• Programme


     

    Prochains débats et conférences.

     


     

     

    Samedi 24 Mars 2018

    Quels sont les dangers des idéologies?

    introduit par Jean-Marc N.

    Pour voir le texte cliquer ici

    Pour voir le C.R. de séance rédigé par B.Delcourt, cliquer ici.

    Pour voir le .R. de séance rédigé par Jean-Marc N., cliquer ici

    Résumé:

    Qu'est-ce qu'une idéologie ? Quels exemples d'idéologies nous viennent à l'esprit ? Quels en sont les dangers ? Ont-elles des avantages ou seulement des inconvénients ?

     

     Samedi 7 Avril 2018

    Peut-on juger sans préjugé?

    introduit par Loman Bourdet.

     Pour lire le texte, cliquer ici.

     

     Samedi 21 Avril 2018

    Qu'est ce que la virilité?

    introduit par Josette Saint-Marc.

     

     Samedi 5 Mai 2018

    Qu'est-ce que la famille?

    Introduit par Catherine Gantz.

     

    ________________________________________________

      L'entrée à nos débats est libre; ils  ont lieu le Samedi entre 16h30 et 18h30, au café "Le Marina ", 26 place Etienne Marcel  78180 MONTIGNY LE BRETONNEUX.. Il n'y a nul besoin, pour y participer, de faire partie de l'association "le café débat de Saint-Quentin en Yvelines"  (cotisation annuelle de 5 euros). Il est seulement demandé de payer sa consommation en sortant. 

     


    Conditions de participation.

     Toute personne peut proposer un sujet. Les sujets sont soumis au vote des adhérents de l'association, de telle manière que seuls les sujets qui ont des chances de réunir un nombre suffisant de participants sont choisis. Si le sujet est retenu, ce qui est le cas le plus fréquent, il  faut alors préparer pour la date choisie une introduction (deux pages format A4 maximum), qui sera lue en début de séance. Pour adhérer à l'association, il suffit de régler une cotisation annuelle modique (5 euros). Pour plus d'informations, voir la rubrique "Fonctionnement" en haut à gauche de cette page.

     Lieu des débats:

    Le MARINA   26 place Etienne Marcel  78180 MONTIGNY LE BRETONNEUX  

     


     

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  •                                                                        Qu'est ce que la virilité?

                                                                       

                                                                par Josette Saint-Marc

     

     

     Avant de commencer, je voudrais préciser que mon intention, en choisissant ce thème, n’est pas d’entrer dans une guerre sexiste.

    Atterrée par les conflits, la violence, les guerres, qui éclatent partout sur la planète, je me pose la question :  la virilité n’en serait-elle pas la Source ?

    J'ai bien conscience que mon propos peut choquer, voire agresser, mais là, je le répète, n’est pas mon intention, car évidemment tous les hommes ne sont pas des dictateurs violents, des violeurs, ou, dans les cas les plus extrêmes, des terroristes. Chercher à connaître l’origine de ces symptômes comportementaux « destructeurs » qui découlent de leur sentiment de virilité, donc de supériorité, serait une excellente chose afin de faire avancer l’Humanité.

     

    Qu'est-ce que la virilité ?

     

    Étymologie,  racine du mot latin « VIR » : À côté du terme générique homo (l'être humain, terme qui s'applique donc aux femmes et aux hommes: homo sum - je suis un homme, dans le sens un être humain), Le terme vir désigne le mâle (dérivant lui-même du sanskrit viras signifiant: «héros», «fort»!

     

    Derrière ce mot qui, pour moi, est une « construction sociologique », que d'incompréhension, de confusion, de peur ! Peur de ne pas être viril, fort… Peur de ne pas être un homme, un vrai ! Cette peur entraîne un désir de puissance donc de domination : soumettre afin de prouver sa force, sa valeur, sa raison d’être.

    Le désir de posséder crée un appétit de conquête, développe l’instinct guerrier. Le désir de prouver sa valeur peut aller jusqu'à l’aliénation. Cette construction est basée sur la toute-puissance guerrière, sexuelle et donc politique : valorisation de la force, de la performance (mot très à la mode) d’où le   goût du pouvoir, de l’argent qui est un outil au service du pouvoir.

    Où commence l'abus de pouvoir ?

    Je pense que le premier dominé est l'homme : en effet il est tombé dans son propre piège dont il a beaucoup de mal à sortir, il s’est fait lui-même prisonnier du Mythe de la virilité. C’est une quête sans fin, une épreuve de force, pour lui d'abord, et ensuite pour les autres : femmes, hommes, enfants, planète. C’est l’exploitation de l'homme par L’homme !

    Pour atteindre ses buts l’homme réprime totalement ses émotions qui sont pour lui un signe de faiblesse, ou qui, au contraire, le font réagir sans aucune maîtrise. Il redoute l'impuissance (terme utilisé à propos de la sexualité), déteste l’efféminement.

