• Programme

    GRAND DEBAT NATIONAL

    Le Café-Débat de Saint Quentin en Yvelines a participé à sa manière au Grand Débat National en menant avec la plupart de ses adhérents une réflexion collective sur les quatre thèmes proposés dans le questionnaire. Ceci a conduit à la rédaction d'un document qui, sans être ni exhaustif, ni finalisé, ni complètement consensuel, propose près de 150 actions et pistes d'approfondissement à mener, accompagnées de remarques de fond pour tenter de prendre un peu de distance par rapport à l'actualité.

    Vous pouvez en prendre connaissance par téléchargement sur ce blog en cliquant sur le lien ci-dessous :

     

    "CONTRIBUTION DU CAFE-DEBAT DE SAINT QUENTIN EN YVELINES

    AU

    GRAND DEBAT NATIONAL"

     

    Vous pouvez faire des commentaires à la suite du "Communiqué de presse"

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      Précédents et prochains débats et conférences.

     

     Samedi 9 Mars 2019.

    Nous nous retrouverons pour un débat sans texte d'introduction. Le sujet du débat sera choisi en début de séance (à16h30).

     

    Samedi 30 Mars 2019.

      Nos idéaux Républicains sont ils recevables dans toutes les cultures?

     par André Hans

    _Pour lire le texte d'introduction, cliquer ici

    Pour lire un compte -rendu personnel du débat, cliquer ici.

     Samedi 6 Avril 2019.

      La colonisation est-elle un bien où un mal ?

     par Jean-Claude Charmetant

    Pour lire le texte, cliquer ici

    Résumé de l'introduction:

    La colonisation, sous des formes diverses, est vieille comme le monde. Contrairement à ce que certains croient ou espèrent, elle ne semble pas prête à disparaître. Comme toute entreprise humaine, elle a produit du bien et du mal. C'est ce que nous allons tenter de débrouiller ensemble.

    Pour lire le compte-rendu du débat, cliquer ici.

     

     

     

     Samedi 13 Avril 2019.

    Quelle Europe voulons nous?

    Par Jean-Marc N. et Laurence D.

    Pour lire le texte cliquer ici 

     

    Samedi 4 Mai 2019

    La guerre des intelligences aura-t-elle lieu ?

    texte introduit par Daniel Soulat.

    Résumé: Qu'il s'agisse de le comprendre, de le contrôler, de l'augmenter, de le modifier, ou de l'utiliser, le cerveau biologique est devenu le principal champ de bataille de ce siècle. Le cerveau biologique est de plus en plus concurrencé par l'intelligence artificielle (IA). Il est temps de prendre conscience des potentialités, des défis, des risques et conséquences de l'IA. Serons nous assez intelligents pour maîtriser l'IA et la fuite des cerveaux ?

    Samedi 25 Mai.

    Peut-on, doit-on actualiser les textes fondateurs?

    Débat introduit par Benoît Delcourt.

    Résumé: Les grands textes religieux, mais aussi politiques ("Le capital" par exemple), ou se référant aux relations humaines ("le deuxième sexe" par exemple) ont été écrits dans un contexte lié à la date de leur écriture. Faut-il en tenir compte?

    Samedi 6 Juin.

    Assemblée générale de l'association.

    ________________________________________________

      L'entrée à nos débats est libre; ils  ont lieu le Samedi entre 16h30 et 18h30, au café "Le Marina ", 26 place Etienne Marcel  78180 MONTIGNY LE BRETONNEUX.. Il n'y a nul besoin, pour y participer, de faire partie de l'association "le café débat de Saint-Quentin en Yvelines"  (cotisation annuelle de 5 euros). Il est seulement demandé de payer sa consommation en sortant. 

     


    Conditions de participation.

     Toute personne peut proposer un sujet. Les sujets sont soumis au vote des adhérents de l'association, de telle manière que seuls les sujets qui ont des chances de réunir un nombre suffisant de participants sont choisis. Si le sujet est retenu, ce qui est le cas le plus fréquent, il  faut alors préparer pour la date choisie une introduction (deux pages format A4 maximum), qui sera lue en début de séance. Pour adhérer à l'association, il suffit de régler une cotisation annuelle modique (5 euros). Pour plus d'informations, voir la rubrique "Fonctionnement" en haut à gauche de cette page.

     Lieu des débats:

    Le MARINA   26 place Etienne Marcel  78180 MONTIGNY LE BRETONNEUX  

     


     

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  • Quelle Europe voulons-nous ?

                                                   Laurence D.. et Jean-Marc N. le 13 Avril 2019

    LD Quelle Europe voulons-nous ? Très clairement, moi je "rêve" d’une Europe qui repousserait les frontières de la France quant à la devise "Liberté Egalité Fraternité", ou en référence à la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen "Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits." Et je veux croire en une Europe capable de mettre Simone Veil comme présidente de son parlement : c’est pour moi un symbole fort quant à l’unification de l’Europe et la volonté de sortir d’une logique de guerre ! Mais je suis dans une réflexion non pas sur le comment faire, mais sur les buts à atteindre. Je suis sûrement dans quelque chose de très utopique, mais je pense aussi ne pas avoir les compétences quant aux moyens d’arriver à ces objectifs, n’est-ce pas le rôle des professionnels formés pour ça ?

