• Euroscepticisme : pourquoi ?

           

    Euroscepticisme : pourquoi ?

     Longtemps l'Europe a été une zone de guerres entre états européens.

     Au lendemain de la deuxième guerre mondiale une volonté politique est apparue afin de créer une union en vue de la paix et de la prospérité. Cette union se construit petit à petit, mais elle est de plus en plus contestée. Le récent "Brexit" en est l'illustration la plus voyante.

     Pourquoi cette grande idée de créer une vaste zone de paix et de prospérité ne fait pas l'unanimité ?

     Une réponse simple est : "Ceux qui sont contre l'Europe ont l'esprit moisi, renfermé, ils sont xénophobes, racistes, fascistes, c'est les bruits de bottes et les chemises brunes, c'est une odeur nauséabonde, ils ne voient pas plus loin que la ligne bleue des Vosges, ils veulent faire la guerre à l'Allemagne, ce sont des imbéciles, des égoïstes, ils ont peur de leur voisin, ils surfent sur les peurs etc."

     Voilà la position des personnes dites "sensées, intelligentes, raisonnables".

     La vérité est-elle aussi simple ?

     Entre les "Eurobéats" (ceux qui ne jurent que par l'Europe quoiqu'il arrive et quoiqu'il en coûte) et les "Antieuropéens" stricts, il n'existerait pas une multitude de position que l'on peut raisonnablement avoir ?

     Est-ce un crime de se poser la question : quelle Europe voulons-nous ?

     Par ailleurs, l'Europe est un espace géographique. Si l'on veut être puriste dire "Je suis pour (ou contre) l'Europe" n'a pas de sens puisque l'Europe géographique existe. Quant à "L'Europe Politique"…? Pour être précis, nous devons employer le terme "Union Européenne" (UE) qui est une union de quelques états Européens (pas tous).

     Cette Union Européenne trouve sa genèse depuis le XVIIIe siècle et les courants de pensée des Lumières et du Printemps des peuples et a commencé à se concrétiser après la deuxième guerre mondiale avec la volonté des dirigeants politiques de l'époque de créer un "espace de paix et de stabilité" avec le rêve de fonder les "Etats-Unis d'Europe". Les "pères fondateurs" étaient mus par un même idéal : la création d'une Europe pacifiée, unie et prospère.

     L'objectif était tout à fait louable. Alors pourquoi tant d'Euroscepticisme de nos jours ?

     Il faut peut-être se poser la question : l'UE a-t-elle tenu ses promesses ?

     La paix :

     La France et l'Allemagne ne se font plus la guerre depuis 1945 et c'est heureux. Mais quelle est la part de l'UE dans cela et celles de la bombe atomique, du changement des mentalités, de la honte ressentie par le peuple allemand (suite à la deuxième guerre mondiale) etc. ?

     Depuis 1951, date de signature du "Traité instituant la Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier" (CECA), ancêtre de l'UE, l'Europe a connu des guerres et en connait encore (Syrie par exemple). On ne peut pas dire qu'il n'y a pas de conflit sur le sol européen, car il y a des répercussions au sein même des pays membres (récents attentats en France et en Allemagne notamment). Nous pouvons espérer qu'il n'y ait pas de guerre entre états européens, mais l'UE joue un peu trop avec un grand état européen : la Russie.

     En plus des attentats, il y a "l'insécurité courante" (meurtres, viols, agressions, vols et autres) qui est très élevée, ce qui ne donne pas un sentiment de paix. De plus, à tort ou à raison, les européens (et les français en particulier) ont de plus en plus l'inquiétude de voir leur mode de vie et leur culture remis en question par l'UE, la mondialisation et des cultures différentes. Notamment l'UE pousse à détricoter les progrès sociaux Français difficilement acquis. Cela génère une inquiétude socioculturelle.

     L'Union :

     Le "plombier Polonais", les "travailleurs détachés", le ton donneur de leçon du Luxembourg (paradis fiscal !...), les difficultés liées à la différence d'état d'esprit entre Allemands et Grecs, l'euro (qui est plus une monnaie Allemande que Française et encore moins Grecque !), le "Brexit" et autres ne donnent pas une impression d'union réelle… De plus, la "concurrence" hissée au niveau de dogme par l'UE, ne fait pas l'union, mais, au contraire monte les peuples les uns contre les autres.

