• Programme

      Précédents et prochains débats et conférences.

    Samedi 7 Décembre 2019 :

                      Avoir du sens? Faire du sens ?

                                   par Benoît Delcourt.

    Pour lire le texte cliquer ici

    Résumé: En Allemand comme en Anglais, contrairement au Français, on ne dit pas qu'une action a du sens, mais qu'elle fait du sens. Donner un sens à sa vie serait-il plus naturel outre-Manche et outre-Rhin que chez nous.

     

     Le Samedi 04 janvier 2020 

    "Sommes-nous obsédés par le sexe ?"

    Par Jean-Paul KNORR.

    Pour lire le texte

    Pour lire un compte-rendu personnel


      Résumé  "Selon le philosophe Michel Colucci, l'argent et le sexe gouvernent le monde. L'obsession de l'argent nous est pratiquement imposée par les contingences matérielles de la vie. Si la perpétuation de notre espèce passe par le sexe, le sexe est bien plus que cela et est avant tout un plaisir, au point d'en être obsédé ?"

     Le 25 janvier 2020

    "La Franc-Maçonnerie " 

    Conférence par  André Hans.

     Résumé: "La Franc-Maçonnerie, institution essentiellement philanthropique, philosophique et progressive, a pour principes la tolérance mutuelle, le respect des autres et de soi-même, la liberté absolue de conscience. Considérant les conceptions métaphysiques comme étant du domaine exclusif de l'appréciation individuelle de ses membres, elle se refuse à toute affirmation dogmatique. Elle a pour devise : Liberté, Egalité, Fraternité."

     Le 8 Février 2020

    " Les quarks " 

    Exposé par  Benoît Delcourt.

     Suite à la tentative d'expliquer  la physique moderne en la rendant accessible aux non professionnels par des animations infotmatiques. En particulier il n'y aura aucune formule à l'écranl

    ______________________________________________

      L'entrée à nos débats est libre; ils  ont lieu le Samedi entre 16h30 et 18h30, au café "Le Marina ", 26 place Etienne Marcel  78180 MONTIGNY LE BRETONNEUX.. Il n'y a nul besoin, pour y participer, de faire partie de l'association "le café débat de Saint-Quentin en Yvelines"  (cotisation annuelle de 5 euros). Il est seulement demandé de payer sa consommation en sortant. 

     


    Conditions de participation.

     Toute personne peut proposer un sujet. Les sujets sont soumis au vote des adhérents de l'association, de telle manière que seuls les sujets qui ont des chances de réunir un nombre suffisant de participants sont choisis. Si le sujet est retenu, ce qui est le cas le plus fréquent, il  faut alors préparer pour la date choisie une introduction (deux pages format A4 maximum), qui sera lue en début de séance. Pour adhérer à l'association, il suffit de régler une cotisation annuelle modique (5 euros). Pour plus d'informations, voir la rubrique "Fonctionnement" en haut à gauche de cette page.

     Lieu des débats:

    Le MARINA   26 place Etienne Marcel  78180 MONTIGNY LE BRETONNEUX  

     


     

     Navigation dans le site 

     

    - accédez à nos articles par les menus "derniers articles", "catégories" ou "archives" dans les colonnes.

    - revenez à cette page d'accueil en cliquant sur "Quentin-Débat" en haut ou en bas de la page, ou en cliquant sur l'onglet "Accueil" du menu.

     

     

  • Sommes-nous obsédés par le sexe ?

    Ayant récemment assisté au one-woman show de Caroline Vigneaux, j'ai appris que toutes les femmes se masturbent et qu'elles éjaculent. Finalement les femmes sont des hommes comme les autres et comme eux profitent du seul plaisir toujours disponible. Le sexe est avant tout un plaisir et le plaisir est loin d'être un épiphénomène ; c'est un phénomène psychique capital qui permet de compenser la dureté de la vie et le sexe est le plaisir le plus naturel et le plus sain. Le sexe serait bon pour la santé : il a été prouvé que les endorphines relâchées durant le rapport sexuel stimulent les cellules du système immunitaire combattant les maladies.