    Le sexe de l'homme est à l’extérieur : quand il ne se dresse plus on dit qu'il est impuissant ! (Symboliquement c’est très parlant.) Ce qui est un véritable trauma, une aliénation, je dirais même que son sentiment d'exister peut-être gravement atteint. A l'heure actuelle nous avons des exemples bien vivants (Trump, Kim Jong-un, Bachar Al Assad.) Effectivement ce sont des cas extrêmes qui relèvent, d’après moi, de la psychiatrie. C’est la guerre du plus fort, du plus intelligent du plus puissant, donc du plus VIRIL ! A mon sens c'est vraiment une réduction de ce qu'est un homme !

    Bien que les mentalités aient évolué je pense qu'il y a encore du boulot et cela passe par l’éducation.

    Laissons aux hommes le droit d'avoir peur, de ne pas savoir, d'être tristes, de pleurer : ils seront plus humains. S’ils s'autorisaient à s'abandonner à leurs émotions ils seraient plus proches de la souffrance des autres, plus compatissants et donc moins violents, durs, dominateurs.

    On disait aux petits garçons « Ne pleure pas tu n'es pas une fille ! » Ou « Sois un homme mon fils ! » « Sois courageux, sois fort » (aussi bien physiquement que psychologiquement) Or la maîtrise des émotions risque d’engendrer une rupture avec le Sentiment Humain. Pour ne pas faiblir, ils se construisaient une armure émotionnelle, ils devenaient durs, violents : l'armure protège des coups mais aussi des caresses !

     Je pense que la virilité est une « idéologie aliénante. » Sa mission : prouver la valeur de l’homme, sa supériorité. Cela est destructeur, usant, car violent pour l’homme lui-même. C’est une prison et Marx parle des « hommes dominés par leur domination ». On retrouve ce goût de la compétition dans le sport ; c'est moins dangereux, mais tout aussi symptomatique.

    Cette compétition que je qualifierai d'infernale participe à la destruction de la Nature, de l’Humanité.

    Ce mot s’est transformé en « Économie » en « Compétitivité ». Un véritable mantra : l'argument en Or pour tirer les salaires vers le bas, les acquis sociaux, afin d’être toujours plus compétitif, et cela au détriment de l'Humain. C’est la lutte pour être classée la 1ère, 2ème, 3éme puissance mondiale, ce qui entraîne un appauvrissement des citoyens et développe la misère ! Ce terme qui est une suite logique de l'esprit de compétition est la conséquence de ce mythe de la virilité ! Toujours plus! Plus vite, plus riche, plus fort, plus, plus…

    Bien sûr il y a aussi des femmes qui aiment la compétition sportive, c'est vrai ! Ces femmes ont peut-être un côté masculin plus développé !

    Cette course folle est sans fin car, pour devancer l'autre, il faut l’écraser, l’éliminer, voire le faire disparaître ! Cela est valable au niveau de l'individu, au niveau des rivalités politiques, dans les entreprises et les nations ; elle engendre la révolte, la vengeance des vaincus, des faibles : « on récolte ce que l'on a semé. »

    Ce n'est pas l'esprit de coopération qui règne, hélas !

    Virilité=Puissance phallique ! Devoir de performance ! Dans tous les domaines ! Je dirai même Dictature de la Performance sexuelle et autres !

    Cette puissance phallique se concrétise aussi avec les voitures (ma bagnole disent-ils !), de plus en plus rapides, longues, puissantes. D’ailleurs le comportement au volant de certains hommes est révélateur : coller, klaxonner, insulter parfois ! (Levier de vitesse = phallus)

    On la retrouve également dans les tours : on en construit de plus en plus et de plus en plus hautes. Elles se dressent et dominent ! Très Symbolique !

    Pour moi, la virilité ne s'exprime pas seulement envers la Femme.

    Je conclurai en disant que la virilité est une illusion, un rêve, un mythe, un piège et qu'elle a fait beaucoup de dégâts !

    Les mouvements féministes ont bousculé tout ça et nous avançons, bien lentement cependant, vers un nouveau modèle. Je l'espère en tout cas pour le bien-être de tous.

    J'ajouterai que les femmes ont leur part de responsabilité dans leurs relations aux hommes ! La relation se joue au minimum à deux.

    Un sujet sur la féminité écrit par un homme serait intéressant.

     

     

     


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  • Où va l’Afrique

                                           Mahmadou Sall, Nesrine Azizi.             Le 3 Février 2018.

    Pourrions-nous parler de l'Afrique comme d'un ensemble unifié ?
    Le devenir de l'Afrique est-il  dépendant de la stratégie de la communauté internationale ?
    Très difficile de répondre succinctement  à ces 2 questionnements d’un continent composé de + de 50 pays Les cinquante dernières années ont vu des transformations importantes des structures économiques africaines, mais les enjeux internes de la pression démographique et des inégalités sociales encore fortement présentes laisse augurer des défis à venir. La question est complexe, puisqu’elle suppose appréhender des états dont la nature, l’histoire, la trajectoire et la puissance potentielle sont extrêmement diverses du nord au sud et de l’est à l’ouest. Nous tenterons de développer notre analyse dans le domaine économique au-delà des aspects sécuritaires évidemment lancinants.

