• Le pouvoir des médias représente-t-il un atout ou un danger pour la démocratie ?

     

    20 personnes présentes ont émis 24 commentaires et la conclusion du café débat.

     

    I/S’agissant de la démocratie, (mot composé du grec "demos", le peuple "qui habite la cité" et du grec "kratos", celui qui est fort, puissant, au sens de celui qui est "capable de gouverner"), le domaine d’informations des médias traité est principalement celui qui concerne la politique. L'étymologie du mot politique vient du grec"politikè" qui signifie : science des affaires de la Cité. La politique est donc l'organisation de la Cité ou de nos jours l'État. Par conséquent les informations liées aux sports, aux loisirs, la santé … n’ont pas été débattues.

    II/ Les propos tenus ont principalement été orientés sur les dangers et les critiques, puisque la question d’emblée a été posée ‘de quels dysfonctionnements parle-t-on ?’. On peut les structurer de la manière suivante :

     

    II-1/Critiques des médias centrées sur leur fonctionnement industriel :

    Les médias appartiennent à des grands groupes, 10 milliardaires se partagent le gâteau, ce qui conduit à un manque d’objectivité établi par une impartialité subjective, pouvant aller dans certains cas à une théorie du complot.

    Leurs objectifs est la course à l’audience. Avoir de l’influence, en ayant prise sur des décideurs politiques, mettre un pied dans l’opinion, garder la main mise sur la commande de sondages, brider les investigations.

    Il a été fait état de "marronnier ": Un marronnier en journalisme est un article ou un reportage d'informations de faible importance meublant une période creuse, consacré à un événement récurrent et prévisible. Les sujets « débattus » dans un marronnier sont souvent simplistes, parfois mièvres.

    Peu de médias sont indépendants financièrement, tels La Croix, le Canard enchaîné.

    Les médias perçoivent des subventions de la part de l’Etat.

     

    II-2/ Critiques centrées sur les journalistes :

    Les journalistes relatent des faits selon leurs opinions, un bon journaliste devrait être honnête pour faire un bon média. Les journalistes ont toujours la faculté de laisser poindre leurs opinions, la frontière est floue entre informer et expliquer, ce dernier volet donne lieu à des dérives, pour un même fait leurs commentaires sont différents selon les journaux.

    Notre temps est limité, les médias souhaitent capter notre attention. Les journalistes sont des otages des fabricants de buzz, au sens rumeur. Certains journalistes cherchent à développer le désordre.

     

    II-3/ Critiques centrées sur la médiacratie (pouvoir qu’exerce les médias au sein de la société, souligne leur influence sur les trois autres pouvoirs).

    Les médias ont la capacité de créer un évènement à partir d’un non évènement, c’est la démesure des médias, tout se passe comme s’ils avaient besoin de prouver leur force en créant quelque chose à partir de rien.

    L’affaire Fillon « nous a bassiné », il n’y a pas eu de campagne présidentielle. L’Etat est maltraité par les médias,voire caricaturé.

    Les médias des départements ou des régions sont moins à l’affut du scoop. Entre le bien et le mal,  c’est le mal qui est souvent relaté dans les médias.

    Le pouvoir des médias est relatif, on écoute ou on n’écoute pas, les guignols de l’info à la TV et les humoristes ont un pouvoir très important. On ne serait pas manipulés comme on le pense. Les médias véhiculent la pensée dominante, ce qui conduit à un esprit grégaire (penser ce que tout le monde pense, obéissance de l’individu à la masse de manière aveugle et sans réflexion). Le principal pouvoir des médias c’est d’orienter les réflexions, d’endormir la pensée de chacun d’entre nous, pour éviter de penser aux réels problèmes. Le pouvoir des médias c’est nous qui leur donnons, c’est aux gens de sélectionner leurs canaux d’information ou spectacles. Question qu’est-ce que cherchent les gens, ils cherchent « à être dans le bain » sentiment d’unité. Pour avoir une information correcte, il y a plusieurs sources d’informations : certaines émissions de radios, les émissions de TV bien faites et informatives (hélas en général en deuxième partie de soirée et/ou sur de petites chaines), les livres, certains films (ex "le capital" de Costa Gavras), les recherches sur Internet, les rapports parlementaires, certains débats qui peuvent être très utiles. La finance mondiale est le chef d’orchestre des gros médias. Bon nombre de ces derniers véhiculent la pensée unique "il n'y a pas d'autre voie que la mondialisation de concurrence dure". Le quatrième pouvoir souffre d’un mal : le cinquième pouvoir qui n’existe pas (serait de moins en moins vrai grâce à Internet).

    Questions : qu’entend-on par opinion et diversité, n’y a-t-il pas plusieurs peuples ?

     

    Question : comment juger les médias, à cette question il a été mentionné l’organisme ACRIMED Action CRItique des MEDias, à étudier car peut connue. Sur Internet il y a la liberté d’expression mais il n’y a pas de limite (ex : il y a certains propos racistes, xénophobes), il peut y avoir aussi de la désinformation.

     

    II-4/ Critique sur le traitement de l’information

    Rappels : l’information est devenue une marchandise, qui obéit à des contraintes de rentabilité. Elle entre dans des programmes où elle côtoie des désirs d’influence, la conquête incessante des parts de marché. Les risques sont d’aller dans le sens de la propagande, on peut noter aussi l’influence des publicités.