    Commençons par éliminer un préjugé : l’homme ne peut pas se comporter sexuellement comme un animal. Chez l’homme, contrairement à ce qu’a dit Freud, il n’y a pas d’instinct sexuel mais des tendances auxquelles il est libre de se livrer ou non. Chez l’animal, l’instinct sexuel s’accomplit dans le rut. En dehors, la sexualité est nulle sauf chez les espèces proches de l’homme comme le singe et quelques animaux chez lesquels on constate la masturbation, fort difficile à rattacher à un instinct.  Chez l’animal, l’instinct sexuel est lié à la conservation de l’espèce. L’animal ne cherche qu’exceptionnellement l’excitation sexuelle. L’homme au contraire, recherche l’acte sexuel pour lui-même, fort peu pour la pérennité de l’espèce. L’homme peut en raison d’un principe, d’une idée, d’un intérêt, se refuser à toute activité sexuelle et s’opposer d’autant plus facilement à un instinct sexuel qu’il n’existe pas en lui. L’homme n’est en réalité l’objet que d’une excitation et non le jouet d’un instinct. Comment fonctionne dès lors l’appareil sexuel de l’homme ? N’en déplaise aux psychanalystes, le système nerveux est secondaire par rapport au système hormonal que ce soit pour le comportement en général et la sexualité en particulier. Le système nerveux est dans la stricte impossibilité de fonctionner sans les hormones thyroïdiennes. Que ce soit pour les animaux ou pour les êtres humains, l’appareil sexuel repose sur un ensemble de glandes endocrines : la thyroïde, les glandes surrénales, la glande reproductrice et la glande génitale interstitielle. Les animaux et les êtres humains se distinguent par cette dernière qui donne à l’homme la faculté d’être globalement maître de sa sexualité. Cela étant, la thyroïde est la glande qui procure la plus grande excitation sexuelle. Les sujets atteints de satyriasis et de nymphomanie sont des hyperthyroïdiens en grande majorité. Lorsqu’un hyperthyroïdien se met en ménage avec un hypothyroïdien, leur union a peu de chance de durer. De manière plus générale, nous ne sommes pas prisonniers de notre sexualité. Il semblerait que les hommes désireux de laisser une postériorité intellectuelle accordent moins d’importance au sexe. Le temps consacré à cette activité laissera moins de temps pour des activités plus nobles. Peut-on même dire qu’il existe deux types d’hommes ; ceux (les plus nombreux) dont le but ultime dans la vie est le bonheur, en passant par le plaisir dont le plaisir sexuel et ceux beaucoup moins nombreux dont le but ultime est d’accomplir une œuvre. A l’évidence, les hommes politiques ne font pas partie de ces derniers.

    A partir d'un certain âge nous préférons les plaisirs de la chair à table aux plaisirs de la chair au lit. Ne dit-on pas que la nourriture est le sexe des vieux. Quand le sahel de l’entrecuisse commence, nous savons que plus rien ne sera comme avant. Il arrive un moment où le compagnon de lit ne sert plus que de radiateur. Si l’andropause est un mythe, la ménopause existe bel et bien et c’est bien à partir de cette étape de la vie que les sexualités masculines et féminines diffèrent sensiblement. Néanmoins sans entrer dans un débat de spécialistes, il semblerait que les traitements hormonaux sont à déconseiller en raison de leurs effets néfastes à moyen terme. Que ce soit la sexualité ou la vie de manière globale, c’est l’hygiène de vie qui est primordiale ; les femmes fumeuses sont ménopausées plus jeunes et ont des taux d’œstrogènes moins élevés d’un tiers. Ce qui est valable pour les femmes l’est aussi pour les hommes. Le pénis est l’antenne du cœur et avoir des difficultés à obtenir des érections signifie que les artères sont en mauvais état (risque d’AVC). Il arrive que l’on n’ait plus de partenaire sexuel ou que le sexe nous ennuie ; dès lors le plus important est d’éviter de tomber dans le piège de la dopamine en se gavant de pâtisseries par exemple, ce qui est avant tout une occupation féminine sinon Alzheimer et d’autres maladies nous guettent. La meilleure occupation c’est encore le sport. C'est pour cela que presque tous les matins, je pratique la marche et ensuite je saute sur mon trampoline à défaut de sauter sur autre chose. J'avoue en tout conscience que j'ai évité de parler de certains problèmes liés au sexe mais à force d'avaler du glyphosate, du glutamate, du nitrate etc. les hommes n'auront plus d'érection et les problèmes d’agressions sexuelles  seront réglés et comme ce sera la fin de l’espèce humaine, le problème du réchauffement climatique sera lui-même réglé.

                        Pour lire un compte-rendu personnel du débat.


    votre commentaire
  •  

             Avoir du sens ? faire du sens ?

     

     

     

    Les Allemands et les Anglais que j’ai côtoyés dans ma vie professionnelle,  ne disent pas qu'une action a du sens, contrairement à nous Français, mais qu'elle fait du sens. Il n’est évidemment pas interdit de dire « faire du sens « en Français, mais ce n’est pas une expression courante. Le sens est donc en Français, une donnée inerte, statique, enfermée dans le présent, alors qu’en Anglais ou en Allemand, ce serait une donnée dynamique, impliquant le futur.

     

    Ce mot : « sens »,  et ses dérivés ont  beaucoup d’utilités différentes en Français :  le sens des mots, les cinq sens, les insensés, la direction et le sens (c’est cette dernière acception que nous privilégierons ici) , la sensation, la sensibilité et la sensiblerie…. On  retrouve certaines de ces utilisations,, mais pas toutes,  en Allemand et en Anglais, qui, à mon sens, sont plus précis que le Français pour ce qui est du vocabulaire (pour la grammaire, c’est une autre affaire).

