• La constitution européenne

    Le premier débat s'est déroulé le 16 avril. Vous pouvez en lire le compte-rendu ici-même. Le second débat a eu lieu le 21 mai au même endroit, il y a eu moins de participants et il n'y a pas eu de compte-rendu de rédigé.

    Le vote ayant eu lieu avec les résultats que vous connaissez tous, nous avons programmé maintenant un débat le 17 septembre sur les suites de ce vote pour l'Europe et la France.

    Pour préparer cette discussion, vous trouverez ici un petit dossier qui sera mis en ligne début septembre.

    La présentation Powerpoint décrivant de manière détaillée le fonctionnement des institutions européennes avant et après la Constitution figure toujours ci après, car elle reste d'actualité pour le fonctionnement actuel de l'Europe.

     

    « Le progrès se fonde t-il toujours sur la raison ?Prose-Café »

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  • Commentaires

    1
    Samedi 12 Mars 2005 à 11:36
    J'espère que vous pourrez venir defendre votre point de vue le 16 avril ou le 21 mai à St Quentin en Yvelines ?
    2
    Samedi 2 Avril 2005 à 20:35
    Referendum Wars - L'attaque des clones


    *********

    "L'Europe mérite mieux qu'un simple mouvement d'humeur. Il faudra sanctionner en 2007 mais, aujourd'hui, c'est l'Europe qu'il faut porter"

    François Hollande, 31 mars 2005

    *********

    "L'Europe c'est la famille, et on ne réagit pas avec humeur contre la famille"

    Nicolas Sarkozy, 31 mars 2005

    **********

    Les partisans du OUI décrochent complètement dans cette campagne référendaire... Totalement à côté de la plaque les clones du parti unique oui-ouiste...

    Monsieur Sarkozy n'a pas compris que nous ne sommes pas de la même famille européenne ; la sienne celle des élites du pouvoir technocratique et de l'argent, la nôtre celle des peuples européens et des démocraties européennes.

    Et tous prennent pour mouvement d'humeur une lame de fond de conviction... Et les Français pour "débiles d'en bas"...

    Cela risque de leur faire tout drôle le soir du 29 mai...
    3
    Jeudi 7 Avril 2005 à 12:32
    "Personnellement, je suis opposé à tout référendum"

    "C'est un mauvais instrument parce qu'on lie tout à tout, dans un référendum."

    "Il y a deux formes de démocraties. Il y a les démocraties directes et les démocraties représentatives. Moi je suis partisan de la démocratie représentative et les référendums n'ont pas de place dans cette forme de démocratie (...) Les élus doivent décider. C'est pour cela qu'ils ont été élus."

    Frits Bolkestein, 6 avril 2005, sur France Inter

    ********

    Il y en a qui ont dû regretter de l’avoir invité… Voilà un techno-bureaucrate qui tient peu de cas de la souveraineté populaire (fondement de la démocratie) ! Quel aveu ! Par ses propos, il illustre à merveille tout le danger de la technocratie bruxelloise pour les démocraties européennes et la liberté des peuples européens.
    Non à leur « démocratie » à la sauce Frankenstein. Non à leur constitution européenne !
    4
    Jeudi 7 Avril 2005 à 19:52
    Je ne vois pas ce que Bolkestein vient faire ici. Sa directive n'a aucune chance d'être acceptée si la constitution passe, c'est pourquoi il aurait bien voulu la passer avant.
    Vous confondez tout et vous contribuez à ne pas éclaircir le débat.
    5
    Samedi 16 Avril 2005 à 12:02
    A propos de l’intervention de Chirac sur TF1…

    Quel est le bilan de cette Europe là ; le niveau de vie des Français en chute libre, l'explosion du chômage plus qu'ailleurs, une France dans les derniers de la classe au niveau des salaires, la libre délocalisation des emplois... C'est cela le nivellement social par le bas "à la bruxelloise". Et que dire avec un élargissement à 25 et bientôt plus encore ; bientôt, le niveau du smic actuel ce sera du luxe...

    Voilà sur quoi les jeunes Français voulaient sensibiliser leur Président. Triste spectacle de voir un Chirac paniqué, les yeux apeurés appelant à l'aide, étonné et alarmé par cette confrontation inattendue à la réalité sociale de la jeunesse française, problème aigu sur lequel il n'est manifestement pas très impliqué, ni mobilisé...