    Nous sommes matraqués par les médias, bien souvent ils utilisent un titre accrocheur mais l’article est creux. Toute communication est une manipulation, aujourd’hui on est saturés d’informations, il n’y a pas d’information parfaite. Les subventions de l’Etat pour la presse ne doivent pas être arbitraires.

    Lorsque l’on va chercher une information, nombre de personnes ont tendance à aller chercher une information qui se rapproche de leur opinion (croyance), (cela s’appelle biais de confirmation).

    On n’a pas le temps d’approfondir ce que disent les médias, alors que la justice prend le temps pour que la vérité émerge.

     

    Lorsqu’il y a eu le passage aux 35 heures, j’avais du mal à comprendre. Internet on y trouve de tout et n’importe quoi, c’est devenu le café du commerce, où certains consommateurs abusent des petits blancs. Ce que disent les médias c’est l’écume de l’information, c’est pour cela qu’il faut aller chercher des informations dans différents rapports parlementaires.

    Sur Tweeter il y a énormément de déclarations d’opinions dangereuses.

     

    III/ Démocratie et médias

    La France serait mal placée dans le tableau de classement des pays démocratiques, les médias véhiculent la pensée dominante.

     

    La démocratie est influencée par les médias qui ont le pouvoir de masquer les problèmes essentiels, et manipuler notre pensée.

     

    A ce propos, il a été rappelé ce que le Général de Gaulle voulait l’élection du Président de la République au suffrage universel, en premier lieu pour lui donner plus de légitimité, mais aussi pour empêcher les manipulations comme c’était le cas sous la IV e République. De Gaulle estimait qu’il était plus difficile de manipuler des millions d’électeurs que quelques centaines de députés et sénateurs. Les réseaux et groupes de pressions ont réussi à reprendre la main et manipuler ces millions d’électeurs depuis les années 1970.

     

    IV/ Conclusion : l’urgence est de préserver le véritable métier de journaliste.

    Comme il a été fait état de plusieurs critiques, cela donne matière à ce sur quoi il faudrait réfléchir, à ce qu’il faudrait faire, et d’être relayé par un « Zola » du XXI e siècle, au sens de « J’accuse ». Le rôle démocratique des médias est à redéfinir, à défaut ils seront balayés, et la démocratie y perdra tout.

                                                                                Daniel Soulat, avec l'aide de participants


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  •                   SUR QUELS CRITERES DOIT-ON CHOISIR SON CONJOINT ?

                                                                         Charlotte Morizur    le 21 octobre 2017

    La principale chose que nous demandons à celui ou celle qui nous accompagne dans la vie est de nous faire honneur.

    En effet, nous désirons tous vivre en compagnie d’une personne qui aurait bon teint, bon œil, l’humeur joyeuse, une éthique sans reproche, de l’éducation, de l’humour…

    C’est sans parler du « coup de foudre » ! Ne rions pas, cela peut arriver à n’importe qui. Il n’est alors pas question de faire un choix, car pour l’amoureux ou l’amoureuse il n’existe plus qu’un seul objet au monde :  celui de sa passion, et puis, on le sait, l’amour rend aveugle ou pour le moins myope. Alors, le doux moment s’étant enfui durant lequel le cœur a court-circuité la raison, il y a parfois - … pas toujours ! – d’étonnantes surprises lorsque, atterrissant de plain-pied dans le quotidien, les tourtereaux apparaissent chacun aux yeux de l’autre avec davantage de précisions !

    Autre situation : le bon sens aiguisé par l’expérience, on est à la recherche de l’âme sœur. Pour choisir une  condition s’impose : celle d’avoir le choix ! Il existe des chanceux, soit, mais beaucoup d’individus de notre espèce ont connu de longues traversées de désert et peut-être y ont-ils perdu une partie de leurs certitudes et espérances. Rappelons-nous la jeune Françoise Hardy des années 60 qui errait dans les rues l’âme en peine, et chantait « Je vais seule, car personne ne m’aime !» …  Quant à Verlaine, il nous confie : « Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant / D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime… ». Les romanciers, les cinéastes, les poètes, les peintres et les sculpteurs ont depuis toujours exprimé cette quête lancinante d’amour partagé.

    Maintenant, admettons que l’on ait le choix - grâce aux sites de rencontres cela est maintenant possible - qui peut avoir oublié la fable du héron au long bec emmanché d’un long cou ? En voilà un qui eut la chance de voir défiler à portée de bec moulte occasions de se rassasier. Or, à toujours espérer trouver mieux que les truites, tanches et gardons que lui présente le cours d’eau, le héron finit par devoir se contenter… d’un pauvre limaçon ! Alors, forte de la leçon qu’enseigne ce cher Monsieur de Lafontaine, et pour éviter ce genre de déconvenue, si au cours de pérégrinations solitaires une personne vient à en croiser une autre, si cette autre est pourvue d’un minimum de bon sens, qu’elle n’est point trop mal faite, et surtout qu’Eros a la bonne idée de passer par là, l’affaire est souvent assez rapidement conclue…  

    Notons cependant qu’il ne suffit pas de désigner l’objet de son choix pour que ce dernier partage le même enthousiasme et accepte de se lancer dans une aventure à long terme. En effet, il arrive que l’on se prenne ce que l’on appelle… « un gros râteau » ! On se retrouve alors « Gros-Jean, comme devant », dirait encore Monsieur de Lafontaine.

