manière que seuls les sujets qui ont des chances de réunir un nombre suffisant de participants sont choisis. Si le sujet est retenu, ce qui est le cas le plus fréquent, il  faut alors préparer pour la date choisie une introduction (deux pages format A4 maximum), qui sera lue en début de séance. Pour adhérer à l'association, il suffit de régler une cotisation annuelle modique (5 euros). Pour plus d'informations, voir la rubrique "Fonctionnement" en haut à gauche de cette page.

     Lieu des débats:

    Le MARINA   26 place Etienne Marcel  78180 MONTIGNY LE BRETONNEUX  

     


     

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  • Peut-on travailler moins et vivre mieux?

    Un petit peu d'historique pour commencer (sans remonter à l'époque ou envisager de limiter le temps de travail des enfants était considéré comme une hérésie économique…). "Travailler moins et gagner plus" était un concept et une réalité des "Trente Glorieuses" (1946/1975). Le pouvoir d'achat augmentait, alors que le temps de travail diminuait. A partir de 1983, la France s'est "Reaganisée" et "Thatcherisée". En parallèle à la construction de ce qui allait devenir l'UE, de grands pans de l'industrie française ont été détruits, jetant dans le chômage et la misère de nombreux salariés. Cela s'est appelé la "modernisation" ! Il y eu les "nouveaux pauvres". En parallèle, il y a eu une hausse du temps de travail des cadres, sans gagner plus.

     Entre 1997 et 2002, le gouvernement Jospin a concrétisé le "Travailler moins et gagner autant pour travailler tous". Les 35 heures ont permis de sauver ou de créer 350 000 emplois (chiffre communément admis). P. Larrouturoux (économiste) était même en faveur de la semaine de 4 jours afin d'éradiquer complètement le chômage. Nous sommes passés ensuite (Chirac 2002/2007) par "Il faut revaloriser la valeur travail" ce qui voulait dire, pour certains politiques : "Il faut que les français travaillent plus". Les 35 heures étant, selon eux l'horreur absolue qui expliquerait tous les maux dont la France souffre. On a même eu droit (Raffarin) à l'invention d'un nouveau concept appelé "journée de solidarité" qui consiste à faire travailler les salariés gratuitement !

     "Travailler plus pour gagner plus" c'était un concept des années 2007 à 2012 (Sarkozy). Concrètement, c'était : les 35 heures sont une base de référence de déclenchement des heures supplémentaires mieux payées (ce qu'elles étaient d'ailleurs dès l'origine, car il n'y a jamais eu de "plafond des 35 heures" contrairement à certaines affirmations fausses) ; la nouveauté a été de faire des heures supplémentaires défiscalisées. Problème : les économistes indiquent que cela crée du chômage.

     Actuellement, de plus en plus, cela se transforme en "Travailler plus et gagner moins" pour être compétitif et garder son travail. Certains veulent continuer dans ce sens. A l'opposé, d'autres proposent la retraite à 60 ans avec 40 annuités, voire aller vers les 32 heures et même créer un revenu universel (être payés sans contrepartie).

     Alors peut-on travailler moins et vivre mieux ? En fait, pour répondre à cette question, il y a plusieurs angles de vue :

    - Le côté philosophique : Qu'est-ce que vivre mieux ? Est-ce travailler moins ? Est-ce consommer d'avantage ? Est-ce consommer mieux ? Est-ce consommer ou autre chose ? La vie n'est-elle basée que sur la consommation ? Quid des plaisirs gratuits ? Travailler n'est-ce qu'un travail obligatoire et rémunéré ? Quid des dons et du temps donné à une bonne cause ? Et le bricolage chez soi ou faire la cuisine ou aider aux devoirs, n'est-ce pas utile à soi, ses proches, à la société ?

    - Le côté économique : Le travailler moins et gagner plus ou autant a déjà été réalisé ("Trente Glorieuses" et 35 heures). Cela fonctionne économiquement sous certaines conditions. Nombreux sont ceux qui pensent que cela fait baisser le chômage. D'autres diront que cela crée du chômage, car on est moins compétitifs. En fait cela dépend de plusieurs facteurs.

     La mondialisation actuelle, en mettant les salariés du monde entier en concurrence les uns avec les autres exerce une pression sur les salariés, ce qui donne raison aux tenant du "Travailler plus et gagner moins pour être compétitifs et conserver nos emploi". Mais cette logique a une fin : travailler plus et gagner moins jusqu'où ? 70 heures par semaine ? Encore plus ? Gagner 300 euros ? 100 euros ? Juste un bol de riz ? Et puis, les pays comme la France, qui ont des hivers rigoureux, obligent à avoir des vêtements chauds, du chauffage, ce dont sont dispensés certains pays. Au bout du bout, dur de gagner la compétition !