    L’afro-pessimisme

    Il dépeint un sentiment relativement partagé y compris par des élites africaines, voyant dans l’Afrique subsaharienne un endroit spécifique de la globalisation (moins de 2 % du PIB mondial), un espace malade : une croissance démographique, manifeste, des capitales avec des bidonvilles qui se déploient à l’infini, une agriculture stagnante, des guerres, des gouvernances délicates etc. …

    L’approche « afro-pessimiste » s’est constituée en trois strates successives d’analyses critiques.

    Celle de chercheurs africanistes, dans les années 1970 et 1980, qui remettent en cause l’explication du retard africain par les conséquences de la colonisation, par l’existence d’un « néo-colonialisme » et en pointant la responsabilité des classes dirigeantes locales.

    Les décideurs politiques et surtout de médias diffusent, plus ou moins volontairement l’image assez dominante d’une sorte de fatalité s’abattant sur le continent.

     

    L’afro-optimisme

    Les discours « afro-optimistes » ont pris une vigueur nouvelle. Des milieux économiques et entrepreneuriaux, encouragés par les principales institutions financières, les grands cabinets conseils et autres agences de notation commencent à l’implanter. Cette approche plus positive des perspectives de développement de l’Afrique s’appuie en effet sur des statistiques flatteuses.

    Quelques données :

    -          Une croissance soutenue (plus de 5 %) depuis le début du XXIe siècle.

    -          Un flux d’investissements étrangers à la hausse, et qui ne touche plus comme antérieurement, les seules industries extractives, mais qui se déploie à de nombreux autres secteurs (BTP, commerce, agriculture, information et communication, services financiers, tourisme…)

    -          D’importantes réserves de minerais et d’énergies fossiles.

    -          Des moteurs internes à la croissance qui s’allument les uns après les autres (émergence d’une classe moyenne).

    -          Une urbanisation et une densité des infrastructures qui s’améliorent.

    -          Une meilleure formation des jeunes et le développement des enseignements, secondaires et supérieurs.

    -          Le succès de quelques transitions politiques (Ghana, Sénégal, Gambie, Mali, Burkina …) témoigne des avancées de la démocratie sur le continent ».

     

     

    Culture et cultures

    Les cultures sont diverses et variées sur un continent aussi immense et c’est un enjeu important : est-ce celle d’un certain passé transmis de génération en génération ou celle de l’Autre, subi ou fantasmé ?

     

    Démocratie, gouvernance et idée panafricaine

    Le printemps arabe en Tunisie, en Egypte, répondait à une quête de dignité.

    Le panafricanisme, multiforme par nature, incluait des thèmes tels que le changement des conditions matérielles et le changement de la conscience.

    Le véritable enjeu démocratique en Afrique aujourd’hui est le droit à l’eau, à l’électricité, au travail etc. 

    Depuis la réintroduction de la démocratie pluraliste à la fin des années 80 et au début des années 90, les partis politiques ont joué un rôle central dans le processus de gouvernance. Si les partis sont les agents essentiels de la démocratisation, leur effica­cité dans la démocratie pluraliste dépend des difficultés à la fois externes et internes auxquelles ils sont confrontés.

    L’Internet, par le biais des médias sociaux comme Facebook, Twitter, les téléphones por­tables, Youtube, etc, permet de démocratiser la politique en Afrique. Le phénomène des citoyens journalistes prend également de l’ampleur dans l’ensemble du continent.

     

    Une perspective africaine

    Les ressources du continent sont considérables : 10% des ressources minérales du monde (l’or, le diamant, le fer, l’aluminium, le cobalt et j’en passe). C’est un tiers du capital hydroélectrique du monde. C’est également 10% des réserves mondiales de pétrole et de gaz naturel. L’Angola a fourni en 2004 près de 10% des importations de pétrole des Etats-Unis. Mais il y a aussi la population africaine dont le rythme de croissance est impressionnant.

    L’essor des classes moyennes fait partie des facteurs d’optimisme. La Banque africaine de développement estime dans un rapport de 2011 que la classe moyenne a triplé en 30 ans.

    L’Afrique est devenue le 2ème marché mondial des télécoms, après l’Asie et devant l’Europe et les États-Unis ».

    Orientée vers l’exportation, l’extraction pétrolière notamment, mais plus généralement les matières premières, constituent la principale richesse produite.

    Pour les entreprises occidentales, c’est sans doute le moment de s’intéresser aux potentiels du continent. Comme la géopolitique l’y invite : sans idées reçues, ni vaines illusions.

     

    Conclusion  

    La très forte pression démographique que connaît et connaîtra l’Afrique pourrait constituer un danger sans dynamisme économique et sans tissu productif local, régional viable.