     

    C’est dans   l’évaluation d’une religion ou d’une idéologie, que les différences apparaissent entre le Français et les Anglo-Saxons. On dira communément en Français : cette religion n’a aucun sens, et rarement qu’elle ne fait aucun sens. Nous avons déjà discuté sur le sens de la vie à deux reprises, en 2016, avec Jean-Jacques, (lien) et en 2008, avec Marie-Odile (lien, aller en milieu de page). Le titre de ces débats était d’ailleurs le même :  « La vie a-t-elle un sens ? » . Le sens de la vie est en effet un problème majeur pour certains d’entre nous : nous avons reçu la vie, qui comporte le paradis, mais aussi l’enfer, mais à qui on a omis de  dire de quoi ou de qui elle venait, et dans quel but. Ce problème n’est d’ailleurs pas majeur pour tout le monde ; certains, comme Sartre et bien d’autres, postule que la vie est absurde, point barre.

     

    Mais si on formule la question comme les Anglo-saxons, la question n’est pas de savoir si la vie a un sens, ce qu’on ne saura  jamais, mais bien de savoir si l’on peut lui en donner un, en « faire un », en produire un. Le débat ne porterait donc  pas, linguistiquement, sur l’existence d’un sens, déterminé une fois pour toutes, souvent par une vérité Historique (une « révélation »), mais sur la possibilité d’en créer un, autrement dit sur un chemin de vie à suivre. Il y a pour cela de propositions par des « prophètes », dont le rôle n’est pas de prévoir l’avenir, mais de montrer un chemin ; citons en quelque-uns : Confucius, Bouddha, Socrate, Jésus, Mohammed, ainsi que des personnages exemplaires du vingtième siècle ayant suivi un ou plusieurs de ces chemins, Gandhi, Mandela, et pour nous Français, l’abbé Pierre. ( le débat en citera sans doute d’autres). 

          

    Qu’est ce qui peut donner du sens (à notre vie), et qu’est-ce qui n’en donne pas ? Attention, nous ne jugeons pas ici de la moralité des comportements, mais seulement du sens qu’ils peuvent donner à nos vies.

     

    Le plaisir. Ce serait hypocrite de nier l’importance du plaisir, mais ce ne peut être qu’une condition favorable à la production de sens ; et le plaisir peut aussi être défavorable : cas des addictions (alcoolisme, tabagisme, drogue, addiction au sexe, etc..). Le plaisir peut enfermer la personne dans le présent, or ce qui  fait du sens se réfère au futur! Par exemple, les ascètes sont les personnes qui se passent du plaisir pour essayer de donner un sens à leur vie

     

    Le bonheur, la santé : je le définirais le bonheur comme un plaisir continu doublé de la joie naturelle à trouver la nature belle,  Donc : mêmes remarques, c’est très souhaitable, mais n’est pas « fléché ». Certes, le malheur peut avoir un caractère constructif, par réaction, mais il peut être destructeur. Dans le même ordre d’idée : la santé. Le bonheur, a santé : oui, mais pour quoi faire ?

     

    Si tout cela n’a pas en soi un sens, cela peut aider à faire du sens : par exemple, on travaillera mieux si on est heureux et en bonne santé, que vice-versa.

     

    La frivolité : c’est, par définition un défaut qui consiste à ne rechercher que le plaisir fugace, sans but. Donc cela ne favorise pas la recherche du sens, ne fait pas du sens.

     

     L‘amitié, le respect du prochain: ce ne sont pas des états, mais des décisions plus ou moins conscientes que nous prenons pour la conduite de nos vies. Leurs contraires « font aussi du sens », mais dans la mauvaise direction, au moins pour nos valeurs occidentales

     

    L’amour, c’est comme l’amitié, mais il comporte en plus une perspective incontestable : la fondation d’une famille, qui est une machine à faire du sens. La fidélité est évidemment porteuse de sens, moyennant quoi ce n’est pas toujours possible.

     

    Les acquisitions

    d’objets : c’est selon : si c’est seulement pour le plaisir, c’est non ;  mais si c’est en vue d’actions futures, alors là oui (par exemple, acquérir une voiture fait du sens, elle  permettra de se déplacer, et ne se limitera pas seulement à ses jolis chromes). 

     de compétences : oui, évidemment. Ces compétences peuvent être acquises par l’éducation des parents, par les cours à l’école ou les cours du soir, la lecture d’un livre, par la visualisation d’un film, par l’écoute d’une musique…

     Le travail : ce n’est pas toujours très drôle, mais oui, cela fait du sens, la production ou l’étude étant « flèchées ». C’est pourquoi la vie des chômeurs est souvent insupportable. Il fait d’autant plus de sens qu’il est réalisé en équipe, car il se double alors de relations humaines.

     La foi : Si la vie a un sens, tout est en ordre, et de plus si je connais ce sens, je peux suivre mon existence en ayant le bonheur de constater ce sens ; mais c’est dangereux, car on ne peut démontrer que  ce sens est réel. Autrement dit, si la « foi du charbonnier » comme l’enthousiasme du militant de base,  procure un bonheur certain, elle peut amener aussi des révisions tragiques.