     La prospérité :

     Entre 1945 et 1974 c'était les "trente glorieuses" (30 années de développement économique et social). Quelle est la responsabilité de la "Communauté Economique Européenne" (CEE), crée par l'un des traités de Rome signés en 1957, ancêtre de l'UE ? Difficile à dire car en parallèle la prospérité venait d'une politique Keynésienne, de la volonté de reconstruction et du volontarisme politico-économique des dirigeants (De Gaulle en France entre 1958 et 1969).

     Il y eut ensuite les chocs pétroliers, la montée en puissance de la mondialisation ainsi que Reagan et Tacher. En parallèle le chômage de masse montait et il y eut "les nouveaux pauvres".

     Entre 1987 et 1992, les dirigeants européens nous avaient promis "Vous allez voir, c'est difficile maintenant, mais avec le marché unique ce sera formidable". On a vu ! Au lieu de la prospérité promise cela a été le "dumping" salarial, fiscal et social !... Depuis, le chômage de masse et la grande misère sont à des niveaux très élevés. Les crises mondiales ont heurté de plein fouet les pays de l'UE. L'économie reste atone. On est vraiment loin de la prospérité promise !

     La démocratie :

     L'une des promesses de l'UE était de faire monter la démocratie. En réalité, l'UE s'est construite "dans le dos des peuples". Trop souvent, les parlements des pays de l'UE sont relégués à un rôle de chambres d'enregistrement des décisions de l'UE. Le parlement européen a peu de pouvoir. La politique économique et sociale est cadrée par l'UE (les traités sont précis : c'est "la concurrence libre et non faussée", interprétée par l'UE comme devant être la concurrence sans protection, malgré les différences de niveaux salariaux, sociaux et écologiques des pays). Les pays de l'UE n'ont plus les manettes de la monnaie (pour ceux de l'eurozone) et des frontières ; ils n'ont que des marges de manœuvre limitées pour la législation ainsi que pour les politiques économique, fiscale et sociale.

     En Conclusion :

     Si l'idée d'une Union Européenne semblait très prometteuse, nombreux sont ceux que l'UE déçoit profondément de plus en plus. Il serait bon que les dirigeants de l'UE se posent vraiment la question : comment faire pour que l'UE profite réellement aux peuples Européens ?

     Jean-Marc

     Retrouvez ce texte et des considérations économiques en cliquant ici

     

     

     

    « Compte-rendu du débat du 10 Décembre 2016 sur « La sagesse est elle innée ?».Le progrès est-il l'accomplissement des utopies ? »

  • Commentaires

    1
    Samedi 14 Janvier à 15:22

    L'Europe est une grande utopie, un rêve que rares sont les générations à avoir pu avoir. Il ne faut pas être naïf: pour que cette intégration advienne, il faudra au moins cent ans ("Rome ne s'est pas faite en un jour"!).

    Qu"est ce qui distingue un Polonais ou un Croate d'un Français? Pas grand-chose, Peut-être  la cuisine? Moi qui ai travaillé avec toutes sortes d'Européens, Russes y compris, je peux vraiment dire que nous étions directement sur un pied d'égalité.

    Les Brits regardent vers le grand large? Ce n'est pas nouveau, et pour le moment, on peut dire que leur appartenance à l'Europe a été pour le moins  minimaliste ("I want my money back" a été leur seul commentaire)  S"ils désirent s'en aller, qu'ils partent, nous resterons amis, et  regretterons qu'ils n'y aient pas cru.. Cela ne doit pas occulter le fait que 27 pays, plus quelques uns, veulent bâtir ce nouvel ensemble.

    On dit: l'Europe est Allemande. Mais si nous n'avions pas l'UE, elle le serait encore bien plus, il n'y a qu'à voir ce qui s'est passé sous la quatrième République! Nous Français manquons de sérieux, et surtout de consensus social (je le dis et le redis! et la faute en est patagée) cela s'est encore vu Jeudi soir au débat sur la primaire de gauche, et l'UE nous force à un peu de raison!

    Ne pas admettre qu'il y a des problèmes, c'est être naïf. Mais, bien plus grave, attribuer à l'UE tous les problèmes nationaux et tenter par là même, pour des raisons électorales, de détruire ce qui a été commencé, c'est peut-être ce qui va nous arriver, mais alors "plus dure sera la chute"..

    Un détail pour finir: tu écris "l'Europe a connu des guerres et en connait encore (Syrie par exemple)". Mais on n'a jamais prétendu qu'il n'y aurait la guerre plus jamais et nulle part . On a seulement inscrit dans le marbre qu'il ne pouvait pas y avoir de guerre entre pays de l'UE. Or c'est le cas!

     

     

    2
    Jean-Jacques
    Dimanche 15 Janvier à 09:09

    Je reprends ici ce que j'ai mis sur le blog de Jean-Marc, et je ne vais pas plus loin pour ne pas entamer le débat avant l'heure.

    Il y a beaucoup de choses à dire sur le tableau assez caricatural que tu donnes des actions de l'UE depuis l'origine, et on le dira en réunion. Ce qui me frappe cependant, c'est que tu ne t'intéresses qu'au diagnostic, et qui plus est, au diagnostic uniquement négatif, sans dire une seule fois ce que pourrait -devrait- être cette "autre Europe" que tu appelles de tes voeux. Veux-tu qu'on se replie sur les Etats-nations, comme le préconisent les Mélenchon et les Le Pen ? Voudrais-tu au contraire une Europe fédérale, tout en sachant que la plupart des états et des peuples n'en veulent pas ? Comment vois-tu l'avenir de l'UE ? Voilà les choses que j'aurais aimé trouver dans ton texte, afin de réfléchir sur la construction possible de cette autre Europe, alors que je crains qu'on se cantonne à critiquer la critique que tu fais, ce qui serait sans grand intérêt.

    3
    daniel
    Mercredi 18 Janvier à 09:40

    Quelques commentaires envers le texte d’introduction de Jean Marc :

    1/ Au regard de ‘voilà la position des personnes dites sensées, intelligentes, raisonnables’, disons le en d’autres termes les élites, ce qui conduit au fait qu’actuellement lorsque les votes vont dans le sens de ces derniers, il est dit que c’est la démocratie, quand les votes vont à l’opposé, c’est qualifié de populisme, forme de sobriquet adressé aux ‘demeurés de l’histoire’, n’y aurait-il pas à prendre en compte l’opinion des électeurs sans faire de sectarisme ?

    2/ Au rappel : « les pères fondateurs étaient mus par le même idéal, la création d’une Europe pacifiée, unie et prospère », la situation en 2017 peut être qualifiée sur ces trois points : pacifiée oui, unie pas vraiment, prospère loin de là lorsque l’on examine le chômage, le nombre de personnes pauvres.

    3/ A la question : « L’UE a-t-elle tenu ses promesses ? », il est bon de rappeler quelques éléments, pour cela voir le monde diplomatique d’avril 2014 ‘promesses, aveux, Cassandres’  notamment les propos de Martine Aubry 12/9/1992 « l’Europe, ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion », et l’aveux de François Mitterrand « je suis partagé entre deux ambitions : celle de la construction de l’Europe et celle de la justice sociale ».

    Propos auxquels on peut rajouter, ceux de Michel Rocard dans Ouest France du 27/8/1992 : « la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité, la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance, plus de sécurité et de la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie ». Ainsi que ceux de Michel Sapin dans les Echos du 11/9/1992. D’où perte de confiance envers les élus.

    4/ Dans la conclusion, la question que pose Jean Marc « Comment faire pour que l’UE profite réellement aux peuples Européens ? », la formulation donne la réponse directement au thème du débat ‘Euroscepticisme : pourquoi ?’, puisqu’avec un ‘s’, cela met en évidence qu’il n’y a pas qu’un seul peuple Européen, c’est là certainement un des problèmes, et à la question ‘Comment faire’, ce n’est certainement pas en laminant les différences par ‘la mondialisation’, c’est au contraire en mettant en avant ce qui est commun, cependant le fait de ne pas avoir une langue unique est rédhibitoire. On peut constater que là où il y a des projets communs il y a de la réussite (aéronautique, aérospatial).

    5/ Pour information, Philippe Seguin dépose   une exception d’irrecevabilité le 5 Mai 1992 à l’Assemblée Nationale, relative au traité de Maastricht, qu’il justifie par un discours de près de deux heures, au projet de loi constitutionnelle préalable à la ratification du Traité. Celle-ci sera rejetée.

    6/ En synthèse, l’Europe a été présentée comme un El Dorado, plusieurs éléments font que les peuples veulent de l’Europe, mais pas celle qui se met en place actuellement, voir Mémoire d’Espoir avril 1970 Charles de Gaulle ‘pour pouvoir aboutir à des solutions valables, il faut tenir compte de la réalité’, ‘l’union de l’Europe ne saurait être la fusion des peuples, mais qu’elle peut et doit résulter de leur systématique rapprochement’, ‘ma politique vise donc à l’institution du concert des Etats européens, afin qu’en développant entre eux des liens de toutes sortes, grandisse leur solidarité’.

    L’équation à résoudre est donc : ensemble mais séparément, ce qui conduit à distinguer la différence entre coopération et collaboration :

    On parle de travail coopératif : les opérateurs sont mutuellement indépendants les uns des autres, les processus et les objets de travail sur lesquels ils agissent sont en interactions.

    On parle de collaboration quand les opérateurs sont engagés conjointement sur une même tâche.

     

     

    4
    daniel
    Jeudi 19 Janvier à 10:34

    Issu du lien voir Mémoire d’Espoir avril 1970 Charles de Gaulle  indiqué ci-dessus :

    Le 23 février 1953 :

    « Pour pouvoir aboutir à des solutions valables, il faut tenir compte de la réalité. La politique n'est rien d'autre que l'art des réalités. Or, la réalité, c'est qu'actuellement l'Europe se compose de nations. C'est à partir de ces nations qu'il faut organiser l'Europe et, s'il y a lieu, la défendre ».

     

    Le 23 juillet 1964. Conférence de presse. 

    « Une Europe européenne signifie qu'elle existe par elle-même et pour elle-même, autrement dit qu'au milieu du monde elle ait sa propre politique. Or, justement, c'est cela que rejettent, consciemment, ou inconsciemment, certains qui prétendent cependant vouloir qu'elle se réalise. Au fond, le fait que l'Europe, n'ayant pas de politique, resterait soumise à celle qui lui viendrait de l'autre bord de l'Atlantique leur paraît, aujourd'hui encore, normal et satisfaisant.

    La politique est une action, c'est-à-dire un ensemble de décisions que l'on prend, de choses que l'on fait, de risques que l'on assume, le tout avec l'appui d'un peuple. Seuls peuvent en être capables, et responsables, les Gouvernements des nations. Il n'est certes pas interdit d'imaginer qu'un jour tous les peuples de notre continent n'en feront qu'un et qu'alors il pourrait y avoir un Gouvernement de l'Europe, mais il serait dérisoire de faire comme si ce jour était venu ».

    Le 14 décembre 1965. Entretien télévisé. 

    « Dès lors que nous ne nous battons plus entre Européens occidentaux, dès lors qu'il n'y a plus de rivalités immédiates et qu'il n 'y a pas de guerre, ni même de guerre imaginable, entre la France et l'Allemagne, entre la France et l'Italie et, bien entendu, entre la France, l'Allemagne, l'Italie et l'Angleterre, eh bien ! il est absolument normal que s'établisse entre ces pays occidentaux une solidarité. C'est cela l'Europe, et je crois que cette solidarité doit être organisée. Il s'agit de savoir comment et sous quelle forme.

     

    Le 28 octobre 1966. Conférence de presse.

    « Au surplus, pour que la Communauté économique des Six soit durable et pour qu'elle puisse aller en se développant, la coopération politique des Etats qui en sont membres est à coup sûr indispensable. Or, nous n'avons cessé de proposer qu'une telle coopération s'organise progressivement, à la seule condition qu'elle vise à définir et à suivre une politique qui soit européenne, et non point à se conformer par principe et nécessairement à une politique qui ne l'est pas. C'est cette condition qui a empêché jusqu'à présent le plan français d'être adopté, bien qu'aucun autre n'ait été formulé ».

     

    Avril 1970. Mémoire d'Espoir — Tome I. 

    « Je crois donc qu'à présent, non plus qu'à d'autres époques, l'union de l'Europe ne saurait être la fusion des peuples, mais qu'elle peut et doit résulter de leur systématique rapprochement. Or, tout les y pousse en notre temps d'échanges massifs, d'entreprises communes, de science et de technique sans frontière, de communications rapides, de voyages multiples. Ma politique vise donc à l'institution du concert des Etats européens, afin qu'en développant entre eux des liens de toutes sortes, grandisse leur solidarité. Rien n'empêche de penser, qu'à partir de là, et surtout s'ils sont un jour l'objet d'une même menace, l'évolution puisse aboutir à une confédération.

     

     

    5
    Pierre M.
    Jeudi 19 Janvier à 23:47

     

     

     

    Bien que ne pouvant hélas pas participer aux débats introduits par le roboratif texte de Jean-Marc (peut-être un peu caricatural tout de même), je voudrais faire quelques remarques. Remarques brèves et décalées car je ne voudrais pas polluer par avance le débat de samedi.

    1° Il est regrettable que le terme euroscepticisme soit entaché d'une connotation négative. Le scepticisme n'est pas la dénégation ou l'opposition. C'est une attitude philosophique (apparentée au doute scientifique) qui consiste à refuser tout jugement a priori avant d'en avoir examiné les fondements et les implications. Vu sous cet angle l'euroscepticisme serait plutôt une attitude positive. Je suis eurosceptique comme tout citoyen sensé devrait l'être. Ce terme ne devrait pas être confondu avec pro- ou anti-européen, qui sont des positions idéologiques. Je suis plutôt pro.

    2° Quels sont alors les fondements de l'anti-européanisme ? On peut en recenser, bon nombre.

    -  Par exemple le fait que l'UE n'ait pas tenu les promesses que laissait entrevoir le Marché Commun. Ainsi la PAC, principal fondement de la politique commune européenne, est aujourd'hui incapable d'assurer un des objectifs majeurs de traité de Rome, la stabilisation des marchés. Régression éminemment dommageable.

    - Par exemple le fait que la Commission est peut-être la dernière au monde, avec l'OMC, à adopter une politique ouvertement libérale fondée sur le principe abstrait de l'autorégulation des marchés libres.

    - Par exemple le fait que l'Europe a été fondée en mettant "la charrue devant les bœufs" : monnaie unique mais pas de législations sociales et fiscales harmonisées, etc.

    3° Chaque peuple a son génie propre, son "rêve" : le rêve américain et anglo-saxon, met l'accent sur la liberté (héritage de Locke), alors que le rêve français et européen privilégie la liberté (héritage de Rousseau). Si l'on ajoute à cela les différences en matière de droit (droit écrit contre common laws), comment s'étonner des dérives observées. Dérives qui confortent la position du Général de Gaulle qui ne voulait pas intégrer les Anglais dans le MC. La bonne solution aurait pu être l'AELE;

    4° L'histoire des grands empires et des grands ensembles politiques n'est pas un long fleuve tranquille. L'union se fait souvent dans la douleur (Empire romain, Empire mongol, Empire napoléonien, guerre de Sécession, Reich hitlérien, URSS…). Les forces centrifuges (nationalisme, particularismes culturels ou religieux) tendent à reprendre de la vigueur dès que les forces centripètes, faites de carottes et de bâtons, perdent de leur pouvoir de séduction ou de de coercition.

     

      

     

     

    6
    Vendredi 15 Septembre à 09:44

    bonsoir, je me demander en quoi opn pouvait  vrmt etre eurosceptique ?

     

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