    Et ces jeunes Français répétaient à juste titre la même question au premier oui-oui de France ; "qu'est-ce que la constitution va changer à cette situation?" Eh bien, étant dans l'impossibilité de répondre (la bonne réponse est "rien", la constitution européenne c'est la continuité dans l'échec) il bottait à chaque fois en touche, se complaisant effrontément dans le mensonge pendant 2 heures. La seule fois où il a dit vrai c'est lorsqu'il a dit ; "même si le NON gagne, je reste".

    Chirac, incapable d'appréhender la situation de la jeunesse de son pays et d'apporter des solutions issues de la constitution européenne (il n'y en pas) se contentait de leur dire ; "vous qui êtes au chômage, qui avez un emploi précaire ou sous-qualifié par rapport à vos diplômes, qui êtes sous la menace de délocalisations,... vous devez être fiers de cette Europe et ne pas avoir peur"! Sans commentaire...

    Pour le 29 mai, il faut dire aux Français :
    "N'AYEZ PAS PEUR DE DIRE NON !"
    Le camp de la peur n'est pas celui que Chirac et autres dénoncent ; les peureux ce sont les partisans du OUI. Ce sont eux les résignés, ils ont jeté l'éponge en étant favorables à la constitutionnalisation de cette Europe bureaucratique et de son marché sans âme qui échoue socialement, humainement. Ce sont les oui-oui qui ont peur de changer d'Europe.

    La France en disant NON ne sera pas comme le dit Chirac le "mouton noir" de l'Europe ; la France sera au contraire une locomotive européenne pour le changement. Et contrairement à ce que prétend Chirac, la France entraînera dans son sillage d'autres pays européens.

    29 mai 2005 : N'AYONS PAS PEUR DE DIRE NON !
    6
    isa
    Dimanche 17 Avril 2005 à 23:22
    AFP du 16/04 :

    [ Bernard Bot, le chef de la diplomatie des Pays-Bas, où la population sera consultée sur la Constitution le 1er juin dans la foulée des Français, a en revanche plaidé pour que "tous les 25 pays" de l'UE "s'expriment sur ce traité".

    "Seulement après, à la fin de tout le processus", les 25 pourront déterminer "qui a été contre, qui a été pour, pour quelles raisons certains pays se sont prononcés contre et si nous pouvons, dans la mesure où cela s'avèrerait nécessaire, changer quelque chose à ce traité", a-t-il estimé. ]

    Encore un argument bidon du OUI qui vole en éclats. On les entend partout les partisans du OUI, dont Chirac récemment, qui nous jurent une renégociation impossible. Force est de constater que certains partenaires européens n'ont pas du tout la même analyse...

    Ici notre partenaire batave fait tomber d'un coup deux mensonges du oui-ouisme français ; d'une part il nous dit que la France ne sera pas le seul des 25 à dire NON (Chirac par exemple nous avait pourtant assuré que nous serions "le (seul) mouton noir" et d'autre part il est tout à fait possible d'amender cette Europe. Une Europe moins bureaucratique, plus démocratique et respectueuse des libertés des états et des peuples européens.

    Encore un coup dur pour le OUI frileux ; osez l'Union européenne du changement et du progrès, votez NON !
    7
    Lundi 18 Avril 2005 à 00:55
    Je viens de lire un sacré lot de mensonges et de bétises...

    Premièrement, "la France comme leader d'une europe plus socialte"... Y-a-t-il un seul pays européen qui soit plus à gauche que la France? J'en doute fort! D'ailleurs c'est peut être pour cela que les syndicats européens ont appelés a voter oui.
    Si un changement se fait, il sera dans le sens du libéralisme.

    En effet, les pays de l'est ont tout à gagner dans des délocalisations qui privent d'emplois les déjà riches pays de l'ouest, pour donner de l'emplois à ceux qui en ont le plus besoin.

    C'est ca l'europe sociale des partisans du non: plus d'emploi pour les riches!

    Quand à Marion, elle parvient à fustiger la mondialisation sans qu'on comprenne jamais pourquoi (elle refuse obstinément d'expliquer ses raisons, voila donc un commentaire bien instructif...).

    Marion critique également la bureaucratie. La constitution actuelle est une avancée importante dans ce domaine, puisque de nombreux textes et lois sont regroupés. Alors, en quoi cette constitution est-elle "bureaucrate"? Mystere.

    Un argumentaire bien mystérieu, qui conclut que le "NON" n'est pas négatif, et qu'être européen, c'est refuser de laisser l'identité nationale se diluer. Du grand n'importe quoi nationaliste, en somme.