     

     Ceci nous amène à penser  que « faire du sens » peut conduire  à des impasses. Dans le cas d’une tâche à remplir : une maison à construire, des enfants à élever, une recherche à faire, etc.., pas de problème. Mais si on pense à l’idéologie, ou à la religion, les choses ne sont plus aussi évidentes : il faut vérifier que l’on ne fait pas du contre-sens, qu’on ne s’enfile pas dans une impasse, ou pire : un sens interdit. Faire quelque-chose qui a du sens est très agréable à l’Humain, cela est dans sa nature liée à sa perception du  futur, mais des agréments parasites sont à craindre et à combattre; l’illusion de sortir de l’anonymat, d’être utile, ou de gagner en pouvoir sur les autres, ou d’accaparer les richesses et les plaisirs. On est vraiment étonné, quand on ouvre des livres d’Histoire, de voir comme il était commun pour nos prédécesseurs, de donner leur vie pour des causes qui nous semblent finalement peu claires …  Les cas les plus criants sont à trouver dans le vingtième siècle : la guerre de 14 n’avait pas de raison valable ( la formation dans les années 1950 de l’U.E. l’a bien montré), les nazis ont certes fait du sens, mais c’était, on peut le dire, un contre-sens ; pour les communistes, c’était plutôt une impasse, même si l’affiche initiale  semblait hyper-morale, ce que beaucoup de nos intellectuels ont mis bien du temps à comprendre et à admettre. Du côté des religions, méfions-nous des faux prophètes, qui vous flattent pour mieux vous berner, financièrement ou sexuellement ; c’est le cas des sectes, et l’actualité a montré que les religions instituées n’étaient pas, pour ce qui est du sexe, à l’abri.    

     

     En conclusion : « faire du sens » serait une expression  reliée surtout  au futur, avec le risque de s’engager dans une mauvaise direction, contrairement à « avoir du sens », qui n’interdit pas certes d’envisager le futur, mais peut à la limite s’en passer. Quel est votre choix : vivre dans le présent, ou vivre en fonction du futur ? (Les deux mon capitaine est aussi une bonne réponse).

     

     

                                    Benoît Delcourt. Le 7/12/2019

     

     


    votre commentaire
  •  
                           Quelle éthique pour le XXIème siècle?   

                                                     Pierre Marsal (Samedi 9 Novembre 2019)

                               Synopsis  Principes (rappels, séance janvier 2013)


    Pour plus de précisions voir le résumé complet  à ce  lien:.

    Pourquoi l'éthique ? La liberté de l'homme
    - La liberté est le propre du vivant. Il faut la préserver.
    - Mais la liberté génère le danger. Il faut donc l'encadrer.
    - Les animaux y parviennent grâce à l'instinct. Les êtres humains ont perdu l'instinct animal originel.
    - La fonction de l'éthique est de pallier cette absence de garde-fous.
    Pourquoi repenser l'éthique aujourd'hui ? Le "changement d'ère".
    - Notre société a changé et change à une vitesse accélérée.
    - Les repères jadis pertinents sont devenus caducs ou obsolètes.
    - Les doctrines ou idéologies du passé ont fait faillite : elles ne peuvent plus nous fournir de repères.
    - Deux voies seulement offrent actuellement une certaine consistance idéologique : le fondamentalisme et l'économie de marché. On ne peut pas s'y résoudre.
    - À l'autre extrême est la tentation relativiste ("tout se vaut"). C'est très libéral, mais signifie la fin de toute cohésion sociale.
    - Seule la référence à des valeurs universellement partagées peut réunir une collectivité sur un projet commun.
    - Il faut donc s'accorder sur ces valeurs.
    Quelle éthique ? De l'éthique des préceptes à l'éthique de la discussion
    - Bref tour d'horizon des démarches de l'éthique.
    - Les éthiques formelles mettent l'accent sur les procédures. Les éthiques des valeurs proposent des systèmes de valeur qui ne correspondent pas au but recherché.
    - Il faut donc s'entendre sur les valeurs à privilégier.
    Sur quelle valeur fonder une démarche éthique ? L'incommensurable valeur du vivant.
    - La prise en considération de la spécificité du vivant peut emporter l'adhésion de tout être humain quels que soient ses origines, ses engagements, sa philosophie.
    - Cette attitude n'est pas nouvelle, mais la science contemporaine (biologie) la conforte et lui donne des fondements objectifs.
    - L'être humain fait partie du monde du vivant, il est individuellement irremplaçable et n'existe qu'en société. Sur ces trois caractéristiques on peut fonder un système de valeur.
    - Il en résulte que la logique, l'économique, l'éthique du vivant (et de l'être humain) ne peuvent être celles qui s'appliquent aux choses mortes. C'est pourtant celles qui ont cours aujourd'hui.
    - En particulier la valeur de l'homme n'est ni une valeur économique, ni une valeur technologique, mais une valeur non mesurable (incommensurable).
     
    Conclusion : changer son point de vue et son comportement
    - La question à se poser "Et le vivant ? et l'homme, où sont-il dans tout ça ?".
    - Cette question s'adresse à chacun d'entre nous, en toutes circonstances.
    - Il ne faut pas attendre qu'autrui fournisse la réponse.
    - Il faut revoir nos comportements à la lumière de ce questionnement :
    * comportement à l'égard de l'autre (humain bien sûr, mais aussi tout forme d'être vivant dans son milieu) ;
    * comportement dans le groupe social (ritualisation de l'intégration) ;
    * comportement à l'égard des règles sociales sensées nous protéger des excès de notre liberté.
    - Il faut revisiter de la même manière les règles et réglementations sociales qui doivent toutes concourir à préserver notre liberté, sans attenter au reste du monde vivant.
    - On peut aussi réexaminer notre comportement individuel, notre acceptation de nous-mêmes.
    Pierre MARSAL (janvier 2013)
     
                             Quelle éthique pour le XXIème siècle ?