    Un conjoint, ou une conjointe, est une personne qui décide d’embarquer avec une autre sur le même bateau et cela pour une longue croisière. A partir de là tout sera mis en partage :  la cuisine, la douche, la table, le lit (Ô mon Dieu le lit, quelle affaire !) … et autres « futilités » telles que les enfants, les projets, les comptes et les sous, les parents de l’un, ceux de l’autre, et puis la vieillesse ;  les jours heureux et ceux qui peuvent l’être moins. Alors, en appareillant pour cette traversée de la vie, chacun des protagonistes formule des vœux afin que tout aille pour le mieux dans le meilleur des mondes. Le tout est de garder le cap et cela en toutes circonstances, ce qui n’est pas facile. Mais - pour rester dans la métaphore de la croisière - sachons que si, d’une façon ou d’une autre, les choses les meilleures ont malheureusement une fin, tous les scénarios ne se terminent pas en catastrophe comme celui du Titanic.    

    En vérité je vous le dis, il faut être doté de beaucoup d’amour pour aller jusqu’au bout de l’aventure. Or l’amour n’est pas un don, c’est une vertu que l’on se doit de cultiver comme toutes les vertus !  Et celle-ci, plus précieuse et rayonnante que les toutes autres, se cultive à la sueur de notre cœur.

     

     


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  •  ‘Nos valeurs Républicaines sont-elles recevables dans toutes les cultures ?’

     

    17 personnes présentes ont émis 30 commentaires et la conclusion du café débat.

     

    I/ Rappels, la République Française est fondée sur :

    -       Des valeurs, des principes, les Déclarations des Droits de l’Homme, une souveraineté, une constitution, des symboles.

    I-1/ Les valeurs annoncées par la devise « Liberté Egalité Fraternité » reposent  sur celles mentionnées dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 Août 1793, reprises ultérieurement dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme en 1948, et dans la Constitution de 1958.

    I-2/ Les principaux principes sur lesquels s’appuie la République :

    -       L’Article 1 de la Constitution de la Ve République 1958 contient :

    La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale.

     

    -       La loi de séparation des Eglises et de l’Etat décembre 1905 contient :

    Article 1er : La République assure la liberté de conscience, elle garantit le libre exercice des cultes.

    C’est l’application stricte de la laïcité.

    I-3/ Le respect des droits de l’Homme et du principe de souveraineté nationale (le pouvoir appartient à la nation, c'est-à-dire à l’ensemble des citoyens).

    I-4/ Les symboles de la République Française :

    -       La devise, le drapeau tricolore, Marianne, la Marseillaise, la fête nationale du 14 Juillet, le coq.

     

    II/Valeurs : vu dans le CD« Les Valeurs occidentales : quelles sont-elles et mode d’emploi ? ». Les « Valeurs » sont des principes auxquels doivent se conformer les manières d'être et d'agir, ces principes étant ceux qu'une personne ou qu'une collectivité reconnaissent comme  idéales… Elles constituent une morale qui donne aux individus les moyens de juger leurs actes etc….

    II-1/ Origine :La plupart des valeurs républicaines, notamment Démocratie, Liberté Egalité Fraternité, proviennent de la pensée Grecque, et de la Bible avec ses valeurs (sacrées) tombées dans le domaine public (profane) notamment la Fraternité. Les valeurs occidentales du type Judéo Chrétiennes, Gréco Romaines ont été rediffusées à la Renaissance, puis le mouvement des Lumières (émancipation) a été à l’origine de la Révolution Française. En Angleterre, il y a eu l’Habeas Corpus (présomption d’innocence) qui a permis que les individus puissent manifester pour leurs droits élémentaires. Au Danemark, via un philosophe des Lumières, il y a eu la liberté d’expression écrite et orale, et la diffusion. L’histoire coloniale a conduit à classer les populations selon leur origine.

     

    II-2/ Partage : L’individu est autonome, il a un statut, il est au sein d’une communauté, ceci diffère selon les pays, par exemple la République en Irlande a une constitution appuyée sur des valeurs catholiques, en Pologne il y a une forte pression religieuse.Bon nombre de pays partagent nos valeurs, avec des exceptions car cela dépend de leurs applications.

     

    II-3/ Comment sont-elles diffusées, à l’école avec des manuels scolaires et l’instruction civique. La langue commune facilite cette tâche. Autrefois au service militaire des éléments de civisme étaient rappelés. Il existe un guide du citoyen.

     

    II-4/ A quoi servent elles : notamment à faire en sorte qu’il y ait la paix au lieu de la haine, mais dans la réalité les ventes d’armes sont contraires à cet idéal. Comment faire pour que le bien prenne l’ascendant sur le mal ?

    Elles permettent d’avoir le sentiment d’histoire commune, de former les citoyens et de vivre ensemble. En France les valeurs qui nous relient conduisent au sentiment  d’appartenance à une nation, si on s’y reconnaît tant mieux, sinon cela fait émerger des conflits. Elles permettent de vivre une vie paisible en tant que citoyen, auquel il est demandé de  respecter les lois. S’il ne veut pas les respecter, il ne peut pas être reconnu citoyen.

    Le devoir de respecter la famille a régressé.

    Pour ceux qui refusent d’être citoyen leur voie est de faire la révolution.

    Au Liban, les peuples apprennent ensemble à se respecter, c’est profondément ancré chez ce peuple, peut être parce qu’ils font des affaires ensemble ?