    Il nourrit par cascade d’immenses défis, parmi lesquels la gestion des flux de populations et en particulier celle de la dynamique urbaine. On l’oublie parfois, vu d’Europe, mais l’essentiel des flux migratoires et de réfugiés africains se limite au seul continent.

    Pour autant, « l’image de l’Afrique est désormais celle d’un continent qui avance à grande vitesse », assure le quotidien Le Monde (23/12/2015).

    Les hommes d’État comme les citoyens ont désormais à rechercher dans le commun qui les fonde la ressource afin d’imaginer des solutions aux problèmes en suspens.

    Ces solutions seront forcément coopératives, et donc pragmatiques

    Un impératif : penser le monde à partir d’une exigence de dignité humaine inscrite dans la nature essentiellement culturelle de notre espèce. 

    Pour voir le compte-rendu de séance, cliquer ici

                                                                         


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  • Comment voir le monde en 2100 ?                                   Jean-Jacques Vollmer

     

                                                                                                                            27 janvier 2018 

     

     

     

    En 1990, Thierry Gaudin[1] et une petite équipe du Centre de Prospective du Ministère de la Recherche a publié un gros ouvrage intitulé : « 2100, récit du prochain siècle »[2]. Ce travail a été réalisé en utilisant les méthodes de la prospective, et contient beaucoup d'idées neuves dans tous les domaines.[3] C'est lui qui m'a donné envie de proposer ce sujet au Café-Débat, mais bien évidemment sous une autre forme. En effet, nul parmi nous ne possède la capacité de mettre en œuvre la méthodologie des prospectivistes, et quand bien même cela serait, ce n'est certainement pas faisable en deux heures.

     

    Certains m'ont dit : « Pourquoi 2100 ? C'est trop loin, 2050 serait plus facilement prévisible ». Il faut alors rappeler que la prospective[4] n'est pas la prévision, qui concerne le court terme, et encore moins la prédiction qui est plutôt du domaine des marabouts et des voyantes. Le court terme n'est que la prolongation du présent, comme la météo de demain est facilement prévisible à partir de celle d'aujourd'hui. Le long terme, quant à lui, dépend de trop de facteurs imprévisibles, et la simple extrapolation conduit à coup sûr à des conclusions erronées, voire impossibles.

     

    Alors, comment procéder ? Je vous propose une approche plus « sociologique » que scientifique : il ne s'agira pas de dire comment vous aimeriez que soit le monde en 2100 (c'est évident : le meilleur possible !), mais comment vous pensez aujourd'hui qu'il sera demain. C'est un exercice reflétant plutôt vos convictions ou vos croyances, optimistes ou pessimistes, en essayant si possible de justifier un tant soit peu votre opinion, par exemple en tenant compte de facteurs actuels qui vous paraissent déterminants pour l'avenir. Ce sera l'occasion d'observer comment un groupe de personnes, en 2018, imagine le monde de 2100, reflétant ainsi, peu ou prou, la confiance ou la défiance vis à vis de l'évolution de notre société actuelle.

     

    A partir de l'état du monde aujourd'hui, des myriades de possibilités existent pour aboutir au monde tel qu'il sera en 2100. Elles ne sont pas toutes aussi probables, mais il est impossible de les évaluer, et par conséquent impossible de prévoir ce qui va se passer dans les 80 années qui viennent.

     

    La vision globale d'un tel futur peut cependant se définir comme la somme de l'état du monde dans différents domaines : politique, environnement, technologies, religions, société, etc, mais sans oublier que de graves événements imprévisibles peuvent se produire pendant ce laps de temps de 80 ans. C'est là que la meilleure source d'inspiration se trouve être la science-fiction : regardez bien tout ce que les écrivains de ce genre littéraire ont inventé sans rien savoir des progrès de la science, en tombant juste à de très nombreuses reprises. Jules Verne, par exemple, avait prévu  de nombreuses innovations, sans forcément y croire lui-même, et les martiens d'HG Wells utilisaient un rayon de la mort bien proche du laser. Il vous faut donc aussi faire preuve d'imagination, ce sera la meilleure façon de tomber juste dans votre description du monde de demain.

     

    Vous pouvez aussi utiliser le passé comme guide : que pouvait-on dire de sérieux en 1945   sur l'état du monde en 2018 ? Qu'est-ce qui était prévisible de manière sérieuse et argumentée, et qu'est-ce qui est arrivé que personne ne pouvait prévoir ? A partir de cette méthode, vous pouvez imaginer ce qui sera la suite logique de ce qui existe aujourd'hui, et ce qui dépendra d'événements totalement imprévus, peut-être annoncés par ce qu'on appelle les « signaux faibles », petits événements cachés derrière le « bruit » fait par le reste, et qui pourront être le début de quelque chose de formidable, peut-être.

     

    Je ne vous donnerai donc pas ici ma propre vision de 2100, je le ferai sans doute en réunion, mais mon avis n'a pas plus de valeur que le vôtre. Je vous recommande éventuellement de vous mettre dans un état d'esprit particulier pour cet exercice, que je décrirais par la petite histoire suivante :

     

    Imaginez que vous êtes au 1er janvier 2100. Vous vous réveillez tard parce que vous avez un peu trop fait la fête la veille, mais vous êtes d'humeur philosophique, et avant de vous lever vous réfléchissez à cette date historique, et vous vous dites : « Un nouveau siècle commence. Que de changements avons nous connus depuis 80 ans, depuis que nos ancêtres, alertes sexagénaires, discutaient dans un café-débat sur ce que serait le monde d'aujourd'hui ! » Et vous faites mentalement la liste, sûrement incomplète, de ce qui n'existait pas à cette époque et qui a bouleversé votre vie par rapport à la leur.

     

    Vous pouvez aussi, au contraire, faire l'inventaire de ce qui n'a pas changé, et il y a gros à parier que cette liste sera plus courte que la précédente. Par exemple, les bons repas arrosés par quelques bonnes bouteilles, n'ont pas été remplacés par des pilules et des boissons hygiéniques ; on fête toujours certaines dates historiques ; les chrétiens vont toujours à la messe de minuit à Noël...Mais la dinde ou le chapon ont été remplacés dans le four par leur équivalent impossible à distinguer, fabriqué dans des usines à cuisses de dinde ou à beefsteak ayant éliminé la nécessité de tuer des bêtes pour se nourrir. Mais le curé, le pasteur, l'imam ou le rabbin peut officier à la demande chez vous, grâce à un hologramme de grande qualité. Et plusieurs autres exemples vous viennent à l'esprit, mais vous arrêtez de les énumérer, car votre petit déjeuner vous attend, et lui non plus n'a pas beaucoup changé, même s'il est fait par un robot aux petits soins pour vous... 

     

    Arrêtons là cette projection optimiste et occidentale, pas très imaginative, d'un petit morceau de notre future vie quotidienne qui, aussi brève soit-elle, suppose de manière sous-jacente qu'en 2100 notre société, celle où nous vivons, n'aura pas changé fondamentalement.

     

    Aussi, pour structurer un peu notre discussion, et éviter que, dès le départ, on parte dans  toutes les directions, je souhaiterais que les participants examinent successivement et brièvement les grands thèmes suivants. Ce sont, à mon avis, les plus importants, mais nous pourrons les modifier si besoin :

     

    -        recenser les événements prévisibles majeurs et ceux qui sont imprévisibles mais possibles et leurs conséquences : guerres, catastrophes naturelles, maladies nouvelles, inventions extraordinaires, changements de modes de vie, positifs ou négatifs ...

     

    -        la démographie, avec ses corollaires : alimentation, santé, pauvreté,...

     

    -        l'environnement et l'énergie : réchauffement climatique, fin du pétrole (?), biodiversité, ...

     

    -        les ruptures technologiques (le numérique, l'intelligence artificielle, les biotechnologies, ….et tout ce qui aujourd'hui est du domaine du rêve...)

     

    -        la gouvernance mondiale, la géopolitique, le commerce et l'économie, le terrorisme...

     

    -        les changements sociaux et la vie quotidienne (le travail, les loisirs, la vie culturelle, les transports, la famille, les relations entre les personnes,...)

     

    -        l'évolution de la nature humaine : religions, croyances, valeurs, individualisme

     

    -        autres thèmes

     

    Le monde du vivant, et l'humanité qui en fait partie, forment un système extraordinairement complexe, dont chaque élément agit sur tous les autres et se trouve influencé par tous les autres. Son évolution ne peut donc être envisagée que de manière globale, ce qui est très difficile. C'est pourquoi le découpage ci-dessus ne peut être qu'indicatif, chacun des domaines ayant des effets sur tous les autres.

     

     

     

    Mais nous n'avons que deux heures ! Nous n'approfondirons rien cette fois, mais la conclusion sera peut-être que certains sujets devront faire l'objet de futurs débats dans notre café ...

     Pour voir le compte-rendu du débat, cliquer ici

     


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  • Croissance ou décroissance ? Telle est la question.

     

    Café débat de Saint Quentin en Yvelines du 13 janvier 2018

     

    Débat introduit par Bruno Sauvage

     

     Face aux enjeux du développement durable et à l’inégalité de la répartition des richesses dans le monde, certaines personnes se demandent s’il ne faudrait pas que l’activité économique décroisse dans certains pays pour qu’elle puisse croître dans d’autres ?

     Répondre à cette question nous conduit à un autre débat : Qu’est-ce que la croissance ? Et pour qu’elle se maintienne, comment assurer la gestion durable des ressources de la planète (énergie, agriculture, forêt, mines, eau, ressources marines) et leur répartition équitable ?

     Pour apporter des éléments de réponse à ces questions, nous proposons une approche en six étapes :

     1°) – Le PIB, un bon indicateur de l’activité économique d’un pays :

     Le taux de croissance du PIB- « produit intérieur brut », est le critère principal qui permet de juger de l’efficacité de la politique économique d’un Etat.