     Applications à quelques situations concrètes (séance novembre 2019)


    Une critique du point de vue développé dans la précédente séance et trois pistes d’application.
    Objections théoriques
    L’auteur de ces lignes n’est pas philosophe. Des objections philosophiques sont possibles. Ainsi Paul Ricoeur, dans son débat avec Jean-Pierre Changeux (1998), met-il l’accent sur la difficulté de passage entre le discours objectivant des sciences de la vie et l’approche phénoménologique sur le vécu.
    1. Une nouvelle conscience de Soi dans le Monde
    Quelques faits donnant à reconsidérer notre statut d’individu
    - « La science moderne a transposé une philosophie occidentale fondée sur l’individu en une biologie fondée sur l’organisme. » et « Le concept d’organisme montre aujourd’hui ses limites : il faut désormais prendre en compte le fait qu’un animal ou une plante ne peut vivre sans les multiples microorganismes qui l’habitent » (Marc-André Selosse, nov. 2016, oct. 2019). Aujourd’hui la notion d’holobionte tend à remplacer cette d’organisme et d’individu.
    - Nous sommes constitués de quelques 10exp(14)(cent mille milliards !) êtres vivants qui ont « accepté » de vivre avec nous, pour nous (les cellules), et sans doute d’autant de microbiotes colonisant à notre profit notre système digestif et notre peau. Leurs gènes sont 20 à 30 fois plus nombreux que les gènes humains. Chaque seconde l’ADN de ces « hôtes » est cassé et très efficacement réparé des centaines de milliards de fois (les très rares erreurs de réparation provoquent des mutations dont certaines peuvent être néfastes comme le cancer).
    - Nous ne subsistons que par l’ingestion d’aliments issus du vivant, végétaux, animaux. Leur corps devient notre corps, leur énergie, notre énergie. Par l’oxygène généré par la photosynthèse des végétaux. C’est là une transsubstantiation qui n’a rien de surnaturel.
    Ces quelques faits, brièvement exposés, incitent au respect de notre corps, des organes qui le composent, des êtres vivants, internes ou externes, qui participent directement ou indirectement à notre survie. Les sociétés traditionnelles rendent grâce à leurs Dieux extérieurs aux pouvoirs problématiques. Ne faudrait-il pas aujourd’hui tourner nos pensées vers nos Dieux intérieurs (organes et cellules) ? Ne serait-ce que par la prise de conscience de leur existence et de leurs actions. On peut en tirer des règles de comportement personnel.
    2. Une nouvelle conscience de l’Autre
    Les progrès de la science (biologie, écologie, éthologie, etc. ?) nous obligent à reconsidérer des modes de penser très incrustés dans notre société occidentale contemporaine. Encore quelques faits
    - En dehors même de la reproduction sexuée, tous les êtres vivants échangent des informations génétiques : nous faisons tous partie de la même grande chaîne du vivant. Depuis la nuit des temps nous sommes tous des OGM ! Ne serait-ce que par les mitochondries, indispensables « usines » à tout faire de nos cellules et sans doute résultant de l’intrusion de bactéries il y a quelques milliards d’années.
    - Chaque être vivant a sa raison d’exister, a sa place dans la Nature. Contrairement à ce qu’on apprenait jadis à l’école, il n’y a pas d’espèces utiles et d’espèces nuisibles, pas de bonnes et de mauvaises herbes. Les tentatives de rétablir un équilibre favorable aux desseins humains créent de nouveaux déséquilibres (hier le DDT, aujourd’hui le glyphosate, demain peut-être le forçage génétique ou gene drive pour éradiquer moustiques et paludisme).
    - Par une perversion de sa pensée – contre laquelle Darwin s’était d’ailleurs opposé – la théorie évolutionniste est devenue synonyme de struggle-for-life conduisant au « darwinisme 
    social » (Herbert Spencer), voire à l’eugénisme (Galton, cousin de Darwin). Au contraire « la théorie évolutionniste insiste sur le développement de l’altruisme, de l'empathie et de la coopération entre les individus. » (Mathieu Ricard, 2013). En cette période de récolte des champignons nous avons un bel exemple de relations symbiotique entre champignons et arbres. Dans cet esprit, divers auteurs en diverses périodes ont voulu faire du darwinisme la base d’une organisation politique de gauche de la société (Pierre Kropotkine, Peter Singer).
    Ces quelques faits pris parmi d’autres nous incitent à traiter avec respect et considération tous les êtres vivants – animaux, végétaux et bien sûr humains-- fussent-ils les plus insignifiants en apparence. Sans violence inutile. Faut-il imiter ces peuples premiers qui honoraient en les sacrifiant les animaux dont ils prenaient la vie afin conserver la leur ?
    3. Une place nouvelle dans le Monde
    Le contraste entre notre Monde borné, notre écoumène « infini dans sa finitude » (Augustin Berque) et le potentiel infini de croissance de l’espèce humaine et de ses besoins, pose problème. Comment un esprit rationnel peut-il concevoir que le salut de l’humanité se mesure à un taux de croissance économique croissant soutenu ? Il y a là une absurdité qu’économistes et hommes politiques font mine d’ignorer. Pourtant les mises en garde ne sont pas récentes. Quelques exemples déjà anciens.
    - Au XIXe siècle déjà Pierre Leroux – écologiste avant l’heure – prônait un mode de production solidariste inspiré du circulus (c’est en gros l’idée de « rien ne se perd, rien ne se crée » : il y aurait intérêt à discuter plus avant la place de l’être humain et des autres entités biologiques dans ce processus création-destruction, production-consommation).
    - Toujours dès le XIXe siècle des scientifiques comme le physicien irlandais John Tyndall mettaient en évidence la responsabilité de l’activité humaine sur l’évolution du climat. Aujourd’hui il n’est point besoin d’insister.
    On pourrait multiplier les exemples. Mais ce qu’il importe de retenir c’est l’idée de la nécessité de trouver un équilibre dynamique dans l’évolution de la société humaine. Cet équilibre ne peut évidemment pas être trouvé dans la poursuite des dérives actuelles. Dans un contexte d’accélération forcenée économique et sociale (Hartmut Rosa, 2010), il importe dès à présent de poser des limites. Mais quelles limites et qui doit les instituer et les faires respecter ? Ce peut être l’objet de notre débat.
    Quelques pistes de réflexion parmi d’autres :
    - le système économique actuel (système marchand ou capitaliste, c’est selon) en est évidemment incapable : ses présupposés -- compétition, croissance sans borne…-- vont à l’encontre des valeurs du vivant (René Passet, 1979 et 2012) ;
    - l’appropriation et la gestion privée des biens publics est inefficace et contreproductive (Elinor Orstrom) ;
    - on ne peut pas compter sur les « majors » de l’économie (GAFAM notamment) pour atteindre l’équilibre souhaitable : seul le pouvoir régalien des Etats et des accords internationaux peuvent éviter les dérives d’une compétition aveugle et mortifère ;
    - bien d’autres questions entrent dans cette problématique vitale…
    Et pourquoi ne pas faire nôtre cette réflexion attribuée au grand violoncelliste Pablo Casals, qui fut aussi un grand militant pour la liberté et la paix :
    « Je ne crois pas m'être réveillé un seul jour de ma vie sans contempler la Nature avec un émerveillement nouveau ».
    Pierre MARSAL (novembre 2019)