     

    JM En discutant avec Laurence, lors de la préparation du texte d'introduction, il nous est très vite apparu que nous avons des idées communes sur le fait que l'humain est primordial et doit être placé avant tout. J'avais même écrit un texte (voir mon blog) "Un monde qui marche sur la tête" dans lequel je regrette que la finance dirige tout, que l'économie soit au service de la finance et l'homme au service de l'économie alors que c'est exactement l'inverse qui serait souhaitable. Je suis persuadé que l'Union Européenne (UE) est en partie responsable de ces priorités inversées. L'UE est basée, dans les faits, sur les échanges commerciaux et sur la concurrence (d'ailleurs citée de nombreuses fois dans les textes). Pourtant l'idée originelle était de créer une zone de paix et de prospérité, ce à quoi j'adhère.

     

    LD Je suis fondamentalement pour la création de cette zone de paix et de prospérité, mais je pense qu’il y a des obstacles : les inégalités existantes entre les pays constituant l'UE, les différences culturelles, religieuses, historiques et, quand on voit ce qui se passe en France actuellement, ne faudrait-il pas commencer par "réunifier la France" ? Mais je veux croire aussi en une Europe enrichie par les échanges au-delà des frontières depuis très longtemps dans l’Histoire. Que serions-nous sans les Romains ? Qu’aurait été la Renaissance limitée à nos frontières françaises ? Et, inversement, la France n’a-t-elle pas aussi rayonné à l’étranger ? Les frontières européennes ne sont-elles pas alors que symboliques, l'Europe n’existe-t-elle pas depuis longtemps comme civilisation ? Et quel manque d’ambition : pourquoi se limiter aux frontières de l'Europe et ne pas viser le monde entier ?

     

    JM Pour moi, le premier problème avec l'UE est le manque de démocratie. Nous allons voter pour le parlement Européen, et en plus à la proportionnelle intégrale, ce qui est bien ; mais le parlement a peu de pouvoir. Il y a des entités autres pour lesquelles nous, peuple européen, n'avons pas d'élections. Les commissaires et le président de la commission sont désignés par les "élites". De même, beaucoup de décisions de l'UE sont le fait "d'élites" alors que, dans la constitution française de 1958, il est écrit que le principe de la république est : "gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple". On en est loin maintenant. Il faudrait davantage de démocratie.

     

    LD Pour la démocratie, il y a les obstacles liés à la nature humaine :

    - sommes-nous tous égaux quant à nos capacités d’analyse face à un vote ? (Mais cela pourrait faire l'objet d'un autre débat) ;

    - le réflexe de protection individuelle pourrait être constitutif du cerveau reptilien de l'être humain ;

    - quand on n’est pas suffisamment formé, on a une idée sur "où on veut aller" et pas forcément sur "comment on peut le faire" ;

    Pour répondre à ces obstacles, je suis dans l’idée que :

    - les règlementations sont un moyen de contraindre pour aller vers de l’égalité,

    - les textes ont le mérite d’exister et d’être une base de travail qu’on peut toujours améliorer, c’est plus facile que de partir de rien.

     

    JM Il y a plusieurs possibilités pour l'Europe :

    1) - On continue à effacer les pays et on augmente le nombre d'états membres, tout en transférant davantage de pouvoir à l'UE, ce qui ne me plait pas du tout car je trouve qu'il y a déjà trop de pouvoir à l'UE et qu'elle va dans le mauvais sens (l'ultralibéralisme qui détruit la planète, qui nie les peuples, les nations, les cultures différentes - Allemands et Grecs avec la même monnaie !) De plus, le nombre important d'états, très différents de surcroît (avec notamment des écarts de salaires bien trop importants), fait que l'UE est difficilement gérable et qu'elle tend au "dumping" social et fiscal.

     

    LD Des pertes d’acquis sont pour moi nécessaires pour arriver à l’égalité. Pas pour un dumping social généralisé bien sûr, mais, quand on cherche à faire une moyenne, il y a forcément des perdants et des gagnants. Par exemple, je ne connais pas suffisamment le problème des retraites hors de nos frontières, mais, déjà en France, certains avantages me paraissent injustes par rapport à d’autres situations et l’égalisation par le haut ne me parait pas réalisable financièrement !

     

    JM Je ne pense pas que l'égalité soit le but ultime, surtout s'il s'agit de s'aligner vers le bas. Je préfère le mot "coopération", ce qui permet d'aller vers le mieux tout en restant libres. Les autres possibilités pour l'Europe sont :

    2) - On reste comme maintenant, ce qui serait un moindre mal, mais n'est pas satisfaisant loin de là !