     Cet étalon mesure la somme de la valeur ajoutée marchande des entreprises d’un pays : il est la somme des rémunérations des travailleurs (salaires et cotisations sociales), des impôts payés par les entreprises et du bénéfice redistribué aux actionnaires.

     Le PIB reflète le revenu total des habitants d’un pays.

     Si le PIB croît, cela signifie que l’économie distribue plus de revenus et crée des emplois nouveaux.

     Si le PIB stagne ou régresse, c’est mauvais signe pour l’emploi.

     2°) – Mais le PIB n’est pas un bon indicateur pour la gestion des ressources primaires

    Si le PIB est un bon indicateur de l’économie marchande, il ne prend cependant pas en compte la valeur du patrimoine grâce auquel s’exercent les activités économiques :

     -          Les réserves de ressources non renouvelables (énergies fossiles et minerais) s’épuisent peu à peu.

     -          Les ressources renouvelables, provenant de l’agriculture, de la forêt ou de la mer, sont souvent exploitées sans souci de conserver le patrimoine productif.

     (On peut noter également que le PIB ne prend pas en compte tous les services non marchands que les hommes échangent entre eux dans leur vie quotidienne et qui constituent le ciment de la vie en société.)

     3°) – Les défis de l’avenir : la gestion des ressources primaires.

     Pour que l’activité économique puisse s’exercer dans de bonnes conditions, elle doit disposer de matières premières et cela de manière durable. Dans le document proposé en annexe sont examinées les grandes catégories de ressources primaires et les questions que pose leur gestion :

     3.1) - Les énergies fossiles.

     3.2) – Les ressources minières

     3.3) – Les ressources marines.

     3.4) – Agriculture et forêts.

     3.5) – Gestion de l’eau

     En conclusion : Tous les domaines examinés montrent que la gestion des ressources primaires ne peut pas dépendre des simples règles de l’économie marchande. Il faut qu’en amont des acteurs économiques, des institutions mondiales (ou locales pour l’eau) assurent une régulation des conditions d’exploitation des ressources et définissent des mécanismes de répartition entre les acteurs économiques.

     4°) – Gestion des ressources primaires et croissance du PIB

     Une entreprise met en œuvre des matières premières. Par son travail et son savoir faire elle les transforme pour fournir des objets fabriqués ou des services.

     C’est la valeur ajoutée par les entreprises que le PIB mesure.

     Les matières premières sont physiquement limitées : les ressources d’énergies fossiles et les minerais ne sont pas renouvelables, les surfaces agricoles et forestières ne sont pas extensibles ; dans chaque bassin versant de fleuve, on ne peut pas prélever plus d’eau que celle offerte par la ressource, …

     Le système économique se heurtera fatalement à des limites.

     Pour que l’économie puisse déployer son activité sur des bases durables et ne devienne pas une foire d’empoigne pour s’approprier les dernières ressources disponibles, il faut que des règles de gestion et de répartition des ressources soient établies à l’échelle mondiale (ou régionale pour certaines ressources comme l’eau).

     Prenons quelques exemples :

     Un irrigant qui a la possibilité de prélever de l’eau sans limite utilisera mal cette eau. Si, une fois établi des règles de répartition, il ne dispose que d’une quantité limitée, il utilisera cette quantité de manière optimale pour en tirer le meilleur parti et maximiser sa valeur ajoutée.

     Mettre en œuvre des dispositifs de contingentement de l’accès à la ressource, comme les quotas d’émission en matière d’énergie fossiles, conduit les entreprises à valoriser au mieux ce dont elles disposent.

     Si je dispose d’une bille de bois : je peux en faire du bois de feu, je peux en faire de la pâte à papier, je peux en faire de simples planches, ou je peux en faire des ouvrages d’ébénisterie de haute valeur … A partir d’une même matière première on peut générer une valeur ajoutée presque nulle ou très élevée …

     Le contingentement des ressources, ne signifie pas une régression du PIB, puisque chaque entreprise, chaque artisan, chaque exploitant, par sa propre dynamique cherchera, ou devra chercher à maximiser le ratio « valeur ajoutée / unité de ressource primaire ».

     Ce contingentement permet de construire l’économie sur des bases « vertueuses ». Le PIB peut continuer de croître, même avec des ressources contingentées.

     5°) – Une gouvernance mondiale nécessaire

     Les activités économiques et financières ne sont pas confinées à l’intérieur des limites territoriales, alors que l’autorité des gouvernements continue à être essentiellement locale. Cette remarque s’applique aussi à la gestion des ressources naturelles qui sont le support de l’activité économique.

     Chaque Etat se préoccupe de la compétitivité de son économie, et on ne peut pas le lui reprocher, mais toutes ces politiques nationales non coordonnées ne font qu’aggraver la crise générale :

     -         Elles encouragent l’optimisation fiscale, les paradis fiscaux et la spéculation financière, avec la course au moins disant fiscal entre les Etats. Les Etats perdent ainsi les ressources fiscales qui leur permettraient d’exercer leur rôle de redistribution et de lutter contre les inégalités.

     -         Elles durcissent les relations entre entreprises et travailleurs, avec un travail de plus en plus précaire pour une grande part de la population, et un enrichissement colossal des personnes situées au sommet du monde des affaires.

     -         Elles ne permettent pas de mettre en place des règles de gestion durable des ressources naturelles, règles de gestion qui doivent être élaborées à l’échelle mondiale, pour être efficaces et équitables.

     Les Etats doivent se donner collectivement les moyens de répondre à ces trois catégories de défis à l’échelle de la planète. Nous devons militer auprès de nos responsables politiques pour qu’ils s’engagent encore plus dans cette voie.

     La mondialisation est un fait, il ne s’agit pas d’être pour ou contre, mais de mettre en place les institutions internationales de coopération capables de la gérer. Le repli sur les frontières étatiques ne résoudrait rien et ne ferait qu’exacerber le problème.

     6°) – Et pour conclure et engager le débat, que pouvons nous faire ?

     Prendre conscience de l’impact de nos modes de vie :

     La société industrielle moderne nous a dotés d’outils, de moyens de locomotion, d’appareils ménagers et électroniques de produits chimiques puissants et très pratiques. Mais grisés par l’usage de ces outils, nous avons du mal à nous représenter les quantités de matières premières mises en œuvre, et les impacts sur les milieux naturels.

     Combien de kilos de carbone avons nous consommés dans l’année, qu’ils viennent des énergies fossiles ou de l’agriculture et de la forêt ? Qu’est-ce que représente une heure d’automobile ou une heure d’avion ? Quel est le poids en matières premières de tous les biens dont nous disposons ? …

     Comme on nous l’a appris quand nous étions jeunes, les responsables doivent montrer l’exemple. Et il est important que cette révision de nos modes de vie commence par les personnes qui ont des positions de responsabilité dans le système économique ou médiatique.

     Quelle qualité de vie recherchons nous ?

     C’est un truisme de dire que le bonheur ne se mesure pas à la quantité de biens matériels dont nous disposons mais à la qualité des relations que nous entretenons avec nos semblables.

     Il convient en particulier de prêter attention à la manière dont nos villes préparent l’avenir pour résoudre les questions de déplacements, de logement, d’intégration sociale…

     Le progrès technique ne s’arrêtera pas, mais ce progrès ne doit pas être synonyme « d’hypertrophie mécanique ». Ce progrès n’aurait pas de sens s’il allait à l’encontre d’une plus grande convivialité entre les hommes, et s’il détruit ou appauvrit l’environnement naturel, support de la vie.

     Pour voir le compte-rendu du débat, cliquer ici

     


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  •                   La nation, un concept « dépassé » ?

     

     

     

    Nous allons au cours de ce débat  approfondir le sens du mot « nation ».

     

    Commençons par citer Ernest Renan (auquel l’ « Histoire mondiale de la France », livre

     

    collectif dirigé par Patrick Boucheron (Seuil), consacre une chapitre entier. La nation ne serait possible que par « la possession commune d’un riche legs de souvenirs d’une part, et d’autre part sur le désir de continuer à vivre ensemble» : ce serait un « plébiscite de tous les jours » . Nous essayerons ici de discuter  les éléments de désir de ce « vivre ensemble », surtout dans la cas de la France du 21ème siècle.  Ces éléments dépendent souvent les uns des autres.

     

     La proximité, les ancêtres.

     

    Dans le mot « nation », il y a « naître ». Les êtres humains ont un « pays natal », une « patrie » ( pays de leurs parents) auquel ils restent généralement attachés. Entre « pays », on voit les mêmes paysages à longueur de temps, d’où un sentiment d « appartenance » commune. Mais, avec la généralisation des voyages, cet attachement à sa terre, à ses paysages, s’estompe. Pour ce qui est des ancêtres, de l’Histoire commune, notre « roman national » n’a pas que des chapitres édifiants (guerre de 14 par exemple), et est sujet à de nombreuses critiques.

     

     La langue

     

    Parler sa  langue maternelle est le propre des humains. Au delà du coté pratique, il y a un certain plaisir à la bien parler, encore plus à bien l’écrire : il y a là un sentiment d’appartenance à son pays. Cependant, avec l’ouverture des frontières et la généralisation de l’Anglais, advient  le sentiment de n’être pas seuls au monde.

     

     La protection, ou la colonisation.

     

    Les relations avec les autres pays sont de deux sortes : il s’agit soit de protéger ses citoyens contre les incursions d’étrangers malveillants, soit au contraire d’envahir ces pays pour les mettre en esclavage. La coopération est plus rare. La protection d’ailleurs fonctionne dans les deux sens : le citoyen protège son pays (par exemple dans le cas d’une guerre), et en retour le pays crée de bonnes conditions de vie au citoyen  (police, enseignement, etc…) ; il y a là une sorte de contrat entre le citoyen et la nation. La nation est alors représentée par l’Etat, qui n’a pas toujours existé en France et dont l’organisation a pris plusieurs siècles (ses débuts sont ai 13eme).

