• Programme

    Samedi 22 Février 2020

    "La Mer, un océan de promesses, saurons-nous la protéger ?"

    Débat introduit par Daniel Soulat

    Pour lire le texte d'introduction

    Résumé:;Cette Mer qui nous nourrit, nous soigne, nous protège, nous donne de l'énergie au quotidien, elle promet plein d'espoirs pour l'avenir. Un nouvel Eldorado, avec ses opportunités et ses risques issus du débordement de son exploitation. Saurons-nous la protéger ?

     

    Samedi 14 Mars 2020

    Annulé, Covid 19.

     Samedi 28 mars 2020     Annulé

    "Comment réparer une injustice ?" 

    Débat introduit par Marie Odile Delcourt

     Résumé: Traditionnellement, la justice punit les coupables, mais ne s’est que récemment intéressée aux victimes et de façon très imparfaite. Aujourd’hui une nouvelle forme de justice s’y ajoute : la justice restaurative dont l’objectif est de reconstruire la victime, responsabiliser l’auteur, réparer les préjudices…

     

     


     

    ______________________________________________

      L'entrée à nos débats est libre; ils  ont lieu le Samedi entre 16h30 et 18h30, au café "Le Marina ", 26 place Etienne Marcel  78180 MONTIGNY LE BRETONNEUX.. Il n'y a nul besoin, pour y participer, de faire partie de l'association "le café débat de Saint-Quentin en Yvelines"  (cotisation annuelle de 5 euros). Il est seulement demandé de payer sa consommation en sortant. 

     


    Conditions de participation.

     Toute personne peut proposer un sujet. Les sujets sont soumis au vote des adhérents de l'association, de telle manière que seuls les sujets qui ont des chances de réunir un nombre suffisant de participants sont choisis. Si le sujet est retenu, ce qui est le cas le plus fréquent, il  faut alors préparer pour la date choisie une introduction (deux pages format A4 maximum), qui sera lue en début de séance. Pour adhérer à l'association, il suffit de régler une cotisation annuelle modique (5 euros). Pour plus d'informations, voir la rubrique "Fonctionnement" en haut à gauche de cette page.

     Lieu des débats:

    Le MARINA   26 place Etienne Marcel  78180 MONTIGNY LE BRETONNEUX  

     


     

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  • La franc-maçonnerie

    Planche pour le 25/01/2020, faite par André Hans. 

    La franc-maçonnerie moderne est née en 1717 à Londres en grande Bretagne dans une taverne « L’oie et le gril ». Elle réunissait des gens du peuple, sans doute dans l’intention première de créer des liens de solidarité, à une époque dépourvue de protection sociale. Mais c’est sans compter avec les Ecossais qui revendiquent d’en être à l’origine. C’est une franc-maçonnerie « Spéculative », réunissant des personnes de toutes origines contrairement aux loges dites « opératives » qui ne réunissent que des gens du métier. Mais dans l’imaginaire maçonnique, l’origine de la maçonnerie remonterait à l’époque des bâtisseurs de cathédrales. Et même bien au-delà. Ce qui est avéré, c’est que l’Angleterre était déchirée comme partout en chrétienté par les guerres de religions et de succession. Les loges maçonniques était un lieu refuge de tolérance, où on ne discute, ni de politique, ni de religion, qui sont des facteurs de division. C’est une règle qui a encore cours. Du passé mythique des bâtisseurs de cathédrales, il en reste des symboles. Les outils des tailleurs de pierres sont autant de symboles qui expriment des valeurs, comme l’équerre, symboles d’équité. Ces outils des maçons dit opératifs décorent le temple. En cette fin de 18éme siècles, une profonde mutation s’opère. Ceux qui vont réellement créer la Franc maçonnerie, ce sont deux personnages. Fils de Haguenau français, Desaguliers, est un scientifique reconnu, dont les parents ont émigré en Angleterre à la suite de la révocation de l’Edit de Nantes et un pasteur protestant en mal d’argent qui produisait des biographies bidonnées à des bourgeois en mal de lignée prestigieuse. Le révérent pasteur Anderson rédigea les fameuses « Constitutions d’Anderson » (1723) texte référence en maçonnerie. Elles établissent une origine mythique de sa création, à l’origine ses temps - 6000 ans AV JC comme on le croyait au 18éme siècle. Donc, la FM est fondée sur des récits mythiques qui n’appellent à aucune croyance comme en religion. Une profonde mutation opéra en cette fin de siècle. Sans doute par l’influence de Desaguliers qui était membre de la prestigieuse Royal-society une véritable mode maçonnique s’empara de Londres, puis de l’Angleterre, puis en France avec des émigré anglais qui fuyaient la guerre civile, Puis elle gagna le continent entier.

    Napoléon Bonaparte qui n’a jamais été franc- maçon tenta d’en faire un outil d’influence. Au 19éme siècle, il y eu des modes comme la référence aux Templiers, puis à l’Egypte pharaonique. Il existe des loges dont le rituel se réfère à l’Egypte ancienne ou aux templiers. Lors de la commune de Paris 1870, il se trouva des FM dans chacun des 2 camps. Au cours du 19éme siècles la F M évolua, notamment le retrait de l’obligation d’avoir une croyance religieuse. Puis il y eut les premières loges féminines qui eurent pour modèle les combattantes Maria Deraismes, Olympe de Gouges ou encore Louise Michel. Aujourd’hui, si les franc-maçonnes ne sont plus toutes aussi militantes, elles restent néanmoins très attachées à l’émancipation des femmes. 

    La Franc-maçonnerie française sous le régime de Vichy fut l’objet d’une féroce répression Si aujourd’hui elle est restée discrète, non pas secrète à l’inverse de la franc maçonneries anglo-saxonnes qui a pignon sur rue, c’est un héritage de la répression qu’elle a subie sous l’occupation. En France on comptait en 2016, 42 obédiences et environ 188130 frères et sœurs. Le Grand Orient de France a été profondément impliqué dans la vie publique et politique sous la III éme république.

    Aujourd’hui le Grand Orient privilégie la réflexion philosophique avec plus de 52 000 membres répartis dans environ 1 250 loges. C’est la première obédience adogmatique d'Europe. Depuis 2010, il laisse à ses loges la liberté d’initier des femmes. Ses relations avec l’église catholique sont variables, le plus souvent difficiles. Le pape excommunia l’année passée un prêtre membre du GODF. Contrairement à la franc maçonnerie anglo-saxonne en crise, la franc maçonnerie française progresse.

     


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  • Sommes-nous obsédés par le sexe ?

    Ayant récemment assisté au one-woman show de Caroline Vigneaux, j'ai appris que toutes les femmes se masturbent et qu'elles éjaculent. Finalement les femmes sont des hommes comme les autres et comme eux profitent du seul plaisir toujours disponible. Le sexe est avant tout un plaisir et le plaisir est loin d'être un épiphénomène ; c'est un phénomène psychique capital qui permet de compenser la dureté de la vie et le sexe est le plaisir le plus naturel et le plus sain. Le sexe serait bon pour la santé : il a été prouvé que les endorphines relâchées durant le rapport sexuel stimulent les cellules du système immunitaire combattant les maladies.

    Commençons par éliminer un préjugé : l’homme ne peut pas se comporter sexuellement comme un animal. Chez l’homme, contrairement à ce qu’a dit Freud, il n’y a pas d’instinct sexuel mais des tendances auxquelles il est libre de se livrer ou non. Chez l’animal, l’instinct sexuel s’accomplit dans le rut. En dehors, la sexualité est nulle sauf chez les espèces proches de l’homme comme le singe et quelques animaux chez lesquels on constate la masturbation, fort difficile à rattacher à un instinct.  Chez l’animal, l’instinct sexuel est lié à la conservation de l’espèce. L’animal ne cherche qu’exceptionnellement l’excitation sexuelle. L’homme au contraire, recherche l’acte sexuel pour lui-même, fort peu pour la pérennité de l’espèce. L’homme peut en raison d’un principe, d’une idée, d’un intérêt, se refuser à toute activité sexuelle et s’opposer d’autant plus facilement à un instinct sexuel qu’il n’existe pas en lui. L’homme n’est en réalité l’objet que d’une excitation et non le jouet d’un instinct. Comment fonctionne dès lors l’appareil sexuel de l’homme ? N’en déplaise aux psychanalystes, le système nerveux est secondaire par rapport au système hormonal que ce soit pour le comportement en général et la sexualité en particulier. Le système nerveux est dans la stricte impossibilité de fonctionner sans les hormones thyroïdiennes. Que ce soit pour les animaux ou pour les êtres humains, l’appareil sexuel repose sur un ensemble de glandes endocrines : la thyroïde, les glandes surrénales, la glande reproductrice et la glande génitale interstitielle. Les animaux et les êtres humains se distinguent par cette dernière qui donne à l’homme la faculté d’être globalement maître de sa sexualité. Cela étant, la thyroïde est la glande qui procure la plus grande excitation sexuelle. Les sujets atteints de satyriasis et de nymphomanie sont des hyperthyroïdiens en grande majorité. Lorsqu’un hyperthyroïdien se met en ménage avec un hypothyroïdien, leur union a peu de chance de durer. De manière plus générale, nous ne sommes pas prisonniers de notre sexualité. Il semblerait que les hommes désireux de laisser une postériorité intellectuelle accordent moins d’importance au sexe. Le temps consacré à cette activité laissera moins de temps pour des activités plus nobles. Peut-on même dire qu’il existe deux types d’hommes ; ceux (les plus nombreux) dont le but ultime dans la vie est le bonheur, en passant par le plaisir dont le plaisir sexuel et ceux beaucoup moins nombreux dont le but ultime est d’accomplir une œuvre. A l’évidence, les hommes politiques ne font pas partie de ces derniers.