    3) - On fait un "Frexit" comme le préconisent certains (avec l'avantage de reprendre les manettes : la monnaie, les lois, les frontières, les dépenses, les impôts, la politique, l'économie, la culture). L'Angleterre est en train de faire son "Brexit", ce qui affole les marchés et les hommes d'affaires.

     

    LD Quel retour en arrière et constat d’échec ! Je pense que l’Europe (512,6 millions d’habitants) est seule de taille à pouvoir négocier avec les Etats Unis (327,2 millions d’habitants) ou la Chine (1,386 milliard !) pour mémoire la population de la France est actuellement de 67 millions d’habitants. J’aimerais aussi évoquer des choses qui n’existent pour moi que grâce à l’UE, entre autres : - les parcours de remise à niveau pour adultes (ayant comme objectif l’emploi), qui sont subventionnés par l’Union Européenne (Fond Social Européen), - Erasmus (European action Schemes for Mobility of University Students), - les projets de Recherches communes à plusieurs états financés au niveau européen.

     

    JM Quand on dit "subventionné par l'UE", il faut rappeler que c'est de l'argent qui vient des états. La France donne plus de financement à l'UE qu'elle n'en récupère. L'UE me parait être plus en échec qu'en réussite en ce moment, elle semble très divisée, très soumises aux dictats des marchés, avec un déficit de démocratie, de sécurité, de prospérité et de social. Je continue sur les possibilités :

    4) Je me dois de citer "Union France Allemagne" qui propose de quitter l'UE actuelle et de faire "une union des peuples dans une fédération des régions françaises et des länders allemands".

    Mais la solution qui, en ce moment, m'attirerait le plus, pour moi qui, comme Laurence, suis attaché à l'humain, au peuple souverain et aux décisions proches du terrain, serait plutôt :

    5) - Une Europe des nations, qui serait basée sur la coopération (ce qui est mieux que sur la concurrence et la guerre), en faisant des projets à géométrie variable. C'est le principe d'Airbus et d'Ariane, deux réussites européennes qui ne sont pas liées à l'UE. Parfois la France travaille en coopération directe avec les USA. En fait, il faut viser les coopérations mondiales à géométrie variable. Nous devons pouvoir protéger certains de nos emplois face à des produits qui sont fabriqués sans respecter un minimum de normes sociales et écologiques. De nombreuses "normes UE" (normes EN) pouraient être adoptées librement par les états pour faciliter le marché intérieur UE. Les normes EN et ISO (normes internationales) seraient privilégiées pour faciliter les échanges mondiaux (ce qui se fait en partie maintenant).

     

    LD Moi je serais plutôt pour des normes moins étendues mais obligatoires, à l’intérieur de l’union européenne. Par ailleurs, je serais favorable à une armée européenne.

     

    JM La politique extérieure devrait être au niveau des nations, ainsi que l'armée (mais les armées doivent être interopérables avec les alliés, même s'ils ne sont pas dans l'UE). Les traités de libre échange devraient être faits au niveau des états, avec consultation démocratique (référendum), de même pour les grandes orientations. Erasmus pourrait continuer. Les projets de recherche en commun pourraient être conservés et même développés. L'agence européenne de police criminelle Europol (European Police Office) serait conservée, voire développée au niveau mondial. La souveraineté des peuples serait le principe fondamental de l'Europe, afin de remettre l'humain et la démocratie avant tout. L'objectif (utopique ?) serait, tout en préservant la planète, de créer une zone démocratique mondiale d'humanité, de paix, de libertés, d'équité et de prospérité.

     

     

     

    LD Finalement tu conclus avec des objectifs que nous partageons. Mais vous avez sans doute d’autres idées. Maintenant le débat est ouvert, à vous de vous exprimer.

    Laurence D. et Jean-Marc N.

     

    Textes complémentaires :

     

    Quelle Europe voulons-nous ? (texte différent, plus précis)

    - http://ecomondiale.over-blog.com/

     

    - Euroscepticisme : pourquoi ?

    http://ecomondiale.over-blog.com/2017/01/euroscepticisme-pourquoi.html

     

    - Pour un monde meilleur : un nouveau système économique mondial :

    http://ecomondiale.over-blog.com/article-24979162.html

     

    - Mondialisation : faut-il réguler et comment ? :

    http://ecomondiale.over-blog.com/article-24978672.html

     

    - Un système qui marche sur la tête :

    http://ecomondiale.over-blog.com/article-23814356.html

     

    - Faut-il travailler plus pour gagner plus ? :

    http://ecomondiale.over-blog.com/article-18464485.html

     

    - Le travail est-il une valeur ? :

    http://ecomondiale.over-blog.com/article-6703003.html

     

     


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  • GRAND DEBAT NATIONAL

    Le Café-Débat de Saint Quentin en Yvelines a mené avec la plupart de ses adhérents une réflexion interne dans la ligne du "Grand débat national". Ceci a conduit à la rédaction d'un texte qui, sans être exhaustif, ni complètement finalisé, ni une réponse au questionnaire proposé, avance un certain nombre de pistes d'action et de réflexion.