     

    II-5/ Témoignage de vécu : « de par mon travail, j’ai visité plusieurs pays, là où il fallait s’adapter ». « Je vais souvent dans une région ou Jean Jaurès a laissé son empreinte », « ceci conduit à la question des régions : ont-elles les mêmes valeurs républicaines ?», une amorce de réponse a été formulée relative à l’Alsace, ceci issu du très long rattachement de cette région à l’Allemagne.

    Pour information, Il y a longtemps le sujet « Valeurs universelles » a été débattue au café débat. 

    III/ Définition de la culture, en fait il y a plusieurs définition (vu dans CD et son CR « Est-ce un devoir pour l’homme d’être cultivé ? ») : E.B. Tylor définissait le contenu de toute « culture » ou « civilisation » comme l'ensemble des connaissances, croyances, arts, lois et coutumes acquis par l'homme en tant que membre d'une société.Vu sur Internet : En sociologie, la culture est définie comme « ce qui est commun à un groupe d'individus » et comme « ce qui le soude », c'est-à-dire ce qui est appris, transmis, produit et créé. L' UNESCO définit la culture de cette manière-ci : « La culture, dans son sens le plus large, est considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts, les lettres et les sciences, les modes de vie, les lois, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances. »La culture est en fait un ensemble de normes et de valeurs, qu'un individu acquiert au cours de sa vie et qui le font entrer dans la société, mais aussi dans des catégories et des groupes sociaux. L'apprentissage de la culture se fait par la socialisation.

    IV/ Discussion sur les principales valeurs évoquées en séance :

    Un intervenant a dit ''nos valeurs républicaines ont créé notre Nation''.

     

    Suite à cette intervention, il a été rappelé que, malheureusement dans l'Histoire et encore aujourd'hui, il y avait de nombreux exemples où des Nations ou des Communautés avaient été/sont ''créées'' avec d'autres ''valeurs'', exemples : ''économie parallèle de la Mafia'', ''réseaux de drogue'', ''valeurs'' nazies''.

     

    Les 10 commandements du christianisme sont tout à fait respectables et utiles pour bien vivre en société, mais la république a été déclarée laïque en assurant, par ailleurs, la liberté de culte.

     

    Ces réflexions qui mettent en évidence la grandeur, mais aussi la difficulté, de faire progresser nos valeurs républicaines.

     

    IV-1/ Liberté : rappel, cf l’article 4 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 ‘La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaquehomme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Cesbornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.

     

    On peut la dissocier (liberté d’expression, d’être informé, de choix, …), selon certains la liberté individuelle est un mythe, une illusion.

     

    IV-2/ Egalité : elle est plutôt stricte dans le domaine des droits en France, l’égalité n’existe pas, le devoir d’une nation c’est de créer les conditions d’obtenir l’égalité des chances (exemple l’école), égalité différente selon les pays surtout au niveau de son application. 

    IV-3/ Fraternité : en France il y a différents systèmes de protections sociales, et indirectement une solidarité au travers de la répartition des impôts perçus évaluée à 52 milliards d’euros, concernant 15 à 20 millions de personnes qui en bénéficient. L’Etat devrait s’occuper en priorité des cas urgents. Le revenu universel, argument avancé au cours des élections présidentielles lors du premier tour en avril 2017 a été évoqué, cela ne semble pas avoir fait l’unanimité. Difficile à distinguer la Fraternité dons, de la Solidarité impôts.

    IV-4/ Laïcité : considérée comme très important pour certains.

    IV-5/ Valeur et démocratie: est-ce un beau discours ou une réalité ? 

    Il y a des fossés entre ce que l’on voudrait, ce qui est, ce qui devrait être : (exemple droit au logement, droit au travail…). Certaines valeurs sont même parfois confrontés à des lois contradictoires, notamment dans le domaine de la liberté d'expression : certains domaines sont tabous, les gens sont devenus hypocrites, le politiquement correct va bon train. Il y a même des cas où les gens sont condamnés à de lourdes amendes, à la ruine sociale, voire à la prison (avec mort possible) pour des idées. La France est mal classée pour la liberté d'expression (exemple classement international RSF).

    La devise, Liberté, Egalité, Fraternité : c’est un idéal, très loin de la réalité, cela pose la réflexion sur les différences qu’il y a entre ce que l’on voudrait, ce qui est, ce qui devrait être. Ceci mériterait d’être abordé dans un café débat spécifique.

    Question : Si le régime politique n’est pas démocratique, a-t-il des valeurs ?

    IV-6/ Peut-on exporter nos valeurs ? :

    Les valeurs sont subjectives. Pour certains la seule valeur actuelle c’est l’argent au sens économie.

    Définition sur Internet : "Les valeurs correspondent à ce à quoi les gens attribuent de la valeur, de l'importance : comme le partage, l'équité, la justice, l'honneur. Elles sont subjectives et varient selon les différentes cultures et sexes. Elles peuvent être renforcées par des normes sociales. Les types de valeurs sociologiques incluent les valeurs morales et éthiques, les valeurs idéologiques (politique) et spirituelles (religion), les croyances, les valeurs écologiques ou encore esthétiques, ouvertes, individuelles et collectives."

    Exemple, le livre : "Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus" (mais contesté pendant le débat).

    Les 12 valeurs universelles définies par le psychologue Shalom Schwartz n'ont pas fait l'unanimité.

    Sur le site "Eduscol", il y a une définition des valeurs de la république :

    http://eduscol.education.fr/cid46702/les-valeurs-de-la-republique.html 

    "L'École transmet les valeurs de la République : liberté, égalité, fraternité ; laïcité ; refus de toutes les discriminations. Les élèves étudient les grands textes qui les fondent."