    A partir d'un certain âge nous préférons les plaisirs de la chair à table aux plaisirs de la chair au lit. Ne dit-on pas que la nourriture est le sexe des vieux. Quand le sahel de l’entrecuisse commence, nous savons que plus rien ne sera comme avant. Il arrive un moment où le compagnon de lit ne sert plus que de radiateur. Si l’andropause est un mythe, la ménopause existe bel et bien et c’est bien à partir de cette étape de la vie que les sexualités masculines et féminines diffèrent sensiblement. Néanmoins sans entrer dans un débat de spécialistes, il semblerait que les traitements hormonaux sont à déconseiller en raison de leurs effets néfastes à moyen terme. Que ce soit la sexualité ou la vie de manière globale, c’est l’hygiène de vie qui est primordiale ; les femmes fumeuses sont ménopausées plus jeunes et ont des taux d’œstrogènes moins élevés d’un tiers. Ce qui est valable pour les femmes l’est aussi pour les hommes. Le pénis est l’antenne du cœur et avoir des difficultés à obtenir des érections signifie que les artères sont en mauvais état (risque d’AVC). Il arrive que l’on n’ait plus de partenaire sexuel ou que le sexe nous ennuie ; dès lors le plus important est d’éviter de tomber dans le piège de la dopamine en se gavant de pâtisseries par exemple, ce qui est avant tout une occupation féminine sinon Alzheimer et d’autres maladies nous guettent. La meilleure occupation c’est encore le sport. C'est pour cela que presque tous les matins, je pratique la marche et ensuite je saute sur mon trampoline à défaut de sauter sur autre chose. J'avoue en tout conscience que j'ai évité de parler de certains problèmes liés au sexe mais à force d'avaler du glyphosate, du glutamate, du nitrate etc. les hommes n'auront plus d'érection et les problèmes d’agressions sexuelles  seront réglés et comme ce sera la fin de l’espèce humaine, le problème du réchauffement climatique sera lui-même réglé.

                        Pour lire un compte-rendu personnel du débat.


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             Avoir du sens ? faire du sens ?

     

     

     

    Les Allemands et les Anglais que j’ai côtoyés dans ma vie professionnelle,  ne disent pas qu'une action a du sens, contrairement à nous Français, mais qu'elle fait du sens. Il n’est évidemment pas interdit de dire « faire du sens « en Français, mais ce n’est pas une expression courante. Le sens est donc en Français, une donnée inerte, statique, enfermée dans le présent, alors qu’en Anglais ou en Allemand, ce serait une donnée dynamique, impliquant le futur.

     

    Ce mot : « sens »,  et ses dérivés ont  beaucoup d’utilités différentes en Français :  le sens des mots, les cinq sens, les insensés, la direction et le sens (c’est cette dernière acception que nous privilégierons ici) , la sensation, la sensibilité et la sensiblerie…. On  retrouve certaines de ces utilisations,, mais pas toutes,  en Allemand et en Anglais, qui, à mon sens, sont plus précis que le Français pour ce qui est du vocabulaire (pour la grammaire, c’est une autre affaire).

     

    C’est dans   l’évaluation d’une religion ou d’une idéologie, que les différences apparaissent entre le Français et les Anglo-Saxons. On dira communément en Français : cette religion n’a aucun sens, et rarement qu’elle ne fait aucun sens. Nous avons déjà discuté sur le sens de la vie à deux reprises, en 2016, avec Jean-Jacques, (lien) et en 2008, avec Marie-Odile (lien, aller en milieu de page). Le titre de ces débats était d’ailleurs le même :  « La vie a-t-elle un sens ? » . Le sens de la vie est en effet un problème majeur pour certains d’entre nous : nous avons reçu la vie, qui comporte le paradis, mais aussi l’enfer, mais à qui on a omis de  dire de quoi ou de qui elle venait, et dans quel but. Ce problème n’est d’ailleurs pas majeur pour tout le monde ; certains, comme Sartre et bien d’autres, postule que la vie est absurde, point barre.