     

     Depuis maintenant soixante  ans, à l’intérieur de l’Union Européenne, il n’y a pas eu de guerre. Et donc l’idée même de nation, de ce point de vue, semble moins prégnante dans nos contrées. Par contre, le citoyen demande toujours la protection de l’Etat, et c’est logique. L’Union Européenne correspond-elle à une nation? Dans le futur, peut-être.

     

     L’idéologie.

     

    La conduite des affaires des nations n’est pas chose simple. Elle ressemble à une navigation dans le brouillard. Cependant, chacun a son avis sur la direction à suivre. Les idéologies fournissent cette direction; elles se présentent sous forme de recettes très simples, pour être comprises du plus grand nombre,  ce qui n’exclue pas que de grands intellectuels s’y laissent prendre . Une certaine communion dans les perspectives idéologiques peut cimenter une nation, et même la persuader d’envahis ses voisins, pour les sauver. C’est le cas de la Révolution de 1789 (abolition des privilèges, suivie par la conquête de l’Europe), de celle de 1917 (mise des ressources dans le domaine public, suivie par la création de l’U.R.S.S.), et aussi du troisième Reich Allemand (supériorité de le race Aryenne, suivie par les conquêtes que l’on sait.). L’idéologie actuelle serait le libéralisme en économie, les conquêtes celles de marchés par tous le moyens.

     

     La religion

     

    La religion est chargée de donner aux humains un sens à leur vie. Elle fait généralement référence à un Dieu créateur, mais parfois  non (bouddhisme). Il y a  alors communion, sensation d’être ensemble sur la bonne voie, et, plus dangereusement, comme pour l’idéologie, de connaître la Vérité (sans d’ailleurs avoir besoin de faire de grands efforts ). On comprend alors l’aspect fédérateur des religions, qui sont souvent des « religions d’Etat ». Cependant, les abus religieux, depuis la Renaissance, qui ont produit des guerres atroces, ont conduit  à se méfier de cet aspect fédérateur et à  se méfier de la « religion d’Etat » : place à la cohabitaion entre les religions (plus l’athéisme), à la laïcité, qui peut elle aussi avoir un aspect fédérateur.

     

     Le patrimoine.

     

    A côté de la langue, ou de la religion, et lié à elles, se trouve le patrimoine. Dans ce dernier, on trouve la façon particulière, qui peut dater de plusieurs siècles,  de pratiquer les arts, la musique, la peinture, l’architecture, la littérature, et même la science,  tout ce qui réunit implicitement les personnes éduquées.  Le patrimoine  comprend aussi l’ « art de vivre », la cuisine, les codes vestimentaires, la façon de faire du sport, de cultiver son corps,… Ernest Renan, qui parlait après la déroute de 1870, inclut dans ce patrimoine, les douleurs vécues ensemble au cours des guerres, les solidarités dans l’adversité.

     

     On ne voit pas que ce patrimoine puisse disparaître.

     

     L’économie

     

    L’ être humain a de multiples besoins : manger, se loger, se déplacer, se distraire, élever ses enfants etc…. Indépendamment, c’est un être de progrès, et ce progrès est gage d’une amélioration des conditions de vie.  L’organisation de l’économie  est donc une nécessité pour   protéger le citoyen. Mais elle peut être détournée à d’autres fins : si les entreprises doivent faire des bénéfices, ce qui est un gage de bonne santé et sinon elles sont nuisibles, leur but principal est de participer au bien être général, et non à seulement quelques uns ; c’est ce qu’ont compris bon nombre de dirigeants d’entreprises, petites ou grandes. Mais l’idéologie actuelle, la doctrine libérale, ne semble juger qu’à l’aune des bénéfices engrangés. Quand aux évadés fiscaux, on ne peut dire qu’ils souhaitent vraiment vivre avec leurs compatriotes. On peut donc douter que l’économie soit vraiment en France un élément fédérateur. 

     

     Ce qui ne peut pas se résoudre à l’échelon national.

     

    Depuis quelques décennies, les êtres humains ont compris que la planète était en danger : réchauffement climatique du à nos émissions de gaz à effet de serre, nombre d’espèces éteintes ou en voie de l’être (où sont passés les hannetons, et verrons nous encore dans quelques décennies les abeilles, les papillons, des hérissons… ?). Pour ces problèmes  l’échelon national est inopérant. 

     

     Conclusion personnelle.

     

    Ce qui contribue actuellement  le plus au sentiment national, à ce « vivre ensemble «  dont parlait Renan, me semble être la langue, la géographie et le patrimoine communs. Mais être « citoyen du monde » est une aspiration de plus en plus répandue. Cependant cette aspiration est encore prématurée :  elle doit être partagée par tous le peuples, ce qui est très loin d’être le cas, sinon existe le risque de devenir vassaux d’autres peuples du globe.

     

     

     

                                                             Benoit Delcourt, le 4 Novembre 2017.

     


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