    Vous pouvez lire ce document sur ce blog :

    "Contribution du Café-Débat de Saint Quentin en Yvelines

    au

    Grand Débat National"


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  • Nos idéaux républicains sont-ils recevables au sein de toutes les cultures ?

                                                             par André Hans, le 30 Mars 2019

    Nos idéaux républicains sont fondés principalement sur la démocratie, les droits de l’homme, l’égalité en droit. En cela ils sont en effet totalement incompatibles avec les usages, les rôles et les statuts assignés à la personne au sein de certaines cultures. Si le modèle occidental a tendance à gagner progressivement par le biais de sa domination économique et culturelle, il n’en reste pas moins une surprenante solidité à nos yeux de coutumes ancestrales en totale opposition avec notre conception du statut la personne humaine.  Des sociétés où la personne est assignée à un rôle en fonction de son sexe et de sa naissance. Les sociétés brahmaniques reposent sur un régime de castes qui perdure en dépit de la volonté des autorités centrale de le supprimer. De même pour les actes les plus intimes comme le choix du conjoint, la décision échappe aux intéressés.  La démocratie est inconcevable aux yeux de certains fondamentalistes qu’ils soient musulmans, hindouistes ou autres.

    Nos idéaux républicains se fondent essentiellement sur un idéal de Liberté d’autonomie d’individus libres et égaux en droit, maitres de leur destin. C’est la liberté et le libre arbitre. Ne pas être sous l’emprise, la domination de quiconque. Chacun doit être libre de ses opinions et libre de les faire connaitre. Pour être citoyen d’une république, il faut être apte à juger, c’est-à-dire avoir du discernement pour former une opinion et échapper à la manipulation. Mais la démocratie républicaine ne serait qu’une mascarade sans « La liberté d’information ». Avoir librement accès aux informations est indispensable pour pouvoir se forger un avis, une opinion.

    Si l’accès à l’information libre et non partisane est un droit inaliénable, l’engagement civique et citoyen est d’une nécessité absolue afin que vive une démocratie authentique. La république ne peut exister sans l’engagement de personnalités qui possèdent trois qualités indispensables.

    -         De l’abnégation et un sens aigu des responsabilités, pour diriger et administrer des petites communes et certains territoires.   

    -         De la compétence pour assurer les fonctions auxquelles on prétend. 

    -         De la probité pour conserver la confiance des électeurs. 

      

    Les autres cultures.

     La diversité des modes d’organisations humaines et des représentations collectives est stupéfiante, même si les moyens de communication actuels ont tendance à les niveler et menacent à terme de les faire disparaitre. La conception linéaire et progressiste du temps avec une origine et un aboutissement (une genèse et une parousie) qui fait du passé un temps révolu sur lequel il n’est pas possible d’intervenir, qui interdit aux acteurs disparus d’interférer avec le présent, et d’un futur que seul des magiciens de fête foraine osent la prédiction. Aucune liberté ne peut s’exercer si notre destin est écrit d’avance. Saint Augustin à l’origine de la philosophie chrétienne de l’histoire remit en cause la conception cyclique du temp de l’Antiquité en élaborant une nouvelle conception désormais tenue pour universelle. En particulier, l’intuition générale du TEMPS, apparait en un écoulement lent, régulier et continu. Toutes parties de l’univers nous semble avancer au rythme d’un métronome unique, (ce que démentent les jumeaux des physiciens) et l’observateur impuissant est emporté dans le courant de la durée. Alors qu’elle tend désormais à s’imposer aux autres civilisations, il persiste bien, même dans la nôtre, des vestiges sous la forme croyances de cette conception qui a prévalu pour tous les peuples. Celle du temps cyclique, fait de perpétuels recommencements et d’apocalypses, celle surtout qui fait du futur un livre déjà écrit, négation de notre faculté de décider de notre avenir. L’appréhension du temps comme une durée linéaire, accumulation d’événements, de progrès matériels et moraux ne s’est imposée en occident que très tardivement. « Le temps devenait linéaire, irréversible ». L’organisation temporelle chrétienne se distinguait aussi bien de la conception antique orientée uniquement vers le passé que du messianisme et de sa vision prophétique du futur, caractéristique de la conception temporelle biblique.  Aux Indes, le renouvellement des temps selon la tradition bouddhique s’opérait par des réincarnations. Plus près Dionysos mourait chaque hiver et ressuscitait chaque printemps. Cette régénération cyclique, accompagnée de la fructification de la terre, promettait la résurrection des morts. Les rites jusqu’au triomphe du Christianisme célébraient ces retours régénérateurs du temps. Pour décider, il suffisait de consulter les augures.  A quoi bon la démocratie. Peu de place laissée par ces croyances au libre arbitre de chacun.