     

    Mais si on formule la question comme les Anglo-saxons, la question n’est pas de savoir si la vie a un sens, ce qu’on ne saura  jamais, mais bien de savoir si l’on peut lui en donner un, en « faire un », en produire un. Le débat ne porterait donc  pas, linguistiquement, sur l’existence d’un sens, déterminé une fois pour toutes, souvent par une vérité Historique (une « révélation »), mais sur la possibilité d’en créer un, autrement dit sur un chemin de vie à suivre. Il y a pour cela de propositions par des « prophètes », dont le rôle n’est pas de prévoir l’avenir, mais de montrer un chemin ; citons en quelque-uns : Confucius, Bouddha, Socrate, Jésus, Mohammed, ainsi que des personnages exemplaires du vingtième siècle ayant suivi un ou plusieurs de ces chemins, Gandhi, Mandela, et pour nous Français, l’abbé Pierre. ( le débat en citera sans doute d’autres). 

          

    Qu’est ce qui peut donner du sens (à notre vie), et qu’est-ce qui n’en donne pas ? Attention, nous ne jugeons pas ici de la moralité des comportements, mais seulement du sens qu’ils peuvent donner à nos vies.

     

    Le plaisir. Ce serait hypocrite de nier l’importance du plaisir, mais ce ne peut être qu’une condition favorable à la production de sens ; et le plaisir peut aussi être défavorable : cas des addictions (alcoolisme, tabagisme, drogue, addiction au sexe, etc..). Le plaisir peut enfermer la personne dans le présent, or ce qui  fait du sens se réfère au futur! Par exemple, les ascètes sont les personnes qui se passent du plaisir pour essayer de donner un sens à leur vie

     

    Le bonheur, la santé : je le définirais le bonheur comme un plaisir continu doublé de la joie naturelle à trouver la nature belle,  Donc : mêmes remarques, c’est très souhaitable, mais n’est pas « fléché ». Certes, le malheur peut avoir un caractère constructif, par réaction, mais il peut être destructeur. Dans le même ordre d’idée : la santé. Le bonheur, a santé : oui, mais pour quoi faire ?

     

    Si tout cela n’a pas en soi un sens, cela peut aider à faire du sens : par exemple, on travaillera mieux si on est heureux et en bonne santé, que vice-versa.

     

    La frivolité : c’est, par définition un défaut qui consiste à ne rechercher que le plaisir fugace, sans but. Donc cela ne favorise pas la recherche du sens, ne fait pas du sens.

     

     L‘amitié, le respect du prochain: ce ne sont pas des états, mais des décisions plus ou moins conscientes que nous prenons pour la conduite de nos vies. Leurs contraires « font aussi du sens », mais dans la mauvaise direction, au moins pour nos valeurs occidentales

     

    L’amour, c’est comme l’amitié, mais il comporte en plus une perspective incontestable : la fondation d’une famille, qui est une machine à faire du sens. La fidélité est évidemment porteuse de sens, moyennant quoi ce n’est pas toujours possible.

     

    Les acquisitions

    d’objets : c’est selon : si c’est seulement pour le plaisir, c’est non ;  mais si c’est en vue d’actions futures, alors là oui (par exemple, acquérir une voiture fait du sens, elle  permettra de se déplacer, et ne se limitera pas seulement à ses jolis chromes). 

     de compétences : oui, évidemment. Ces compétences peuvent être acquises par l’éducation des parents, par les cours à l’école ou les cours du soir, la lecture d’un livre, par la visualisation d’un film, par l’écoute d’une musique…

     Le travail : ce n’est pas toujours très drôle, mais oui, cela fait du sens, la production ou l’étude étant « flèchées ». C’est pourquoi la vie des chômeurs est souvent insupportable. Il fait d’autant plus de sens qu’il est réalisé en équipe, car il se double alors de relations humaines.

     La foi : Si la vie a un sens, tout est en ordre, et de plus si je connais ce sens, je peux suivre mon existence en ayant le bonheur de constater ce sens ; mais c’est dangereux, car on ne peut démontrer que  ce sens est réel. Autrement dit, si la « foi du charbonnier » comme l’enthousiasme du militant de base,  procure un bonheur certain, elle peut amener aussi des révisions tragiques.