    Commentaire : cela exclue donc même la discrimination positive.

    L'égalité des filles et des garçons est également citée.

    Par extension c'est aussi l'égalité homme/femme, à voir si c'est recevable dans toutes les cultures.

    Pour la question "Nos valeurs républicaines sont-elles recevables dans toutes les cultures ?", nous pouvons prendre en exemples:

    - La "culture de la rue" (Exemple la chanson de Johny Halliday, faisant passer, en gros le message suivant : "Les portes du pénitencier se sont refermées derrière moi, femmes ne laissez pas vos fils trainer dans les rues le soir") et, dans la même veine, la culture de la citée : les valeurs républicaines ne sont pas forcément recevables dans ces cultures.

    - Religions / croyances : à voir si nos valeurs républicaines sont recevables dans toutes ces cultures.

    - Terrorisme : cette "culture" n'est apparemment pas compatible avec nos valeurs républicaines…

    Comme on le voit certaines cultures ont du mal avec nos valeurs républicaines.

    V/ Démocratie et légitimité, la démocratie représentative est contestée au regard du faible pourcentage des voix obtenues par rapport aux nombre d’électeurs (alors que sur la carte d’électeur il est mentionné ‘ le vote est un droit, c’est aussi un devoir’.

      .

    VI/ L’ injustice a été mentionnée indirectement, en citant le cas des cols blancs et de la délinquance financière, dont le montant est estimé à 100 milliards d’euros, sans être poursuivis, alors que les quelques salariés excédés par leur direction chez Air France ayant déchiré la chemise d'un dirigeant ont été condamnés  à de la prison.

     

    VII/ Tentative de réponse à la question: « Est-ce recevable dans toutes les cultures ? », en rappelant la sécularisation :

     

    Dans une démocratie, c’est un processus de libération, dans lequel l’individu acquiert une certaine autonomie vis-à-vis de la religion, prend en main sa destinée, et obtient le droit de penser, de juger indépendamment du religieux.

     

    Une société sécularisée devient autonome sur le plan politique, moral et scientifique, et élabore ses propres lois plutôt que d’être régie par des lois sacrées. Dans un régime politique démocratique, l’Etat porteur du pouvoir politique, est un instrument de médiation au service de la population. L’individu a une place centrale, et c’est à lui que revient la gestion de sa destinée individuelle et collective.

     

    On peut en déduire que,  c’est certainement, difficilement recevable par des personnes ayant une culture religieuse qui feraient passer la Religion et ses orientations  avant l’Etat et la République.

     

    VIII/ Conclusion: Suggestion proposée en fin du café débat, au travers des multiples contradictions ou manques évoqués ci-dessus, l’ensemble du débat a mis en évidence plusieurs interrogations, elles mériteraient d’avoir différents cafés débat d’approfondissement, de même la diversité des cultures à peu été abordée, à suivre donc.


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  •             Le pouvoir des médias représente-il un atout ou un danger pour la démocratie ?  

    L                    

                                                                                  Daniel Soulat, le 7 Oct. 2017

    La démocratie est un régime optimiste et exigeant qui, pour être en bonne santé, doit miser sur la capacité d’information et d’éducation de chacun de ses membres puisqu’elle fait le pari d’être l’expression du peuple...

     

    Quel est le rôle des médias dans notre société ? Les médias permettent de comprendre le monde dans lequel on vit, ils sont l’agora, le forum où les citoyens et les citoyennes se forgent une opinion, ils permettent aux citoyens  d’exercer, au moment du vote, leur jugement politique de manière éclairée. « L’opinion publique, disait Bourdieu, n’existe pas, elle est pour l’essentiel une construction médiatique ».

     

    Ainsi le directeur du « Monde diplomatique » Octobre 2003, Ignacio Ramonet explique : « la presse et les médias ont été pendant de longues décennies, dans le cadre démocratique, un recours des citoyens ».  En effet, les trois pouvoirs traditionnels, législatif, exécutif et judiciaire peuvent faillir, se méprendre et commettre des erreurs. Dans un tel contexte démocratique, les journalistes et les médias ont souvent considéré comme un devoir majeur de dénoncer ces violations des droits. Ils l’ont parfois payé très cher.

     

    Le 5 Mars 2017, le Directeur de la rédaction Hervé Gattegno « Le JDD change, pour mieux vous informer, vous éclairer, vous aider à forger vos opinions, dans une actualité mouvante et angoissante, notre ambition reste de raconter ce que vous ignorez, de vous déranger (parfois), de vous stimuler (le plus souvent), de vous divertir (aussi). Ce sera l’enjeu de quelques pages ‘Opinions & Contreverses’. »

     

    L’articulation démocratie / médias : le gouvernement élu représente le peuple souverain et agit en son nom, les médias permettent dans l’intervalle de deux élections de continuer à faire entendre l’opinion du peuple auprès du pouvoir en place.

     

    Les médias sont-ils objectifs ? L’objectivité peut se définir comme ce qui permet de s’approcher au plus près de la vérité, elle suppose le pluralisme (le croisement de multiples points de vue nécessairement subjectifs) et l’impartialité (le fait d’être sans intérêt ni parti pris). On peut alors distinguer la vérité des faits de la liberté de l’interprétation, l’interprétation se référant à des valeurs partagées par une communauté. Pour être objectif un média devrait donc être indépendant économiquement.

