• C.R. du 21 Octobre 2017 Sur quels critères choisit-on son conjoint ?

     

    Sujet : sur quel critère choisit-on son conjoint ?

     

     

     

    29 personnes ont assisté à la séance de ce samedi et de nombreuses réactions se sont manifestées à propos du terme « faire honneur ». Faire honneur, c’est ne jamais accomplir une action ou tenir des propos qui soient contraires aux valeurs que l’on est supposé partager au sein d’un couple, d’une famille. On ne peut espérer devenir une personne honorable si on ne respecte pas l’honneur des siens auquel cas on prend le risque de détruire l’estime, la confiance qui sont les fondements de l’amour.

     

    A-t-on besoin d’un conjoint ? Une entente harmonieuse dans le couple aide chacun à avancer dans la vie et entretient un confort moral rassurant. L’amour, on l’a dit, est une vertu : il faut faire preuve de curiosité envers l’autre, de compréhension, de tolérance, parfois. La solidarité doit s’exercer en cas de coups durs tels la maladie, le chagrin qui peuvent accabler l’un des conjoints. On a rappelé que les preuves d’amour valent mieux que les paroles.

     

    Un participant a remarqué qu’il n’y a pas d’obligation à vivre avec un conjoint… ni d’ailleurs avec UN SEUL !  Il nous a mentionné un essai de Georges Anquetil sur le mariage polygamique de demain. Nous avons observé que si les messieurs souriaient à l’évocation d’un fantasme qui devrait se réaliser, les dames, elles, ont semblé ne pas souhaiter avoir plusieurs maris à la maison.

     

    En Inde, nombre de femmes sont mariées de force à deux, voire trois maris. Elles sont traitées en esclaves ménagères et sexuelles et accouchent tous les ans d’un enfant dont on ne sait lequel des époux est le père.

     

    Comment trouver l’âme sœur ? Un couple est, paraît-il, la rencontre de deux névroses. On ne choisit pas son ou sa partenaire de vie, car on est guidé par son inconscient plus que par un raisonnement rationnel. Pour aimer l’autre il faut s’aimer soi-même. L’autre est un miroir qui vient nous compléter et compenser nos difficultés personnelles, sans cela il ne sert à rien.  Si on ne peut choisir c’est aussi pour une autre raison : on ne peut ajuster ses critères de sélection sur un individu comme on ajusterait un costume. Les rencontres sont faites de hasard et on s’adapte à la réalité plutôt que de chercher un idéal qui n’existe pas. Quelqu’un a dit qu’il était tout à fait possible de choisir son conjoint en pleine conscience et avec beaucoup de lucidité.

     

    Il a été question des mariages arrangés : s’il y en a de moins en moins de nos jours, cela est encore courant dans de nombreux pays. Cependant une rencontre peut être provoquée par le bon copain, qui connaissant dans ses relations des « filles à marier » les présente à un ami qui, justement traverse un petit désert sentimental. Autrefois, les fiançailles étaient une période durant laquelle les jeunes gens apprenaient à se connaître avant de convoler. De nos jours, à peine les tourtereaux se sont-ils croisés qu’ils plongent joyeusement dans le mitan du lit et batifolent sous la couette. Ils croient ainsi vivre une vie de couple… comme les grands. Paradoxalement, tout en s’interrogeant sur ce changement de mœurs et en s’inquiétant sur la durée de vie de ces mini-couples, une personne disait son regret de n’avoir pas connu cette liberté du temps de ses premières amours ! Etait-il si charmant le temps des roses ?

     

    Mais qu’est-ce que le véritable amour ? demandait un jeune participant (14 ans). Et de citer François de la Rochefoucauld : « Il est du véritable amour comme de l’apparition des esprits : tout le monde en parle mais peu de gens en ont vu. » Il semble, disait-il, que rien n’a changé depuis le XVIIème siècle : on parle d’amour mais les gens, très vite, ne s’aiment plus et ils se séparent. L’amour ne peut donc progresser ?

     

    La réponse ne fut pas encourageante : on a cité Aragon « Il n’y a pas d’amour heureux » puis le philosophe Francis Wolff qui rectifie « Il n’y a pas d’amour parfait ».  Il est vrai que désormais on entre dans une relation en sachant que cela ne durera peut-être pas et, malheureusement, ce n’est pas l’enchantement qui a le plus souvent le dernier mot. Nous sommes des êtres inépuisables et le cadre monogame a explosé.

     

    On n’aime pas de la même façon selon l’âge et le temps que l’on a devant soi. Vingt ans est le temps de la découverte de l’amour et de toutes ses émotions, c’est aussi celui des aspirations et de l’enthousiasme propres à la jeunesse. A quarante ans c’est souvent, à la suite d’une rupture, une reconstruction, une recomposition de la famille et les « arrangements » ne sont plus les mêmes. Enfin, si on a le bonheur de rencontre l’amour à soixante ans, on ressent une urgence à être heureux ensemble ; le temps qui reste est devenu précieux et bien des précautions sont alors prises pour l’appréhender avec délicatesse.

     

    Serait-on soulagé de retrouver la liberté ? Les individus n’évoluent pas toujours de la même façon. Parfois après quelques années de vie commune, le couple n’a plus rien à voir avec celui qu’il était à son origine. Mais il est difficile de changer de « compagnon », terme préféré à celui de « conjoint », et de reconstruire sa vie. Une rupture peut entraîner une misère économique et on voit de plus en plus de ménages monoparentaux réduits à a précarité.

     

    Cependant, et pour terminer sur une note d’humour, un participant nous a donné l’exemple de veuves, non pas « joyeuses » mais très heureuses qui, se rendant en groupe au théâtre, s’entre-confiaient sur le chemin leur regret d’avoir perdu un mari bricoleur… il rendait tant de services à la maison ! On les comprend :  Il est difficile de nos jours de trouver un homme toute main, et les tarifs pratiqués sont exorbitants.

     

     

     

    CONCLUSION  

     

    Pour essayer de percer le mystère de l’amour, car c’est bien de cela qu’il s’est agi tout au long de notre discussion, nous avons évoqué le film de Wim Wenders : « Les ailes du désir ». Ce film raconte le voyage de deux anges, Damiel et Cassiel, à travers le monde des humains. Ils s‘interrogent sur la condition des hommes et ne comprennent pas le sens que ces êtres étranges peuvent donner à une existence qui doit fatalement finir et leur paraît très courte, à eux qui sont immortels. Cependant, eux n’ont aucune connaissance de ce qu’est le désir qui semble être le motif de leur vie. Comme un signe, Damiel se brûle la main et a cette révélation : « RESSENTIR C’EST VIVRE ! » Lorsqu’il verra la jolie trapéziste se balancer au-dessus du vide dans sa petite jupe blanche, lorsqu’il rencontrera son regard tellement inquiet et mélancolique, il tombera amoureux. Alors il sacrifiera son immortalité au bonheur d’aimer.

     

     

     

    Remarque : 18 millions de personnes vivent seules en France !

     

     

     

     

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