     

     Ceci nous amène à penser  que « faire du sens » peut conduire  à des impasses. Dans le cas d’une tâche à remplir : une maison à construire, des enfants à élever, une recherche à faire, etc.., pas de problème. Mais si on pense à l’idéologie, ou à la religion, les choses ne sont plus aussi évidentes : il faut vérifier que l’on ne fait pas du contre-sens, qu’on ne s’enfile pas dans une impasse, ou pire : un sens interdit. Faire quelque-chose qui a du sens est très agréable à l’Humain, cela est dans sa nature liée à sa perception du  futur, mais des agréments parasites sont à craindre et à combattre; l’illusion de sortir de l’anonymat, d’être utile, ou de gagner en pouvoir sur les autres, ou d’accaparer les richesses et les plaisirs. On est vraiment étonné, quand on ouvre des livres d’Histoire, de voir comme il était commun pour nos prédécesseurs, de donner leur vie pour des causes qui nous semblent finalement peu claires …  Les cas les plus criants sont à trouver dans le vingtième siècle : la guerre de 14 n’avait pas de raison valable ( la formation dans les années 1950 de l’U.E. l’a bien montré), les nazis ont certes fait du sens, mais c’était, on peut le dire, un contre-sens ; pour les communistes, c’était plutôt une impasse, même si l’affiche initiale  semblait hyper-morale, ce que beaucoup de nos intellectuels ont mis bien du temps à comprendre et à admettre. Du côté des religions, méfions-nous des faux prophètes, qui vous flattent pour mieux vous berner, financièrement ou sexuellement ; c’est le cas des sectes, et l’actualité a montré que les religions instituées n’étaient pas, pour ce qui est du sexe, à l’abri.    

     

     En conclusion : « faire du sens » serait une expression  reliée surtout  au futur, avec le risque de s’engager dans une mauvaise direction, contrairement à « avoir du sens », qui n’interdit pas certes d’envisager le futur, mais peut à la limite s’en passer. Quel est votre choix : vivre dans le présent, ou vivre en fonction du futur ? (Les deux mon capitaine est aussi une bonne réponse).

     

     

                                    Benoît Delcourt. Le 7/12/2019

     

     


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                           Quelle éthique pour le XXIème siècle?   

                                                     Pierre Marsal (Samedi 9 Novembre 2019)

                               Synopsis  Principes (rappels, séance janvier 2013)


    Pour plus de précisions voir le résumé complet  à ce  lien:.

    Pourquoi l'éthique ? La liberté de l'homme
    - La liberté est le propre du vivant. Il faut la préserver.
    - Mais la liberté génère le danger. Il faut donc l'encadrer.
    - Les animaux y parviennent grâce à l'instinct. Les êtres humains ont perdu l'instinct animal originel.
    - La fonction de l'éthique est de pallier cette absence de garde-fous.
    Pourquoi repenser l'éthique aujourd'hui ? Le "changement d'ère".
    - Notre société a changé et change à une vitesse accélérée.
    - Les repères jadis pertinents sont devenus caducs ou obsolètes.
    - Les doctrines ou idéologies du passé ont fait faillite : elles ne peuvent plus nous fournir de repères.
    - Deux voies seulement offrent actuellement une certaine consistance idéologique : le fondamentalisme et l'économie de marché. On ne peut pas s'y résoudre.
    - À l'autre extrême est la tentation relativiste ("tout se vaut"). C'est très libéral, mais signifie la fin de toute cohésion sociale.
    - Seule la référence à des valeurs universellement partagées peut réunir une collectivité sur un projet commun.
    - Il faut donc s'accorder sur ces valeurs.
    Quelle éthique ? De l'éthique des préceptes à l'éthique de la discussion
    - Bref tour d'horizon des démarches de l'éthique.
    - Les éthiques formelles mettent l'accent sur les procédures. Les éthiques des valeurs proposent des systèmes de valeur qui ne correspondent pas au but recherché.
    - Il faut donc s'entendre sur les valeurs à privilégier.
    Sur quelle valeur fonder une démarche éthique ? L'incommensurable valeur du vivant.
    - La prise en considération de la spécificité du vivant peut emporter l'adhésion de tout être humain quels que soient ses origines, ses engagements, sa philosophie.
    - Cette attitude n'est pas nouvelle, mais la science contemporaine (biologie) la conforte et lui donne des fondements objectifs.
    - L'être humain fait partie du monde du vivant, il est individuellement irremplaçable et n'existe qu'en société. Sur ces trois caractéristiques on peut fonder un système de valeur.
    - Il en résulte que la logique, l'économique, l'éthique du vivant (et de l'être humain) ne peuvent être celles qui s'appliquent aux choses mortes. C'est pourtant celles qui ont cours aujourd'hui.
    - En particulier la valeur de l'homme n'est ni une valeur économique, ni une valeur technologique, mais une valeur non mesurable (incommensurable).
     
