• C.R. du 28 Mai 2016 . Société construite sur la défance?

    I/ Au niveau du manque de confiance, les domaines abordés ont été complémentaires à ceux inscrits dans le texte :

    Dans les familles en cas d’héritage et de succession. Dans le domaine scientifique, l’a priori est de ne pas accorder de confiance, on vérifie les choses pour voir si elles sont vraies, du genre Descartes « ne jamais prendre pour acquis, ce que l’on n’a pas vérifié soit même ».

    Deux visions  différentes : vis-à-vis de la culture orale qui selon certains « seul le prononcé fait foi », pour d’autres l’écrit est préférable « les paroles s’envolent les écrits restent », autrement dit « ce qui n’est pas écrit, n’existe pas ».

    Dans certains cas, la confiance aveugle peut jouer des tours, comme c’est le cas pour des mères de famille qui suivent les conseils de la pub et des médias pour boire du lait végétal, alors que cela pourraitconduire à des carences.

    Un des sujets longuement abordé, a été l’Amour, les relations dans un couple, l’engagement dans un mariage, dans ce cas il est difficile de savoir qui a tort qui a raison, mais il ne faudrait pas arriver à tout contractualiser. A noter que la confiance cela se construit, c’est un bien précieux.

    II/ La confiance dépend des cultures, des régions, des traditions et contextes :

    Sur les marchés des bétails, entre maquignons les affaires sont conclues par un top de main à la main gage de confiance, la poignée de main à l’origine était une marque de confiance, le fait de trinquer avec des verres lors d’apéritif serait également issu d’une marque de confiance.

    Il a été rappelé qu’à l’origine, la monnaie puis les banques ont été mises en place sur la base de la confiance.

    III/ L’exemplarité demandée aux élites, commence à s’apprendre au sein des familles, d’où l’importance de l’éducation, l’exemple de tenir la main à son enfant pour l’apprendre à marcher a été indiqué pour montrer la confiance réciproque.  Si La CONFIANCE est l’ingrédient indispensable pour garantir le confort et la sérénité dans toute situation de partage ou de négociation, la méfiance n’est-elle pas le plus souvent l’outil de ces relations ?  Dans « Le Prince », Nicolas Machiavel, conseiller des princes, qui vivait à une époque où les rivalités pour la prise de pouvoir étaient assassines leur recommandait la méfiance, voire la défiance toujours et envers tous. Son livre est, jusqu’à nos jours, encore étudié à l’ENA et par les personnes qui prétendent à gouverner les états.

    IV/ Suite à la question « quelles sont les causes qui pourraient expliquer la chute de la confiance de la société ?», en complément de celles inscrites dans le texte, il a été rappelé celles exprimées dans les livres « la société de défiance » et « la fabrique de la défiance » de Yann Algan et Pierre Cahuc :

    Manque de civisme des individus, système étatique, corporatiste, clientéliste, justice défaillante voire inégale, corruption, cumul des mandats.

    Certains intervenants ont rajouté que les informations véhiculées par les médias contribuent à cette augmentation de la méfiance voire de la défiance, car considérés comme étant manipulés.

    En tout état de cause, pour faire confiance aux autres, il faut avant tout se faire confiance à soi même, ce qui permettrait également d’avoir confiance en l’avenir, il faut avoir de la fierté, la confiance est une force. Le « french bashing » en français « c’est toujours mieux chez les autres » et autodénigrement, illustre malheureusement que les français sont très critiques, allant même jusqu’à être qualifiés de « critiqueux » par les Canadiens, malgré tout l’esprit critique est une grande qualité qu’il est nécessaire d’exercer en toute circonstance, en particulier pour accorder sa confiance.

    Une synthèse du débat a été exprimée : la confiance doit régner, la société ne peut pas s’en passer, comme évoqué dans le texte « il faut bien croire en la solidité du sol sur lequel on marche, si l’on veut continuer à marcher, l’exemple de boire un verre d’eau illustre bien cette réflexion. Comme évoqué, la prudence et la vigilance sont à préconiser, l’abus de confiance est le principal facteur de la perte de confiance. Une qualité à avoir est de savoir discerner, critiquer, jauger. Education, famille sont à réinventer. Tenir ses engagements contribue à la fiabilité synonyme de confiance.

                                                                              Daniel Soulat

     

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