    Le choc des cultures (Issu du texte de Kamel Daoud écrivain algérien)
    Les événements de Cologne à la Saint-Sylvestre 2015 ont été un révélateur de représentations de la personne humaine en tant qu’altérités autonomes dans deux cultures différentes. C’est la liberté que le réfugié désire, vient chercher, mais n’assume pas. La liberté de la femme en Occident est un point d’autant plus sensible qu’elle est d’acquis récents. Le sentiment d’urgence de certains humanitaires occulte que certains réfugiés transportent inconsciemment le piège culturel du rapport à la femme, nœud gordien dans le monde d’Allah.  Le sexe est la plus grande misère dans le « monde d’Allah ». À tel point qu’il a donné naissance à ce porno-islamisme dont font discours les prêcheurs islamistes pour recruter leurs « fidèles » : descriptions d’un paradis plus proche du bordel que de la récompense pour gens pieux,

    Religions et démocratie (repris patiemment du philosophe Y Michaud)

    Quand on ouvre les yeux, on est forcé de reconnaître que l’islam n’est pas compatible avec la démocratie. Pour la plupart des musulmans, ne pas croire est un crime, la charia prime sur tout autre droit, et l’apostasie est absolument interdite. Les atteintes à la liberté d’expression ou l’inégalité entre les sexes viennent de ces dogmes. L’immense majorité des pays arabo-musulmans n’ont pas ratifié la Convention universelle des droits de l’homme de 1948. En est-il de même pour toutes les religions ? Oui, sauf que dans l’Europe chrétienne, la construction du théisme puis du déisme est allée dans le sens du rationalisme. Ce fut l’œuvre d’abord des théologiens, puis de philosophes qui ont pensé le contrat social à partir de la fin du XVIe siècle. Je pense à tous ceux qui insistent sur la souveraineté du politique, à Spinoza, Hobbes, Althusius, Locke, Hume, et à Rousseau qui, à la fin, récapitule – à sa manière – cette pensée. Ces philosophes ne sont pas d’accord sur tout, mais ils se posent les mêmes questions : comment constituer une communauté souveraine ? À qui devons-nous obéir ? Que faut-il mettre en commun et que faut-il sacrifier ? Qui détient la légitimité du pouvoir ? Tous se retrouvent sur une idée fondamentale : il faut renoncer au primat des croyances religieuses.

    Certains prônent une religion d’État, mais tolérante et assez édulcorée. Le plus radical est Spinoza, pour qui la religion doit rester une affaire intérieure, un peu comme Voltaire. Tenir ces positions ne fut pas facile, il y eut des combats et des persécutions. Spinoza fut victime d’une tentative d’assassinat par un intégriste juif. Cette philosophie, d’abord cantonnée à la sphère du monde intellectuel, a ensuite cherché à penser l’époque de façon concrète.  Le monde musulman n’a pas connu la même évolution. C’est le problème. L’islam refuse toute interprétation du dogme depuis le XIe siècle. La loi divine l’emporte toujours, comme le combat pour étendre l’islam. L’universitaire tunisien Abdelmadjid Charafi, a parfaitement analysé le " retard " historique de l’islam.

    Conclusion

    L’autonomie de l’individu a été en Europe un long processus qui n’a abouti qu’imparfaitement. La tentation est grande de penser les autres sociétés en vertu de notre propre trajet vers un idéal de droits universels.  Chaque culture a son tropisme, notamment la tendance à se prendre pour le nombril du monde. Ce qui nous semble apriori naturel et universel, n’est que relatif à notre société. Les sociétés occidentales pensent en termes d’universalisme. Leur avance technologique et scientifique leur a conféré un pouvoir de domination sur toutes les autres cultures et pensent que cette domination serait fondée sur une supériorité morale.  Par là même elles s’octroient un devoir d’ingérence reposant sur les justifications éthiques qui sont les siennes, sans même se poser la question de leur relativité au regard des autres.

    Pour lire un compte-rendu personnel du débat, cliquer ici


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  • Café débat de Saint-Quentin-en-Yvelines – 26 janvier 2019

    Notre parc automobile n’est-il pas surdimensionné ?

    Débat introduit par Bruno Sauvage

     

    L’automobile est une merveilleuse invention. Elle a pris une place considérable dans nos modes de vie. Mais le développement du parc automobile n’est pas sans inconvénients en raison de ses impacts divers. Et la question se pose des limites à définir pour le parc automobile aux niveaux local, national et mondial. Parmi les impacts du parc automobile qui conduisent à se poser cette question des limites, nous considérerons quatre aspects :

    -          Les consommations d’énergie.

    -          L’organisation spatiale des villes et l’artificialisation des sols.

