• Programme

    Compte-rendu de la visio-conférence du 30 mai 2020 sur le thème :

    "Après la pandémie, quels changements espérez-vous pour le monde de demain ?"

     

    Le café-débat reprend ses activités, avec, en alternance, des débats en présentiel, limités à quatorze personnes et en visuel; dans les deux cas, il faudra s'inscrire.  Les débats en présentiel pourront peut-être, si les moyens techniques le permettent, être suivis en visuel.

    Prochain débat: en présentiel (port du masque obligatoire),

    le Samedi 26 Septembre, 16h30 au Marina.

    Sujet: "Une République fraternelle est elle possible?"

    débat introduit par  Benoît Delcourt..

    Résumé: La fraternité a été, depuis 2000 ans et même plus, l'idéal commun à beaucoup de révolutions. Des progrès vers une République vraiment fraternelle sont certains dans quelques pays. Après avoir défini ce qu'on entend par "fraternité", et rappelé les succès et échecs Historiques, nous tenterons d'estimer les possibilités d'aller plus loin.
     

     

     


     

    ______________________________________________

      L'entrée à nos débats est libre; ils  ont lieu le Samedi entre 16h30 et 18h30, au café "Le Marina ", 26 place Etienne Marcel  78180 MONTIGNY LE BRETONNEUX.. Il n'y a nul besoin, pour y participer, de faire partie de l'association "le café débat de Saint-Quentin en Yvelines"  (cotisation annuelle de 5 euros). Il est seulement demandé de payer sa consommation en sortant. 

     


    Conditions de participation.

     Toute personne peut proposer un sujet. Les sujets sont soumis au vote des adhérents de l'association, de telle manière que seuls les sujets qui ont des chances de réunir un nombre suffisant de participants sont choisis. Si le sujet est retenu, ce qui est le cas le plus fréquent, il  faut alors préparer pour la date choisie une introduction (deux pages format A4 maximum), qui sera lue en début de séance. Pour adhérer à l'association, il suffit de régler une cotisation annuelle modique (5 euros). Pour plus d'informations, voir la rubrique "Fonctionnement" en haut à gauche de cette page.

     Lieu des débats:

    Le MARINA   26 place Etienne Marcel  78180 MONTIGNY LE BRETONNEUX  

     


     

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  • La franc-maçonnerie

    Planche pour le 25/01/2020, faite par André Hans. 

    La franc-maçonnerie moderne est née en 1717 à Londres en grande Bretagne dans une taverne « L’oie et le gril ». Elle réunissait des gens du peuple, sans doute dans l’intention première de créer des liens de solidarité, à une époque dépourvue de protection sociale. Mais c’est sans compter avec les Ecossais qui revendiquent d’en être à l’origine. C’est une franc-maçonnerie « Spéculative », réunissant des personnes de toutes origines contrairement aux loges dites « opératives » qui ne réunissent que des gens du métier. Mais dans l’imaginaire maçonnique, l’origine de la maçonnerie remonterait à l’époque des bâtisseurs de cathédrales. Et même bien au-delà. Ce qui est avéré, c’est que l’Angleterre était déchirée comme partout en chrétienté par les guerres de religions et de succession. Les loges maçonniques était un lieu refuge de tolérance, où on ne discute, ni de politique, ni de religion, qui sont des facteurs de division. C’est une règle qui a encore cours. Du passé mythique des bâtisseurs de cathédrales, il en reste des symboles. Les outils des tailleurs de pierres sont autant de symboles qui expriment des valeurs, comme l’équerre, symboles d’équité. Ces outils des maçons dit opératifs décorent le temple. En cette fin de 18éme siècles, une profonde mutation s’opère. Ceux qui vont réellement créer la Franc maçonnerie, ce sont deux personnages. Fils de Haguenau français, Desaguliers, est un scientifique reconnu, dont les parents ont émigré en Angleterre à la suite de la révocation de l’Edit de Nantes et un pasteur protestant en mal d’argent qui produisait des biographies bidonnées à des bourgeois en mal de lignée prestigieuse. Le révérent pasteur Anderson rédigea les fameuses « Constitutions d’Anderson » (1723) texte référence en maçonnerie. Elles établissent une origine mythique de sa création, à l’origine ses temps - 6000 ans AV JC comme on le croyait au 18éme siècle. Donc, la FM est fondée sur des récits mythiques qui n’appellent à aucune croyance comme en religion. Une profonde mutation opéra en cette fin de siècle. Sans doute par l’influence de Desaguliers qui était membre de la prestigieuse Royal-society une véritable mode maçonnique s’empara de Londres, puis de l’Angleterre, puis en France avec des émigré anglais qui fuyaient la guerre civile, Puis elle gagna le continent entier.

    Napoléon Bonaparte qui n’a jamais été franc- maçon tenta d’en faire un outil d’influence. Au 19éme siècle, il y eu des modes comme la référence aux Templiers, puis à l’Egypte pharaonique. Il existe des loges dont le rituel se réfère à l’Egypte ancienne ou aux templiers. Lors de la commune de Paris 1870, il se trouva des FM dans chacun des 2 camps. Au cours du 19éme siècles la F M évolua, notamment le retrait de l’obligation d’avoir une croyance religieuse. Puis il y eut les premières loges féminines qui eurent pour modèle les combattantes Maria Deraismes, Olympe de Gouges ou encore Louise Michel. Aujourd’hui, si les franc-maçonnes ne sont plus toutes aussi militantes, elles restent néanmoins très attachées à l’émancipation des femmes. 

    La Franc-maçonnerie française sous le régime de Vichy fut l’objet d’une féroce répression Si aujourd’hui elle est restée discrète, non pas secrète à l’inverse de la franc maçonneries anglo-saxonnes qui a pignon sur rue, c’est un héritage de la répression qu’elle a subie sous l’occupation. En France on comptait en 2016, 42 obédiences et environ 188130 frères et sœurs. Le Grand Orient de France a été profondément impliqué dans la vie publique et politique sous la III éme république.

    Aujourd’hui le Grand Orient privilégie la réflexion philosophique avec plus de 52 000 membres répartis dans environ 1 250 loges. C’est la première obédience adogmatique d'Europe. Depuis 2010, il laisse à ses loges la liberté d’initier des femmes. Ses relations avec l’église catholique sont variables, le plus souvent difficiles. Le pape excommunia l’année passée un prêtre membre du GODF. Contrairement à la franc maçonnerie anglo-saxonne en crise, la franc maçonnerie française progresse.

     


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  • Sommes-nous obsédés par le sexe ?

    Ayant récemment assisté au one-woman show de Caroline Vigneaux, j'ai appris que toutes les femmes se masturbent et qu'elles éjaculent. Finalement les femmes sont des hommes comme les autres et comme eux profitent du seul plaisir toujours disponible. Le sexe est avant tout un plaisir et le plaisir est loin d'être un épiphénomène ; c'est un phénomène psychique capital qui permet de compenser la dureté de la vie et le sexe est le plaisir le plus naturel et le plus sain. Le sexe serait bon pour la santé : il a été prouvé que les endorphines relâchées durant le rapport sexuel stimulent les cellules du système immunitaire combattant les maladies.

    Commençons par éliminer un préjugé : l’homme ne peut pas se comporter sexuellement comme un animal. Chez l’homme, contrairement à ce qu’a dit Freud, il n’y a pas d’instinct sexuel mais des tendances auxquelles il est libre de se livrer ou non. Chez l’animal, l’instinct sexuel s’accomplit dans le rut. En dehors, la sexualité est nulle sauf chez les espèces proches de l’homme comme le singe et quelques animaux chez lesquels on constate la masturbation, fort difficile à rattacher à un instinct.  Chez l’animal, l’instinct sexuel est lié à la conservation de l’espèce. L’animal ne cherche qu’exceptionnellement l’excitation sexuelle. L’homme au contraire, recherche l’acte sexuel pour lui-même, fort peu pour la pérennité de l’espèce. L’homme peut en raison d’un principe, d’une idée, d’un intérêt, se refuser à toute activité sexuelle et s’opposer d’autant plus facilement à un instinct sexuel qu’il n’existe pas en lui. L’homme n’est en réalité l’objet que d’une excitation et non le jouet d’un instinct. Comment fonctionne dès lors l’appareil sexuel de l’homme ? N’en déplaise aux psychanalystes, le système nerveux est secondaire par rapport au système hormonal que ce soit pour le comportement en général et la sexualité en particulier. Le système nerveux est dans la stricte impossibilité de fonctionner sans les hormones thyroïdiennes. Que ce soit pour les animaux ou pour les êtres humains, l’appareil sexuel repose sur un ensemble de glandes endocrines : la thyroïde, les glandes surrénales, la glande reproductrice et la glande génitale interstitielle. Les animaux et les êtres humains se distinguent par cette dernière qui donne à l’homme la faculté d’être globalement maître de sa sexualité. Cela étant, la thyroïde est la glande qui procure la plus grande excitation sexuelle. Les sujets atteints de satyriasis et de nymphomanie sont des hyperthyroïdiens en grande majorité. Lorsqu’un hyperthyroïdien se met en ménage avec un hypothyroïdien, leur union a peu de chance de durer. De manière plus générale, nous ne sommes pas prisonniers de notre sexualité. Il semblerait que les hommes désireux de laisser une postériorité intellectuelle accordent moins d’importance au sexe. Le temps consacré à cette activité laissera moins de temps pour des activités plus nobles. Peut-on même dire qu’il existe deux types d’hommes ; ceux (les plus nombreux) dont le but ultime dans la vie est le bonheur, en passant par le plaisir dont le plaisir sexuel et ceux beaucoup moins nombreux dont le but ultime est d’accomplir une œuvre. A l’évidence, les hommes politiques ne font pas partie de ces derniers.

    A partir d'un certain âge nous préférons les plaisirs de la chair à table aux plaisirs de la chair au lit. Ne dit-on pas que la nourriture est le sexe des vieux. Quand le sahel de l’entrecuisse commence, nous savons que plus rien ne sera comme avant. Il arrive un moment où le compagnon de lit ne sert plus que de radiateur. Si l’andropause est un mythe, la ménopause existe bel et bien et c’est bien à partir de cette étape de la vie que les sexualités masculines et féminines diffèrent sensiblement. Néanmoins sans entrer dans un débat de spécialistes, il semblerait que les traitements hormonaux sont à déconseiller en raison de leurs effets néfastes à moyen terme. Que ce soit la sexualité ou la vie de manière globale, c’est l’hygiène de vie qui est primordiale ; les femmes fumeuses sont ménopausées plus jeunes et ont des taux d’œstrogènes moins élevés d’un tiers. Ce qui est valable pour les femmes l’est aussi pour les hommes. Le pénis est l’antenne du cœur et avoir des difficultés à obtenir des érections signifie que les artères sont en mauvais état (risque d’AVC). Il arrive que l’on n’ait plus de partenaire sexuel ou que le sexe nous ennuie ; dès lors le plus important est d’éviter de tomber dans le piège de la dopamine en se gavant de pâtisseries par exemple, ce qui est avant tout une occupation féminine sinon Alzheimer et d’autres maladies nous guettent. La meilleure occupation c’est encore le sport. C'est pour cela que presque tous les matins, je pratique la marche et ensuite je saute sur mon trampoline à défaut de sauter sur autre chose. J'avoue en tout conscience que j'ai évité de parler de certains problèmes liés au sexe mais à force d'avaler du glyphosate, du glutamate, du nitrate etc. les hommes n'auront plus d'érection et les problèmes d’agressions sexuelles  seront réglés et comme ce sera la fin de l’espèce humaine, le problème du réchauffement climatique sera lui-même réglé.

                        Pour lire un compte-rendu personnel du débat.


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             Avoir du sens ? faire du sens ?

     

     

     

    Les Allemands et les Anglais que j’ai côtoyés dans ma vie professionnelle,  ne disent pas qu'une action a du sens, contrairement à nous Français, mais qu'elle fait du sens. Il n’est évidemment pas interdit de dire « faire du sens « en Français, mais ce n’est pas une expression courante. Le sens est donc en Français, une donnée inerte, statique, enfermée dans le présent, alors qu’en Anglais ou en Allemand, ce serait une donnée dynamique, impliquant le futur.

     

    Ce mot : « sens »,  et ses dérivés ont  beaucoup d’utilités différentes en Français :  le sens des mots, les cinq sens, les insensés, la direction et le sens (c’est cette dernière acception que nous privilégierons ici) , la sensation, la sensibilité et la sensiblerie…. On  retrouve certaines de ces utilisations,, mais pas toutes,  en Allemand et en Anglais, qui, à mon sens, sont plus précis que le Français pour ce qui est du vocabulaire (pour la grammaire, c’est une autre affaire).

     

    C’est dans   l’évaluation d’une religion ou d’une idéologie, que les différences apparaissent entre le Français et les Anglo-Saxons. On dira communément en Français : cette religion n’a aucun sens, et rarement qu’elle ne fait aucun sens. Nous avons déjà discuté sur le sens de la vie à deux reprises, en 2016, avec Jean-Jacques, (lien) et en 2008, avec Marie-Odile (lien, aller en milieu de page). Le titre de ces débats était d’ailleurs le même :  « La vie a-t-elle un sens ? » . Le sens de la vie est en effet un problème majeur pour certains d’entre nous : nous avons reçu la vie, qui comporte le paradis, mais aussi l’enfer, mais à qui on a omis de  dire de quoi ou de qui elle venait, et dans quel but. Ce problème n’est d’ailleurs pas majeur pour tout le monde ; certains, comme Sartre et bien d’autres, postule que la vie est absurde, point barre.

     

    Mais si on formule la question comme les Anglo-saxons, la question n’est pas de savoir si la vie a un sens, ce qu’on ne saura  jamais, mais bien de savoir si l’on peut lui en donner un, en « faire un », en produire un. Le débat ne porterait donc  pas, linguistiquement, sur l’existence d’un sens, déterminé une fois pour toutes, souvent par une vérité Historique (une « révélation »), mais sur la possibilité d’en créer un, autrement dit sur un chemin de vie à suivre. Il y a pour cela de propositions par des « prophètes », dont le rôle n’est pas de prévoir l’avenir, mais de montrer un chemin ; citons en quelque-uns : Confucius, Bouddha, Socrate, Jésus, Mohammed, ainsi que des personnages exemplaires du vingtième siècle ayant suivi un ou plusieurs de ces chemins, Gandhi, Mandela, et pour nous Français, l’abbé Pierre. ( le débat en citera sans doute d’autres). 

          

    Qu’est ce qui peut donner du sens (à notre vie), et qu’est-ce qui n’en donne pas ? Attention, nous ne jugeons pas ici de la moralité des comportements, mais seulement du sens qu’ils peuvent donner à nos vies.

     

    Le plaisir. Ce serait hypocrite de nier l’importance du plaisir, mais ce ne peut être qu’une condition favorable à la production de sens ; et le plaisir peut aussi être défavorable : cas des addictions (alcoolisme, tabagisme, drogue, addiction au sexe, etc..). Le plaisir peut enfermer la personne dans le présent, or ce qui  fait du sens se réfère au futur! Par exemple, les ascètes sont les personnes qui se passent du plaisir pour essayer de donner un sens à leur vie

     

    Le bonheur, la santé : je le définirais le bonheur comme un plaisir continu doublé de la joie naturelle à trouver la nature belle,  Donc : mêmes remarques, c’est très souhaitable, mais n’est pas « fléché ». Certes, le malheur peut avoir un caractère constructif, par réaction, mais il peut être destructeur. Dans le même ordre d’idée : la santé. Le bonheur, a santé : oui, mais pour quoi faire ?

     

    Si tout cela n’a pas en soi un sens, cela peut aider à faire du sens : par exemple, on travaillera mieux si on est heureux et en bonne santé, que vice-versa.

     

    La frivolité : c’est, par définition un défaut qui consiste à ne rechercher que le plaisir fugace, sans but. Donc cela ne favorise pas la recherche du sens, ne fait pas du sens.

     

     L‘amitié, le respect du prochain: ce ne sont pas des états, mais des décisions plus ou moins conscientes que nous prenons pour la conduite de nos vies. Leurs contraires « font aussi du sens », mais dans la mauvaise direction, au moins pour nos valeurs occidentales

     

    L’amour, c’est comme l’amitié, mais il comporte en plus une perspective incontestable : la fondation d’une famille, qui est une machine à faire du sens. La fidélité est évidemment porteuse de sens, moyennant quoi ce n’est pas toujours possible.

     

    Les acquisitions

    d’objets : c’est selon : si c’est seulement pour le plaisir, c’est non ;  mais si c’est en vue d’actions futures, alors là oui (par exemple, acquérir une voiture fait du sens, elle  permettra de se déplacer, et ne se limitera pas seulement à ses jolis chromes). 

     de compétences : oui, évidemment. Ces compétences peuvent être acquises par l’éducation des parents, par les cours à l’école ou les cours du soir, la lecture d’un livre, par la visualisation d’un film, par l’écoute d’une musique…

     Le travail : ce n’est pas toujours très drôle, mais oui, cela fait du sens, la production ou l’étude étant « flèchées ». C’est pourquoi la vie des chômeurs est souvent insupportable. Il fait d’autant plus de sens qu’il est réalisé en équipe, car il se double alors de relations humaines.

     La foi : Si la vie a un sens, tout est en ordre, et de plus si je connais ce sens, je peux suivre mon existence en ayant le bonheur de constater ce sens ; mais c’est dangereux, car on ne peut démontrer que  ce sens est réel. Autrement dit, si la « foi du charbonnier » comme l’enthousiasme du militant de base,  procure un bonheur certain, elle peut amener aussi des révisions tragiques.

     

     Ceci nous amène à penser  que « faire du sens » peut conduire  à des impasses. Dans le cas d’une tâche à remplir : une maison à construire, des enfants à élever, une recherche à faire, etc.., pas de problème. Mais si on pense à l’idéologie, ou à la religion, les choses ne sont plus aussi évidentes : il faut vérifier que l’on ne fait pas du contre-sens, qu’on ne s’enfile pas dans une impasse, ou pire : un sens interdit. Faire quelque-chose qui a du sens est très agréable à l’Humain, cela est dans sa nature liée à sa perception du  futur, mais des agréments parasites sont à craindre et à combattre; l’illusion de sortir de l’anonymat, d’être utile, ou de gagner en pouvoir sur les autres, ou d’accaparer les richesses et les plaisirs. On est vraiment étonné, quand on ouvre des livres d’Histoire, de voir comme il était commun pour nos prédécesseurs, de donner leur vie pour des causes qui nous semblent finalement peu claires …  Les cas les plus criants sont à trouver dans le vingtième siècle : la guerre de 14 n’avait pas de raison valable ( la formation dans les années 1950 de l’U.E. l’a bien montré), les nazis ont certes fait du sens, mais c’était, on peut le dire, un contre-sens ; pour les communistes, c’était plutôt une impasse, même si l’affiche initiale  semblait hyper-morale, ce que beaucoup de nos intellectuels ont mis bien du temps à comprendre et à admettre. Du côté des religions, méfions-nous des faux prophètes, qui vous flattent pour mieux vous berner, financièrement ou sexuellement ; c’est le cas des sectes, et l’actualité a montré que les religions instituées n’étaient pas, pour ce qui est du sexe, à l’abri.    

     

     En conclusion : « faire du sens » serait une expression  reliée surtout  au futur, avec le risque de s’engager dans une mauvaise direction, contrairement à « avoir du sens », qui n’interdit pas certes d’envisager le futur, mais peut à la limite s’en passer. Quel est votre choix : vivre dans le présent, ou vivre en fonction du futur ? (Les deux mon capitaine est aussi une bonne réponse).

     

     

                                    Benoît Delcourt. Le 7/12/2019

     

     


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