     

    La loi liberté, indépendance et pluralisme des médias n° 2016-1524 promulguée le 14 novembre 2016 : « Un journaliste libre doit donner toute son attention. Car s’il ne peut dire tout ce qu’il pense, il lui est possible de ne pas dire ce qu’il ne pense pas ou qu’il croit faux. Et c’est ainsi qu’un journal libre se mesure autant à ce qu’il dit, qu’à ce qu’il ne dit pas. » L’indépendance du journaliste :  « Tout journaliste a le droit de refuser toute pression, de refuser de signer un article, une émission, partie d’émission ou une contribution dont la forme ou le contenu auraient été modifiés à son insu ou contre sa volonté. Il ne peut être contraint à accepter un acte contraire à son intime conviction professionnelle. »  

     

    L’indépendance des médias peut être mise en cause par les investissements opérés par de grands groupes  industriels ou financiers : en France par exemple, nous pouvons citer les Bouygues et TF1, Dassault et le Figaro, Boloré et Canal+, Patrick Drahi pour BFM-TV, RMC, Libération, l’Express…, Feu Pierre Bergé Le Monde, Matthieu Pigasse Le Monde et l’Obs, Xavier Niel (actionnaire du Monde)... Bernard Arnault Le Parisien, François Pinault Les Echos, et Lagardère Le Journal du Dimanche Paris Match Europe 1. 

     

    Le baromètre des médias est au plus bas depuis 2002, dans son quotidien le journal La Croix 2/2/2017 publie une enquête, en réponse aux questions, on y trouve notamment :

     

    Croyez-vous qu’ils résistent aux pressions des partis politiques et du pouvoir ?

     

    ð     67% répondent Non, ils n’en sont pas assez indépendants ;

     

    Croyez-vous qu’ils résistent aux pressions de l’argent ?

     

    ð     58% répondent Non, ils n’en sont pas assez indépendants.

     

    Les médias remplissent-ils aujourd’hui leur rôle de contre-pouvoir ? Aucune démocratie n’est possible sans médias indépendants. Leur absence c’est la dictature. La démocratie ce n’est pas seulement le pouvoir au peuple ou la séparation des pouvoirs chère à Montesquieu ; pour que le peuple exerce son pouvoir il faut qu’il sache, qu’il soit correctement informé.

     

    Média et démocratie, de qui le quatrième pouvoir est-il le nom ? Tout d’abord tentons une définition du quatrième pouvoir. Etant entendu que les trois pouvoirs traditionnels, ceux mis en avant par Montesquieu dans « L’esprit des lois » et qu’il estimait devoir être strictement séparés, étaient le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire. C’est pour cette raison que l’on a longtemps parlé du « quatrième pouvoir ». Ce « quatrième pouvoir » était en définitive, grâce au sens civique des médias et au courage de journalistes audacieux, celui dont disposaient les citoyens pour critiquer, repousser, contrecarrer, démocratiquement, des décisions illégales pouvant être iniques, injustes, et même criminelles, contre des personnes innocentes. C’était, on l’a souvent dit, la voix des sans-voix. 

     

    Mais, et c’est un constitutionnaliste émérite puisqu’il s’agit d’un ancien Président de la cinquième République qu’il faut citer, à savoir François Mitterrand qui a déclaré dans une lettre aux Français : « Montesquieu pourrait se réjouir qu’un quatrième pouvoir ait rejoint les trois autres et donné à sa théorie de la séparation des pouvoirs l’ultime hommage de notre siècle. » Cependant, au cours des obsèques de Pierre Bérégovoy le 4 Mai 1993, son discours prononcé à Nevers  laisse à penser qu’il incriminait les médias : « Toutes les explications du monde ne justifieront pas que l'on ait pu livrer aux chiens l'honneur d'un homme, et finalement sa vie au prix d'un double manquement de ses accusateurs aux lois fondamentales de notre République, celles qui protègent la dignité et la liberté de chacun d'entre nous. » 

    La presse le quatrième pouvoir, c’est le contre-pouvoir comme le dit Marcel Gauchet « qui n’a pas d’autre pouvoir que celui d’arrêter les pouvoirs,  les trois autres. »

    Depuis une quinzaine d’années, à mesure que s’accélérait la mondialisation libérale, ce «  quatrième pouvoir » a été vidé de son sens, il a perdu peu à peu sa fonction essentielle de contre-pouvoir, puisque les médias sont aujourd’hui le seul pouvoir sans contre-pouvoir, conduisant ainsi à un déséquilibre dommageable pour la démocratie.

     

    Organiser le débat public, réguler les médias : Le caractère contradictoire de la délibération exige qu’elle garantisse que raisons et opinions se répondent et s’affrontent effectivement, en opposant des récits aux récits, des témoignages aux témoignages, des arguments aux arguments.  

     

    Espace public et démocratie L’espace, public est le lieu d’une dialectique vivante, un processus de confrontation où les idées s’entremêlent et s’ajustent mutuellement. Le public acquiert ainsi une nouvelle fonction : celle d’instance critique auquel doit s’exposer le pouvoir. Mais l’apparition de nouvelles technologies offre aux citoyens la possibilité de concurrencer les journalistes dans la saisie et le traitement de l’information.