     

    La compétitivité peut se gagner avec la connaissance, la recherche et l'innovation. Mais il est particulièrement idiot de penser que les autres sont moins intelligents que nous. Bon à savoir : des Airbus sont fabriqués en Chine. La chine et l'Inde ont de grands programmes spatiaux…

     Et puis que fait-on des gains de productivité ? Exemples d'utilisation : Ford avec son modèle T (baisse des prix et hausse des salaires) et, plus tard, les "Trente Glorieuses" (baisse du temps de travail, hausse du pouvoir d'achat) ou, comme actuellement destruction d'emplois. Le travail n'arrête pas de changer. Certains pensent même qu'il disparait. Sans aller sur ces extrêmes, force est de constater que de grands bouleversements sont en cours et ne sont pas près de s'arrêter : les chocs pétroliers, la concurrence mondiale, les nouvelles formes de travail (plateformes genre Uber, autoentrepreneurs…) et de modes de production (robotisation, informatisation etc.). Nous voyons apparaitre, en France notamment, un chômage de masse depuis 1974 et surtout depuis 1983. Cela crée des déficits, de la misère, de la pauvreté.

     Plusieurs solutions pour en sortir :

    - Soit on reste dans la mondialisation sauvage actuelle (et l'UE actuelle) et il faut être compétitifs : formation, créativité, recherche/développement, mais aussi baisse des salaires, hausse du temps de travail, partir plus tard à la retraite.

    - Soit on va vers une mondialisation régulée et une Europe faite pour le bien des peuples et pas pour la finance et les grands possédants. Cela permet de travailler moins et gagner plus, d'avancer le départ à la retraite, et même de commencer à envisager un revenu universel. Cela permet aussi une croissance régulée et tournée vers le développement durable. Il faut, bien sûr, maintenir et, plutôt, développer la formation, la créativité, la recherche/développement. Tout cela permet de vivre mieux. A noter que, pour des raisons budgétaires évidentes (compétition mondiale, effet d'appel d'air etc.), un revenu universel n'est pas compatible avec une mondialisation non régulée.

     La politique du continuer comme avant (1983/2017), est dangereuse car il y a risque d'explosion de la dette entrainant la ruine du pays, maintien voire aggravation du chômage et de la misère à haut niveau, risque de monter les français les uns contre les autres etc. De plus, nous ne sommes pas à l'abri d'une nouvelle crise financière mondiale et surtout il y a un risque de guerre mondiale !...

     L'économie de la connaissance a l'avantage de ne pas détruire la planète et peut même la sauver. L'économie numérique permet le développement économique avec une moindre pollution. Les plateformes Internet permettent de développer de nouveaux métiers et de rendre de nouveaux services. Hélas, trop souvent, il s'agit de travail mal payé et mal protégé ("Uberisation" de la société).

     Vivre mieux : Cette définition varie en fonction de chacun. De nombreux facteurs sont à prendre en compte. L'exhaustivité n'est pas possible dans ce débat, mais nous pouvons cependant citer quelques points. La sécurité tout d'abord (attentats, meurtres, viols, violences, vols, remise en cause de nos valeurs, de notre mode de vie, insécurité économique, sociale etc.) Et ne parlons pas de la guerre… La hausse du pouvoir d'achat peut être une bonne chose, cependant tout baser sur la consommation est trop limité. La paix, la sécurité, la fraternité, la santé, le bonheur conduisent à vivre mieux. Nous avons de grands risques, mais aussi de formidables opportunités d'aller vers une vie meilleure et envisager de travailler moins et vivre mieux.

     Jean-Marc

    http://ecomondiale.over-blog.com/


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  • Notre Société, et c’est peut-être étonnant (!), s’intéresse à l’Intérêt général. 

    Les grands acteurs en sont les Pouvoirs publics (par l’Education par exemple),

    les Entreprises (par l’Assainissement des eaux par exemple), et les Associations.

       

    Nous connaissons tous et toutes l’existence d’Associations diverses dans lesquelles

    nous exerçons, éventuellement, un rôle de Bénévole. 

      

    Quel est l’ampleur du phénomène des Associations et quelle est la part des Bénévoles ?  

    Quels sont les grands acteurs, et leur poids économique ? 

