• La tyrannie de la vitesse serait-elle un phénomène de notre temps ?

    Le temps : de Saint Augustin : « qu’est-ce donc que le temps ? Si personne ne me le demande, je le sais, mais que je veuille l’expliquer à la demande, je ne le sais pas ».

    Le mouvement : de Montaigne : "notre vie n'est que mouvement". Un mouvement se définit à la fois par une vitesse, mais également par un point de départ et un point de destination. Or, en vouant un culte à la vitesse, notre société a perdu de vue un aspect essentiel : l’orientation, et sans orientation, sans destination, sans but, à quoi cela mène-t-il d’aller vite, sinon à créer une situation de chaos ? La tyrannie apparente de la vitesse ne fait donc, finalement, que révéler la faiblesse, sinon la vacuité des ambitions humaines.

    Le temps de l’action : connaissez-vous Chronos et Kairos. Chronos était le Dieu du temps en Grèce. Il incarnait le temps ordinaire, le temps tel que nous le connaissons par un passé, un présent et un futur. Le temps kronos est un temps quantitatif qui se mesure en unités de temps que sont la seconde, le mois ou l’année. Kairos représentait une autre forme de temps qui ne peut pas être mesuré par l’horloge. Il représente le moment opportun, ou le bon moment pour agir, mais aussi la bonne distance pour toucher sa cible. Le kairos n’est pas un temps quantitatif mais un temps qualitatif bel et bien ancré dans un présent et qui en définit la profondeur. Il relève d’avantage du ressenti que de la mesure physique. C’est le moment où tout bascule. Le moment défini par le kairos, c’est donc le moment très fugace où une opportunité se présente et où il faut savoir la saisir. Encore faut-il être en mesure de savoir capter, observer ces instants clefs et déterminants. Le kairos, nous le voyons bien, est donc intimement lié à la notion d’action, c’est avec lui qu’une action sera réussie et que le cours des évènements sera changé.    Le poète Euripide à écrit « le kairos est le meilleur des guides dans toute entreprise humaine ».

    Briser les chaînes du temps : depuis notre naissance, nous avons évolué dans un espace temporel uniquement défini par le kronos, sans percevoir la dimension offerte par le kairos. L’accélération qui s’impose à nous depuis plusieurs décennies relève du kronos. Il y a aussi autre chose : nous vivons dans une époque où le silence et l’immobilité sont devenus suspects, une époque où chacun doit en permanence être en action afin de pouvoir prouver son efficacité. Cette dictature du mouvement, c’est le chronos, encore lui, qui nous la dicte.

    Chacun a les moyens de briser les chaînes du chronos, de défier la tyrannie de l’accélération et la dictature du mouvement. Encore faut-il s’en donner les moyens. Parmi ces moyens, il y a la nécessité absolue de prendre son temps, au sens du chronos du terme. L’on comprend mieux des expressions telles que « Il faut donner du temps au temps » ou encore « Rien ne sert de courir, il faut partir à point ».      En prenant du temps, c'est-à-dire en acceptant l’idée d’en perdre de façon apparente, nous nous rendons davantage disponibles pour explorer la nouvelle dimension du temps, celle du kairos, et de saisir les opportunités qu’elle offre dans la profondeur du temps. En redonnant du sens collectif, en réhabilitant l’approfondissement et le recul personnel, pour capter les opportunités offertes par le kairos, chacun pourra développer son sens d’observation, son sens de discernement et de la créativité.

    S’ennuyer, observer, prévoir, créer : nous possédons tous en nous les facultés pour explorer ce kairos, à condition toutefois que nous le voulions, et surtout que nous prenions le temps. Concevoir un temps à deux dimensions : une dimension linéaire, celle du chronos, ainsi qu’une dimension qui symbolise la profondeur du temps, celle du kairos.

    François Mitterrand avait aussi cette formule très forte, qui consistait à dire qu’il fallait savoir « mépriser l’évènement et avoir la passion de l’indifférence ». En d’autres termes, cela sous-entendait que l’un des secrets de l’action réside dans la capacité à conserver une distance par rapport à la brutalité de chaque évènement, et faire de chaque situation critique une expérience positive. François Mitterrand disait que l’une des principales qualités requises pour être chef de l’état était de « savoir s’ennuyer ». Gouverner c’est prévoir disait Churchill. Oui la première mission d’un dirigeant est bel et bien de s’approprier les différentes dimensions du temps, et de savoir composer avec les différents cycles qui rythment notre réalité. Ce temps cyclique se rapproche de ce que les grecs appelaient l’aîon.

    L’espace et le temps, Internet abolit les distances et le temps, il change radicalement notre rapport au temps, en lui donnant une densité plus importante, les échanges sont désormais plus nombreux mais moins précis. Cette nouvelle civilisation de la communication en temps réel nous donne désormais le sentiment que le temps s’accélère, que nous procédons à un changement de vitesse. Dans une unité de temps donnée, nous traitons désormais beaucoup plus d’informations que dans le passé. Nous réagissons plus vite. La densité d’évènements est plus importante et le temps l’emporte sur l’espace réel. Temps réel, lien permanent, zapping sont les nouvelles dimensions de la communication.

    Génération accélération : la tendance est désormais à une nébuleuse de tendances diverses et variées, influencées par la mode, les productions cinématographiques, les réseaux sociaux. La tendance ne peut plus être captée. Elle évolue en temps réel. Elle peut surgir de là où on ne l’attend pas. Ce monde de plus en plus rapide, complexe et désordonné est victime d’entropie. La jeunesse d’aujourd’hui, la génération texto, a ceci de singulier qu’elle n’a connu le monde que tel qu’il est aujourd’hui, son esprit est façonné en conséquence, c’est elle qui incarne le mieux les enjeux portés par ce nouveau rapport au temps. Progressivement de la génération X nous sommes passé à la génération Y puis Z*.

    Les voyageurs du temps : la méditation ou le fait d’apprendre à s’ennuyer, contribue d’une certaine façon à se donner le temps de penser, d’observer, de prendre du recul, de développer sa capacité de concentration et d’attention, tout ce qui fait défaut aujourd’hui dans une ère où, par la force des choses, nous vouons un culte particulier à l’immédiateté, à la rapidité et à l’universalité.

    La tyrannie de l’instant: la réalité de l’historique, c’est son présent. L’histoire passe, mais il y a un moment où elle est le ‘présent’. Or, il y a une tyrannie aujourd’hui du temps réel, cette tyrannie commence effectivement à être présente dans ce qu’on appelle la mondialisation. La mondialisation est une mondialisation au niveau du temps, et non au niveau de l’espace. Tout se joue dans cette perspective du temps réel (instantanéité), un temps désormais unique.

    Conclusion : agir trop vite mène à l’emballement. Ralentir pour ralentir conduit à la décadence. L’enjeu est précisément de savoir agir au bon moment, de savoir ralentir pour ensuite mieux accélérer. Dans les entreprises, l’urgence était devenue un mode de gestion, l’informatique et les nouvelles technologies de l’information ont brutalement accéléré et désynchronisé les rythmes qui conditionnaient nos comportements collectifs. Contraints à réagir de plus en plus vite, nous vivons le syndrome de Chronos « lorsque la vitesse augmente, alors l’impatience augmente ». La liberté de choix et l’intelligence en commun est contestée par l’exigence, en tous domaines de réponses immédiates. Désormais, la vitesse est vraiment devenue notre milieu, nous n’habitons plus la géographie mais le temps mondial.

    On peut donc dire qu’Alexandre Dumas père 1802-1870,  avait en partie raison lorsque dans « Mémoires » il disait « supprimer la distance, c’est augmenter la durée du temps, désormais on ne vivra pas plus longtemps, seulement on vivra plus vite », puisque nous vivons plus vieux et que la vitesse s’est amplement accélérée dans de multiples domaines.

    Question : l’histoire, le rythme de nos vies, sont-ils soumis à cette accélération, à cette cavalcade du temps que d’aucuns attribuent à la révolution informatique, au calendrier politique, à l’information en boucle, à la concurrence. Quelles relations cela engendre-t-il entre les différentes générations (X, Y, Z) au regard de cette accélération des activités dans le temps. Le kairos est-il envisageable d’être appliqué ?

    Sommes nous maîtres de notre temps, autrement dit maîtres de l’usage que nous faisons de nous-mêmes ?


    Bibliographie :

    Rafik Smati :    Eloge de la vitesse, la revanche de la génération texto  Eyrolles Editons Organisation Mars 2011

    Paul Virilio :      La tyrannie de l’instant, Virilio en état d’urgence, Vitesse et information, Penser la vitesse

    Libération :       La tyrannie de la vitesse absolue. Interview de Gérard Blanc l’influence des nouvelles technologies

    cetec-info.org :  Crise financière mondiale : A quand la passion de l’indifférence ?

    ceword.wordpress.com :      Les TIC et leurs limites

     Georges-Marc Benamou :     Le dernier Mitterrand  Plon 1997. Film « le promeneur du champ de Mars »

    Sénèque :                           "Lettres à Lucilius" lettre 1 « Sois maître de ton temps »

    A lire également :      Histoires du temps de Jacques Attali      Fayard.

                                   Le Monde Magazine ‘Au secours tout va trop vite’ 29/8/2010,  

                                           Entretien avec le sociologue allemand Hartmut Rosa, dont est issue la phrase :

               « Le présent raccourcit, s’enfuit, et notre sentiment de réalité, d’identité, s’amenuise dans un même mouvement »

                                  

    *Site wikipédia voir génération X, génération Y, génération Z ou C

     

                 

    Daniel Soulat

       

    « Comment construire la société de la connaissance ?Compte-rendu du 2 juin 2012 : ...tyrannie de la vitesse. »

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  • Commentaires

    1
    Jean-Jacques
    Mardi 17 Juillet 2012 à 09:21

    Je ne sais pas pourquoi ma bibiographie a sauté dans le commentaire précédent.

    La voici "in extenso"

    Jean-jacques

     

    Bibliographie :


    * Bob Black, L'Abolition du travail, 1985
    * Denis de Casabianca, Pourquoi paresser, Lyon, Aléas, 2007.
    * Denis de Casabianca, Un petit manuel de l'apprenti paresseux, Lyon Aléas, 2008.
    * Cyril Frey, Le Livre de la paresse, Editions n°1, 2000.
    * Cyril Frey, Sagesse de la paresse, First Document, 2010.
    * Gébé, L'An 01, 1970.
    * Jerome K. Jerome, Pensées paresseuses d'un paresseux, Paris, Arléa, 1886.
    * Samuel Johnson, Le Paresseux, Paris, Allia, 2000.
    * Jack Chaboud "Le petit livre de la paresse". Le Rocher. 1998.
    * Paul Lafargue, Le Droit à la paresse (Réfutation du « Droit au travail » de 1848), 1883 (nouvelle édition). Wikisource-logo.svg Édition numérique disponible sur wikisource.
    * Kazimir Malévitch, La Paresse comme vérité effective de l'Homme, Paris, Allia, 1997.
    * Clément Pansaers, L'Apologie de la paresse, Paris, Allia, 1996.
    * Bertrand Russell, Éloge de l'oisiveté, Allia, 2002.

    * Carl Honoré   Eloge de la lenteur  Marabout   2005

    * Pascale d’Erm  Vivre plus lentement : un nouvel art de vivre  Ulmer  2010

    * Jean-Louis Servan-Schreiber  Trop vite !  Albin Michel  2010

     

    NB : Je n’ai lu que « L’an 01 » (il y a très longtemps… ) et l’opuscule de Russell. Je vais me mettre aux autres…quand j’aurai le temps !

     

    2
    soulat daniel
    Mardi 17 Juillet 2012 à 09:21

    6/ « prendre le temps d’aider son voisin à peindre son mur, prendre le temps d’amener chez le médecin la vieille dame d’à côté, prendre le temps de s’occuper de sa famille au lieu de rester tard au travail ».

     

                è ainsi, c’est en posant la question du temps qu’on soulève la question du rapport à l’autre qui est une question majeure de NOTRE TEMPS.

    3
    Pierre
    Mardi 17 Juillet 2012 à 09:21

    Ce qui suit ne constitue pas une critique de l'excellent texte de Daniel, seulement des remarques incidentes.

    1. Depuis qu'il existe, on sait que le Temps, Cronos, dévore ses enfants. Et depuis Lewis Carroll et la Reine Rouge de la jeune Alice, on sait qu'il faut courir de plus en plus vite pour rester sur place. Rien de nouveau donc.

    2. Illustration de ce paradoxe de la Reine Rouge et de la vanité de la vitesse, ce concept de vitesse généralisée dû à Ivan Illich (je crois l'avoir déjà évoqué entre nous) qui montre que si l'on prend en compte le temps passé pour acheter une voiture, l'entretenir et la faire rouler, sa vitesse moyenne est de 6 ou 7 km/h, guère plus rapide que la marche, plus lente que le vélo.

    3. Sauf erreur d'interprétation de ma part, le Kairos serait plutôt un temps orthogonal au temps commun, comme l'est la synchronicité de Jung. C'est un temps hors du temps, il n'a donc rien à voir avec la vitesse ou l'accélération du temps commun.

    4. Il est tout de même un peu étonnant d'oublier Bergson qui a montré que le temps de l'existence (qu'il appelle la durée) est radicalement différent du temps de la science. En conséquence le ressenti subjectif de la vitesse dépend des circonstances, c'est-à-dire des individus, de leur âge, de la civilisation à laquelle ils appartiennent, etc.

    5. Pour décrypter les liens entre vitesse et société, je ne citerai que deux auteurs incontournables : Thierry Gaudin et Hartmunt Rosa.

    5.1. TG, prospectiviste et héraut depuis 1980 de la "révolution de l'intelligence", analyse le changement du système technique par rapport à quatre pôles indépendants : la matière, le vivant, l'énergie et le temps. Ainsi notre système contemporain serait caractérisé par l'hyperchoix des matériaux, la maîtrise du vivant, la maîtrise des ressources et la conquête de la picoseconde. Il a notamment montré comment les progrès dans la mesure du temps ont jalonné l'évolution des techniques et, partant, de la société. L'accélération des processus donc n'est pas une nouveauté.

    5.2. Parler d'accélération suggère la référence à l'ouvrage du même nom écrit par le jeune sociologue allemand Hartmut Rosa (Daniel signale d'ailleurs un de ses entretiens avec un journaliste sur la "toile"). Bien qu'austère, la lecture de ce livre de plus de 400 pages est une source de réflexions et de prise de conscience : il y aura un avant et un après HR et sa théorie de l'accélération sociale de la "modernité tardive" et de ses conséquences. Hélas je ne sens guère capable de résumer cela en peu de lignes. Sa critique sociale du temps est en tout cas quelque chose de très neuf.

    6. Si je ne suis pas tout à fait d'accord avec certains récents commentaires de Jean-Jacques (p. ex. sur "la place exagérée attribuée à la valeur travail"), je suis d'accord sur les conclusions qu'il en tire quant à la perversité de notre système économique et social. Je suis également d'accord sur ce phénomène bien connu qui est celui de la contraction du temps vécu avec l'âge, sur la nécessite personnelle de s'abstraire par différentes pratiques (méditation par exemple) de la dictature du temps et de l'instant, sur l'art indispensable de perdre son temps.

    7. Enfin, pour revenir un court instant sur des questions économiques, il est évident que l'inévitable accélération technologique et conceptuelle que l'on subit nécessite plus que jamais une régulation du système. Si la très classique théorie quantitative de la monnaie est exacte (le fameux MV = PT),

    si augmente sans frein la vitesse de circulation de la monnaie,  plus ou moins dématérialisée, V de la masse monétaire M, le système risque de n'être plus maitrisable.

    4
    soulat daniel
    Mardi 17 Juillet 2012 à 09:21

    Commentaires sur le texte de JJ.Vollmer

     

    1/ « la réponse minimaliste consiste à penser que cela est simplement  dû aux changements induits par le progrès technique, et en particulier par les nouvelles technologies, qui nous permettent d’accéder aujourd’hui en un temps record à toutes sortes d’informations qu’on aurait mis auparavant des mois à chercher et à trouver, et qui tendent à rendre plus riche la pensée en la fondant sur une multitude de connaissances auxquelles on n’avait pas accès. »

     

                => Selon Jacques Attali dans histoire du temps « aujourd’hui, dans la crise majeure où nous sommes, un choix surgit entre deux formes d’usage du temps. Dans l’une, l’homme est utilisé par le temps, il devient une machine codée, programmée parmi d’autres machines, l’angoisse s’empare de lui s’il échappe un bref instant aux calendriers électroniques qu’on lui prépare. Dans l’autre, l’homme invente le temps, il transforme chaque machine en instrument de création d’un temps personnel, où il peut rythmer sa propre vie ». Je rajouterai que l’accès à une masse considérable d’informations, dépasse les capacités humaines d’analyse, de réflexion, de critique, de synthèse, et pousse à ne pas passer suffisamment de temps qu’il faudrait, phénomène d’immédiateté, nous devons écluser.

     

    2/ « cette accélération a des causes plus profondes »

     

                => Densification des activités dans le temps conduisant au phénomène de zapping,

    d’où le présent est éphémère, et citons la phrase de Hartmut Rosa :

     

    « Le présent raccourcit, s’enfuit, et notre sentiment de réalité, d’identité, s’amenuise dans un même mouvement ».           

     

    3/ « au prix d’un appauvrissement de sa vie personnelle et d’une augmentation de la souffrance au travail ».

     

                => perte des collectifs de travail, facteurs de socialisation.

     

    4/ « on a de plus en plus tendance à oublier de vivre dans le présent »

     

                => cf le n° 57 de philosophie magazine de Mars 2012 ‘l’homme débordé, peut on retrouver le temps ?’, « la tyrannie de l’immédiat court-circuite à la fois le présent et l’avenir, nous sommes toujours déjà dans le « tout de suite après » Frédéric Gros.

     

    5/ «  il faut alors en effet absolument prendre le temps », « réapprendre à prendre son temps ».

     

                => comme évoqué dans mon texte, voir la lettre de Sénèque à Lucilius « sois maître de ton temps », et selon Jacques Attali « réfléchir à l’usage que nous ferons du temps, autrement dit de l’usage que nous ferons de nous-mêmes ».

     

    6/ « prendre le temps d’aider son voisin à peindre son mur, prendre le temps d’amener chez le médecin la vieille dame d’à côté, prendre le temps d

    5
    quentinphilo Profil de quentinphilo
    Samedi 4 Août 2012 à 17:24

    Lou de Libellus écrivait le 24 juillet un commentaire qui n'est pas passé, et que je reproduis ci-dessous :Alors, j'écrivais, à propos de l'article "Tyrannie de la vitesse" :

    J'avais lu cet article, très juste, au mois de juin.

    Il me rappelait une petite réflexion d'Alain, en date du 2 juillet 1908, sur la vitesse et les chemins de fer.

    que feront-ils, les heureux voyageurs, de ce quart d'heure ?

    Alain, Propos sur le bonheur, XXXIX, Vitesse, Editions Gallimard, 1928
    http://loudelibellus.eklablog.fr/que-feront-ils-de-ce-quart-d-heure-a47049163

    Quentin-philo, un site de philosophie comme on aimerait en voir toujours !

    http://loudelibellus.eklablog.fr/

     

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