    -          Nos modes de vie et notre relation à l’espace environnant.

    -          L’automobile et la perception de la surpopulation mondiale.

     

    1°) – Les consommations d’énergie

    La société industrielle moderne nous a dotés d’outils mécaniques et électroniques très pratiques. Parmi ces outils, le plus emblématique est certainement l’automobile. Elle est comme un deuxième lieu de vie pour beaucoup d’entre nous. Cependant, il ne faudrait pas considérer l’automobile comme un objet banal en raison de ses consommations d’énergie. Pour nous rendre compte de la consommation d’un véhicule, nous pouvons la comparer à celle d’un organisme humain : En une heure, notre organisme consomme 100 kilocalories ; En une heure, une automobile (de gamme courante) consomme 50 000 kilocalories, 500 fois plus !

    (Notons aussi, que nous empruntons de plus en plus souvent l’avion, et en une heure d’avion, l’énergie consommée par passager est de l’ordre de 300 000 kilocalories, 3000 fois plus que pour l’organisme humain ! Pour l’avion, il y a lieu également de se préoccuper des limites à poser à son usage).

    Ces chiffres montrent que l’organisme humain est une « machine » très performante. En revanche, les machines fabriquées par l’homme sont très gourmandes. Il nous faudrait plusieurs planètes pour nourrir nos machines si l’on voulait remplacer le pétrole ou le charbon par des produits de l’agriculture ou de la forêt ! Ce sont les transports routiers et aériens (ainsi que les centrales électriques à charbon) qui ont l’impact le plus important sur les émissions de gaz carbonique, et il faut ajouter à cet impact celui des industries pour la fabrication des véhicules et des avions, ainsi que l’impact de la construction et de l’entretien des infrastructures routières et aéroportuaires. Réduire les émissions de gaz carbonique nécessitera d’une manière ou d’une autre, une réduction de l’usage de l’automobile et de l’avion.

     

    2°) - L’organisation spatiale des villes et l’artificialisation des sols

    L’automobile n’est pas un objet banal pour la consommation d’énergie, elle ne l’est pas non plus pour la consommation d’espace. L’automobile nécessite beaucoup de surface pour circuler et stationner aux dépens des espaces naturels. L’automobile a engendré l’étalement urbain. En outre, les voies de circulation, notamment quand elles sont larges, cloisonnent les espaces naturels et perturbent la circulation des petits et grands animaux et compromettent ainsi la survie de beaucoup d’espèces vivantes.

    Aujourd’hui, la majorité de nos concitoyens habitent dans des zones urbaines périphériques, caractéristiques de l’urbanisation des dernières décennies, (comme c’est le cas à Saint-Quentin-en-Yvelines), avec de vastes zones pavillonnaires et de vastes zones d’activité dont le développement a été possible grâce à l’automobile. Ces zones sont très difficiles à desservir par des transports collectifs car trop peu denses, et inhospitalières pour les piétons en raison de l’échelle à laquelle elles ont été réalisées. Le problème est semblable pour les « rurbains » qui habitent des communes rurales et qui vont chaque jour travailler à la ville ainsi que pour les vacanciers des communes balnéaires ou touristiques et pour les personnes ayant une résidence secondaire à la campagne.

    Le mouvement d’étalement urbain se poursuit au rythme de 70 000 ha par an en France ! Et cela malgré les orientations d’urbanisme élaborées à la suite du Grenelle de l’Environnement (qui s’est réuni en fin 2007). Ces orientations préconisent de construire ou « d’intensifier » la ville près des gares où le long des axes bien desservis par un transport en commun et de revitaliser les centres villes. Mais dans les zones périurbaines où les habitants et les élus ont fait le choix préférentiel d’un habitat pavillonnaire, ils se montrent peu pressés de mettre en œuvre ces orientations, et certaines zones seront toujours difficiles à desservir en transports collectifs.

     

    3°) - Nos modes de vie et notre relation à l’espace environnant

    Dans le dernier numéro de la revue Télérama de l’année 2016, un dossier était consacré à l’enfance. Dans deux des articles, dont l’un signé par Boris Cirulnik, il était constaté que les enfants vivent de plus en plus confinés dans leur appartement et passent de longues heures devant les écrans. Alors que pour les plus anciens d’entre nous, nous avons connu dans notre enfance une vie à la campagne ou à la ville, avec une beaucoup plus grande liberté de mouvement dans un vaste espace environnant. Ce confinement des enfants dans leur appartement est la résultante de l’artificialisation croissante de notre milieu de vie urbain, avec un environnement mécanique qui rend beaucoup de quartiers inhospitaliers et où on ne laisse pas les enfants se promener seuls.

    Pour les adultes, la transformation en « automobilistes » modifie la perception de l’espace environnant. On ne voit plus la nature de près, mais comme un simple décor paysager. Et en ce qui concerne la ville, on semble avoir oublié qu’une ville ou un village sont d’autant plus agréables qu’on prend plaisir à s’y déplacer à pied. La marche à pied est le moyen de déplacement le plus naturel, et source de convivialité dans l’espace public.

    Dans beaucoup de quartiers, pourtant peu denses, les habitants en place s’opposent à la construction de nouveaux logements, non par manque de sympathie à l’égard des nouveaux habitants éventuels, mais parce qu’ils craignent d’être gênés par le stationnement et la circulation de voitures supplémentaires.

     

    4°) - L’automobile et la perception de la surpopulation mondiale.

    Lors d’un voyage d’étude aux Etats Unis en 1972, j’avais été frappé par la hantise de la surpopulation mondiale qu’exprimaient nombre des responsables américains que nous avions rencontrés. Ces responsables étaient conscients que le mode de développement pratiqué aux Etats Unis, avec un étalement urbain considérable lié à l’usage de l’automobile générant une forte consommation d’énergies et de matières premières, ne pouvait pas s’appliquer à l’échelle de la planète. Ils en déduisaient que la population de la planète était beaucoup trop élevée.

    Au début des années 1970, on avait raison de se préoccuper de la croissance de la population mondiale car les perspectives des démographes étaient de 14 milliards d’habitants à l’horizon 2050. Mais depuis, sur tous les continents s’est opérée une « transition démographique » avec une baisse du nombre de naissances par femme. La croissance de la population est beaucoup plus liée aujourd’hui à l’allongement de la durée de vie, qu’au nombre de naissances. L’Afrique fait encore exception, mais on peut penser qu’elle opèrera aussi sa transition démographique avec l’urbanisation croissante.

    Depuis les années 1970, en France et dans beaucoup d’autres pays, nous avons copié le modèle américain d’étalement urbain lié à l’usage de l’automobile. Et certains de nos concitoyens pensent comme nos interlocuteurs américains de 1970 : ce modèle ne peut pas s’appliquer à l’échelle de la planète car nous sommes trop nombreux sur la terre. Cette inquiétude ne peut pas être liée à la possibilité de nourrir les 7,5 milliards d’habitants aujourd’hui, ou 10 milliards en 2050. En effet, si les espaces agricoles et forestiers de la planète sont mis en valeur avec les multiples possibilités de l’agro-écologie et de l’agroforesterie adaptées à chaque territoire on ne devrait pas avoir d’inquiétude sur la capacité de se nourrir.

    Mais l’inquiétude vient des niveaux de consommation d’énergie et autres matières premières. Si les populations qui ont actuellement un faible niveau de consommation d’énergie rejoignaient les consommations des personnes vivant selon le modèle occidental, les émissions de gaz à effet de serre qui sont déjà beaucoup trop importantes exploseraient ! Et les productions agricoles et forestières ne pourront pas compenser nos consommations d’énergies fossiles.

    Mais dans ce dilemme, que faut-il remettre en cause ? La nombre d’habitants sur la terre, ou la surconsommation d’énergie liée à notre mode de vie occidental que tous les habitants de la planète essaient de copier ? Pour ma part, mon séjour aux Etats Unis de 1972 m’a fait comprendre que l’automobile était un magnifique objet mais trop gros pour être un objet individuel, et qu’il fallait s’efforcer, à titre personnel d’organiser sa vie pour utiliser la voiture le moins possible, et à titre collectif d’œuvrer pour que l’organisation urbaine permette à une grande partie de la population de vivre sans voiture personnelle. Il serait paradoxal que le progrès technique se retourne contre les hommes, et que pour pouvoir disposer de machines qui ne sont pas indispensables en aussi grand nombre, on doive dire aux personnes qui nous regardent avec envie, qu’elles sont en trop sur la terre ! 


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  •   Pour vivre heureux, faut-il s’abstraire du « monde »?

     

      La question est : que faire avec ou sans le monde qui nous entoure, le conjoint, les enfants, les collègues, les amis, les « relations » ?

    Prenons le cas du sport, qui, comme tous les jeux de bonne qualité, est emblématique des activités humaines. Il y a les sports individuels,  et les sports collectifs, où l’on dépend aussi des autres. Les sensations qu’on retire d’un sport individuel, liées à une gratification personnelle et à l’indépendance, sont plus intenses peut-être, mais moins complètes que celles d’un sport collectif, car s’y ajoute  dans ce dernier cas le plaisir de participer à une œuvre commune.

    Ce qui est vrai pour le sport est vrai aussi pour toutes les entreprises humaines. Dans les activités individuelles citons la création artistique ou littéraire, la réflexion, notamment scientifique, la spéculation boursière, l’exercice personnel du pouvoir, la méditation… ;  auxquelles on peut ajouter les addictions (alcool, tabac, drogue, jeu), les soins en cas de maladie…. Pour les activités collectives, citons la politique et la religion, la production industrielle, les expériences scientifiques (depuis le vingtième siècle, elles ne se font plus en solitaire), la guerre, et bien sûr la vie de famille.