    Des membres des Cafés-Débats sont venus en décrire quelques exemples (je pense à Marc Henri STROH).

     

    * Le secteur :

    - est dynamique,

    - possède une force de frappe significative (1,8 millions d’emplois Salariés et 16 millions de Bénévoles),

    - à un poids économique non négligeable (128 Milliards d’€),

    - tout en étant très hétérogène…

     

    * 8 Familles Associatives se partagent les actions d’Intérêt général qu’elles jugent utiles de faire.

       

    q   L'action caritative et humanitaire  

    q   Le secteur de l'action sociale et de la santé  

    q   Le secteur "défense des droits et des causes 

    q   Le secteur de l'éducation, de la formation et de l'insertion 

    q   Le sport,  

    q   Le secteur culturel  

    q   Le secteur des loisirs et vie sociale  

    q   Le secteur de l'économie et du développement local 

     

     

     La première partie de ce Café-Débat du 01 Avril 2017, sera consacrée à

    un exposé visuel d’environ 45 mn de Claude Sutren ou tous ces points seront détaillés. 

     

    La deuxième partie sera consacrée aux débats sur ces sujets. 

    Au-delà des chiffres un peu rébarbatifs bien qu’utiles, vos remarques, vos expériences et contributions éventuelles seront appréciées. 

     

     

     

    PANORAMA DU SECTEUR ASSOCIATIF EN FRANCE ET DU BENEVOLAT

     

     Les données ci-dessous sont présentées dans un power point que vous pouvez télécharger ici. Pour ouvrir l'élément sur votre ordinateur, utilisez le clic droit si vous n'avez pas "Office".

     

    Le panorama global du secteur associatif en France est souvent mal connu.

     Il s’agit pourtant d’un acteur important du paysage socio-économique Français :

     

    - Un secteur dynamique :

    *  environ 1,3 million d’associations

    *  68.000 créations annuelles (soit environ un solde net annuel de 33.000 associations)

    * 183 000 associations employeuses, soit 14% des associations

    - Une force de frappe significative :

    *  2,5 millions d’ETP (Equivalent Temps Plein)

    *  1,5 million d’ETP salariés (1,8 millions d’emplois)

    *  1 million d’ETP bénévoles (16 millions de bénévoles)

    - Un poids économique non négligeable :

    * 125 Md€ de valeurs ajoutées

    * 85 Md€ de budget soit 3,2% du PIB français

    * 40 Md€ de valorisation du bénévolat)

    *  5% de la masse salariale totale des emplois publics et privés en France

    - Un secteur très hétérogène :

    *  Tant en termes d’objectifs : d’organisations au service de ses membres (souvent non employeuses) aux structures d’intérêt général (souvent employeuses) …

    * … qu’en terme de domaines d’activité (insertion, sanitaire et social, environnement, recherche, solidarité internationale, culture, sport, défense des droits, éducation populaire…)

     

    T

                                                   Claude Sutren  1er Avril 2017

     


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  •   A l'ère du numérique, que devient notre identité, jusqu'où va-t-on aller ? 

    I/ Imaginez un monde où, sous couvert de santé publique et de gestion des dépenses, chacun se verrait équipé d'instruments de mesure de son poids, de ses efforts physiques quotidiens, du nombre de calories avalées matin midi et soir, ces données étant directement envoyées aux assureurs. Le montant de vos cotisations serait calculé selon vos 'efforts'.

    Un monde où chaque mail, texto, note numérique, message privé via les réseaux seraient expédiés dès leur écriture au-delà des frontières nationales, étudiés, archivés, par des inconnus sans visage ni légitimité.

    Un monde où les élections présidentielles se joueraient in fine, entre les algorithmes choisis par les candidats pour influencer les indécis.

    Un monde où votre web-cam pourrait s'allumer discrètement et à distance, où votre PC pourrait être visité à volonté par des services étrangers, et ce sans mandat bien entendu.

    Un monde où la lecture de votre ebook serait décortiquée de loin (quelles pages avez-vous sautées, sur lesquelles vous êtes-vous attardé ?).

    Un monde où il n’y aurait plus de frontière vie privée / vie publique, rappelons l’expression du père de l’Internet, puis numéro deux de Google, Vinton Cerf, ‘la vie privée est une anomalie’.

    Ce monde étonnant existe et, nous y vivons.

    C’est le monde des géants GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon), les nouveaux rois du monde, toujours plus gourmands de data-données (nos goûts, nos choix, nos clics, nos humeurs, nos positions physiques à tout moment). Rappelons au passage la célèbre maxime qui meut les réseaux sociaux :

                              "Lorsque c'est gratuit, c'est que vous êtes le produit."

    II/ En droit français, l'état civil est constitué des éléments qui permettent l'identification d'une personne, tels que le nom, le ou les prénoms, le sexe, la date et le lieu de naissance, la filiation, la nationalité, le domicile, la situation matrimoniale, la date et le lieu de décès.

    Identité civile : est le fait pour une personne, d’être tel individu et de pouvoir être également reconnue pour tel, sans nulle confusion, grâce aux éléments qui l’individualise (état-civil, signalement, évènements de son histoire), qui font qu’une personne est un être singulier.

    L’identité est un processus historique, qui, après une phase de transition où il fut dirigé d’en haut, par l’Etat naissant et du droit, l’identité qui ne résulte de rien d’autre au début que d’un effort administratif pour réguler la société et ses sujets, il lui fallait les connaître, les mesurer et les compter. Aujourd’hui, c’est l’économie qui impose sa loi, les hommes sont devenus ses sujets. Un des dangers, c’est le classement des individus par catégorie de profils.

    III/ L’identité au sens personnalité, est un système de sentiments et de représentations de soi, c'est-à-dire l’ensemble des caractéristiques, physiques, psychologiques, morales, juridiques, sociales, culturelles, à partir desquelles la personne peut se définir, se représenter, se connaître et se faire connaître, ou à partir desquelles autrui peut la définir, la situer ou la reconnaître. L’identité occupe une fonction vitale et quotidienne, chez tous les individus les traits de personnalité ne sont pas figés. Locke parle de ‘mêmeté’, au sens de ce qui reste permanent en nous, s’étend jusqu’où va notre mémoire au-delà des changements.

    L’identité de la personne est aussi définie comme le fait qu’un individu est bien celui qu’il dit être. L’usage d’un masque, c’est une précaution qu’on va utiliser pour se protéger, ou pour jouer à quelqu’un d’autre, ou se cacher. Décliner son identité et sa personnalité ce n’est pas simplement revendiquer une appartenance nationale, ethnique, communautaire, c’est aussi affirmer une position dans la société.

    Il est devenu courant d’assimiler le mot identité aux communautés d’appartenance. L’identité d’un groupe relève plutôt de la stratégie de mobilisation, plutôt que d’une réalité fondamentale. C’est ce que l’on nomme désormais les « stratégies identitaires ».

    IV/ Pour mémoire l’article 12 de la déclaration universelle des droits de l’homme stipule : Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.

    Il n’existe pas de réelle définition juridique de la « vie privée » à l’heure actuelle. Cependant, pour lutter contre les dangers, que le développement de l’informatique peut faire peser sur les libertés et le respect de la vie privée, la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) a  créé la loi 78-17 du 6/01/1978, modifiée les 6/08/2004, et 22/11/2016 *.

    V/ L'identité numérique (IDN) permet l’identification de l’individu en ligne, et la mise en relation de celui-ci avec cet ensemble de communautés virtuelles qu’est Internet. Elle peut être définie comme un lien technologique, entre une entité réelle (personne, organisme ou entreprise), et des entités virtuelles (sa ou ses représentations numériques). Elle peut être aussi définie comme la collection des traces (écrits, contenus audios ou vidéos, messages sur des forums, identifiants de connexion, etc.), que nous laissons derrière nous, consciemment ou inconsciemment, au fil de nos navigations sur le réseau, et le reflet de cet ensemble de traces, tel qu’il apparaît « remixé » par les moteurs de recherche :

    ·         Les coordonnées (Comment et où me joindre). Les certificats (qui attestent de l’identité) ;

    ·         L’expression (Ce que je dis). Les avis (Ce que j’apprécie). Les hobbies (Ce qui me passionne). La connaissance (Ce que je sais). Les avatars (Ce qui me représente) ;

    ·         L’audience (Qui je connais). La consommation (Ce que j’achète). La réputation (Ce qui est dit sur moi). La profession (Ce que je fais). La publication (Ce que je partage). Mes choix et opinions à travers les sondages et pétitions.

    Toutes ces bribes d’information composent une identité numérique plus globale qui caractérise un individu, sa personnalité, son entourage, ses habitudes et formes de vie. Aujourd’hui, l’identité personnelle  et l’identité numérique s’entremêlent. En effet, elles sont en perpétuel changement, se modifient et se construisent au fil du temps.

    A partir des informations collectées sur chaque individu, les big data ont carrément créé des êtres numériques, des doubles dotés de leur propre identité. Cela soulève la question ‘Qui est vraiment l’individu auquel nous avons affaire sur la toile ?’.

    Le développement et l’évolution des moyens de communication, au travers notamment de la multiplication des blogs et des réseaux sociaux, changent le rapport de l’individu à autrui. La communication interpersonnelle, est riche de ses signaux verbaux et non verbaux, que n’a pas le numérique.

    VI/ Carte d’identité numérique, en 2005, la France s’est engagée dans un projet de mise en place d’une carte d’identité INES (identité nationale électronique sécurisée) contenant des données biométriques (empreintes digitales, photographie, iris de l’œil…), ceci pour lutter contre l’usurpation ou la fraude d’identité. Le 7/11/2016, le Conseil National du Numérique a demandé la suspension de la constitution d’un méga fichier regroupant les données personnelles des Français pour les passeports et cartes d’identité.

    VII/ Le 11 septembre 2001 a été le déclic qui a rapproché les entités privées et publiques. "La lutte contre le mal" a été le slogan, la surveillance mondiale les moyens. Quelle que soit l'origine ou la destination d'une information (un mail par exemple), ses fibres transitent à un moment ou à un autre par les États-Unis. "Open-bar, pourrait-on dire ", pour la NSA  « Agence Nationale de la Sécurité », organisme gouvernemental du département de la Défense des États-Unis, responsable du renseignement d'origine électromagnétique, de la sécurité des systèmes d'information et de traitement des données du gouvernement américain. Au-delà de l’identification des gens, il y a examen des modes de vie.

    Au motif de traquer Ben Laden et ses complices, la NSA s’est arrogé le droit de capturer les images sur le Net. Puis les services américains (pour l'hégémonie du renseignement) et les big data (dans le but avoué de transformer les citoyens en consommateurs dociles) se sont alliés.

    VIII/ Traçage et ciblage comportemental, permettent  aujourd’hui avec l’aide active des outils de géo-localisation,  de faire fonctionner les industries de la recommandation et un marketing publicitaire de plus en plus « personnalisé » et contextuel. Elles conduisent à des contrôles et des fichages permis par l’interconnexion de fichiers étatiques ou commerciaux.

    IX/ Conclusion : Cette révolution du numérique ne se contente pas de modeler notre mode de vie vers plus d’informations, plus de vitesse de connexions, elle nous dirige vers un état de transparence, dont le résultat final est la disparition de la vie privée, un défi pour les démocraties. Et alors me direz-vous, où est le problème puisque tout le monde y trouve son compte ? Justement, c’est là que ça coince.

    Loin d’être anodine, cette évolution touche à l’un des fondements de la démocratie, car le droit au respect de la vie privée conditionne l’exercice même de la citoyenneté.

    Pour le citoyen de demain, l’identité sera la plus précieuse des marchandises, autrement dit, les internautes producteurs bénévoles de données sont exploités, mais heureux de l’être, les algorithmes pourraient bien enfermer l’internaute dans des entonnoirs. Qu’il s’agisse de transactions bancaires, de données de géo-localisation, e t c…, ces silos de données remplis de copeaux de vie anonymes trahissent une fois traitées, toutes les identités qui s’y entassent. Jamais l’Homme n’avait été aussi nu, aussi traçable, aussi transparent.

     « Le numérique prend-il le pouvoir sur nos vies privées ? » Sans doute mais il apporte aussi de nouveaux outils de contre-pouvoir, qu’il ne reste qu’à utiliser.

    L’acte de résistance sera de remettre l’humain au centre du jeu.

    Tant que vous existez, vous êtes identiques à vous-même, l’homme évolue en permanence, tout en restant le même individu, quels que soient les changements plus ou moins importants qui peuvent advenir, néanmoins on pourra se poser la question avec acuité, lorsque le transhumanisme apparaîtra, notamment avec l’implantation d’une carte mémoire dans le cortex et autres dispositifs numériques téléchargeables, prévus d’ici cinq ans par Google.

    Enfin, au café débat, nous ne pouvons pas aborder tous ces sujets qui nous préoccupent sans nous engager, sans exprimer, pour une part le fond de notre pensée, ce n’est pas une joute, ce sont nos identités différentes qui l’enrichissent.

                                                                                                  Daniel Soulat 25/03/2017

    Pour lire le comptr-rendu du débat, cliquer ici.

    * Article 1er

    L'informatique doit être au service de chaque citoyen. Son développement doit s'opérer dans le cadre de la coopération internationale. Elle ne doit porter atteinte ni à l'identité humaine, ni aux droits de l'homme, ni à la vie privée, ni aux libertés individuelles ou publiques.

    Toute personne dispose du droit de décider et de contrôler les usages qui sont faits des données à caractère personnel la concernant, dans les conditions fixées par la présente loi. 

     


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  • Aime-t-on vraiment et qui aime-t-on ?

    On peut aimer son conjoint, ses enfants, ses amis ou le chocolat. Contrairement à la langue allemande ou anglaise par exemple, la langue française est dépourvue de subtilité dans ce domaine. Heureusement qu’il nous reste le grec pour nous rappeler qu’éros (l’amour passion), agapé (l’amour du prochain) et philias (l’amour familial) sont bien des concepts différents. C’est une obligation morale d’aimer ses enfants ou ses parents. L’amour que l’on porte à ses amis est plutôt une attention particulière et les implications sont d’habitude modérées. Nous ne parlerons ici que de cet amour appelé éros par les Grecs si abondamment magnifié, exalté, disséqué par les poètes, les romanciers et les chanteurs entre autres. Il n’empêche que le sujet est toujours ou presque, traité de manière superficielle. Les philosophes qui ont le devoir de chercher la vérité ont relativement peu abordé le sujet. Nous savons tous, ce qu’ est être amoureux, mais qu’en est-il d’aimer quelqu’un ?

    On décrète que l'on aime quelqu'un parce que cette personne vous plait ou parce que les qualités de cette personne vous plaisent. L'amour n'est-il qu'un dérivé de l'intérêt que l'on porte à une personne particulière ? On se décide à aimer quelqu’un lorsqu’on pense avoir trouvé ce qu’il y a de mieux sur le marché compte tenu de sa propre valeur d’échange. Cette décision peut se faire de manière consciente ou inconsciente. Est-ce donc cela l’amour ? Au contraire, l’amour serait-il une forme d’abnégation ou de sacrifice au profit de l’être aimé? Pour prendre un exemple : mon conjoint a un amant ou une maitresse et je l’accepte car il ou elle a peut-être des besoins sexuels ou affectifs supérieurs aux miens et tout ce que je veux c’est son bonheur. L’amour n’est pas forcément intéressé, il peut être altruiste. A priori, personne n’a envie d’épouser une personne handicapée, ou souffrant d’une maladie physique ou psychologique. La plupart du temps, on préfère être amoureux de quelqu’un de beau, intelligent et riche. A l’évidence, c’est la première option qui est la plus répandue. Par ailleurs, la jalousie serait une preuve d’amour alors qu’elle est tout au plus une manifestation du sentiment de propriété. Tout ceci conforte l’idée que l’amour-éros est basé sur l’intérêt. La plupart du temps on assimile l’amour à sa concrétisation qui est le mariage ou toute autre forme de contrat. Tout le monde ne recherche pas forcément la même chose dans le mariage : certains recherchent un partenaire sexuel, d’autres un associé  pour faire fructifier le patrimoine, bien souvent le père ou la mère de ses enfants, d’autres encore cherchent une dame de compagnie ou un infirmier etc. Dans la plupart des cas, c’est bien sûr une combinaison de tout cela. Le troc lui-même existe à l’intérieur du couple : cela peut être une heure de sexe contre deux heures au restaurant. On se marierait de nos jours par amour alors qu’il y a un siècle, il ne s’agissait que de mariages de raison. Il n’empêche que d’un point de vue juridique, rien n’a changé. Les articles du code civil concernant le mariage ne mentionnent pas l’amour mais uniquement le respect mutuel et c’est tant mieux. La plupart du temps, cela se termine mal car les frustrations sont au rendez-vous. Vous épousez un beau jeune homme à 30 ans et 20 ans plus tard, vous vous retrouvez avec quelqu’un qui a de l’embonpoint et des problèmes d’érection. L’amour est basé sur le calcul mais le calcul est mauvais car c’est un calcul bourgeois. Il vaut mieux partager une femme voluptueuse que d’avoir l’exclusivité d’une femme frigide. Il vaut mieux partager un homme performant que d’avoir l’exclusivité  d’un homme impuissant et ennuyeux.

    Aujourd’hui, l'amour est basé sur l'attraction physique mutuelle. Tellement que l'acte d'amour désigne les relations sexuelles. Toujours est-il qu’un patrimoine ou une situation avantageuse peut compenser un physique défaillant. La nature humaine ne change pas et il y a quelques siècles, dans une prose admirable Blaise Pascal écrivait. « Celui qui aime quelqu’un à cause de sa beauté, l’aime-t-il ? Non : car la petite vérole, qui tuera la beauté sans tuer la personne, fera qu’il ne l’aimera plus. Et si on m’aime pour mon jugement, pour ma mémoire, m’aime-t-on, moi ? Non, car je puis perdre ces qualités sans me perdre moi-même. Où est donc ce moi, s’il n’est ni dans le corps, ni dans l’âme ? et comment aimer le corps ou l’âme, sinon pour ces qualités, qui ne sont point ce qui fait le moi, puisqu’elles sont périssables ? car aimerait-on la substance de l’âme d’une personne, abstraitement, et quelques qualités qui y fussent ? Cela ne se peut, et serait injuste. On n’aime donc jamais personne, mais seulement des qualités. Qu’on ne se moque donc plus de ceux qui se font honorer pour des charges et des offices, car on n’aime personne que pour des qualités empruntées ».

    Si demain un clone vous remplace, votre conjoint ne remarquera rien et cela lui sera d’ailleurs indifférent pourvu que ce clone réchauffe le lit, fasse jouir, tienne compagnie, serve de chauffeur, sois un compagnon de voyage etc

                                                                  Jean-Paul Knorr, le 5 Mars 2017

    Pour lire le compte-rendu du débat, cliquer ici

     


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  •          Sur quoi se fonde la justice ?             

     

    J’ai déjà introduit un débat sur la justice en 2002. . Aujourd’hui je souhaite en examiner à nouveau les fondements à l’aide du livre récent de Michael Sandel :  « Se demander si une société est juste revient à se demander comment s’y répartissent les choses auxquelles nous accordons de la valeur – revenus et patrimoines, devoirs et droits, pouvoirs et opportunités, positions et honneurs. Une société juste est une société qui répartit ces biens comme il convient ; elle donne à chacun ce qui lui est dû. L’affaire se complique quand on cherche à déterminer ce qui est dû et pourquoi[1]. »

     

    Trois grandes approches tentent de répondre à cette question, qui traite de philosophie politique.

     

    ·       Maximiser le bien-être de la société dans son ensemble ou réaliser le plus grand bonheur du plus grand nombre : utilitarisme (Jeremy Bentham 1748-1832)

     

    ·       Faire primer la liberté : libertarisme[2]. « Dans beaucoup de pays du monde, tend à s’imposer (du moins en théorie) l’idée que la justice se définit par le respect de certains droits humains universels1. » Ex. Milton Friedman (1912-2006), Robert Nozick (1938-2002)…

     

    ·       Appliquer une hiérarchie de valeurs morales (cultiver la vertu). Ex. Aristote (la vie bonne), Kant (traiter les personnes comme des fins)… 

     

    Quelques exemples de situations à débattre :

     

    ·         Suite à une catastrophe, hausses de prix abusives (eau, nourriture, travaux de réparation,…)

     

    ·         Renflouement des  banques (crise financière 2008), bonus des traders…

     

    ·         Discrimination positive (ex. Sciences Po)

     

    ·         Personnes isolées suite à un naufrage (bateau ou avion) et réduites à manger de la chair humaine, tuer le plus faible pour survivre… (contre l’interdit moral du meurtre)

     

    « La vie, dans les sociétés démocratiques, est traversée de désaccords sur le bien et le mal, le juste et l’injuste. Certains sont en faveur du droit à l’avortement, d’autres y voient la légitimation d’un meurtre. Certains estiment qu’il est équitable de taxer les riches pour secourir les pauvres, d’autres trouvent injuste d’imposer les revenus que les gens ont acquis à force d’efforts.[…] Il arrive qu’un argument nous fasse changer d’avis. Comment dès lors se frayer un chemin sur le terrain très disputé de la justice et de l’injustice, de l’égalité et de l’inégalité, des droits individuels et du bien communautaire ?1 »

     

    Utilitarisme

     

    Est utile ce qui contribue à maximiser le bonheur/bien-être (welfare) d'une population, conçu comme un maximum de plaisir et un minimum de souffrance. Le principe d’agrégation consiste à faire la somme des positifs et des négatifs, et à prendre en compte le solde net de bien-être de tous les individus, indépendamment de sa répartition.

     

    Exemples d’application : impôt progressif, Sécurité sociale, assurance chômage, aides sociales diverses, toute sorte de redistribution…

     

    Points faibles : le solde maximum autorise la douleur extrême de certains individus. L’esclavage a permis d’augmenter la richesse totale et est donc compatible avec l’utilitarisme.

     

    ·  Les droits individuels ne sont pas respectés. Exemple : peut-on justifier la torture ? Et s’il s’agit de sauver des milliers de vies humaines ?? Et si l’individu est responsable de la situation (exemple : il a posé une bombe) ? Et si, pour le faire avouer, il fallait torturer son enfant sous ses yeux ?)

     

    ·  La notion de dignité humaine est totalement absente

     

    ·  Pour « mesurer » le bonheur/bien-être, il faut un étalon commun difficile à trouver. Coût /avantage, bénéfice/risque ?… Comment chiffrer le prix d’une vie humaine ? (cf. assurances avec l’âge, limite de vitesse sur route,…).

     

    La théorie de Bentham a été complétée par John Stuart Mill en ajoutant de la valeur à la liberté et en acceptant une hiérarchie dans les plaisirs, certains étant plus nobles. Le résultat est inextricable. L’utilitarisme est combattu par les écologistes et les altermondialistes.

     

    Libertarisme

     

    Le libertarisme défend  « en premier lieu le droit fondamental de chacun à la liberté - le droit de faire ce que l’on veut de ce que l’on possède, dans le respect du droit des autres à en faire autant. » Il s’agit de droits individuels, avec l’idée forte de la propriété de soi.

     

    Il s’oppose à toute redistribution entre revenus inégaux, à toute régulation, à tout moralisme, et revendique un Etat minimal assurant seulement respect des contrats, protection de la propriété privée et maintien de la paix. Exemples : Reagan, Thatcher. Le libertarisme intervient aussi dans la morale sexuelle (contraception, avortement, prostitution, procréation assistée, droits à la vie privée) en favorisant la plus grande liberté de décision.

     

    Points faibles : pas de Sécurité sociale, de SMIC, discriminations non sanctionnées, vente d’organes,…

     

    Vertu et valeurs morales

     

    « La plupart de nos arguments [concernant la justice] visent à assurer la prospérité et à assurer le respect de la liberté individuelle […]. Cependant, sous-tendant ces arguments et parfois rivalisant avec eux, se profile un autre ensemble de convictions lié à la question de savoir quelles vertus sont dignes d’être honorées et récompensées et quel mode de vie une bonne société devrait promouvoir. […] Il semblerait que nous ne puissions pas penser la justice sans chercher à déterminer ce qui est pour nous la meilleure façon de conduire notre vie.[…] La conviction selon laquelle une société juste défend certaines vertus et conceptions de la vie bonne a inspiré des mouvements politiques et informé des arguments qui couvrent l’ensemble du spectre idéologique 1 ». Ex. communisme…

     

    « A quoi pourrait ressembler une politique nouvelle du bien commun ? » Sandel propose 4 approches :

     

    ·       Citoyenneté, sacrifice et service, pour cultiver souci du collectif et engagement au service du bien commun. Ex. la Résistance, le bénévolat, …

     

    ·       Les limites morales des marchés. Ex.  l’exception culturelle, la régulation sur les paradis fiscaux…

     

    ·       Solidarité et civisme. Ex. des services publics performants, le souci écologique…

     

    ·       Une politique de l’engagement moral. « Dans les sociétés pluralistes, il existe des désaccords moraux et religieux entre les citoyens. […] [Plutôt que l’évitement,] la confrontation publique plus vigoureuse de nos convictions morales pourrait renforcer et non pas fragiliser le respect que nous nous devons les uns aux autres 1 » et éviter les problèmes de communautarisme.

     

    Un exemple pour terminer : un laboratoire a proposé récemment un médicament important pour traiter l’hépatite C. Il coûte 70 000€/patient, il y en a 50 000 en France soit 14 milliards d’€. La France a choisi de soigner les 15 000 cas les plus graves pour leur donner une chance plus égale de guérir (égalité) ; la Grande Bretagne a refusé le médicament et a consacré une somme équivalente à un grand nombre de malades autres par souci d’efficacité (utilité) ; l’Allemagne a choisi de traiter les moins malades car c’est sur des cas similaires que le produit avait été testé (responsabilité).

     

                    Marie Odile Delcourt. Café-débat du 25 février 2017

     Pour lire le compte-rendu, cliquer ici



    [1] Justice. Bien juger pour bien agir de Michael Sandel. Albin Michel.2016

    [2] au sens anglais du terme, qui inclut le libéralisme et le déborde. En français, libertaire a un autre sens.

     


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