     

    La Défiance envers les médias s’accentue, le quotidien Le Monde 2/2/2017 a publié les résultats d’une enquête réalisée pour La Croix: « L’année 2016 n’a pas vu d’amélioration dans la confiance que les Français accordent aux médias. Tous les supports voient leur crédibilité baisser : 52 % des personnes interrogées ont confiance dans les informations qu’elles entendent à la radio (– 3 points sur un an), 44 % se fient aux journaux (– 7 points sur un an), 41 % à la télévision (– 9 points sur un an) et 26 % au Web (– 5 points sur un an). »

     

    Principaux dangers et menaces : les réseaux, La Croix 02/02/2017 les Français veulent une information vérifiée, s’informant de plus en plus sur les réseaux sociaux, huit Français sur dix s’estiment ainsi exposés aux fausses nouvelles, ils attendent des médias qu’ils jouent un rôle important, pour fournir une information vérifiée et recoupée. Une inquiétude est que la France se retrouve dans une situation à l’américaine, où les médias traditionnels perdent complètement la main face aux réseaux sociaux et leurs ‘Fake News’, notamment diffusées par Paul Horner lors des élections présidentielles 2017 (Hilary Clinton - Donald Trump), affirmant « des anti-Trump à ses meetings ont été payés 3500 $ pour manifester », nombreux y ont cru. Au sein du journal Le Monde, il y a des journalistes ‘décodeurs’ au sens contrôlent ce qui est sur les réseaux sociaux.

     

    Internet peut présenter des dangers pour la démocratie :

     

    Il porte atteinte à la protection de la vie privée ;

    Il peut être le support d’idées en contradiction avec les fondements de la démocratie.

     

    Publié le 27 Janvier 2017, au Canada, la crise financière qui secoue l’industrie des médias, est telle qu’elle constitue une menace pour la santé de la démocratie. Les revenus publicitaires des médias traditionnels sont en chute libre, un tiers des journalistes a été perdu au cours des six dernières années, pendant ce temps, Facebook et Google gobent 82% de la publicité et 70% des recettes, sans payer d’impôt.

     

    Conclusion : Nous sommes en l’occurrence dans un pays, la France, qui permet une grande liberté d’expression. Nous le voyons à travers la presse écrite, par exemple, dans laquelle la diversité des opinions des journalistes peut se manifester. Et ce n’est pas le cas dans tous les pays ! Dans tous les cas, notre démocratie nous permet bien des choses, cependant l’expression libre sur les réseaux dérive dans certains cas, avec des propos : racistes, négationnistes…. notamment entre deux clips de pub sur Facebook et Youtube. 

    Grâce aux différents médias existants, nous pouvons donc nous informer, nous faire notre propre opinion sur tel ou tel sujet, de la vie politique ou dans tout autre domaine. Les médias ont une influence sur le peuple, sur l’opinion publique. L’information est diffusée en masse, il faut savoir la sélectionner, avoir des qualités de discernement, de jugement et l’esprit critique. Avant tout, l’information doit être vérifiée et fiable, c’est le rôle des médias au sein desquels il y a des journalistes de métiers, ils doivent rester indépendants et objectifs.

    Combien d’affaires ont été médiatisées à outrance, rappelons nous les affaires Grégory-Villemin, Outreau, et diverses personnalités. Qui arrêtera l’instrumentalisation des procédures par le pouvoir médiatique, comment prétendre, et à bon droit, obtenir d’un coté la sanctuarisation du métier de journaliste et refuser, à l’avocat, au médecin, au prêtre lui-même, le respect du secret professionnel ou de la confession, sans oublier la présomption d’innocence et le respect de la vie privée, le curseur étant entre liberté d’expression et la violation des lois et droits ?  

     

     

    Daniel Soulat


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  • Compte-rendu du café débat du 9 Sept. 2017 :

     

          «L’éducation peut-elle seule permettre l’émergence d’un   homme libre ? » 

     

     

    Education et Instruction.

     

     L’éducation serait la tâche de la famille, complétée par la société, et la rue, elle consisterait en la transmission des valeurs, ou de la religion. L’Instruction serait celle de l’école, elle consisterait en la transmission de savoirs. Dans ce modèle, ce serait une erreur d’avoir transformé le nom du  ministère de l’ « Instruction publique »  en  « Education nationale ». Cependant l’école est aussi un lieu d’éducation, l’enfant y trouve des « copains », commence ainsi le « vivre ensemble ». D’ailleurs, les enfants qui apprennent en dehors de l’école ont un retard  dans leur sociabilité.

     

     

     

    L’instruction.

     

     Certains se sont plaints de la mauvaise qualité du l’instruction en France. Une majorité d’élèves ne saurait ni lire ni écrire en sortant de terminale, les enfants de maintenant ne s’intéresseraient qu’à la qualité du prof. Et non à ce qu’il enseigne : une génération de spectateurs, et non d’acteurs (mais les enfants de 10 ans sont incapables de juger de ce  qu’ils ont appris d’un prof).

     

    Au contraire, pour d’autres, certains progrès sont à constater depuis notre jeunesse : les enfants s’exprimeraient sans timidité, de façon plus intelligente  qu’autrefois, sans confondre une assertion et sa réciproque . Il est vrai que l’orthographe n’est souvent pas leur point fort, (de ce point de vue, regarder les forums sur Internet est instructif !), mais est-ce vraiment important ? Et la qualité du (de la) prof est essentielle : idéalement, c’est un être de chair, comme l’élève, qui se passionne pour le sujet enseigné, qui vous entraîne dans son goût pour la matière enseignée.

     

    En tous cas, l’instruction est absolument nécessaire pour la formation du citoyen. D’ailleurs, une forte proportion de chômeurs sont illettrés(estimation à 10%). En 1914, les « bleus » ne parlaient souvent que leur patois local, ce qui rendait difficile de les commander, d’où l’utilité d’enseigner à tous la même langue.

     

    Elle est essentielle pour permettre à l’adulte d’analyser des situations, d’en faire une synthèse et ensuite de prendre des décisions (par exemple dans l’urbanisme) ; il y aurait par exemple un trou dans les programmes de biologie : si on enseigne bien la biologie moléculaire, on n’enseigne rien sur  les éco-systèmes, et les politiques n’ont pas ce qu’il faut pour prendre des décisions environnementales.

     

    Le programme étudié est un reflet de la société, dépendant de la culture du pays, bien qu’on assiste à une uniformisation des savoirs. 

     

    Mais l’instruction n’est pas tout : les Allemands en 1930 étaient bien instruits, on a vu la suite ! Une bonne éducation SEULE ne fait pas émerger des.hommes libres, certes elle y contribue inlassablement 

     

    La connaissance  doit se construire, c'est un édifice. L'apprenant n'est pas un grand fourre-tout qui ingurgite pêle-mêle des savoirs sans cohérences entre elles. Les connaissances justes mémorisées mais non assimilées seront vite oubliées

     

    . 

    L’Education.

     

      Elle commence à la naissance. Le bébé apprend vite à communiquer ses émotions. Puis les parents sont là pour lui donner les outils nécessaires, lui apprennent à verbaliser, puis à lire et écrire, puis….Le but de l’éducation n’est pas de forcer l’enfant à reproduire les convictions de ses parents, ce serait du formatage, mais à l’amener à choisir les siennes propres au terme de son adolescence, à se réaliser, (voir CR du café débat du 3/12/2016 « nous sommes des produits pédagogiques semi-finis qui doivent mener seuls notre production à terme), à avoir du plaisir à apprendre (même si les parents ne sont  pas très instruits eux-mêmes), à trouver sa place dans la société. Trois qualités importantes, sinon primordiales : la confiance en soi, et l’harmonie avec les autres, ainsi que le courage. Tout cela se fait en rapport avec les parents (accord ou désaccord), car on ne peut rien construire à partir de rien.

     

    A bannir : le formatage, l’interdiction de la critique. L’esprit critique est une nécessité, d’ailleurs.

     

    Pour ce qui est de la vie en société et de la religion, il ne s’agit pas de transmettre la Vérité, toujours fluctuante, mais de montrer des chemins de vie possibles, pour trouver l’harmonie avec soi-même et avec les autres. Pour ce qui est de sciences exactes, à l’exclusion des « sciences humaines » (point contesté), c’est du ressort de l’Instruction.

     

    Si on ne s’occupe pas d’un enfant, il peut devenir autiste : cas cité d’un enfant de 2,5 années ayant un développement qui a fait penser qu'il était devenu autiste à cause issu d’une utilisation intensive d’écran seul dans son coin. L'arrêt de cette utilisation intensive lui a rendu un développement normal.

     

    Qui peut juger d’une éducation ? C’est un reflet de la société. (véracité de ce cas contestée)

     

    Pour la partie négative : apprendre à supporter les revers, les tristesses de la vie.

     

    Remarque : le mot éducation vient de « ducere », guider, et donc on pourrait penser qu’il est contraire à la liberté. Mais l’étymologie est parfois trompeuse !

     

     

     

    Liberté .

     

     La liberté, qui inclut la liberté de pensée et le libre arbitre, serait tout d’abord celle de choisir, et d’assumer ses choix.

     

    Ne pas confondre la liberté avec celle de faire n’importe quoi en nuisant à autrui !

     

     Quand l’Etat se mêle d’éduquer les enfants (autrement que par l’école), comme c’est le cas dans les pays totalitaires, il ne peut y avoir de liberté.

     

    De plus, dans un environnement hostile, totalitaire, où il y a risque d'être ruiné, emprisonné, voire tué pour des idées :

     

    - Celui qui est peu éduqué, inconscient de la situation peut se sentir libre (se laisse manipuler par la pensée dominante et s'y conforme, sans voir de problème).

     

    - Celui qui est éduqué, conscient, indépendant, qui voit les manipulations des foules, qui voit le pays s'enfoncer peu à peu dans un certain totalitarisme ne se sentira pas libre.

     

    Par contre, dans un environnement sain, non totalitaire, ce dernier sera d'avantage libre puisqu'il peut penser par lui-même.

     

    Devenir ce que l’on est ? Oui, mais qui suis-je ? Et ne sommes nous pas des êtres en devenir ? Michel Onfray : « on ne choisit pas d’être pédophile », à discuter !

     

    La liberté peut se définir par son contraire : l’addiction à toutes sortes de drogues , la prison évidemment. Les robots ne sont pas libres !

     

    Les milieux fermés ne favorisent pas la liberté : les enfants reproduisent le modèle qu’ils voient, leur choix est limité. L’exemple de milieux fermés : l’Ancien régime, qui a été violemment écarté par la Révolution Française.

     

    De même pour la société Anglaise qui refusait le droit de vote aux femmes : les suffragettes y ont mis bon ordre.

     

     

     

    La conclusion du président : il n’y a pas d’inquiétude sur notre capacité d’être libre.

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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