• Sommes-nous obsédés par le sexe ?

    Sommes-nous obsédés par le sexe ?

    Ayant récemment assisté au one-woman show de Caroline Vigneaux, j'ai appris que toutes les femmes se masturbent et qu'elles éjaculent. Finalement les femmes sont des hommes comme les autres et comme eux profitent du seul plaisir toujours disponible. Le sexe est avant tout un plaisir et le plaisir est loin d'être un épiphénomène ; c'est un phénomène psychique capital qui permet de compenser la dureté de la vie et le sexe est le plaisir le plus naturel et le plus sain. Le sexe serait bon pour la santé : il a été prouvé que les endorphines relâchées durant le rapport sexuel stimulent les cellules du système immunitaire combattant les maladies.

    Commençons par éliminer un préjugé : l’homme ne peut pas se comporter sexuellement comme un animal. Chez l’homme, contrairement à ce qu’a dit Freud, il n’y a pas d’instinct sexuel mais des tendances auxquelles il est libre de se livrer ou non. Chez l’animal, l’instinct sexuel s’accomplit dans le rut. En dehors, la sexualité est nulle sauf chez les espèces proches de l’homme comme le singe et quelques animaux chez lesquels on constate la masturbation, fort difficile à rattacher à un instinct.  Chez l’animal, l’instinct sexuel est lié à la conservation de l’espèce. L’animal ne cherche qu’exceptionnellement l’excitation sexuelle. L’homme au contraire, recherche l’acte sexuel pour lui-même, fort peu pour la pérennité de l’espèce. L’homme peut en raison d’un principe, d’une idée, d’un intérêt, se refuser à toute activité sexuelle et s’opposer d’autant plus facilement à un instinct sexuel qu’il n’existe pas en lui. L’homme n’est en réalité l’objet que d’une excitation et non le jouet d’un instinct. Comment fonctionne dès lors l’appareil sexuel de l’homme ? N’en déplaise aux psychanalystes, le système nerveux est secondaire par rapport au système hormonal que ce soit pour le comportement en général et la sexualité en particulier. Le système nerveux est dans la stricte impossibilité de fonctionner sans les hormones thyroïdiennes. Que ce soit pour les animaux ou pour les êtres humains, l’appareil sexuel repose sur un ensemble de glandes endocrines : la thyroïde, les glandes surrénales, la glande reproductrice et la glande génitale interstitielle. Les animaux et les êtres humains se distinguent par cette dernière qui donne à l’homme la faculté d’être globalement maître de sa sexualité. Cela étant, la thyroïde est la glande qui procure la plus grande excitation sexuelle. Les sujets atteints de satyriasis et de nymphomanie sont des hyperthyroïdiens en grande majorité. Lorsqu’un hyperthyroïdien se met en ménage avec un hypothyroïdien, leur union a peu de chance de durer. De manière plus générale, nous ne sommes pas prisonniers de notre sexualité. Il semblerait que les hommes désireux de laisser une postériorité intellectuelle accordent moins d’importance au sexe. Le temps consacré à cette activité laissera moins de temps pour des activités plus nobles. Peut-on même dire qu’il existe deux types d’hommes ; ceux (les plus nombreux) dont le but ultime dans la vie est le bonheur, en passant par le plaisir dont le plaisir sexuel et ceux beaucoup moins nombreux dont le but ultime est d’accomplir une œuvre. A l’évidence, les hommes politiques ne font pas partie de ces derniers.

    A partir d'un certain âge nous préférons les plaisirs de la chair à table aux plaisirs de la chair au lit. Ne dit-on pas que la nourriture est le sexe des vieux. Quand le sahel de l’entrecuisse commence, nous savons que plus rien ne sera comme avant. Il arrive un moment où le compagnon de lit ne sert plus que de radiateur. Si l’andropause est un mythe, la ménopause existe bel et bien et c’est bien à partir de cette étape de la vie que les sexualités masculines et féminines diffèrent sensiblement. Néanmoins sans entrer dans un débat de spécialistes, il semblerait que les traitements hormonaux sont à déconseiller en raison de leurs effets néfastes à moyen terme. Que ce soit la sexualité ou la vie de manière globale, c’est l’hygiène de vie qui est primordiale ; les femmes fumeuses sont ménopausées plus jeunes et ont des taux d’œstrogènes moins élevés d’un tiers. Ce qui est valable pour les femmes l’est aussi pour les hommes. Le pénis est l’antenne du cœur et avoir des difficultés à obtenir des érections signifie que les artères sont en mauvais état (risque d’AVC). Il arrive que l’on n’ait plus de partenaire sexuel ou que le sexe nous ennuie ; dès lors le plus important est d’éviter de tomber dans le piège de la dopamine en se gavant de pâtisseries par exemple, ce qui est avant tout une occupation féminine sinon Alzheimer et d’autres maladies nous guettent. La meilleure occupation c’est encore le sport. C'est pour cela que presque tous les matins, je pratique la marche et ensuite je saute sur mon trampoline à défaut de sauter sur autre chose. J'avoue en tout conscience que j'ai évité de parler de certains problèmes liés au sexe mais à force d'avaler du glyphosate, du glutamate, du nitrate etc. les hommes n'auront plus d'érection et les problèmes d’agressions sexuelles  seront réglés et comme ce sera la fin de l’espèce humaine, le problème du réchauffement climatique sera lui-même réglé.

                        Pour lire un compte-rendu personnel du débat.

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