    Conclusion : changer son point de vue et son comportement
    - La question à se poser "Et le vivant ? et l'homme, où sont-il dans tout ça ?".
    - Cette question s'adresse à chacun d'entre nous, en toutes circonstances.
    - Il ne faut pas attendre qu'autrui fournisse la réponse.
    - Il faut revoir nos comportements à la lumière de ce questionnement :
    * comportement à l'égard de l'autre (humain bien sûr, mais aussi tout forme d'être vivant dans son milieu) ;
    * comportement dans le groupe social (ritualisation de l'intégration) ;
    * comportement à l'égard des règles sociales sensées nous protéger des excès de notre liberté.
    - Il faut revisiter de la même manière les règles et réglementations sociales qui doivent toutes concourir à préserver notre liberté, sans attenter au reste du monde vivant.
    - On peut aussi réexaminer notre comportement individuel, notre acceptation de nous-mêmes.
    Pierre MARSAL (janvier 2013)
     
                             Quelle éthique pour le XXIème siècle ?


     Applications à quelques situations concrètes (séance novembre 2019)


    Une critique du point de vue développé dans la précédente séance et trois pistes d’application.
    Objections théoriques
    L’auteur de ces lignes n’est pas philosophe. Des objections philosophiques sont possibles. Ainsi Paul Ricoeur, dans son débat avec Jean-Pierre Changeux (1998), met-il l’accent sur la difficulté de passage entre le discours objectivant des sciences de la vie et l’approche phénoménologique sur le vécu.
    1. Une nouvelle conscience de Soi dans le Monde
    Quelques faits donnant à reconsidérer notre statut d’individu
    - « La science moderne a transposé une philosophie occidentale fondée sur l’individu en une biologie fondée sur l’organisme. » et « Le concept d’organisme montre aujourd’hui ses limites : il faut désormais prendre en compte le fait qu’un animal ou une plante ne peut vivre sans les multiples microorganismes qui l’habitent » (Marc-André Selosse, nov. 2016, oct. 2019). Aujourd’hui la notion d’holobionte tend à remplacer cette d’organisme et d’individu.
    - Nous sommes constitués de quelques 10exp(14)(cent mille milliards !) êtres vivants qui ont « accepté » de vivre avec nous, pour nous (les cellules), et sans doute d’autant de microbiotes colonisant à notre profit notre système digestif et notre peau. Leurs gènes sont 20 à 30 fois plus nombreux que les gènes humains. Chaque seconde l’ADN de ces « hôtes » est cassé et très efficacement réparé des centaines de milliards de fois (les très rares erreurs de réparation provoquent des mutations dont certaines peuvent être néfastes comme le cancer).
    - Nous ne subsistons que par l’ingestion d’aliments issus du vivant, végétaux, animaux. Leur corps devient notre corps, leur énergie, notre énergie. Par l’oxygène généré par la photosynthèse des végétaux. C’est là une transsubstantiation qui n’a rien de surnaturel.
    Ces quelques faits, brièvement exposés, incitent au respect de notre corps, des organes qui le composent, des êtres vivants, internes ou externes, qui participent directement ou indirectement à notre survie. Les sociétés traditionnelles rendent grâce à leurs Dieux extérieurs aux pouvoirs problématiques. Ne faudrait-il pas aujourd’hui tourner nos pensées vers nos Dieux intérieurs (organes et cellules) ? Ne serait-ce que par la prise de conscience de leur existence et de leurs actions. On peut en tirer des règles de comportement personnel.
    2. Une nouvelle conscience de l’Autre
    Les progrès de la science (biologie, écologie, éthologie, etc. ?) nous obligent à reconsidérer des modes de penser très incrustés dans notre société occidentale contemporaine. Encore quelques faits
    - En dehors même de la reproduction sexuée, tous les êtres vivants échangent des informations génétiques : nous faisons tous partie de la même grande chaîne du vivant. Depuis la nuit des temps nous sommes tous des OGM ! Ne serait-ce que par les mitochondries, indispensables « usines » à tout faire de nos cellules et sans doute résultant de l’intrusion de bactéries il y a quelques milliards d’années.
    - Chaque être vivant a sa raison d’exister, a sa place dans la Nature. Contrairement à ce qu’on apprenait jadis à l’école, il n’y a pas d’espèces utiles et d’espèces nuisibles, pas de bonnes et de mauvaises herbes. Les tentatives de rétablir un équilibre favorable aux desseins humains créent de nouveaux déséquilibres (hier le DDT, aujourd’hui le glyphosate, demain peut-être le forçage génétique ou gene drive pour éradiquer moustiques et paludisme).
    - Par une perversion de sa pensée – contre laquelle Darwin s’était d’ailleurs opposé – la théorie évolutionniste est devenue synonyme de struggle-for-life conduisant au « darwinisme 