    Rafar1dum a un pseudonyme qui en dit long: son "NON" n'est pas un non à la constitution mais un non au gouvernment. Son argumentaire rejoint cette idée: il s'attaque aux hommes politiques et à leurs partis plutot qu'au texte qui est l'objet de cette discussion. Peut être connait-il le texte; en tout cas il fait tout pour cacher d'éventuels arguments.

    Plus loin, on retrouve le même n'importe quoi dans le post de fritz, qui s'attaque à Bolkenstein (et donc fait directement référence à la directive, qui n'a aucun rapport avec la constitution) plutot qu'au texte constitutionnel. Un texte qui semble faire très peur, tout les commentaires jusqu'ici l'évitent soigneusement...

    On se demande bien pourquoi...

    Le post de Fritz continue en vantant les "peuples européens" qui s'opposent à l'europe de bruxelle. On retombe dans l'argumentaire nationaliste fortement typé front national, déjà proné plus haut par Marion et Fritz.

    Le commentaire suivant, celui de Claude, rejoint ce que j'ai dit au début de mon post: non aux délocalisations des emplois des bonnes familles francaises au profit de ces salauds de pauvres de l'est! C'est cela, le nivellement social par le haut des partisans du non. Les riches restent riches, les pauvres restent pauvre (et au chomage). Et tentons de croire que tout le monde appréciera la situation.

    Le dernier message, celui d'isa, ressasse encore une fois les poncifs nationalistes (non à l'europe qui opprime le peuple de france) tout en prétendant que le traité peut être renégocié. Bien sur qu'il peut l'être. Mais dans le sens souhaité par la France? Cela semble beaucoup plus douteux.


    J'ai peut être semblé agressif voire insultant à l'égar de certains; mais il faudrait voir à ne pas insulter l'intelligence des lecteurs avec des commentaires hors-sujet, du pseudo-socialisme qui cache du véritable nationalisme, ou encore de pur et simples mensonges.
    8
    isa
    Dimanche 24 Avril 2005 à 11:08
    Les partisans du OUI dont Seth ont manifestement beaucoup de mal à appréhender les aspirations des peuples européens à une autre Europe, une Europe plus démocratique. Ils se voient trop vite déjà en technocratie sous constitution européenne avec des peuples européens réduits au silence et ils en oublient la démocratie... Ils poursuivent leur mauvais film de campagne "partisans du oui recherche argumentaire desespérément" en s'entêtant dans le dénigrement, la diabolisation (ici encore le vote NON est assimilé à du nationalisme et à du lepénisme) - stratégie désespérée vouée à l'échec.

    Mais les Français ne sont pas dupes, ils n’ont pas l’intention de se laisser faire, ni envie de constitutionnaliser une technocratie bruxelloise inefficace...

    Apparemment les Français ne sont pas du tout convaincus des "avancées" de cette constitution et sont lassés de la manière hautaine avec laquelle les partisans du OUI tentent de la leur imposer. Avec un produit si mauvais et si mal vendu, le choix du bon sens c'est de dire NON !
    9
    Jeudi 28 Avril 2005 à 16:29
    réponse au commentaire de seth du 28.04.04: Il ne s'agit pas d'être contre les délocalisations pour que les "riches" smicards (comme tu as l'air de le penser) gardent leurs emplois. Si les entreprises qui délocalisent assurent le même niveau de vie aux peuples de l'est ou d'ailleurs,alors pas de problémes.Et elles le peuvent car ces entreprises font des bénéfices et elles veulent juste en faire un peu plus en abusant des conditions de vie de gens déjà malheureux.Les entreprises qui gagnent de l'argent délocalisent; celles qui n'en gagnent pas déposent le bilan.Alors rappelle toi dans cette histoite que les riches ne sont pas les smicards d'ici qui veulent garder leur job mais ceux qui jouent en bourse en misant nos qualités de vie
    10
    Jeudi 28 Avril 2005 à 16:45
    Seth: la directive Bolkenstein est loin d'être enterrée. Il a récement passé quelques jours en France(pour vendre quoi?).De plus Guillaume Sarkozy(le frère vice président du Medef)a déclaré qu'il ne comprenait pas l'étonnement qu'avait suscité cette directive puisqu'elle était le fondement même de cette constitution.Si elle n'est pas mentionnée dans la constitution il m'étonnerait fort que cette directive ne revienne pas au galop si le oui gagne car contrairement à ce qui se dit aucun texte officiel ne l'a enterré
    11
    Jeudi 5 Mai 2005 à 23:28
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    12
    Dimanche 29 Mai 2005 à 00:33
    Demain dimanche, deux beaux cadeaux à offrir ;

    - le premier pour ma maman adorée ;

    - le second - un NON utile à la France et à l'Europe. Un NON qui sauvegardera une France plus que millénaire dans une Europe qui ne connaîtra pas la constitutionnalisation de l'échec mais au contraire une dynamique européenne du changement. Demain, dire NON à l'échec, c'est le seul vote utile et positif, le seul vote qui rendra l'Europe efficace!
    13
    marion
    Mardi 17 Juillet 2012 à 09:25
    Européens, ce sont ceux qui disent l'être le plus qui le sont le moins


    Une constitution européenne pour quoi faire?