     

    Il est temps d’approfondir notre définition du « monde » .  Ceux qui nous ont précédés ont établi des normes, des conventions, des manières de vivre,  éprouvées par le temps. Ces manières de se comporter sont pour certaines évidentes : montrer du courage, de l’ardeur au travail, de l’empathie (savoir s’intéresser aux autre), de la générosité, de la politesse etc… Mais d’autres viennent seulement d’habitudes de classes sociales : on ne met pas ses coudes sur le table, et on n’y rote pas,   on dit bonjour, s’il vous plaît  et merci ; certaines de ces habitudes peuvent masquer des envies de domination : par exemple, il est bien vu de rire aux plaisanteries du chef, ou bien, dans les religions ou les partis politiques, de réciter le catéchisme à tout propos.  Ces contraintes ne sont pas les mêmes suivant le pays et la classe sociale.

     

    Question : le « monde »  est-il  mauvais ?

     Dans certains cas, oui. Il peut par exemple exiger de vous le sacrifice de votre vie, pour des raisons qui ne semblent pas très claires, sauf à certaines personnes. En échange, le « monde «  vous fournit une perspective de gloire, voire d’éternité, ou  de richesse (le fameux butin). En réalité, le « monde » n’est pas aussi fort qu’on peut le penser, et il ne peut pas toujours éviter les guerres : la guerre semble inscrite dans le génome humain.

    Il peut aussi éditer des lois racistes, ou xénophobes, ou  homophobes, à votre encontre. Mais dans une démocratie qui fonctionne bien, ces lois ne sont pas courantes. Cependant, un problème arrive avec le progrès : ce progrès est par nature difficile à intégrer par la majeure partie de l’humanité. C’était le cas du progrès chrétien, affirmant que « il n’y a plus d’esclave et d’Homme libre, il n’y a plus que des fils de Dieu », ce qui était contraire à la doxa de l’époque (beaucoup avaient un ou plusieurs esclaves).  C’est le cas actuellement avec le progrès scientifique, incompréhensible à la majorité, car trop compliqué. Et puis il y a des faux progrès : la chevalerie médiévale, pour laquelle certaines personnes étaient supérieures aux autres de par leur « sang », le régime communiste « dans le sens de l’Histoire », le régime nazi pour lequel les « Aryens » étaient supérieurs, etc….

    Donc le « monde » peut être très mauvais. Mais ce n’est pas toujours le cas.

    Il y a alors deux niveaux différents d’attitude différents, pour ceux qui veulent se libérer complètement des conventions « mondaines » : se retirer du monde, ou, moins définitif, s’abstraire de ses conventions, prendre du recul par rapport à elles.

     

     Dans bien des cas, se retirer du Monde (dans le sens de société) est une nécessité pour progresser dans les occupations qu’on s’est fixé, la philo, les sciences, ou plus prosaïquement les collections d’objets, ou les addictions, ou encore simplement le fait de savourer sa présence sur Terre. Il n’y a alors aucun mépris des contemporains.

    Quelques exemples Historiques d’Hommes se retirant du « monde » .

    Diogène, adepte du dépouillement, répondant à Alexandre le Grand qui lui demandait ce qu’il pouvait faire pour lui : « Ote toi de mon soleil » .

     Jean l’Evangéliste, pour qui le monde est essentiellement mauvais, à fuir.

    Les ermites de tous temps, les moines de beaucoup de religions.

    Le Mathématicien Grigori Perelman, qui a refusé les prix les plus convoités pour « ne pas être montré comme une bête dans un zoo »..

    Glenn Gould, abandonnant sa carrière de pianiste virtuose à quarante ans.

     

    S’abstraire du « monde » est plus une attitude de recul par rapport à lui, il s’agit d’accepter notre dépendance du « monde » pour les bienfaits qu’elle fournit, tout en ne se faisant pas une obligation de ses  conventions arbitraires.  C’est ce que nous faisons tous… quand nous le pouvons !

       Car les relations avec les autres peuvent mal tourner. Dans « Huis clos », Sartre fait dire à un protagoniste : l’enfer c’est les autres. Il voulait dire par là que « si les rapports avec autrui sont tordus, viciés, alors l'autre ne peut être que l'enfer. Pourquoi ? Parce que les autres sont, au fond, ce qu'il y a de plus important en nous-mêmes, pour notre propre connaissance de nous-mêmes. » (www.philo5.com/Les%20philosophes%20Textes/Sartre_L'EnferC'EstLesAutres.htm) »

    Cette dernière phrase est importante : l’autre peut vous aider à vous révéler à vous-même, on ne peut mieux dire ce que le « monde » peut vous apporter, quand tout v

                                                                 Benoît Delcourt. 12 Janvier 2019.

     

    Pour lire quelques sujets abordés en séance, cliquer ici 

     

     

     

     


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