    social » (Herbert Spencer), voire à l’eugénisme (Galton, cousin de Darwin). Au contraire « la théorie évolutionniste insiste sur le développement de l’altruisme, de l'empathie et de la coopération entre les individus. » (Mathieu Ricard, 2013). En cette période de récolte des champignons nous avons un bel exemple de relations symbiotique entre champignons et arbres. Dans cet esprit, divers auteurs en diverses périodes ont voulu faire du darwinisme la base d’une organisation politique de gauche de la société (Pierre Kropotkine, Peter Singer).
    Ces quelques faits pris parmi d’autres nous incitent à traiter avec respect et considération tous les êtres vivants – animaux, végétaux et bien sûr humains-- fussent-ils les plus insignifiants en apparence. Sans violence inutile. Faut-il imiter ces peuples premiers qui honoraient en les sacrifiant les animaux dont ils prenaient la vie afin conserver la leur ?
    3. Une place nouvelle dans le Monde
    Le contraste entre notre Monde borné, notre écoumène « infini dans sa finitude » (Augustin Berque) et le potentiel infini de croissance de l’espèce humaine et de ses besoins, pose problème. Comment un esprit rationnel peut-il concevoir que le salut de l’humanité se mesure à un taux de croissance économique croissant soutenu ? Il y a là une absurdité qu’économistes et hommes politiques font mine d’ignorer. Pourtant les mises en garde ne sont pas récentes. Quelques exemples déjà anciens.
    - Au XIXe siècle déjà Pierre Leroux – écologiste avant l’heure – prônait un mode de production solidariste inspiré du circulus (c’est en gros l’idée de « rien ne se perd, rien ne se crée » : il y aurait intérêt à discuter plus avant la place de l’être humain et des autres entités biologiques dans ce processus création-destruction, production-consommation).
    - Toujours dès le XIXe siècle des scientifiques comme le physicien irlandais John Tyndall mettaient en évidence la responsabilité de l’activité humaine sur l’évolution du climat. Aujourd’hui il n’est point besoin d’insister.
    On pourrait multiplier les exemples. Mais ce qu’il importe de retenir c’est l’idée de la nécessité de trouver un équilibre dynamique dans l’évolution de la société humaine. Cet équilibre ne peut évidemment pas être trouvé dans la poursuite des dérives actuelles. Dans un contexte d’accélération forcenée économique et sociale (Hartmut Rosa, 2010), il importe dès à présent de poser des limites. Mais quelles limites et qui doit les instituer et les faires respecter ? Ce peut être l’objet de notre débat.
    Quelques pistes de réflexion parmi d’autres :
    - le système économique actuel (système marchand ou capitaliste, c’est selon) en est évidemment incapable : ses présupposés -- compétition, croissance sans borne…-- vont à l’encontre des valeurs du vivant (René Passet, 1979 et 2012) ;
    - l’appropriation et la gestion privée des biens publics est inefficace et contreproductive (Elinor Orstrom) ;
    - on ne peut pas compter sur les « majors » de l’économie (GAFAM notamment) pour atteindre l’équilibre souhaitable : seul le pouvoir régalien des Etats et des accords internationaux peuvent éviter les dérives d’une compétition aveugle et mortifère ;
    - bien d’autres questions entrent dans cette problématique vitale…
    Et pourquoi ne pas faire nôtre cette réflexion attribuée au grand violoncelliste Pablo Casals, qui fut aussi un grand militant pour la liberté et la paix :
    « Je ne crois pas m'être réveillé un seul jour de ma vie sans contempler la Nature avec un émerveillement nouveau ».
    Pierre MARSAL (novembre 2019)

                                                                                Compte_rendu de la seance.

     


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    Les mots à la mode ?

     

                                                                 Par Josette Saint-Marc 

     

                        Qu’est-ce que je veux dire ? 

     

      Certains mots n'étaient pas utilisés, ou l'étaient très rarement, dans les médias, dans les entreprises, par les politiques, et dans les entreprises !! Peu à peu, doucement mais sûrement ils sont arrivés !! 

        Quelques exemples : 

       Collaborateur, compétitivité, productivité, progressiste, populiste, nationaliste, efficience, et tous les mots en phobie ! (Euro phobie, homophobie...). Le sens est utilisé en psychiatrie ! La phobie, origine du grec ancien phobos (effroi, peur), peur irraisonnée, irrationnelle ! Ça en dit long !!!

    A tel po

     Unique  en              Du formatage, pour moi, en  vue du  politiquement correct!!!Et surtout une façon perverse de faire Taire «les méchants!!!!»

    Un jour j'ai réalisé que le » rabâchage » de tous ces mots n’était pas un fait du hasard ! Mais bien intentionnel !

    Par exemple, le mot « collaborateur » en remplacement du mot collègue, était utilisé par les dirigeants, puis les cadres !   Pourquoi ce changement ? 

     Nous étions tous interpellés par l'utilisation de ce mot !

    Aujourd'hui, les politiques, les journalistes, les dirigeants d'entreprises en usent et en abusent !

    Son utilisation n'est pas anodine ! Que veut dire « collaborer ?»

    C'est travailler sur un pied d’égalité ! Or, les salariés d'une entreprise ne collaborent pas, ils sont subordonnés ! C’est donc de la manipulation, de l 'abus de langage à des seuls fins de « flatterie, valorisation » pour mettre le personnel dans son camp, le soumettre ! 

     

    Par ailleurs, la référence aux « collabos » de la 2éme guerre est toujours présente !

    Les collabos ont adhéré, soutenu et accepté, plus ou moins intéressés, l’occupation nazie en Europe.

    J'ai pris l'exemple de ce mot, le moins anodin pour moi afin d'essayer de comprendre si tous ces mots à la mode, branchés » sont là par hasard ? 

    Je pense que non ! Je risque d'être traitée de « complotiste » ! Un mot très utilisé aussi ! Mais cela m'est égal ! 

    Si je prends des mots comme « productivité, » traduction : Travaillez plus! 

     

    « Compétitivité » traduction : Coûtez moins cher pour le travail accompli ! Ça passe mieux ! 

     

    « Efficience » Efficacité ne convenait plus ? Un anglicisme pour parler de la capacité d'obtenir de bonnes   « Performances « Mot également très utilisé en Entreprise ! 

     

      

     

    Ce sont de véritables mantras !

    Ce qui d'après moi est inquiétant c'est le fait que les utilisateurs de ces mots « les médias, les politiques, les grands patrons » sont totalement formatés ! Des Robots en chair et en os ! Des perroquets !!Pensée Unique et expression unique !!! 

     

    Lorsqu'un citoyen, un politique ose s'élever contre ce matraquage, remettre en question des théories il est aussitôt traité de populiste, voire nationaliste, anti-progressiste ! Ringard !!

    Quant aux mots « en phobie » il en est de même !

    On colle des étiquettes ! Par exemple, si on est contre le fonctionnement de l'UE on est europhobe !

    Si on critique la politique d'un membre du gouvernement, connu pour son homosexualité, on est homophobe !

    Un peu simpliste mais pratique ! C'est jouer avec la peur !

    Si l'on craint d'être mis dans une case, catalogué d'europhobe, d'homophobe, de populiste, nationaliste, raciste, sexiste on se tait !

    Une façon subtile mais perverse de garder le Pouvoir en désignant les « mauvais, les méchants, les ringards » qui ne comprennent rien !

    Des boucs émissaires, des ennemis !

    Où est la « liberté d’expression » dont on nous rabat aussi les oreilles !

    Si c'était aussi vrai que cela, on n’aurait pas besoin de nous le répéter sans cesse !

    Quand il y a cohérence entre les discours et les actes il n'est point besoin d'en rajouter!! Seuls les actes comptent !

    Si tu veux connaître quelqu'un ne regarde pas ce qu'il dit mais ce qu'il fait !!Dalaï-lama  

    Je pense aussi à la chanson de Dalida » paroles, paroles !»

    Une chose est sûre la règle c'est le Politiquement correct !

    Je pense qu'il est plus sain de dire ce que l'on pense ! En effet, on peut ne pas être d'accord, voire choqué par certaines opinions et alors ?

    Certes, ce n'est pas toujours facile à entendre mais au moins les choses sont claires !       

    On peut échanger, chercher à comprendre ! D'ailleurs, plus c'est refoulé plus c'est dangereux ! Ça finit dans la violence !

    L'effet cocotte-minute ! L'histoire le prouve tous les jours !

    Me suis-je éloignée du sujet ? Non ! Les mots peuvent être une arme de manipulation mentale si on n'y prête pas attention !!

    Une citation d'Aldous Huxley :

    La dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s'évader. Un système d'esclavage où, grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l'amour de leur servitude … 

    D’où l'importance des mots utilisés ! 

     

    Les mots sont des fenêtres, ou bien ils sont des murs : Livre de Marshall Rosenberg. 

     

    Explicite ! 

    Pour lire un compte-rendu personnel, cliquer ici

     

      

     

      

     

      

     

     

     


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