    Au plan politique, cela sert surtout à développer la mondialisation et à diluer les démocraties européennes dans un super-Etat bureaucratique européen.

    Le "NON" à cette constitution est un NON européen, alors que le "OUI" à la constitution européenne est un OUI mondialiste.

    On nous prend pour des billes en nous présentant cette offensive mondialiste comme étant une avancée européenne...

    Etre européen c'est voter "NON". Le NON n'est pas un "NON" négatif. Voter "NON" c'est affirmer et défendre son identité européenne.

    14
    Seth
    Mardi 17 Juillet 2012 à 09:25
    Les peuples européens, c'est à dire le peuple francais c'est bien cela? Jusqu'ici, le seul peuple qui aspire a "plus de démocratie", ce sont les français ;)

    Je trouve également assez amusante l'idée qu'il faut voter non parceque la constitution est mal vendue... Donc ce qui fait sa valeur, c'est la pub qui en est faite, et non le texte lui-même?
    :/

    Je crois n'avoir traité personne de lepéniste, j'ai simplement remarqué l'insistance des terminologies et arguments nationalistes dans les différents argumentaires. Nationalisme et lepénisme sont deux choses; de plus, je ne parlais que des commentaires que j'ai vu ici, certaines personnalités défenseures du non ont su éviter le nationalisme.

    Finalement, Isa, pourquoi ne pas répondre à mes attaques? Je pose de véritable questions (à quoi ressemblera le nouveau traité, la france a-t-elle vraiment une chance d'imposer un traité différent? La polémique sur les délocalisations est-elle de gauche ou de droite, au fond? ...). Se taire et les oublier ne fera pas disparaitre les enjeux soulevés.
    15
    Seth
    Mardi 17 Juillet 2012 à 09:25
    @ Anonyme: Je n'ai pas prétendu que la directive Bolkenstein était enterrée. Ce que je continue de prétendre, en revanche, c'est que nous voterons pour la constitution, non pour cette directive (qui par ailleurs a été assez mal interprétée par certains: ainsi les salaires, par exemple, restent soumis aux lois du pays). Enfin, si le non gagne, rien ne permet de dire que la directive sera enterrée, contrairement a ce que tu insinues.

    @Pierrick: Je n'ai pas prétendu que les smicards sont riches. Je sais ce qu'est la vie d'une mère célibataire.
    Cette vie est difficile comparée a la vie de la classe moyenne francaise; elle est merveilleuse comparée a celle d'un chomeur roumain.
    Améliorer les conditions de travail est souhaitable, mais n'est pas faisable aujourd'hui. Je suis convaincu que, sur le long terme, la réduction du temps de travail est nécessaire pour éviter un chomage toujours plus important. Mais on ne peut pas imposer à ces gens de travailler moins alors qu'ils peinent à rassembler assez d'argent avec le travail qu'ils font! Le progrès social c'est plus d'argent pour tous, donc le plus souvent une redistribution.
    Tu voudrais que ces gens se partagent leur argent; ils auront tous une part égale de rien, quel beau rêve social! Ce que j'imagine, c'est que l'europe de l'ouest peut souffrir un peu - un peu seulement, car avoir des voisins riches est une bonne chose pour l'économie, et a moyen terme, la France en sortira gagnante - , que l'europe de l'ouest peut partager un peu de son patrimoine avec ces pays qui en ont plus besoin.



    Mais une question se pose: en quoi est ce que la constitution va changer quelque chose à cela? Elle ne modifie pas la situation actuelle. Eventuellement, elle aurait pu. Et je crois que ton idée est là: voter non, pour réécrire une constitution qui nous permettra de lutter pour le protectionnisme des pays riches de l'union. Seulement voila, ces pays pauvres que tu veux protéger ne seront de toute évidence pas d'accord, et il n'y aura pas de renégociation. Dire non à cette constitution ne permettra pas de freiner le capitalisme. Cela ne permettra pas non plus de faire progresser le socialisme. Cela ne servira à rien d'autre qu'à bloquer l'Europe!
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