                                                                                Compte_rendu de la seance.

     


    1 commentaire
  •  

    Les mots à la mode ?

     

                                                                 Par Josette Saint-Marc 

     

                        Qu’est-ce que je veux dire ? 

     

      Certains mots n'étaient pas utilisés, ou l'étaient très rarement, dans les médias, dans les entreprises, par les politiques, et dans les entreprises !! Peu à peu, doucement mais sûrement ils sont arrivés !! 

        Quelques exemples : 

       Collaborateur, compétitivité, productivité, progressiste, populiste, nationaliste, efficience, et tous les mots en phobie ! (Euro phobie, homophobie...). Le sens est utilisé en psychiatrie ! La phobie, origine du grec ancien phobos (effroi, peur), peur irraisonnée, irrationnelle ! Ça en dit long !!!

    A tel po

     Unique  en              Du formatage, pour moi, en  vue du  politiquement correct!!!Et surtout une façon perverse de faire Taire «les méchants!!!!»

    Un jour j'ai réalisé que le » rabâchage » de tous ces mots n’était pas un fait du hasard ! Mais bien intentionnel !

    Par exemple, le mot « collaborateur » en remplacement du mot collègue, était utilisé par les dirigeants, puis les cadres !   Pourquoi ce changement ? 

     Nous étions tous interpellés par l'utilisation de ce mot !

    Aujourd'hui, les politiques, les journalistes, les dirigeants d'entreprises en usent et en abusent !

    Son utilisation n'est pas anodine ! Que veut dire « collaborer ?»

    C'est travailler sur un pied d’égalité ! Or, les salariés d'une entreprise ne collaborent pas, ils sont subordonnés ! C’est donc de la manipulation, de l 'abus de langage à des seuls fins de « flatterie, valorisation » pour mettre le personnel dans son camp, le soumettre ! 

     

    Par ailleurs, la référence aux « collabos » de la 2éme guerre est toujours présente !

    Les collabos ont adhéré, soutenu et accepté, plus ou moins intéressés, l’occupation nazie en Europe.

    J'ai pris l'exemple de ce mot, le moins anodin pour moi afin d'essayer de comprendre si tous ces mots à la mode, branchés » sont là par hasard ? 

    Je pense que non ! Je risque d'être traitée de « complotiste » ! Un mot très utilisé aussi ! Mais cela m'est égal ! 

    Si je prends des mots comme « productivité, » traduction : Travaillez plus! 

     

    « Compétitivité » traduction : Coûtez moins cher pour le travail accompli ! Ça passe mieux ! 

     

    « Efficience » Efficacité ne convenait plus ? Un anglicisme pour parler de la capacité d'obtenir de bonnes   « Performances « Mot également très utilisé en Entreprise ! 

     

      

     

    Ce sont de véritables mantras !

    Ce qui d'après moi est inquiétant c'est le fait que les utilisateurs de ces mots « les médias, les politiques, les grands patrons » sont totalement formatés ! Des Robots en chair et en os ! Des perroquets !!Pensée Unique et expression unique !!! 

     

    Lorsqu'un citoyen, un politique ose s'élever contre ce matraquage, remettre en question des théories il est aussitôt traité de populiste, voire nationaliste, anti-progressiste ! Ringard !!

    Quant aux mots « en phobie » il en est de même !

    On colle des étiquettes ! Par exemple, si on est contre le fonctionnement de l'UE on est europhobe !

    Si on critique la politique d'un membre du gouvernement, connu pour son homosexualité, on est homophobe !

    Un peu simpliste mais pratique ! C'est jouer avec la peur !

    Si l'on craint d'être mis dans une case, catalogué d'europhobe, d'homophobe, de populiste, nationaliste, raciste, sexiste on se tait !

    Une façon subtile mais perverse de garder le Pouvoir en désignant les « mauvais, les méchants, les ringards » qui ne comprennent rien !

    Des boucs émissaires, des ennemis !

    Où est la « liberté d’expression » dont on nous rabat aussi les oreilles !

    Si c'était aussi vrai que cela, on n’aurait pas besoin de nous le répéter sans cesse !

    Quand il y a cohérence entre les discours et les actes il n'est point besoin d'en rajouter!! Seuls les actes comptent !

    Si tu veux connaître quelqu'un ne regarde pas ce qu'il dit mais ce qu'il fait !!Dalaï-lama  

    Je pense aussi à la chanson de Dalida » paroles, paroles !»

    Une chose est sûre la règle c'est le Politiquement correct !

    Je pense qu'il est plus sain de dire ce que l'on pense ! En effet, on peut ne pas être d'accord, voire choqué par certaines opinions et alors ?

    Certes, ce n'est pas toujours facile à entendre mais au moins les choses sont claires !       

    On peut échanger, chercher à comprendre ! D'ailleurs, plus c'est refoulé plus c'est dangereux ! Ça finit dans la violence !

    L'effet cocotte-minute ! L'histoire le prouve tous les jours !

    Me suis-je éloignée du sujet ? Non ! Les mots peuvent être une arme de manipulation mentale si on n'y prête pas attention !!

    Une citation d'Aldous Huxley :

    La dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s'évader. Un système d'esclavage où, grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l'amour de leur servitude … 

    D’où l'importance des mots utilisés ! 

     

    Les mots sont des fenêtres, ou bien ils sont des murs : Livre de Marshall Rosenberg. 

     

    Explicite ! 

    Pour lire un compte-rendu personnel, cliquer ici

     

      

     

      

     

      

     

     

     


    votre commentaire
  • Peut-on, doit-on actualiser les textes fondamentaux ?

               

                                    Benoît Delcourt  le 25 Mai 2019.

     

    L’humanité, en plein Mystère sur son origine, poursuit sa longue marche vers la Vérité. Cette Vérité est parfois à la portée des humains, dans le cas de la Science quand elle a été vérifiée de multiples fois ; encore faut-il admettre qu’elle peut n’être pas complète, ou être mieux comprise par des lois encore inconnues. Mais pour ce qui est des « sciences sociales » et des religions, il faut bien comprendre que ce ne sont que des chemins possibles vers une Vérité qui nous dépasse; mais  cela n’est pas accepté par cerains, qui croient la détenir ! Plus humblement, il est  possible d’essayer  des voies pour s’en approcher, et certains humains, qu’on peut appeler des prophètes, ont leur avis sur ce qui est fondamental et fournissent des voies à explorer dans des textes  fondateurs.

     

    La Bible est le plus ancien texte fondateur connu en Occident. Il a sans doute été écrit vers 600 ans avant J.C, du temps du roi Josias, au retour de l’exil des Juifs à Babylone. Cependant, les historiens et anthropologues ne valident pas tous les faits relatés datant d’avant cette date. Par exemple, il n’y a aucune trace du peuple Juif en Egypte. Or c’est justement la période clef décrite dans la Torah, avec Abraham, Moïse, la captivité en Egypte, puis  David, Salomon, etc…. Faut-il en conclure qu’on ne peut rien tirer d’intéressant de ce livre ? Certainement pas ! Il décrit les relations qu’on peut avoir avec cet être mystérieux auquel la Bible ne donne pas de nom  autre que « celui qui est », ou  « un feu qui ne se consume pas» ou plus simplement « l’éternel ». Evidemment, ce livre a été écrit par des humains, et la violence n’en est pas absente : on pense par exemple à la traversée de la mer Rouge à pieds secs  par les Juifs, alors que le Egyptiens, qui les poursuivent, dans l’eau revenue: une lecture littérale indique que  Dieu serait le protecteur des croyants, mais pas des autres. Evidemment, ce n’est pas la lecture des « exégètes », ces intellectuels qui décortiquent les textes en hébreu et trouvent des sens cachés à tous les versets, pour le plus grand bien des religions contemporaines. Les non-exégètes ne savent pas quel sens donner à ces textes, et, comme ils doutent avec raison de leur Historicité, ils passent bien souvent à autre chose.

     

    Le monde Greco-Romain  fourmille de divinités diverses, mais il ne m’est pas possible de trouver un « texte fondateur », peut-être est-ce sa force ?. Dieu est un être multiple, et, plus qu’un être au-dessus de l’Humanité, il est chargé, ou plutôt ils sont chargés, de décrire la vie humaine, avec ses bonheurs, ses malheurs, ses qualités et ses défauts. Comment être insensible à tant de perspicacité dans les mythes, tant d’amour de la littérature et de la sculpture ? Mais la Vérité sur nos origines n’est pas vraiment recherchée.

     

    Vint alors le Christianisme. Il partage avec le judaïsme la Tora, appelée « Ancien Testament » chez lui. Mais l’accent est porté sur trois points fondamentaux qui sont liés:

    ---La dignité de tout humain : « il n’existe plus d’esclave et d’Homme libre, il n’y a plus que des fils de Dieu » dit l’apôtre Paul.

    ---Rendre hommage au Créateur ne consiste pas à lui faire des offrandes qui n’engagent pas comme celles des « marchands du temple », mais à considérer tout humain comme « une empreinte du Dieu », et cela dans toutes les cas.

    --L’être humain est naturellement pécheur, et doit toujours se forcer pour appliquer ces deux principes, même et surtout s’il prétend y obéir.

    Cependant, dans les Evangiles, on trouve beaucoup de passages qui ne conviennent plus, à mon avis, à notre époque. Certains sont tellement naïfs qu’il est facile de les gommer: dans le récit de la « multiplication des pains » on dit que les participants nourris étaient cinq milles, « sans compter les femmes et les enfants » ; on parle aussi des « extrémités de la Terre »…. Laissons cela de côté. Beaucoup plus important est le danger d’obscurcir le message Christique en prenant à la lettre les miracles continuels qu‘aurait faits Jésus (il ne les a d’ailleurs pas relatés lui-même), surtout ceux qu’on trouve dans l’évangile de Jean. Or la mentalité d’il y a 2000 ans  donnait une place importante, sinon prépondérante, aux manifestations occultes. Ces passages  peuvent donc être attribués à la mentalité de ces temps lointains.

    Cela dit, une fois ce travail de défrichage fait, que reste-t-il ? Rien ? Non, il reste le principal, qui tient aux trois  principes fondamentaux cités plus haut.

     

    Du Coran, je ne dirai rien, car je ne crois pas convenable d’écrire des avis  modernistes sur une religion qui n’est pas la mienne.

    Mais il y a bien d’autres textes fondamentaux que la Bible, les Evangiles et le Coran. Il y a les textes Orientaux, dont je laisse plus connaisseur que moi citer au cours du débat.

             Et puis il y a des textes politiques et de société que nous pouvons citer :

     

    -- La déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen, de 1791, qui répondait aux abus de l’Ancien Régime, qui se pensait pourtant « très Chrétien ». Le texte lui-même n’a pas vieilli, cependant les faits révolutionnaires qui ont suivi sa publication sont pour le moins critiquables.

     

    --Le Capital, de Karl Marx, qui prône, entre autres la « dictature du prolétariat ».

    Evidemment, toute dictature, même si elle prétend n’être que temporaire, est mauvaise, car elle ne respecte pas l’individu et organise le népotisme et la corruption à haut niveau. De même le fameux « sens de l’Histoire » n’est qu’un leurre : les humains ne sont pas des molécules. Pourtant, la condition du prolétariat était scandaleuse au dix-neuvième siècle, comparée à celle des « gagnants » de l’ère industrielle, et Marx a forcé les Humains à plus d’équité.

     

    --Plus près de nous, le livre de Simone de Beauvoir : « Le deuxième sexe » est  généralement pris, au moins en France, comme le manifeste de Libération de la Femme. La femme vivait alors sous la tutelle complète de l’homme, et c’est cette situation que ce livre combat. Pourtant, là aussi on trouve des passages typiques de cette période et qui ne conviennent pas : par exemple, le long chapitre sur la maternité commence par une vingtaine de pages sur l’avortement ! Simone avait, dit-on, horreur des enfants, et Sartre disait qu’avoir des enfants était une « bêtise extrême ». Il n’empêche, Simone de B. a bel et bien écrit un texte fondateur, qui a sans nul doute largement influencé notre société dans les cinquante dernières années, et les défauts qu’on peut trouver dans ce livre n’y changent rien (parole d’un homme).

     

    En conclusion, ce n’est pas parce qu’un texte fondateur comporte des passages qui ne sont valables qu’à la période où il a été écrit, qu’il faut le rejeter en bloc : il peut tout de même aider à trouver un chemin face au Mystère de la Vie ou encore face à l’organisation de la société.

     Pour lire un compte-rendu de la séance, cliquer ici.

      ,

     


    1 commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique