• Qu'est ce que la virilité?

                                                                           Qu'est ce que la virilité?

                                                                       

                                                                par Josette Saint-Marc

     

     

     Avant de commencer, je voudrais préciser que mon intention, en choisissant ce thème, n’est pas d’entrer dans une guerre sexiste.

    Atterrée par les conflits, la violence, les guerres, qui éclatent partout sur la planète, je me pose la question :  la virilité n’en serait-elle pas la Source ?

    J'ai bien conscience que mon propos peut choquer, voire agresser, mais là, je le répète, n’est pas mon intention, car évidemment tous les hommes ne sont pas des dictateurs violents, des violeurs, ou, dans les cas les plus extrêmes, des terroristes. Chercher à connaître l’origine de ces symptômes comportementaux « destructeurs » qui découlent de leur sentiment de virilité, donc de supériorité, serait une excellente chose afin de faire avancer l’Humanité.

     

    Qu'est-ce que la virilité ?

     

    Étymologie,  racine du mot latin « VIR » : À côté du terme générique homo (l'être humain, terme qui s'applique donc aux femmes et aux hommes: homo sum - je suis un homme, dans le sens un être humain), Le terme vir désigne le mâle (dérivant lui-même du sanskrit viras signifiant: «héros», «fort»!

     

    Derrière ce mot qui, pour moi, est une « construction sociologique », que d'incompréhension, de confusion, de peur ! Peur de ne pas être viril, fort… Peur de ne pas être un homme, un vrai ! Cette peur entraîne un désir de puissance donc de domination : soumettre afin de prouver sa force, sa valeur, sa raison d’être.

    Le désir de posséder crée un appétit de conquête, développe l’instinct guerrier. Le désir de prouver sa valeur peut aller jusqu'à l’aliénation. Cette construction est basée sur la toute-puissance guerrière, sexuelle et donc politique : valorisation de la force, de la performance (mot très à la mode) d’où le   goût du pouvoir, de l’argent qui est un outil au service du pouvoir.

    Où commence l'abus de pouvoir ?

    Je pense que le premier dominé est l'homme : en effet il est tombé dans son propre piège dont il a beaucoup de mal à sortir, il s’est fait lui-même prisonnier du Mythe de la virilité. C’est une quête sans fin, une épreuve de force, pour lui d'abord, et ensuite pour les autres : femmes, hommes, enfants, planète. C’est l’exploitation de l'homme par L’homme !

    Pour atteindre ses buts l’homme réprime totalement ses émotions qui sont pour lui un signe de faiblesse, ou qui, au contraire, le font réagir sans aucune maîtrise. Il redoute l'impuissance (terme utilisé à propos de la sexualité), déteste l’efféminement.

    Le sexe de l'homme est à l’extérieur : quand il ne se dresse plus on dit qu'il est impuissant ! (Symboliquement c’est très parlant.) Ce qui est un véritable trauma, une aliénation, je dirais même que son sentiment d'exister peut-être gravement atteint. A l'heure actuelle nous avons des exemples bien vivants (Trump, Kim Jong-un, Bachar Al Assad.) Effectivement ce sont des cas extrêmes qui relèvent, d’après moi, de la psychiatrie. C’est la guerre du plus fort, du plus intelligent du plus puissant, donc du plus VIRIL ! A mon sens c'est vraiment une réduction de ce qu'est un homme !

    Bien que les mentalités aient évolué je pense qu'il y a encore du boulot et cela passe par l’éducation.

    Laissons aux hommes le droit d'avoir peur, de ne pas savoir, d'être tristes, de pleurer : ils seront plus humains. S’ils s'autorisaient à s'abandonner à leurs émotions ils seraient plus proches de la souffrance des autres, plus compatissants et donc moins violents, durs, dominateurs.

    On disait aux petits garçons « Ne pleure pas tu n'es pas une fille ! » Ou « Sois un homme mon fils ! » « Sois courageux, sois fort » (aussi bien physiquement que psychologiquement) Or la maîtrise des émotions risque d’engendrer une rupture avec le Sentiment Humain. Pour ne pas faiblir, ils se construisaient une armure émotionnelle, ils devenaient durs, violents : l'armure protège des coups mais aussi des caresses !

     Je pense que la virilité est une « idéologie aliénante. » Sa mission : prouver la valeur de l’homme, sa supériorité. Cela est destructeur, usant, car violent pour l’homme lui-même. C’est une prison et Marx parle des « hommes dominés par leur domination ». On retrouve ce goût de la compétition dans le sport ; c'est moins dangereux, mais tout aussi symptomatique.

    Cette compétition que je qualifierai d'infernale participe à la destruction de la Nature, de l’Humanité.

    Ce mot s’est transformé en « Économie » en « Compétitivité ». Un véritable mantra : l'argument en Or pour tirer les salaires vers le bas, les acquis sociaux, afin d’être toujours plus compétitif, et cela au détriment de l'Humain. C’est la lutte pour être classée la 1ère, 2ème, 3éme puissance mondiale, ce qui entraîne un appauvrissement des citoyens et développe la misère ! Ce terme qui est une suite logique de l'esprit de compétition est la conséquence de ce mythe de la virilité ! Toujours plus! Plus vite, plus riche, plus fort, plus, plus…

    Bien sûr il y a aussi des femmes qui aiment la compétition sportive, c'est vrai ! Ces femmes ont peut-être un côté masculin plus développé !

    Cette course folle est sans fin car, pour devancer l'autre, il faut l’écraser, l’éliminer, voire le faire disparaître ! Cela est valable au niveau de l'individu, au niveau des rivalités politiques, dans les entreprises et les nations ; elle engendre la révolte, la vengeance des vaincus, des faibles : « on récolte ce que l'on a semé. »

    Ce n'est pas l'esprit de coopération qui règne, hélas !

    Virilité=Puissance phallique ! Devoir de performance ! Dans tous les domaines ! Je dirai même Dictature de la Performance sexuelle et autres !

    Cette puissance phallique se concrétise aussi avec les voitures (ma bagnole disent-ils !), de plus en plus rapides, longues, puissantes. D’ailleurs le comportement au volant de certains hommes est révélateur : coller, klaxonner, insulter parfois ! (Levier de vitesse = phallus)

    On la retrouve également dans les tours : on en construit de plus en plus et de plus en plus hautes. Elles se dressent et dominent ! Très Symbolique !

    Pour moi, la virilité ne s'exprime pas seulement envers la Femme.

    Je conclurai en disant que la virilité est une illusion, un rêve, un mythe, un piège et qu'elle a fait beaucoup de dégâts !

    Les mouvements féministes ont bousculé tout ça et nous avançons, bien lentement cependant, vers un nouveau modèle. Je l'espère en tout cas pour le bien-être de tous.

    J'ajouterai que les femmes ont leur part de responsabilité dans leurs relations aux hommes ! La relation se joue au minimum à deux.

    Un sujet sur la féminité écrit par un homme serait intéressant.

     

     

     

    « C.R. du 24 Mars 2018 Les dangers des idéologies Version Jean-Marn N.

  • Commentaires

    1
    daniel
    Vendredi 13 Avril à 18:53

    je ferai seulement dans un premier temps une approche de la virilité vue par un homme.

    Afin d’apporter une approche complémentaire pour répondre à la question posée par Josette ‘La virilité c’est quoi ?’, voir ci-dessous :

    Un résumé du livre ‘Histoire de la virilité’, des propos retenus issus de plusieurs articles de presses relatifs à ce livre, auxquels j’ai adjoint un éclairage sur l’hormone de la virilité, un état des dangers et ennemis de la virilité, des questions relatives à la dévirilisation de l’homme et la virilité de la femme, une annexe faisant état d’une synthèse du café débat d’Annemasse ‘la liberté d’être importunée (à ne pas confondre avec le harcèlement) indispensable à la liberté sexuelle’ se référant à la tribune publiée et signée par 100 femmes dans le quotidien «  Le Monde » du 8/01/2018.

    Définition du mot virilité : Il serait illusoire d’en donner une, car historiquement, la virilité a évolué, comme le mentionne le livre ‘Histoire de la virilité (date de parution 13/10/2011). Ce livre est organisé en trois volumes (de l’Antiquité au monde moderne, de la Révolution à la Grande Guerre, XXe et XXIe siècle), autour de figures symboliques fortes (le militaire, le politique, le religieux, le jeune garçon, l’homosexuel, la femme). 

    Ce livre a fait l’objet de plusieurs articles de presse.

    La « virilité » ? Une notion mouvante, fuyante, insaisissable, et pourtant rebattue. Avec les éclats du féminisme, la tendance actuelle du  puritanisme , les revendications gays, les  promotions de nouvelles figures sexuelles, la virilité ne cesse de questionner. Ces changements ont aussi apporté une relecture des mythes virils, certains esprits nostalgiques déplorant une "crise de la virilité ".

    Critiquée, refoulée, dissimulée, on en vient à se demander si elle reste encore un élément reconnu. Construction culturelle à travers les âges, la notion de virilité se fabrique de façon différente selon les époques.

    ‘On ne naît pas homme, on le devient’, c’est pour cela que l’on peut retenir que la virilité, c’est la construction culturelle des attributions du masculin. C’est une longue histoire, qui s’est transmise dans des termes qui ont très peu changé.

    Historiquement, ce sentiment s’est cristallisé autour des valeurs : d’abord la force physique, puis le courage, l’héroïsme guerrier, le savoir-mourir pour la patrie, le goût de la domination des autres hommes, et enfin la puissance sexuelle. Dès l’Antiquité, les modèles de la virilité ont été définis selon ces critères qui valorisent l’homme énergique et autoritaire.

    L’histoire universelle a raccroché à l’érection d’un sexe, ces sortes de valeurs.

    Néanmoins une chose est sûre, Vir vient du latin : d’où sortira la virilité, c'est-à-dire les qualités d’un homme achevé ‘force et domination’.

    L’homme viril est sûr de lui et dominateur, avoir un pénis qui lui donne à la fois la puissance physique et la puissance morale. Et ce n’est pas seulement le pénis, c’est l’action de ce sexe masculin qui compte, chez les Grecs comme chez les Romains le vrai homme pénètre. Pour faire de l’être masculin un être supérieur. L’excès de virilité rapproche l’homme de la brute et de la bête. S’il y a au contraire défaut, l’homme est alors qualifié d’efféminé, c’était le cas par exemple chez les Grecs, qui considéraient la virilité comme plénitude, opposée à « l’imperfection » féminine, Aristote disait « la femme reçoit la perfection de l’homme, elle est comme un mâle imparfait », (au sens imparfait du manque de la semence mâle chez les femmes).

    Le viril n’est pas simplement l’homme, il est davantage : idéal de puissance et de vertu, assurance et maturité, certitude et domination. D’où cette situation traditionnelle de défi : viser le « parfait », l’excellence, autant que l’autocontrôle. Qualités nombreuses enfin, entrecroisées : l’ascendance sexuelle mêlée à l’ascendance psychologique, la puissance physique à la puissance morale, courage et grandeur accompagnant force et vigueur ainsi que l’héroïsme. Et pourtant rien n’est figé, car cette attente de perfection, ce modèle d’ascendance et de domination s’infléchissent selon les cultures et les temporalités.

    Mais tout cela s’est transformé, à la force a succédé la fragilité, à l’autorité l’instabilité, à la maîtrise l’hésitation, le côté Mâle laissant la place pour certains à un côté humaniste.

    La virilité est-elle un concept obsolète ? Non car elle est toujours considérée comme une vertu, voyez comme on exalte les contacts ‘virils’ entre les rugbymen ou les joueurs de hockey sur glace. Mais tout est à redéfinir, les codes, les modes d’inculcation. Les lieux de l’entre-soi masculin au sein desquels, entre hommes, on faisait l’apprentissage et l’exhibition de cette virilité, ont presque disparus. Plus de casernes, plus de salles de garde, plus de fumoirs, plus de réunions politiques exclusivement masculines. Tous les espaces de la société sont aujourd’hui ouverts aux femmes comme aux hommes.

    Le poil fut au cours des âges, un attribut de la virilité, et Sébastien Chabal, le rugbyman, démontre qu’il en reste quelque chose dans l’inconscient, sinon collectif, du moins publicitaire.

    Questions : Fallait-il retirer du manuel scolaire de sciences et vie de la terre, ce qui faisait référence à la théorie du genre, comme construction culturelle ?

    Progressivement, n’y aurait-il pas une prétendue féminisation de l’homme et une faillite de la virilité ?

    Mais où est passée la virilité : Issu de l’entretien Corbin Zemmour dans le figaro santé : «Après le triomphe de la virilité au XIXe siècle, une crise s'est peu à peu manifestée, laquelle se prolonge de nos jours», observe l'historien Alain Corbin qui a publié l’Histoire de la virilité. «Mais ce délitement n'est pas venu de lui-même, ce fut une volonté idéologique pour imposer une dévirilisation doublée de féminisation», lui répond Eric Zemmour.

    Chaque grande transformation historique produit un sentiment de déperdition virile. Elle se réfère toujours à un modèle ancien, dont il s’agirait d’assurer ou la perpétuation, ou la renaissance.

    Virilité égalité hommes-femmes, est-ce possible ? La testostérone est l'hormone masculine par excellence. On lui attribue à raison un rôle dans la virilité. La testostérone est une hormone sécrétée par les testicules chez l'homme, en moindre quantité par les ovaires chez la femme et également par les glandes surrénales chez les deux sexes. C'est une hormone androgène, c'est-à-dire que c'est elle qui est à l'origine du développement des caractères physiques masculins tels que le développement des organes génitaux, la pilosité. Mais c'est aussi l'hormone de la libido par excellence, chez l'homme et chez la femme dans une moindre mesure. 

    La virilité n’a donc pas d’équivalent féminin, mais pour autant pensez-vous que pour exister socialement, les femmes doivent s’approprier la virilité ?

    La virilité ne saurait aujourd’hui imposer une quelconque ascendance sans partage. La domination masculine persiste, mais tend à perdre son sens alors que l’égalité gagne du terrain.

    Les phtalates, bisphénols et autres produits ennemis de la virilité : Les phtalates, bisphénols et autres produits n'ont pas abouti qu'à la diminution du nombre de spermatozoïdes chez les poissons, mais aussi chez les hommes. C'est une atteinte sourde... Ces perturbateurs endocriniens entraînent une inhibition de la production de l'hormone masculine, la testostérone. Ces substances sont interdites  de tout conditionnement à vocation alimentaire depuis 2012. Si la loi est respectée pour les biberons, ce n'est pas le cas pour tous. 

     

    Conclusion : On ne naît pas viril, on le devient. Les hommes ont entretenu ce que les Grecs et les Romains ont établi à leurs époques, en termes de domination guerrières, la guerre était leur quotidien. Cette domination d’il y a plus de 25 siècles, s’est entretenue culturellement au fil de l’Histoire. On notera que de nos jours, cet aspect guerrier n’existe plus, cependant l’aspect domination persiste, quoique l’égalité homme femme opère un rééquilibrage.

    Pierre Bourdieu avait souligné les dangers dans ‘La domination masculine’, (1998), Paris : Seuil. 

    « La domination masculine, la virilité, entendue comme capacité reproductive, sexuelle et sociale, mais aussi comme aptitude au combat et à l’exercice de la violence, est avant tout une charge ! Ce fardeau, l’homme l’a peu à peu délaissé. Par quoi l’a-t-il remplacé ? C’est toute la question. » Sans doute par rien. Pourquoi troquer un poids pour un autre? Mais comment se défaire complètement de quelque chose qui demeure un marqueur de la puissance ? Au demeurant, la tendance est qu’il respecte plus les femmes.

    Des idéaux se sont effondrés, de nouvelles identités ont été inventées, l’excès de virilité a amené le féminisme. On peut se réjouir si les mentalités changent, et si les femmes se sentent plus libres et mieux respectées dans notre société. On pourra noter, qu’actuellement une vague de protestations contre le harcèlement sexuel, met en cause à tord ou à raison des hommes (voir annexe). 

     

    Cette synthèse ci-dessus est  issue de la lecture de différents documents :

     

    Présentation du Livre Histoire de la virilité, auteurs Alain Corbin, Jean Jacques Courtine, Georges Vigarello 

    Tome I : L’invention de la virilité, de l’Antiquité aux Lumières

    Tome II : Le triomphe de la virilité le XIXe siècle

    Tome III : Le déclin de l’Empire du Mâle, le XXe siècle

    La présentation du livre Histoire de la virilité par Seuil 

    Quatre articles de presse relatifs au livre ‘Histoire de la virilité’ : 

                            Le Point « à la recherche du Mâle perdu » 6 octobre 2011 n 2038

                            Les Inrockuptibles « le Mâle est-il fait ? » 12-18 octobre 2011

                            Le Nouvel Obs « Chéri fais-moi Mâle » 13 octobre 2011

                            Libération « Le Mâle est fait » 13 octobre 2011

    Le Dictionnaire Universel Mots François des Sciences et des Arts (phrase d’Aristote voir définition homme)

    La définition de la testostérone Top Santé 

    Les Phtalates ennemis de la virilité Le Monde

    Article de juin 2017 BFM Bisphénol A, aluminium, phtalates : les dangers des emballages alimentaires

    Mais où est passée la virilité ? article du Figaro

    Café débat Annemasse sujet « la liberté d’être importunée »

    Le Mythe de la virilité Olivia Gazalé 

     

    Annexe : On ne peut évoquer ce qu’est la virilité, sans faire de commentaires, sur la vague de déclarations de harcèlement.

    « Nous défendons une liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle »


    Cette déclaration a été mentionnée dans une tribune au « Monde » le 8/01/2018 (elle est contenue dans le café débat d’Annemasse cité ci-dessous). Un collectif de 100 femmes, dont Catherine Millet, Ingrid Caven et Catherine Deneuve, affirme son rejet d’un certain féminisme qui exprime une « haine des hommes ». ainsi que différents propos sélectionnés ci-dessous :


    « Or c’est là le propre du puritanisme que d’emprunter, au nom d’un prétendu bien général, les arguments de la protection des femmes et de leur émancipation pour mieux les enchaîner à un statut d’éternelles victimes, de pauvres petites choses sous l’emprise de phallocrates démons, comme au bon vieux temps de la sorcellerie ».

    « La vague purificatoire ne semble connaître aucune limite. »

    « En tant que femmes, nous ne nous reconnaissons pas dans ce féminisme qui, au-delà de la dénonciation des abus de pouvoir, prend le visage d’une haine des hommes et de la sexualité. Nous pensons que la liberté de dire non à une proposition sexuelle ne va pas sans la liberté d’importuner. Et nous considérons qu’il faut savoir répondre à cette liberté d’importuner autrement qu’en s’enfermant dans le rôle de la proie. »

     

    Catherine Deneuve après avoir signé cette tribune,  confirme ses positions et donne des commentaires dans le journal Libération le 14/01/2018, suite au déferlement médiatique :

    « Cette incontinence verbale, ce climat de censure me laissent sans voix et inquiètent pour l’avenir de nos sociétés. »

    « Je crois donc que la solution viendra de l’éducation de nos garçons comme de nos filles, notamment pour savoir dire non. Mais aussi éventuellement de protocoles dans les entreprises, qui induisent que s’il y a harcèlement, des poursuites soient immédiatement engagées. Je crois en la justice. » 

     

    Cette problématique a fait l’objet d’un café débat à Annemasse le 15/01/2018, le texte du manifeste des 100 femmes est inclus dans ce café débat. Dans leur compte rendu, on pourrait retenir dans un premier temps, les questions :

    « La séduction opère-t-elle encore, lorsque l'égalité conduit à l'indifférenciation des genres ? L'égalité conduit-elle à la similitude ? Complémentarité et égalité s'excluent-ils ou peuvent-ils danser ensemble (s'agencer)? »

     

    Puis la conclusion : « En conclusion, on peut se réjouir si les mentalités changent, et si les femmes se sentent plus libres et mieux respectés dans notre société. En revanche, on pourrait regretter que notre regard ne s'arrête qu'à la surface, qu'à de la pure formalité (des codes comportementaux) et que les êtres humains (les couples) ne sachent pas entrer en dialogue avec eux-mêmes, et aller vers le plus intime d'eux-mêmes, là où le sentiment de soi se révèle et s'élabore avec autrui. »

    Remarque personnelle, certaines femmes aiment être courtisées, confortant ainsi leur pouvoir de séduction, ce qui attire les hommes, mais il faut savoir dire non si cela n’est pas tolérable.

                             

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :